Choix du secteur :
Se connecter :
 

À Valdahon, les élèves ont retrouvé à la rentrée un site scolaire Lavoisier profondément réaménagé. Engagé fin juin, ce chantier de 240 000 euros a notamment permis de remplacer près de 350 mètres de clôtures, de sécuriser les portails et de moderniser le contrôle des accès. Les cheminements et les entrées ont également été repensés afin d’améliorer la sécurité et l’accessibilité. Les dernières interventions doivent s’achever fin septembre.

La MJC Centre social, Rés’ado et le CCAS de Morteau lancent le programme « Ados en question ?! Parents, restons connectés ! ». Une soirée jeux vidéo ouvrira l’initiative vendredi 25 septembre, dès 18 h 30, à la salle des fêtes de Morteau. Six ateliers mensuels, animés par Addictions France, seront ensuite organisés chaque deuxième jeudi du mois, de 18 h 30 à 20 h 30, à la MJC. Ils porteront notamment sur les addictions, les émotions, le stress, la communication et les pressions sociales. Renseignements et inscriptions auprès du CCAS : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 03 81 68 56 86.

Le collectif Écoles Vivantes Besançon poursuit sa mobilisation pour améliorer l’accueil des enfants lors des fortes chaleurs. Les parents d’élèves réclament la poursuite des rénovations thermiques et souhaitent faire de l’adaptation des bâtiments scolaires au changement climatique une priorité municipale dès cet automne. Une lettre ouverte détaillant leurs revendications sera prochainement remise à la Ville, avant le conseil municipal du 17 septembre. Une pétition est également en circulation : https://www.change.org/p/pour-des-mesures-de-protection-de-la-chaleur-sur-nos-enfants-dans-les-%C3%A9coles

Le permis de construire de la future école des Vaîtes, à Besançon, a été délivré. Estimé à environ 12 millions d’euros, le nouvel établissement remplacera l’école Tristan-Bernard et accueillera également les enfants du futur quartier. « Il réunira les classes maternelles et élémentaires, «avec une restauration scolaire commune, des locaux accessibles et des espaces extérieurs ouverts sur la nature et des potagers pédagogiques » promet la ville de Besançon.

Les élus bisontins de La France insoumise Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont présenté, ce vendredi 4 septembre, leur plan consacré à l’école. Rénovation des bâtiments, adaptation aux canicules, gratuité progressive de la restauration scolaire, inclusion des enfants en situation de handicap et démocratie scolaire figurent parmi leurs principales propositions.

À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Besançon, La France insoumise a souhaité apparaître comme une « force de proposition ». Les conseillers municipaux d’opposition Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont dévoilé un plan consacré aux écoles bisontines, élaboré à partir de leur programme municipal puis enrichi durant l’été avec des militants disposant de connaissances professionnelles ou associatives dans le domaine éducatif.

Présenté comme un « contre-plan de rentrée », ce projet entend montrer les mesures qui auraient été engagées si La France insoumise avait dirigé la Ville. Certaines propositions pourraient, selon ses représentants, être appliquées rapidement, tandis que les investissements les plus importants seraient échelonnés sur les six prochaines années. Le plan s’articule autour de trois axes : les actions relevant directement des compétences municipales, l’intervention de la Ville auprès de l’État et de l’Éducation nationale, et la participation des enfants, des familles et des personnels au fonctionnement des écoles.

L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion 

Des mesures pour combattre les inégalités sociales

Pour justifier l’urgence de son plan, le groupe insoumis met en avant la situation sociale de nombreuses familles bisontines. Selon les chiffres communiqués pendant la conférence de presse, 23 % de la population de Besançon vivrait sous le seuil de pauvreté. Cette proportion pourrait atteindre 50 % dans certains quartiers populaires. Les élus proposent ainsi la gratuité des fournitures scolaires et une prise en charge immédiate des repas de cantine pour les familles les plus modestes. Ces foyers, qui représenteraient 42 % des familles utilisatrices, bénéficient actuellement du repas à un euro. Le dispositif serait progressivement étendu pour parvenir à une restauration scolaire gratuite pour tous les enfants au cours du mandat. À compter de la rentrée 2027, La France insoumise souhaite également proposer un petit-déjeuner et un goûter dans les écoles. Le coût de la gratuité totale de la restauration, incluant ces repas supplémentaires, est évalué par le groupe à 2,7 millions d’euros sur l’ensemble du mandat. Le plan prévoit par ailleurs une augmentation des aides aux voyages scolaires et aux associations assurant de l’accompagnement aux devoirs. Une collecte de fournitures scolaires a également été organisée par les militants bisontins. Son contenu doit être remis à une association locale, dont l’identité n’a pas été rendue publique.

