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Un avant-goût d'un projet ambitieux

Présenté en avant-première ce lundi matin, au Kursaal, à Besançon, le film « Juste à temps » de Rachid Bekhaled est encore en cours de finalisation. Le réalisateur précise que seule une version provisoire a été projetée, le long travail de post-production étant toujours en cours. « Nous sommes à 20 % des capacités du projet. La version définitive sera prête fin juillet », explique-t-il. Son ambition est de présenter le film au Festival international du film francophone d'Angoulême, avant de viser, à plus long terme, une sélection au Festival de Cannes, dans la catégorie Premier Regard.

Un récit construit autour des choix de vie

Le cœur du film repose sur une question simple : une seule décision peut-elle changer une existence ? À travers trois jeunes personnages, « Juste à temps » aborde la consommation de protoxyde d'azote, un sujet de santé publique particulièrement actuel. Le récit montre « l'avant, le pendant et l'après », afin de dépasser le simple message de prévention. « On ne peut pas faire de la pédagogie en trois minutes. Il fallait raconter une histoire », souligne Rachid Bekhaled. Le chef opérateur José Rosier insiste sur cette volonté de montrer « ce qui se passe réellement aujourd'hui » en confrontant les personnages aux conséquences de leurs choix.

Un film mêlant plusieurs registres

Loin d'être un simple documentaire de prévention, le réalisateur revendique un véritable film de cinéma. Le scénario mêle violence, science-fiction, suspense, histoire d'amour et surtout espoir. Le personnage principal, surnommé « Tic-Tac », incarne cette possibilité de rédemption malgré un parcours marqué par l'hyperviolence. « On a besoin d'espoir avec ce qu'on entend et ce qu'on voit aujourd'hui », résume le réalisateur.

De jeunes débutants devant la caméra

Le casting repose sur un équilibre entre acteurs expérimentés et jeunes issus des quartiers populaires. Rachid Bekhaled, déjà réalisateur de nombreux courts et moyens métrages consacrés aux problématiques de société, a repris plusieurs comédiens rencontrés lors de son précédent film consacré à la radicalisation, tout en recrutant de nouveaux talents grâce au bouche-à-oreille. Pendant six mois, les participants ont travaillé dans les studios de l'association RP Entertainment, à Besançon. « Certains étaient totalement débutants. Nous avons façonné le projet pendant six mois », explique-t-il. Le réalisateur cite notamment l'exemple d'un jeune acteur très réservé qui, grâce au travail de préparation, a progressivement pris confiance devant la caméra.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

 

FILM PLANOISE 2

 

Planoise, entre réalité sociale et résilience

Le film accorde une place importante au quartier de Planoise, où vivent le réalisateur et plusieurs jeunes comédiens. Interrogé sur le risque de donner une image négative du quartier, Rachid Bekhaled assume ce choix tout en rappelant que son objectif est de montrer autant les difficultés que les réussites. « En général, on retient le mal. Moi, je fais aussi apparaître le bien. »

Plusieurs spectateurs ont salué cette vision équilibrée, rappelant que Planoise est aussi un quartier familial où de nombreux jeunes construisent des parcours positifs malgré les difficultés. L'un d'eux a évoqué « une véritable histoire de résilience » qui dépasse largement les clichés habituellement associés au quartier.

Une coopération franco-suisse

Le projet s'inscrit également dans une démarche transfrontalière. Le scénario alterne entre les décors urbains de Planoise et les paysages de Suisse, notamment autour d'Yverdon ou Neuchâtel. Selon le réalisateur, cette alternance permet de faire coexister la dureté du quotidien et des espaces plus apaisés, tout en illustrant le vivre-ensemble entre les deux territoires.

Le protoxyde d'azote au cœur du message

Le choix de traiter le protoxyde d'azote est directement lié à une expérience personnelle du réalisateur. Il explique avoir perdu un voisin, décédé après avoir consommé ce gaz euphorisant. « C'est une drogue qui ne détruit pas immédiatement mais qui peut provoquer plus tard des paralysies ou des atteintes neurologiques graves Â». Le film entend ainsi sensibiliser le public à un danger encore sous-estimé.

