Suite à notre reportage diffusé ce matin sur la mobilisation lycéenne organisée au lycée Louis-Pasteur de Besançon, à l’initiative de l’Union syndicale lycéenne (USL), le rectorat de Besançon a souhaité réagir et apporter des précisions sur la prise en compte de la parole des élèves. L’institution rappelle que les établissements scolaires et les services de l’Éducation nationale « mettent tout en œuvre pour accompagner les initiatives lycéennes ».
Des projets déjà réalisés au lycée Pasteur
Concernant plus particulièrement le lycée Louis-Pasteur, Guillaume Rivoire, responsable de la communication du rectorat, souligne que certaines demandes des élèves nécessitent des moyens financiers, ce qui peut expliquer les délais de mise en œuvre. Il indique également que le Conseil de la vie lycéenne (CVL) de l’établissement est structuré en trois commissions. Dans ce cadre, les représentants des élèves ont pu exprimer leurs attentes et formuler plusieurs propositions. Certaines ont déjà été mises en place. C’est notamment le cas de l’invitation d’anciens lycéens, désormais étudiants, lors des journées portes ouvertes, afin de partager leur expérience avec les futurs bacheliers. Autre exemple : la recherche d’accompagnateurs pour faciliter la participation des élèves à des forums de l’orientation.
Des aménagements pour la vie quotidienne
Le rectorat évoque également des améliorations concrètes réalisées dans l’établissement. En partenariat avec la Région Bourgogne–Franche-Comté, un portique a ainsi été installé afin de faciliter la sortie des élèves du lycée, auparavant jugée trop contraignante. À l’internat, des espaces de vie ont également été aménagés à la demande des délégués. De petits foyers ont été créés pour améliorer le quotidien des internes.
Une écoute renforcée selon le rectorat
Plus globalement, Guillaume Rivoire estime que la parole des lycéens est aujourd’hui davantage prise en compte qu’auparavant. Selon lui, « depuis une dizaine d’années, les lycéens rencontrent des oreilles encore plus attentives au sein de l’Éducation nationale ». Il cite notamment l’exemple de la réforme du baccalauréat : face aux critiques exprimées par les élèves et les enseignants, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de reporter les épreuves de spécialité, initialement prévues en mars, au mois de juin. Une décision présentée comme l’illustration d’un système capable d’évoluer à l’écoute des acteurs de la communauté éducative.
A deux jours du premier tour des élections municipales, une mobilisation lycéenne a lieu ce vendredi matin au lycée Louis-Pasteur, en plein centre-ville de Besançon. À l’initiative de l’Union syndicale lycéenne (USL) du Doubs et de représentants du lycée, un blocus a été organisé pour dénoncer le manque de prise en compte de la parole des élèves dans les instances scolaires.
Une mobilisation née d’un sentiment de colère
Pour Mohamed, vice-président du conseil de la vie lycéenne (CVL) et référent de l’Union Syndicale Lycéenne dans l’établissement, cette action est le résultat d’une frustration accumulée. « La mobilisation aujourd’hui, c’est le résultat d’une colère », explique-t-il. Selon lui, le système de représentation des lycéens manque d’efficacité : « On nous consulte souvent, mais on ne nous écoute jamais ». Les représentants lycéens dénoncent notamment l’absence de résultats concrets malgré plusieurs années de travail dans les instances de dialogue.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
Des revendications locales
Parmi les exemples cités figure l’aménagement des espaces de travail et de vie au sein du lycée Pasteur. Les élus au CVL disent travailler sur ce sujet depuis deux ans sans évolution notable. « On a fait des réunions, rédigé des comptes rendus, proposé des projets, mais rien ne change. Il n’y a pas eu un banc de plus installé depuis deux ans », affirme le jeune homme. Pour les élèves mobilisés, cette situation illustre les limites des moyens institutionnels de dialogue. Le blocus se veut donc une manière de rendre visible leur mécontentement.
