Bernard Blier, immense comédien du cinéma français, est à l’honneur à Pontarlier. Né en 1916 et disparu en 1989, il a tourné plus de 180 films et marqué des générations par ses rôles et sa voix inimitable. Pontissalien de cœur, il avait inspiré le tournage du 7e Juré en 1961. Du 3 au 28 février, l’Hôtel de Ville lui consacre une exposition hommage. Pontarlier et le centre de ressources iconographiques pour le cinéma des Amis du Musée ne l’oublient pas.
Le président de la Région Bourgogne‑Franche‑Comté, Jérôme Durain, a demandé à la ministre de la Culture, Rachida Dati, le rapatriement temporaire en région du célèbre Autoportrait de Gustave Courbet, dit Le Désespéré. Cette requête fait suite à l’accord entre le musée d’Orsay et le Qatar Museums Authority, qui permet d’exposer l’œuvre à Paris pendant cinq ans. Pour Jérôme Durain, ce partenariat doit aussi profiter aux territoires : accueillir ce chef‑d’œuvre en 2026 serait, selon lui, un symbole fort pour la région et pour la diffusion de la culture au‑delà de la capitale.
L’Espace des Mondes Polaires Paul‑Émile‑Victor, implanté à Prémanon, propose pour cet hiver 2026 un nouveau programme, composé de projections, conférences et ciné‑concerts pour explorer les pôles… et la vie locale. Un premier rendez‑vous est prévu ce jeudi 22 janvier, avec la projection gratuite du documentaire « Hors piste : sensible et sauvage » de Guillaume Collombet, en partenariat avec le Parc naturel régional du Haut‑Jura. Pour de plus amples informations : https://www.espacedesmondespolaires.org/
Inauguré le 14 janvier par la présidente Christine Bouquin, Icar, le nouveau bus numérique du Département du Doubs, démarre sa tournée dans les communes. Conçu avec la Médiathèque départementale et soutenu par l’État, ce laboratoire mobile vise à renforcer les compétences numériques des habitants et à lutter contre la fracture numérique.
Ouvert à tous et gratuit, Icar propose ateliers, animations, découverte de la culture numérique et outils innovants : musée numérique, projection, découpeuse vinyle ou encore jeux vidéo indépendants. Entièrement autonome, il peut intervenir auprès des bibliothèques, collèges, maisons France Services ou structures médico‑sociales. La programmation, renouvelée tous les deux mois, s’adapte aux besoins des territoires.
Pour de plus amples informations : https://mediatheque.doubs.fr/services/icar
A Chapelle des Bois, chaque jeudi, à 14 h 30, durant ce mois de janvier, la maison Michaud, célèbre ferme à tuyé du Haut‑Doubs, perchée à plus de 1 100 mètres et implantée depuis 1683, vous ouvre ses portes. Une immersion dans la vie paysanne du massif jurassien, à travers 800 m² d’exposition et plus de 2 000 objets. Visite sur réservation, départ assuré dès six personnes. C’est gratuit pour les moins de 6 ans. Plus d’infos au 03.81.69.27.42 ou www.ecomusee-jura.fr
Le jeudi 15 janvier prochain, le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon propose un nouveau concept de rencontres, associant conservatrices, conservateurs et des artistes du territoire. De 18h30 à 20h, l’opération « un verre, une œuvre », dans un musée fermé, ouvert exclusivement aux 30 visiteurs, préalablement inscrites, le public visitera l’histoire d’une œuvre dans un esprit de détente et de convivialité, autour d’un verre. Le tarif est de 5 euros. Pour s’inscrire : https://vosdemarches.grandbesancon.fr/billetterie/mat/index/fin/deb/tags/Un+verre+une+oeuvre
L’Assemblée départementale du Doubs se réunit ce lundi 15 et mardi 16 décembre, à l’Hôtel du Département, Besançon, pour une nouvelle séance de travail. À l’ordre du jour figure le vote du budget primitif 2026, avec 676,5 millions d’euros engagés au service des Doubiens, dont 83,9 millions d’euros d’investissement (+ 6,2 % par rapport à 2025).
Parmi les rapports ponctuels examinés : le contrat territorial de santé mentale 2026‑2030, un soutien de 5,5 millions d’euros pour la rénovation énergétique de l’habitat privé, la modernisation des collèges publics (12,82 M€) ainsi qu’un nouveau partenariat entre le Musée Courbet et le Musée du Petit Palais.