132 millions d’euros envisagés pour les écoles

Le deuxième grand volet concerne la rénovation des établissements et leur adaptation au changement climatique. Après cinq épisodes caniculaires durant l’été, Séverine Véziès a notamment évoqué la situation de l’école Bourgogne, où la température aurait dépassé les 40 degrés à la fin du mois de juin. Le programme initial d’investissement dans les écoles est estimé par le groupe à 120 millions d’euros sur le mandat. La France insoumise propose de l’augmenter de 10 %, soit 12 millions d’euros supplémentaires, pour porter l’enveloppe totale à 132 millions d’euros.

Ces investissements concerneraient les bâtiments comme les espaces extérieurs. Ils permettraient notamment de financer l’isolation des façades, des planchers et des plafonds, le remplacement des fenêtres par du double ou du triple vitrage, l’amélioration de l’accessibilité et la sécurisation des abords des établissements. Les élus défendent également la création de « cours oasis », davantage végétalisées, permettant une meilleure gestion des eaux de pluie et pouvant accueillir des potagers pédagogiques. Ils souhaitent revoir leur organisation. L’objectif est de concevoir des cours mieux partagées entre les filles et les garçons.

Repenser l’organisation scolaire face aux canicules

Concernant les périodes de fortes chaleurs, le groupe distingue les mesures d’urgence, comme l’installation de brasseurs d’air, de voiles d’ombrage ou la climatisation ponctuelle de certains locaux, des investissements structurels consacrés à l’isolation et à la végétalisation. Les élus estiment toutefois que l’adaptation des bâtiments ne suffira pas. Ils souhaitent engager une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’école pendant les canicules. Ils évoquent notamment la possibilité de modifier ponctuellement les horaires, de concentrer les cours durant la matinée ou d’organiser davantage d’activités à l’extérieur lorsque les conditions le permettent. Selon eux, inviter les familles à garder leurs enfants à domicile lors des journées les plus chaudes peut aussi renforcer les inégalités. Les conditions ne sont pas les mêmes pour un enfant vivant dans une maison avec un jardin et pour celui qui réside dans un appartement surchauffé.

La municipalité accusée d’avoir manqué d’anticipation

Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont vivement critiqué la préparation de la rentrée par la majorité municipale conduite par Ludovic Fagaut. Ils estiment que le plan de 300 000 euros annoncé par le maire pour lutter contre la chaleur dans les écoles repose principalement sur des équipements d’urgence et ne répond pas aux enjeux de long terme. Les élus insoumis reprochent également au maire de ne pas avoir exposé sa vision de l’école lors du dernier conseil municipal organisé avant l’été. Ils mettent cette enveloppe en parallèle avec les 250 000 euros consacrés au fleurissement de la ville et dénoncent les autres priorités budgétaires de la majorité, parmi lesquelles la vidéosurveillance, l’armement de la police municipale ou les installations du marché de Noël. Les représentants de La France insoumise considèrent cependant qu’un plan d’urgence reste nécessaire et se félicitent de certaines mesures annoncées par la municipalité. Ils reconnaissent également comme une avancée le fait que 99 % des familles puissent désormais bénéficier d’une place à la cantine. Ils attribuent toutefois en partie ce résultat aux actions engagées sous le précédent mandat d’Anne Vignot.