Une déception sur le financement français

Au cours des échanges, Rachid Bekhaled a également regretté l'absence de soutien financier des dispositifs bisontins de politique de la ville. Selon lui, le projet a obtenu des financements côté suisse dans le cadre de la coopération transfrontalière, mais n'a bénéficié d'aucune aide des dispositifs sollicités dans la cité comtoise,  malgré plusieurs demandes. Il espère désormais que la future  Ã©quipe municipale et les partenaires institutionnels accompagneront davantage ce type de projet de prévention.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

 

Une tournée de débats envisagée

Au-delà des festivals, le réalisateur souhaite faire vivre le film dans les établissements scolaires, les associations et les structures jeunesse. L'objectif est d'organiser des projections suivies de débats avec les jeunes afin d'échanger autour des conduites à risque, de la prévention et des choix de vie. « Si des associations veulent accueillir le film à la rentrée, nous répondrons présents », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

À travers une adolescente curieuse et des illustrations ludiques, chercheurs, auteurs et éditeurs lancent une collection destinée à faire découvrir aux jeunes lecteurs le rôle essentiel des microbes dans notre quotidien. Le premier tome du Journal de Chloé vient de paraître aux Presses Universitaires de Franche-Comté.

Un projet de recherche au service des grands défis de demain

Les microbes souffrent souvent d'une mauvaise image. Associés aux maladies et aux infections, ils sont pourtant omniprésents et indispensables au fonctionnement de notre planète. C'est ce message que souhaitent faire passer les chercheurs du projet HARMI (HARnessing MIcrobiomes for Sustainable Development) à travers un nouvel ouvrage jeunesse présenté à Besançon : Le journal de Chloé – Les microbes, mes nouveaux BFF (ou presque) – Enquête n°1. Publié aux Presses universitaires de Franche-Comté, ce premier volume s'inscrit dans une collection de livres graphiques et pédagogiques consacrée aux microbiomes et destinée au jeune public.

À l'origine de cette initiative se trouve HARMI, un programme de recherche d'excellence financé dans le cadre de France 2030 avec le soutien de l'Agence nationale de la recherche (ANR) et de l'Union européenne. Coordonné par Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI, ce projet réunit des chercheurs de plusieurs disciplines autour d'une ambition commune : mieux comprendre les microbes, leurs interactions avec le vivant et leur potentiel pour répondre aux grands défis contemporains. « L'idée est d'utiliser le levier microbien pour répondre aux enjeux de demain », résume Fabrice Martin. Les recherches menées dans le cadre de HARMI concernent aussi bien la santé humaine et animale que l'agriculture durable, l'alimentation, la préservation de l'environnement ou encore l'adaptation au changement climatique.

L'interview de la rédaction : Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI 

Faire dialoguer science et société

Le livre s'inscrit dans le quatrième pilier du projet HARMI, consacré au lien entre science et société. Pour les chercheurs, il était important de trouver une nouvelle manière de transmettre leurs travaux au grand public et plus particulièrement aux jeunes générations. « Nous savons que les enfants et les adolescents influencent souvent les comportements au sein de leur famille. Ils participent aux changements de demain », souligne M. Martin. L'objectif est donc double : transmettre des connaissances scientifiques tout en développant l'esprit critique des futurs citoyens. Le projet est né de la volonté des scientifiques impliqués dans HARMI de créer un outil de médiation original. Grâce au partenariat avec le Centre de Culture Scientifique Louis Pasteur, ils ont rencontré l'autrice Claire Morel et l'illustratrice Charlotte Cornudet. Très rapidement, l'idée d'un récit illustré s'est imposée.

Chloé, une collégienne à la découverte du monde microbien

Le livre suit les aventures de Chloé, une adolescente qui doit réaliser un devoir de sciences de la vie et de la Terre. À travers ses recherches, ses échanges avec sa mère et ses professeurs, elle découvre progressivement l'univers des microbes. Où vivent-ils ? À quoi servent-ils ? Pourquoi sont-ils si importants ? Autant de questions qui rythment l'enquête menée par la jeune héroïne. « Nous avons voulu montrer que ce sujet concerne tout le monde », explique Claire Morel. « Les microbes touchent à la santé, à l'environnement, à l'alimentation. Nous sommes partis de questions très concrètes du quotidien pour rendre ces notions accessibles aux plus jeunes ».  Le récit mêle ainsi aventure, humour, vie quotidienne et découvertes scientifiques.

L'interview de la rédaction : Claire Morel, autrice 

Une immersion au cœur des laboratoires

Pour construire l'ouvrage, Claire Morel et Charlotte Cornudet ont passé plusieurs mois à rencontrer les chercheurs du projet HARMI. Les deux créatrices ont visité des laboratoires, observé les équipements scientifiques et découvert des domaines de recherche qu'elles connaissaient peu. « Nous ne connaissions pratiquement rien aux microbes au départ », reconnaît Claire Morel. « Les chercheurs ont pris énormément de temps pour nous expliquer leurs travaux et se sont véritablement prêtés à l'exercice pédagogique ». Les scientifiques ont également participé à de nombreuses relectures afin de garantir la rigueur du contenu. « Cela nous a permis de prendre des libertés dans la narration tout en sachant que les informations seraient validées », poursuit l'autrice.

