Depuis lundi, un chantier de forage d’un puits géothermique est mené place Granvelle à Besançon. L’objectif est d’évaluer le potentiel géothermique de la nappe du Doubs à cet emplacement dans l’optique de couvrir une partie de besoins de chaleur du musée du Temps, du Kursaal, du théâtre Ledoux et éventuellement d’autres bâtiments riverains.
En 2021, six piézomètres avaient été implantés par la Ville de Besançon pour connaître la caractéristique de la nappe qui est rattachée au Doubs. Cette opération avait permis de révéler que cette dernière présentait un niveau suffisant pour envisager un pompage. Ainsi, à 12 mètres de profondeur, une nappe de 4 mètres d’épaisseur est apparue. Désormais, il s’agit de définir le volume d’eau qui peut être pompé de manière continue pour un usage thermique.
Si le résultat est concluant, cette eau, dont la température est estimée autour d’une dizaine de degrés toute l’année, passerait dans une pompe à chaleur pour concentrer les calories et distribuer une eau à une trentaine de degrés.
L'interview de la rédaction / Annaick Chauvet, adjointe en charge de la transition énergétique, des bâtiments, des moyens techniques de la ville.
Mardi après-midi, les policiers bisontins ont été pris à partie par un groupe d’individus rue Gounod. Alors qu’ils procédaient à l’interpellation de deux hommes, impliqués dans un trafic de stupéfiants, ils ont reçu des cailloux et des canettes en verre, lancés depuis un immeuble. Un attroupement hostile d’une dizaine d’individus s’est formé atour d’eux. Aucun policier n’a été blessé, mais ils ont porté plainte.
Les deux individus, soupçonnés d’être impliqués dans un trafic de stupéfiants, ont été conduits au commissariat et placés en garde à vue. Dans une sacoche jetée à terre, 915 euros, plus de 1 gramme de cocaïne, 60 grammes de résine de cannabis et 11 grammes d’herbe ont été retrouvés à l’intérieur.
Les deux perquisitions effectuées aux domiciles des mis en cause se sont révélées négatives. Au cours des auditions, l’un d’eux a réfuté les faits de violences qui lui sont imputés. En revanche, il dénonce des violences policières. Il reconnaît une consommation personnelle de drogue. L’argent correspondrait à son travail. La garde à vue des deux hommes a été levée jeudi. Ils s’expliqueront respectivement en octobre et février prochain devant la justice.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus ce matin à Villeneuve d’Amont pour le feu de toiture d’une ancienne ferme de 500 m2, détruite à 60%. Deux lances ont été déployées pour éteindre les flammes. On ne déplore aucun blessé.
Un homme de 23 ans devra s’expliquer en 2023 devant la justice. Mardi, vers 22h45, il a été interpellé sur un parking de la rue de Picardie, dans le quartier Planoise, à Besançon, alors que, depuis une voiture, il semblait s’adonner à un trafic de stupéfiants. Les policiers ont découvert près de 10 grammes de cocaïne, 500 grammes de résine de cannabis, 80 grammes d’herbe de cannabis et 1.430 euros en numéraire. Au cours de son audition, il a nié être revendeur de stupéfiants. Il a expliqué être seulement le gardien d’une sacoche pour la somme de 130 euros et être consommateur de cannabis à raison de 5 à 6 joints par semaine.
Le Grand Besançon Doubs Handball n’est pas parvenu à enchaîner une deuxième victoire consécutive. Hier soir, dans le cadre d’une nouvelle journée de championnat en ProLigue, le groupe de Benoît Guillaume s’est incliné à Nancy sur le score de 29 à 35.
Ce jeudi, les policiers pontissaliens sont partis à la recherche d’une personne qui avait disparu des radars des services de soin de la ville. L’individu se trouvait entre l’hôpital et son domicile lorsqu’il a été identifié. C’est lors de transfert à l’hôpital par le SMUR que la situation a dégénéré. Ce grand gaillard a voulu s’échapper du véhicule. Il a fait usage de sa force. Les policiers ont utilisé leur taser pour le maîtriser. Il a été conduit à l’hôpital psychiatrique du Grandvallier.