Un message adressé au système éducatif
Au-delà des revendications locales, les lycéens mobilisés souhaitent interpeller plus largement le système éducatif. Selon Mohamed, il est nécessaire de repenser la place des élèves dans les instances de décision. « Notre avenir et nos conditions d’éducation ne se feront pas sans les lycéens », estime-t-il. Il appelle également les responsables politiques à engager une réflexion sur « un système démocratique lycéen qui mettrait davantage en avant les élèves ».
Une mobilisation dans un contexte politique tendu
Cette mobilisation intervient également à quelques jours du premier tour des élections municipales. Pour les organisateurs, le contexte politique national et local a pesé dans la décision d’agir. Le jeune bisontin évoque notamment la crainte de voir la ville de Besançon basculer à droite lors du scrutin. « Il est extrêmement important de rappeler que la jeunesse est antifasciste, antiraciste et féministe », affirme-t-il, appelant les jeunes à se mobiliser face à ce qu’il décrit comme « une droite violente et haineuse ». Les organisateurs voient ainsi cette action comme une manière d’exprimer une position politique et d’encourager les jeunes à s’engager dans le débat public.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
Une mobilisation qui se poursuit
Cette action s’inscrit dans un contexte de mobilisation plus large. Les organisateurs annoncent notamment la participation d’un cortège lycéen à la manifestation prévue le 14 mars. Ils appellent également les jeunes électeurs à se mobiliser lors des prochaines échéances électorales. « La mobilisation continuera, à la fois dans la rue et dans les instances institutionnelles », assure Mohamed.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
À Besançon, Plumes Rebelles s’impose comme un rendez-vous littéraire engagé. Ce concours d’écriture invite chaque année des participants de tous âges à réfléchir et à écrire autour de grandes thématiques de société. Petits, grands, adolescents ou jeunes adultes : chacun peut proposer un texte et partager son regard sur le monde. L’objectif de Plumes Rebelles est clair : faire de l’écriture un espace d’expression et de réflexion citoyenne, accessible à tous les publics.
Un concours ouvert et participatif
Le principe est simple. Les participants rédigent un texte inspiré par des thèmes proposés par l’organisation. Les écrits sont ensuite étudiés par un jury chargé de sélectionner les meilleures contributions. Pour l’édition de cette année, 175 textes ont été reçus, preuve de l’intérêt croissant pour cette initiative littéraire. Après délibération du jury le 26 février, 32 textes ont été retenus parmi l’ensemble des propositions. Si le concours est organisé en Franche-Comté, il attire également des auteurs venus d’autres régions, notamment des Alpes ou encore de la région Drôme-Ardèche. Une participation élargie qui témoigne du rayonnement de l’événement.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Un projet culturel plus large
Au-delà du concours d’écriture, Plumes Rebelles se veut aussi un espace de dialogue et de sensibilisation. L’événement s’accompagne ainsi de plusieurs rencontres ouvertes au public : projections, tables rondes et discussions autour des thèmes abordés dans les textes. Ces moments d’échanges permettent d’approfondir les sujets évoqués par les participants et de faire intervenir des spécialistes, des artistes ou des chercheurs. La manifestation se conclut par une remise de prix, durant laquelle les textes lauréats sont mis à l’honneur et parfois lus devant le public.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Un programme de rencontres et de débats
Plusieurs rendez-vous rythmeront cette édition de Plumes Rebelles.
Le jeudi 5 mars, au Petit Kursaal, sera diffusé à 20 heures le documentaire « Soulèvement » de Thomas Lacoste, en présence du réalisateur.
Le vendredi 6 mars, la journée sera marquée par la remise des prix du concours à 13 h 30, suivie à 18 heures d’une table ronde consacrée à la justice restaurative.
Le samedi, les rencontres se poursuivront dans la salle Bourdon du Kursaal avec deux nouvelles tables rondes :
Toutes ces rencontres sont gratuites et ouvertes au public, sans inscription préalable.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Faire entendre des voix différentes
En donnant la parole à des auteurs amateurs comme confirmés, Plumes Rebelles cherche avant tout à valoriser la créativité et encourager la prise de parole. L’écriture devient ainsi un outil pour interroger les réalités sociales, culturelles ou politiques, et permettre à chacun de partager son point de vue. Au fil des éditions, le concours s’inscrit comme un moment de rencontre entre littérature et engagement, où les mots deviennent un moyen d’exprimer, questionner et imaginer le monde d’aujourd’hui.