L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion 

Donner davantage de pouvoir aux enfants

Le dernier axe du plan porte sur la démocratie scolaire. Martin Méllion propose la création d’un conseil éducatif local dans chaque école. Cette instance pourrait associer les enseignants, les agents municipaux, les services techniques, les parents, les élus et des habitants du quartier. Une assemblée d’enfants, dotée d’un budget participatif, permettrait également aux élèves de prendre part aux décisions concernant leur établissement. Pour le conseiller municipal, cette participation constituerait une première expérience concrète de la citoyenneté et de la vie démocratique. La France insoumise souhaite enfin ouvrir davantage les bâtiments scolaires aux associations pendant les soirées, les week-ends et les vacances.

Avec ce « contre-plan », Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion entendent défendre une école sociale, écologique, inclusive et davantage ouverte sur les quartiers. Ils demandent désormais au maire de Besançon de présenter sa propre vision de l’école publique pour les six années de son mandat.

Praticienne en intégration des réflexes archaïques, Kelly Proponnet accompagne des personnes de tous âges à travers des mouvements et des activités ludiques. Elle utilise également les célèbres briques LegoR pour développer les compétences des enfants. Dès septembre 2026, elle ouvrira à Amancey « Les Bâtisseurs en herbe », un club organisé deux fois par mois.

Comprendre les réflexes archaïques

Les réflexes archaïques correspondent aux premiers mouvements involontaires du bébé. Ils apparaissent pendant la grossesse et au cours des premières années de la vie, en réponse à des stimulations visuelles, auditives, tactiles ou encore olfactives. Ils participent progressivement à la construction des capacités motrices, cognitives et émotionnelles de l’enfant. Parmi les plus connus figure le réflexe d’agrippement : lorsqu’un objet est placé dans la main d’un nourrisson, celui-ci referme automatiquement ses doigts. À force d’être exercés, ces mouvements réflexes doivent progressivement s’effacer pour laisser place à la motricité volontaire. Selon Kelly Proponnet, lorsque certains réflexes demeurent actifs au-delà de la petite enfance, ils peuvent perturber le quotidien. 

Le reportage de la rédaction : Kelly Proponnet 

Un premier bilan avant l’accompagnement

La première séance prend la forme d’un bilan individuel. À travers différents tests et mouvements, la praticienne observe si certains réflexes sont toujours présents. Elle propose ensuite des exercices adaptés, réalisés avec des balles, des coussins, du papier ou du matériel très simple. « Ce sont des choses que l’on peut facilement refaire à la maison », précise-t-elle. Le travail sur un réflexe peut également contribuer, selon elle, à en faire évoluer d’autres. Cette pratique est notamment proposée face à des difficultés d’apprentissage, d’attention, de lecture, d’écriture, de sommeil ou de motricité fine. Elle peut aussi être sollicitée en présence d’énurésie ou de mal des transports. Kelly Proponnet précise toutefois que son accompagnement ne soigne pas les troubles « dys », mais cherche à en atténuer certaines conséquences dans la vie quotidienne. Cette approche complémentaire ne remplace ni un diagnostic ni une prise en charge médicale, orthophonique ou paramédicale. 

Un travail possible à tous les âges

Les derniers réflexes archaïques s’intègrent généralement autour de 3 ou 4 ans. Avant cet âge, Kelly privilégie donc la prévention et donne aux parents des conseils pour accompagner le développement naturel de leur enfant. La réintégration peut ensuite être travaillée tout au long de la vie. L’accompagnement est généralement plus long chez les adultes, qui ont développé durant plusieurs années différentes stratégies de compensation. Pour les personnes âgées, les exercices peuvent être utilisés dans une recherche de confort et de maintien de la motricité. La praticienne reçoit cependant principalement des enfants. Parmi les difficultés rencontrées, elle cite notamment les troubles de l’attention, la dyslexie, certaines maladresses motrices ou encore les problèmes de coordination.