Les vacances d’automne se préparent à Pontarlier. Durant trois jours, les 26, 27 et 28 octobre prochains, les collégiens et lycéens du secteur sont invités à participer au projet cultures urbaines que leur propose le collectif ParlonCap.
Ainsi, dans le cadre de la mission éducative qu’ils se sont fixés, Eric Louvrier, le coordinateur de cette structure, qui regroupe les quatre établissements sociaux de la cité du Haut-Doubs ( la Maison de Quartier des Pareuses, la Maison Pour Tous des Longs Traits, la MJC des Capucins et le Centre Social Berlioz), et les directeurs permanents veulent intéresser les adolescents à tous les domaines artistiques. Rien de mieux que d’aborder ce milieu, parfois éloigné des jeunes, par le prisme des cultures urbaines. Pour Eric Louvrier, « la culture doit s’adresser au plus grand nombre et ne pas être réservée qu’à une élite ». Autrement dit, savoir casser les codes et les barrières pour susciter de l’intérêt et se découvrir des talents et des compétences.
Des professionnels avec la jeunesse
Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ont associé le Musée de Pontarlier, qui accueillera des participants. Les cinq ateliers seront animés par des artistes et des professionnels, désireux de partager leur savoir faire et leur passion. Les jeunes s’investiront sur un même domaine durant trois jours. Au programme : hip-hop, beatbox/rap/dj, customisation sur baskets et casquette, graff sur planche de skate et dessin de son autoportrait.
Une exposition finale, programmée le 28 octobre, mettra en lumière les travaux réalisés. Quelques places sont encore disponibles. Pour obtenir de plus amples renseignements, n’hésitez à contacter l’une des quatre structures organisatrices.
L'interview de la rédaction / Eric Louvrier
Le nouvel HéliSMUR répond à plus d’exigences et améliore la qualité des soins apportés aux patients pris en charge ainsi que les conditions d’exercice des professionnels de l’urgence. Ce nouvel appareil intervient à la fois pour des missions dites primaires de la prise en charge du patient et pour des transferts inter-hospitaliers, sur le territoire franc-comtois et au-delà . Il renforce les moyens de transports d’urgence et de réanimation, en lien avec les médecins urgentistes des cinq autres centres hospitaliers de Franche-Comté. De janvier jusqu’à septembre 2022, l’HéliSMUR a effectué 788 missions au total : 434 interventions primaires, et 354 transferts inter-hospitaliers.
L’appareil est techniquement plus performant, et permet d’aller plus loin. Avec une vitesse de 220km/h en moyenne et un rayon d’intervention de 400km. Rappelons que 90% de la population franc-comtoise se trouve à moins de 20 minutes de trajet. L’équipe à bord est composée d’un pilote, un assistant de vol, et de trois professionnels dédiés à la médecine d’urgence, dont un médecin toujours présent. D’un volume de 6 m3, la capacité augmentée du nouvel appareil permet de faire du soin à bord et de transporter des patients nécessitant une prise en charge très technique sur un brancard adapté. Cet appareil offre également la possibilité d’embarquer une couveuse pour transporter en urgence des nouveaux nés. Grâce à sa cinquième pale, l’hélicoptère présente une meilleure stabilité qui rend le vol plus confortable. Le système embarqué de jumelles à vision nocturne accroit la sécurité en vol de nuit tout en limitant les refus des missions pour raison météorologique défavorable. Enfin, l’appareil résiste mieux aux changements de température et à la chaleur, avec un décollage plus facile. L’hélicoptère est par ailleurs équipé d’un système de climatisation apportant un réel confort pour le patient et les équipes.
Tout au long de cette semaine, les travailleurs et les salariés de l’UNAP de Pontarlier participent à l’opération « Octobre Rose », organisée localement par le service médico-social de la structure pontissalienne. L’objectif est de sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Cette année, pour donner encore plus d’ampleur à cette opération, d’autres publics, venus du lycée Professionnel Toussaint Louverture, de la Maison Familiale et Rurale et l’IME de Pontarlier, sont associés.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de sensibilisation à la santé que la structure mène. C’est donc dans un esprit festif que l’événement se déroule. Tout d’abord, en un même lieu, tous les participants, quel que soit leur situation, reçoivent la même information. L’approche pédagogique est unique et concernante. Les interventions portent notamment sur l’autopalpation et l’apparition de certains signes qui peuvent alerter et inviter à consulter. Puis, une marche est proposée dans l’enceinte de l’ESAT. Chacun évolue à son rythme et prend le temps de répondre aux questions qui jalonnent le parcours. Ce qui permet de vérifier les connaissances précédemment acquises. L’objectif est de réaliser plusieurs tours et d’accrocher à la fin de chaque boucle un ruban rose sur le kiosque installé pour l’occasion. Une action symbolique pour montrer son soutien à la cause et aux malades.