Toutes les informations sur : https://plumesrebelles.fr/
Une initiative portée par la passion et l’engagement
Le samedi 14 mars, de 9h à 16h, le lycée LaSalle vivra au rythme des moteurs. À l’occasion des portes ouvertes de l’établissement, une classe de 3e a pris les commandes d’un projet ambitieux : organiser un rassemblement automobile ouvert aux familles et au public. Accompagnés par leur référente, Marion Pépiot, les élèves ont imaginé, préparé et coordonné l’événement de A à Z. Objectif : partager leur passion pour l’automobile, tout en démontrant que la jeunesse est capable de s’engager et de mener à bien un projet concret.
Pour Loup, la passion remonte à l’enfance. « Je suis né dans la mécanique un peu », confie-t-il avec le sourire. Aux côtés d’un proche passionné, il a grandi dans les garages, à observer, apprendre et donner un coup de main. « J’ai découvert cette passion avec lui. Depuis, c’est resté. J’ai toujours aimé les voitures, les regarder, faire découvrir ma passion aux autres. »
Même parcours pour Tom, plongé très jeune dans l’univers du rallye : « Je bosse sur la voiture de rallye avec mon frère depuis que j’ai cinq ans à peu près. J’aime tout ce qui est moteurs, l’huile, la préparation. » Mais le jeune mécanicien en herbe le rappelle : la puissance ne fait pas tout. « Si tu mets beaucoup de chevaux et que tu ne sais pas conduire, tu finis vite dans le champ. Alors que si tu maîtrises, même avec moins de puissance, tu peux faire de belles positions en rallye. »
Une passion qui dépasse les clichés
Pour Ninon, l’intérêt pour l’automobile s’est construit au fil du temps. « Au départ, je n’étais pas très passionnée, mais j’ai grandi avec un cousin qui l’était. Ça m’a contaminée un peu… beaucoup », raconte-t-elle. Elle assume pleinement son goût pour les moteurs et… le bruit. « J’aime beaucoup le bruit. Je trouve que c’est plus beau que d’autres bruits que j’ai entendus ». Et elle le souligne : « Ça peut paraître bizarre d’entendre une fille dire ça, parce qu’on ne l’entend pas souvent. Mais oui, je peux dire que je suis passionnée par les voitures ». Un message fort, qui contribue à casser les stéréotypes encore tenaces autour des métiers et des passions mécaniques.
L'interview de la rédaction : Le groupe de collégiens
Un projet grandeur nature
Au-delà de la passion, ce rassemblement automobile est avant tout un projet pédagogique. Les élèves ont contacté des associations locales, dont Ma Rallye Team et Ornans Véhicules Historiques et Miniatures, afin de réunir des exposants. Ils ont rédigé des mails, demandé des informations sur l’histoire des véhicules et préparé des panneaux explicatifs pour accompagner chaque voiture exposée. « On va exposer toutes les voitures sur le terrain stabilisé au-dessus du lycée. On mettra des panneaux avec le nom du modèle », explique Tom. Un jeu interactif sera également proposé aux visiteurs. « Il faudra aller discuter avec les exposants pour trouver les réponses. Il y aura des cadeaux à gagner, tirés au sort », précise Ninon. Une manière ludique d’encourager les échanges intergénérationnels.