Le musée des Beaux‑Arts de Dole présente jusqu’au 29 mars l’exposition « Copies ? Copier ? ». Elle interroge la pratique de la copie en art, entre imitation, hommage et détournement. Œuvres anciennes et contemporaines se côtoient, rappelant que copier fut longtemps essentiel à l’apprentissage et à la diffusion des chefs‑d’œuvre. Le site jurassien est ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h et le dimanche de 14h à 18h. L’entrée est libre.
Du 12 au 14 décembre, Morez vivra au rythme des marionnettes. Le festival investit la ville du Haut-Jura pour trois jours de spectacles gratuits. Après des représentations réservées aux écoles et crèches le vendredi, l’événement s’ouvrira à tous dès le soir avec un spectacle intimiste marquant le lancement officiel.
Petits et grands pourront ensuite profiter d’une programmation variée, entre poésie, humour et imaginaire, portée par des compagnies venues de la région et d’ailleurs. Pour de plus amples informations : www.ville-morez.fr ou 03.84.33.10.11. Il s’agit du numéro de téléphone du Pôle Culture et Animation de la cité jurassienne.
Depuis septembre dernier, Chloé M., artiste franc-comtoise, intervient dans quatre résidences autonomie de la ville de Besançon, gérées par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Six séances ont été proposées pour initier les résidents à l’art du slam et aboutir à deux textes collectifs. Ces créations seront présentées vendredi prochain, le 12 décembre, au centre Nelson Mandela à Planoise, sur scène, devant un large public.
Une première au CCAS
Pour Marc, animateur dans les résidences, il s’agit d’une expérience inédite : « C’est la première fois que nous expérimentons le slam dans nos établissements. Nous voulions proposer aux seniors des activités un peu fun, jeunes, dans l’air du temps. ». Au fil des ateliers, les résidents ont appris à structurer un texte, à jouer avec les mots et à partager leurs émotions. Mais l’impact est allé bien au-delà de l’écriture. Marc souligne : « J’ai vu quelque chose de magnifique : dans les quatre résidences, ils se sont tous entraidés. Personne n’était au-dessus ou en dessous, chacun a fait des efforts pour accompagner l’autre".
L'interview : Marc, animateur au CCAS
Le regard de l’artiste
Chloé M. insiste sur la différence d’approche selon les publics : « Avec les jeunes, le travail porte davantage sur l’apprentissage du français, la conjugaison, l’écriture correcte. Ils ont moins d’histoires à raconter, ce qui est normal. Avec les personnes plus âgées, c’est un véritable partage d’émotions et d’expériences. Les bases du français, ils les ont déjà, donc on peut aller plus loin dans le vécu et la sensibilité. ». Elle note cependant un point commun essentiel : « Les craintes sont les mêmes, peu importe l’âge. Certains ont peur de lire devant les autres, d’autres n’osent pas s’exprimer. Mais c’est en étant ensemble qu’on arrive à surmonter ça. »
L'interview de la rédaction : Choé M
Oser et s’exprimer
Pour les participants, l’atelier a été une véritable libération : « On apprend à oser, à se sentir légitime, et à respecter les pensées des autres », confie une résidente. Loin de la scène et du trac, l’activité s’est déroulée dans un cadre bienveillant, où chacun a pu trouver sa place. La restitution publique de vendredi marquera l’aboutissement de ce projet culturel et social. Elle illustre la volonté du CCAS bisontin de favoriser l’expression artistique, de renforcer les liens entre les générations et de donner aux seniors l’occasion de se réinventer à travers une discipline contemporaine.
Le son de la rédaction
Portraits de participantes
Nelly, 76 ans
Résidente depuis deux ans et demi, Nelly s’est inscrite à l’atelier par curiosité : « Je voulais découvrir le slam. Je ne connaissais que Grand Corps Malade, et ses textes m’intéressaient. » Pour elle, l’expérience est une ouverture vers une pratique artistique qu’elle n’avait jamais envisagée auparavant.
L'interview de la rédaction
Sylvie, 62 ans
Sylvie raconte avoir trouvé dans le slam une manière de détourner les mots pour exprimer des pensées intimes : « Souvent j’ai envie de dire quelque chose qui n’intéresse que moi. Le slam m’a permis de me comprendre, même si les autres ne saisissent pas le fond. Et ça m’a soulagée. » Elle insiste sur le plaisir de jouer avec les mots et sur la liberté retrouvée grâce à l’écriture collective.
L'interview de la rédaction