S’ouvrir sur l’extérieur
C’est toute la mission de l’équipe de professionnelles du centre médicosocial de l’UNAP de Pontarlier. Plusieurs initiatives sont menées en ce sens. Elles ont pour vocation d’impliquer ces adultes dans la vie de la cité et de les rendre acteurs. Durant la période préparatoire à Octobre Rose, les travailleurs de l’UNAP se sont affairés à fabriquer des bougies roses, dont les bénéfices récoltés seront reversés à l’association OncoDoubs.
Le reportage de la rédaction : Maurice Droz Barthelet ( travailleur à l'UNAP) et Wacylla Mahemdi ( monitrice à la MFR de Pontarlier)
Premier opposant d’Anne Vignot, l’élu bisontin LR Ludovic Fagaut a fait sa rentrée politique ce mardi 4 octobre. Il avait donné rendez-vous aux membres du groupe « Besançon Maintenant » et ses soutiens à la salle Courbet. Une centaine de personnes avait fait le déplacement.
Pour l’occasion, il avait invité le co-fondateur de la société bisontine Hyvilo pour échanger sur la thématique « ville de demain, ville intelligente » et aborder les sujets de la mobilité, de l’adaptation climatique et de la smart city. « Aujourd’hui, la ville connectée, la ville intelligente a tout son rôle à jouer en matière de sécurité, d’adaptation au changement climatique, de gestion des flux de circulation et des places de stationnement » explique M. Fagaut.
Une autre politique à mener
A mi-mandat, Ludovic Fagaut est plus que jamais très critique sur la politique menée par l’écologiste Anne Vignot et la majorité municipale de gauche au conseil municipal de Besançon. « Être Maire d’une commune, ce n’est pas être Maire d’une franche de la population » commente-t-il. Et de poursuivre : « C’est être maire de tout un ensemble, de tous les quartiers. Il faut répondre à toutes les problématiques, à tous les enjeux ». L’élu de droite dénonce également « un déni de démocratie » de la part de la Maire, qui « s’obstine à ne pas prendre en compte les propositions » formulées par son opposition. « On a l’impression que l’on a les sachants d’un côté et les ignares de l’autre. On ne lâchera pas notre engagement. Nous sommes convaincus que le territoire bisontin peut-être tout autre que ce que l’on nous propose, avec cette décroissance en cours » poursuit-il.
« Pas d’écologie punitive »
Il n’y pas de doute, ce sont bien deux politiques différentes qui s’affrontent à Besançon. A ce sujet, Ludovic Fagaut pointe « la politique écologique punitive » mise en place depuis l’arrivée aux responsabilités d’Anne Vignot et de son équipe. « On est en train de déstructurer Besançon et d’en faire un bunker vert. Nous ne laisserons pas faire ».
La sécurité
La sécurité reste également plus que jamais au cœur des débats. « On a en face de nous des élus qui sont dans le laisser-faire, dans un véritable laxisme et déni du quotidien» assure-t-il. L’élu bisontin rappelle les mesures qu’il préconise ; le recrutement, la formation et l’armement des policiers municipaux ou encore le déploiement de la vidéoprotection ». « Besançon Maintenant » estime qu’il faut également développer une politique s’appuyant sur le milieu associatif local et les bailleurs sociaux.
En conclusion, Ludovic Fagaut rappelle que « Besançon Maintenant » a formulé 150 propositions depuis cette nouvelle mandature et qu’aucune n’a été reprise. Sécurité, pouvoir d’achat, écologie, social,… autant de sujets que l’opposition veut défendre et faire savoir auprès de ses concitoyens. En attendant 2026….
L'interview de la rédaction / Ludovic Fagaut