Une reconversion inspirée par son fils

Ancienne comptable, Kelly Proponnet a découvert les réflexes archaïques en cherchant des solutions pour accompagner son fils, porteur de trisomie 21. Prématuré et né par césarienne, celui-ci avait conservé un important besoin de porter les objets à sa bouche, notamment lors de son entrée à l’école. Après avoir découvert cette approche grâce à un groupe de parents d’enfants ayant des besoins particuliers, elle a commencé à se documenter. Faute de praticiens installés à proximité, elle a décidé de suivre une formation pendant la crise sanitaire. Encouragée par une ostéopathe qui utilisait déjà cette méthode, elle a ouvert son cabinet en 2022. « Les enfants qui ont des besoins particuliers nous ouvrent parfois des chemins que nous n’aurions jamais empruntés », confie-t-elle.

Les LegoR comme outil de développement

En complément de ses séances individuelles, Mme Proponnet s’est formée à la légothérapie. Cette méthode utilise les briques LegoR comme supports pour travailler la communication, le langage, la mémoire, l’attention, la coopération, la persévérance et la motricité fine. Les ateliers sont organisés en groupes de six enfants, ensuite répartis en équipes de trois ou quatre. Chaque participant reçoit une responsabilité précise : ingénieur, fournisseur, constructeur ou inspecteur. L’ingénieur est le seul à consulter la notice. Il doit décrire les pièces nécessaires et expliquer comment les assembler. Le fournisseur recherche les briques correspondant aux indications, tandis que le constructeur réalise le montage. L’inspecteur vérifie enfin que les consignes ont été respectées. Pour réussir, les enfants doivent s’écouter et employer un vocabulaire précis. Ils apprennent notamment à indiquer la couleur, la forme et le nombre de picots d’une pièce. « Ils savent qu’ils n’ont pas le droit de demander simplement un “truc” », sourit la praticienne.

Le reportage de la rédaction : Kelly Proponnet 

 

Apprendre à planifier et à maîtriser son impulsivité

Les exercices permettent aussi de solliciter les fonctions exécutives, c’est-à-dire les capacités nécessaires pour organiser une action et l’adapter à une situation. La planification, l’attention, la flexibilité, l’activation et l’inhibition sont notamment travaillées. L’activation désigne, par exemple, la capacité d’un enfant à se mettre au travail. L’inhibition lui permet de mieux contrôler son impulsivité, de ne pas répondre avant la fin d’une question ou de laisser les autres s’exprimer. La méthode LegoR a notamment été développée par un neuropsychologue pédiatrique danois  à partir de ses observations auprès d’enfants autistes. Il avait remarqué que des enfants communiquant habituellement très peu entre eux commençaient à échanger spontanément lorsqu’ils partageaient leur intérêt pour les LegoR.

« Les Bâtisseurs en herbe » dès septembre

Pour prolonger les ateliers ponctuels organisés au cours de l’année, Kelly Proponnet lancera en septembre, à Amancey, le club LegoR « Les Bâtisseurs en herbe ». Il accueillera des enfants à partir de 5 ans, à raison de deux séances par mois jusqu’en avril 2027. Chaque atelier durera une heure et demie. Les premiers créneaux envisagés sont le mercredi à 14 heures et le samedi à 10 heures. D’autres horaires pourront être proposés en fonction des demandes. Cette organisation sur plusieurs mois doit permettre aux participants d’aller au bout de leurs constructions, mais aussi d’observer l’évolution de leurs compétences. « Avec les ateliers ponctuels, les enfants étaient parfois frustrés de devoir s’arrêter avant d’avoir terminé. Le club permettra de mener des projets sur le long terme », explique la praticienne. 

Le reportage de la rédaction : Kelly Proponnet 

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes. Pour la joindre : 06.70.02.99.75 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Alors que les épisodes de canicule se multiplient, des parents d'élèves de plusieurs écoles bisontines, dont celle de Bregille Plateau, se sont rassemblés ce mercredi 1er juillet devant la mairie de Besançon. Leur objectif : demander à la municipalité des mesures rapides et durables afin d'améliorer les conditions d'accueil des enfants dans des établissements parfois confrontés à des températures dépassant les 33 °C dans les salles de classe. Les familles estiment que ces épisodes de fortes chaleurs ne relèvent plus de l'exception et qu'ils nécessitent désormais une véritable politique d'adaptation des bâtiments scolaires.