Apprendre à organiser, à convaincre, à fédérer
Ce projet a surtout permis aux élèves de développer des compétences bien au-delà de la mécanique. « Ça nous a appris à monter un projet nous-mêmes à notre âge », souligne Gabriel. « À rassembler des gens autour d’une idée, ce qui n’est pas facile au début ». Bryan insiste sur l’ouverture vers l’extérieur : « Ça m’a appris à travailler avec le monde extérieur. On a envoyé des mails aux associations pour qu’elles viennent. On voulait monter un projet ensemble, nous les élèves ». Pour Loup, l’essentiel reste le partage : « Réunir des passionnés, faire venir des familles, passer un moment ensemble… ça fait plaisir. »
Une jeunesse qui prend le volant
À travers cette initiative, les élèves de 3e du Collège LaSalle de Levier démontrent que la jeunesse sait s’engager, organiser et valoriser ses centres d’intérêt. Ce rassemblement automobile ne sera pas seulement une exposition de belles mécaniques. Il sera surtout la vitrine d’un apprentissage concret, d’un travail d’équipe et d’une volonté commune : prouver que passion et éducation peuvent rouler dans la même direction.
Rendez-vous samedi 14 mars, de 9h à 16h, pour découvrir le résultat d’un projet mené tambour battant par une génération déjà prête à prendre la route.
La Ville de Besançon et l’association Club du Vieux Manoir reconduisent leur chantier de restauration du 4 au 18 juillet prochain. Ouvert aux 14-17 ans, ce séjour accueillera 20 participants au cœur de la Citadelle. Au programme : initiation au pavage, à l’enduit et au rejointoiement, afin de contribuer à la sauvegarde du monument et de faire découvrir les métiers du patrimoine.
Préinscriptions en ligne jusqu’au 15 mars sur :
https://www.besancon.fr/actualite/camp-chantier-a-la-citadelle/
Tarifs : 30 € d’inscription et 300 € pour les frais de séjour, avec une aide possible pour les jeunes bisontins
De la Maison de la Radio à l’Élysée, en passant par l’Assemblée nationale et Matignon, ces adolescents ont vécu une parenthèse républicaine inoubliable. Cinq élèves ambassadeurs du collège Mont-Miroir de Maîche, accompagnés de leurs enseignantes, ont participé à un séjour citoyen exceptionnel à Paris, conclu par la remise d’un prix du jury saluant leur engagement.
Cette distinction récompense le travail mené par une trentaine d’élèves volontaires de troisième, encadrés par Mme Carrez, professeure d’histoire-géographie-EMC, et Mme Wetzel, professeure d’arts plastiques. Ensemble, ils ont réalisé un court-métrage engagé qui met en scène les préjugés racistes et antisémites les plus courants afin de mieux les expliquer et les déconstruire dans leurs podcasts.

Pour construire ce projet ambitieux, les collégiens ont d’abord effectué des recherches en salle informatique afin d’identifier les principaux stéréotypes, puis rassemblé des arguments historiques et scientifiques pour les réfuter. Ils ont ensuite imaginé le scénario, enregistré les voix, réalisé les dessins et utilisé l’intelligence artificielle pour donner vie à leurs créations.
À travers ce projet, les jeunes Maîchois ont démontré que créativité, esprit critique et travail collectif peuvent devenir de puissants outils pour lutter contre les discriminations et promouvoir les valeurs de fraternité.
Le Salon international de l'agriculture ouvre ses portes samedi à Paris, et ENILEA sera une nouvelle fois au rendez-vous, via ses antennes de Mamirolle et Poligny. Quatre élèves de BTS BIOQUALIM, encadrés par deux enseignants, réaliseront des démonstrations de fabrication fromagère dans une mini-laiterie pédagogique.
Les étudiants des campus de Mamirolle (23 au 25 février) et de Poligny (25 au 27 février) fabriqueront en direct des fromages à pâte molle, sur du matériel mis à disposition par l’établissement. Par ailleurs, la structure contribuera à l’organisation du Concours général agricole pour la catégorie produits laitiers, lundi 23 février, confirmant son expertise reconnue dans les métiers de la transformation laitière.
Le collège privé Sacré-Cœur d’Amancey ouvrira ses portes au public le vendredi 6 mars. Cette journée portes ouvertes prendra une dimension toute particulière puisqu’elle coïncidera avec les 70 ans de l’établissement. Une double invitation à découvrir un collège à taille humaine, solidement ancré dans son territoire et engagé dans une éducation globale de l’élève. Avec 97 % de réussite au Brevet et 75 % de mentions – un niveau qui le place parmi les meilleurs de l’académie – le Sacré-Cœur peut s’appuyer sur un palmarès dont il n’a pas à rougir.