Des mesures d'urgence réclamées

Les parents demandent la mise en place immédiate d'équipements permettant d'atténuer les effets de la chaleur : installation de brumisateurs, voiles d'ombrage dans les cours, protection solaire des salles de classe ou encore amélioration de la ventilation. Selon eux, ces dispositifs permettraient de préserver des conditions d'apprentissage acceptables en attendant des travaux plus importants.

Le reportage de la rédaction 

« Les canicules sont désormais prévisibles »

Les organisateurs expliquent que leur mobilisation dépasse la seule vague de chaleur actuelle. Pour eux, le changement climatique impose d'anticiper des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents. « Les situations de canicule sont prévisibles et vont se répéter dans les années à venir », explique une représentante des parents.  Les parents considèrent que les collectivités ont la responsabilité de garantir un accueil dans des conditions compatibles avec les apprentissages. « Les enfants doivent pouvoir apprendre sans étouffer », résume-t-elle.

Le reportage de la rédaction 

Une rénovation globale plutôt que la climatisation

Les manifestants insistent sur le fait qu'ils ne réclament pas une généralisation de la climatisation, jugée peu compatible avec les enjeux environnementaux. Ils défendent plutôt un ensemble de solutions durables : végétalisation des cours, désimperméabilisation des sols afin de favoriser le rafraîchissement naturel, plantations d'arbres, meilleure isolation thermique des bâtiments, protections solaires sur les baies vitrées et installation de brasseurs d'air dans les classes. Selon l'un des participants, ces aménagements permettraient d'abaisser sensiblement la température intérieure. « Entre une salle à 33 °C et une salle à 28 ou 29 °C avec des brasseurs d'air, la différence est très importante pour les élèves et les enseignants », estime-t-il.

« Les écoles ne peuvent pas passer après »

Au-delà de la chaleur, les participants souhaitent faire de la rénovation des établissements scolaires une priorité budgétaire. Ils rappellent que plusieurs écoles ont déjà bénéficié de travaux, mais jugent le rythme insuffisant. Pour eux, l'investissement dans les écoles doit être considéré comme un choix prioritaire. « Les enfants sont l'avenir. Les écoles ne peuvent pas passer après », affirme un manifestant, qui estime que les investissements éducatifs doivent être placés au premier rang des politiques publiques.

ECOLE RENOVATION CANICULE 2

Une rencontre avec la Ville reportée

La Ville de Besançon avait proposé aux représentants des parents une rencontre ce mercredi à 18 heures, en réponse à leur courrier d'interpellation. Les organisateurs ont toutefois préféré reporter cet échange. Ils souhaitent d'abord réunir les représentants de plusieurs écoles afin d'élaborer une plateforme commune de propositions et présenter à la municipalité un plan d'action partagé à l'échelle de la ville. Cette mobilisation pourrait ainsi constituer la première étape d'un mouvement inter-écoles destiné à obtenir un programme global d'adaptation des établissements scolaires face au réchauffement climatique.

Le reportage de la rédaction 

Des propositions pour adapter durablement les écoles

Dans un texte diffusé à l'occasion de la mobilisation, des parents de l'école Henri-Fertet appellent à dépasser les mesures d'urgence pour engager une véritable adaptation des établissements scolaires au changement climatique. Ils estiment que les ventilateurs ne suffisent pas et plaident pour des solutions durables : rénovation thermique des bâtiments, protections solaires, ventilation naturelle, végétalisation des cours et désimperméabilisation des sols. Ils demandent également la réalisation d'un audit de chaque école afin de définir les aménagements prioritaires, jugeant que les épisodes de fortes chaleurs sont désormais appelés à devenir la norme.

A Lons le Saunier. La Ville poursuit ses actions pour améliorer le confort des élèves face aux épisodes de fortes chaleurs. Deux grandes toiles d'ombrage ont été installées dans la cour de l'école maternelle Paul-Émile Victor afin d'offrir des espaces ombragés pendant les récréations. Cette initiative complète l'achat d'une centaine de ventilateurs pour les établissements scolaires. Prochainement, des brise-soleil orientables seront installés dans les écoles Jean-Jacques Rousseau et François Rollet. La municipalité annonce également le lancement d'un vaste programme de rénovation thermique des écoles de la ville.

L'ancien lycée des Fontenelles, dans le Haut-Doubs, pourrait bientôt retrouver sa vocation éducative. C'est en tout cas l'ambition de Frédérick Gautron, fondateur du projet, qui souhaite y créer un centre de formation destiné aux jeunes de 14 à 20 ans  en rupture avec le système scolaire traditionnel. Selon lui, l'objectif est d'offrir un parcours davantage tourné vers l'insertion professionnelle, en mettant autant l'accent sur les compétences techniques que sur le savoir-être, devenu essentiel aux yeux des employeurs.

L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet 

Un premier pôle consacré à l'hôtellerie-restauration

Frédérick Gautron explique que le projet débutera par un pôle de formation dédié à l'hôtellerie-restauration. Les jeunes évolueront entre une cuisine pédagogique et une cuisine de collectivité afin d'acquérir une expérience concrète des différents environnements de travail. Le fondateur prévoit également la création d'un restaurant d'application ouvert au public. Les stagiaires pourront ainsi se former aux différents aspects du métier : préparation des repas, service en salle, accueil de la clientèle, gestion des encaissements et organisation du service.

L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet 

L'industrie dans un second temps

Un second pôle consacré aux métiers de l'industrie est également envisagé. Son ouverture dépendra toutefois des financements qui pourront être réunis. Frédérick Gautron assume une stratégie de développement progressive. « Nous voulons commencer petit pour grandir sereinement et démontrer que le modèle fonctionne », explique-t-il. Une manière, selon lui, de garantir la pérennité du projet.

Le permis de conduire comme levier d'insertion

Au-delà de la formation professionnelle, Frédérick Gautron souhaite lever l'un des principaux freins à l'emploi en milieu rural : la mobilité. Son projet prévoit ainsi d'accompagner les jeunes vers l'obtention du permis de conduire. Selon lui, disposer d'un véhicule ou du permis est souvent indispensable pour accéder à un emploi dans le Haut-Doubs, où les transports en commun restent limités. L'objectif est donc de proposer un accompagnement global, qui ne se limite pas à l'apprentissage d'un métier mais prépare les jeunes à une insertion durable dans la vie active.

L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet 

Une attestation de compétences et de savoir-être

À l'issue de la formation, les jeunes ne décrocheront ni CAP, ni baccalauréat professionnel, mais une attestation de compétences et de savoir-être. Pour Frédérick Gautron, cette reconnaissance permettra de valoriser les acquis techniques, mais aussi les qualités comportementales recherchées par les employeurs : ponctualité, sérieux, respect des consignes et capacité à travailler en équipe. « Les employeurs ont besoin de savoir que si l'entreprise ouvre à 7 heures, le jeune sera présent à 7 heures. Ce savoir-être est devenu indispensable », souligne-t-il.

L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet 

Une cagnotte pour lancer le projet

Afin de concrétiser cette initiative, une cagnotte en ligne a été ouverte par l'association Les Enfants d'Alain, créée pour porter le projet. Selon son fondateur, cette structure permettra de recueillir des dons, du mécénat et des soutiens bénévoles afin de financer les premières années de fonctionnement du futur centre. L'ambition est de redonner vie à l'ancien lycée des Fontenelles en en faisant un lieu de reconstruction, de formation et d'insertion professionnelle pour des jeunes en difficulté, tout en répondant aux besoins de recrutement des entreprises du Haut-Doubs.

L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet 

Le groupe de la Droite et du Centre au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté réagit au projet de réorganisation des cantines dans plusieurs lycées. S'il se dit favorable à une rationalisation du patrimoine et des cuisines, il dénonce une méthode jugée insuffisamment concertée avec les agents. Les élus s'inquiètent également des conséquences pour les élèves, certains devant, selon eux, se rendre dans un autre établissement pour déjeuner durant la pause méridienne. « Réunir les cuisines, pourquoi pas. Mais imposer de nouveaux trajets aux élèves, c'est non », conclut le communiqué signé par Céline Bähr, Martine Dechaud et Jean-Marie Sermier.