Donner du sens aux apprentissages dès la 6e
Depuis cette année, l’unique classe de 6è de l’établissement s’articule autour d’un projet pédagogique de classe tourné vers le sport, la nature et le patrimoine. Il illustre pleinement la philosophie de l’établissement. « L’objectif est de relier les enseignements scolaires à des expériences concrètes pour donner du sens aux apprentissages », explique Isabelle Masson, professeure de français et professeure principale de ce niveau. Loin de simples sorties récréatives, ce projet repose sur une approche interdisciplinaire : en mathématiques, les élèves étudient les angles à partir des bâtons de golf, tandis qu’en français, ils produisent des écrits autour de la nature ou du patrimoine. Chaque trimestre est rythmé par des activités spécifiques.
L'interview de la rédaction : Isabelle Masson, professeure de français et professeure principale de la classe de 6è
L'orientation, un enjeu
Un collège à taille humaine, au cœur de la réussite des élèves
Le principal atout du collège Sacré-Cœur reste sa dimension humaine. La petite taille de l’établissement favorise un climat familial, de confiance et de bienveillance, où chacun se connaît. Les classes à petits effectifs permettent un réel confort de travail pour les enseignants et, surtout, un meilleur accompagnement des élèves. Cette organisation rend possible une pédagogie différenciée, attentive aux besoins de chacun. Qu’un élève rencontre des difficultés spécifiques (dyslexie, PAP) ou présente un profil excellent, l’objectif est d’apporter des réponses adaptées, sans niveler par le bas. La communication entre l’équipe éducative, les élèves et les familles est renforcée, avec une grande disponibilité de l’établissement et des échanges réguliers, y compris par téléphone.
Une organisation scolaire pensée pour les rythmes des élèves
Contrairement à certaines idées reçues, le collège assume pleinement son rôle dans la préparation à l’entrée au lycée. « À 15 ans, les élèves de 3e sont mûrs et impatients d’aller vers un nouvel établissement », souligne Isabelle Masson, estimant que la transition la plus délicate se situe plutôt entre le CM2 et la 6e dans de très grands collèges. Le collège privé fonctionne sur une semaine de quatre jours, un choix issu d’une réflexion sur les neurosciences et les rythmes biologiques. Les retours des familles et des élèves sont très positifs. Par ailleurs, un système de remplacement interne permet d’assurer la continuité des cours en cas d’absence d’enseignant, évitant ainsi les heures perdues.
Former des élèves citoyens, autonomes et ouverts sur le monde
Au-delà des savoirs académiques, le collège met l’accent sur le développement des compétences transversales. Les petits effectifs facilitent notamment la pratique de l’oral, essentielle en langues vivantes et travaillée dès la 6e, dans la perspective du grand oral du baccalauréat. En 3e, l’oral du rapport de stage constitue une étape clé. L’orientation est abordée de manière précoce et diversifiée dès la 5e, à travers des visites d’entreprises, des carrefours des professions et des interventions de professionnels. En début de 3e, un raid orientation de deux jours mêle cohésion de groupe et découverte de métiers variés, loin des schémas classiques. Par ailleurs, quatre journées banalisées thématiques rythment également l’année : apprendre à apprendre, bilan personnel, prendre soin de soi (nutrition, bien-être) et éducation au caritatif, incluant engagement associatif, prévention des risques et lutte contre le harcèlement.
L'interview de la rédaction : Isabelle Masson, professeure de français et professeure principale de la classe de 6è
L'interview de la rédaction : Mme Delbeke, professeure d'histoire géographie et professeure principale de la classe de 5è
Une mission éducative globale
Fidèle à son projet éducatif, le collège Sacré-Cœur d’Amancey ne se limite pas à l’excellence scolaire. Il vise à former des jeunes responsables et citoyens, porteurs de valeurs de tolérance, de respect, d’ouverture d’esprit et de confiance en soi. Les sorties régulières, l’accès aux nouvelles technologies (iPad, salle informatique) et l’ouverture sur le monde extérieur participent à cette ambition, particulièrement importante en milieu rural.
L'interview de la rédaction : Isabelle Masson, professeure de français et professeure principale de la classe de 6è
L'interview de la rédaction : Mme Delbeke, professeure d'histoire géographie et professeure principale de la classe de 5è
La journée portes ouvertes du vendredi 6 mars, suivie des festivités des 70 ans de l’établissement, permettra au public de découvrir concrètement cet engagement éducatif, inscrit dans la durée.
Emmanuel Macron sera en Haute‑Saône ce mardi 3 février, à quelques semaines du Salon de l’Agriculture. Le président visitera une exploitation agricole avant d’échanger avec les organisations professionnelles du département. Il déjeunera ensuite avec des lycéens à Vesoul pour discuter de la future loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
L’Assemblée nationale examine ce lundi une proposition de loi du groupe Renaissance visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et à bannir l’usage du téléphone portable au lycée. Le texte, soutenu par Emmanuel Macron et porté par la députée Laure Miller, pourrait entrer en vigueur dès le 1er septembre, selon Gabriel Attal. Au‑delà du débat politique, ces mesures interrogent directement les premiers concernés : les lycéens. Entre défense de l’autonomie, inquiétudes sur le harcèlement et doutes sur la faisabilité, leurs avis dessinent un paysage contrasté. Paroles de lycéens bisontins.
Téléphone au lycée : entre autonomie et nécessité de protéger
Les réactions recueillies montrent un clivage net.
Le téléphone comme outil d’autonomie : Pour certains ados, l’interdiction totale serait un recul. Youcef explique que le portable représente « un rappel de notre indépendance », un moyen d’apprendre à « travailler nous‑mêmes » et à s’organiser comme dans la vie active. Il reconnaît toutefois que le retrait du téléphone pourrait « peut‑être améliorer la concentration », mais redoute la perte d’un outil devenu central dans leur quotidien.
Un soutien clair à l’interdiction. D’autres lycéens se montrent favorables à une mesure stricte. « Je suis content, je préfère ça », confie un élève, estimant qu’au lycée, il est plus simple de gérer l’absence du portable que de résister à la tentation de l’utiliser. Gabin juge que l’interdiction « éviterait qu’il se passe des problèmes », notamment liés aux usages numériques.
Le harcèlement, un argument majeur. Plusieurs jeunes évoquent la multiplication des situations de harcèlement en ligne : « Il y a trop de harcèlement sur les réseaux sociaux, trop de mauvaises choses », ajoute Gabin, pour qui la restriction est une mesure de protection nécessaire.
Mais une mise en œuvre jugée très complexe. Certains soulignent la difficulté pratique : « Avec plus de 1000 élèves, c’est dur à mettre en place », estime un lycéen, pointant la gestion quotidienne des appareils et les risques de contournement.
Le reportage de la rédaction : Youcef, John et Gabin
Réseaux sociaux avant 15 ans : utilité reconnue, risques pointés
Sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, les avis convergent davantage.
Un outil utile… mais pas pour les plus jeunes. John rappelle que les réseaux sont « pratiques pour s’informer, même pour les adultes », mais reconnaît qu’ils peuvent être « nuisibles actuellement ». Et de souligner que pour les jeunes de « 12 ou 13 ans, l’utilité n’est pas forcément là », évoquant un manque de maturité et de vocabulaire pour comprendre ce qu’ils y voient.
Une protection jugée nécessaire. Plusieurs lycéens soutiennent clairement l’interdiction : « Oui, c’est mieux », affirme une élève, rappelant la fréquence du harcèlement et la présence de contenus inadaptés.
Un débat qui dépasse l’école
Entre autonomie et protection, les lycéens expriment des positions nuancées, souvent liées à leur propre rapport au numérique. Si beaucoup reconnaissent les risques, d’autres insistent sur la nécessité d’apprendre à gérer ces outils plutôt que de les supprimer. Le Parlement devra désormais trancher, alors que la question touche à la fois à l’éducation, à la santé mentale et à la citoyenneté numérique des jeunes.