L'interview de la rédaction : Charlotte Cornudet, illustratrice et graphiste 

Cinq chercheurs au cœur de l'enquête

Le premier tome s'appuie sur les travaux de cinq scientifiques impliqués dans HARMI :

  • Laurent Philippot, spécialiste des microbes du sol et de la santé des plantes ;
  • Didier Hocquet, chercheur au CHU de Besançon sur les bactéries résistantes aux antibiotiques ;
  • Hervé Alexandre, spécialiste des ferments microbiens dans l'alimentation ;
  • Emmanuelle Guenin, géologue qui étudie le rôle des bactéries dans la formation des roches ;
  • Michel Chalot, spécialiste de la dépollution des sols par les micro-organismes.

Ces rencontres ont permis aux autrices de découvrir à quel point les microbes interviennent dans des domaines très différents. « Ce qui nous a frappées, c'est que les microbes peuvent parfois aider à réparer certaines des dégradations causées par l'activité humaine », souligne Charlotte Cornudet.

Le dessin comme outil de vulgarisation

Illustratrice et graphiste, Charlotte Cornudet a participé à l'ensemble des visites de laboratoires afin de nourrir son travail graphique. « J'avais besoin de voir les lieux, les machines, les panneaux de sécurité et toute cette ambiance particulière pour pouvoir ensuite la retranscrire dans les dessins », explique-t-elle. Le livre prend la forme d'un carnet de bord tenu par Chloé. Schémas, annotations manuscrites, dessins humoristiques et scènes de la vie quotidienne accompagnent les explications scientifiques. « Il faut trouver un équilibre entre une histoire suffisamment ludique pour accrocher les lecteurs et un contenu scientifique suffisamment riche pour transmettre des connaissances », précise l'illustratrice.

Déconstruire les idées reçues

L'un des objectifs majeurs de l'ouvrage est de changer le regard porté sur les microbes. Car si certains sont responsables de maladies, la très grande majorité joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du vivant. Les microbes participent à la fertilité des sols, à la croissance des plantes, à la fabrication de nombreux aliments, à la santé humaine ou encore à la dépollution de certains milieux. « Le projet HARMI vise à mieux comprendre tous les services rendus par ces microbes », rappelle Fabrice Martin. Cette approche permet d'aborder des enjeux contemporains majeurs comme la transition agroécologique, la sécurité alimentaire, la santé publique ou la protection de l'environnement.

Un outil de culture scientifique

Au-delà de la vulgarisation, les partenaires du projet voient dans cet ouvrage un moyen de renforcer le dialogue entre la recherche et la société. Dans un contexte marqué par la circulation de fausses informations et la remise en cause de certaines connaissances scientifiques, plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de rendre la science plus accessible. « Nous devons faire l'effort de communiquer et montrer en quoi la démarche scientifique est utile à la société. Il faut aussi combattre les contre-vérités et apporter la connaissance au plus grand nombre », estime Fabrice Martin.

Quatre tomes déjà programmés

Ce premier volume n'est qu'un début. Selon Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté, la collection comptera quatre enquêtes mettant en scène Chloé, qui grandira au fil des ouvrages. Le deuxième tome est déjà en préparation et sera consacré à la fermentation. Disponible dès à présent en librairie, ce premier opus marque le lancement d'une collection qui entend démontrer qu'il est possible de parler de science autrement, en racontant des histoires capables de susciter la curiosité tout en donnant aux jeunes lecteurs les clés pour mieux comprendre le monde qui les entoure.

L'interview de la rédaction : Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté

La Communauté de communes du Grand Pontarlier a ouvert  le 17 juin les inscriptions à son programme d'animations estivales destiné aux jeunes de 4 à 17 ans. Au programme des vacances de juillet et d'août : ateliers créatifs, découverte de la nature, musique, clown, maraîchage, escape game, mandalas, BD et manga, enquêtes scientifiques ou encore sophrologie.

De nombreuses activités sportives sont également proposées, parmi lesquelles la capoeira, l'escrime, le golf, le VTT, l'équitation, l'athlétisme et les multi-activités nautiques. Les tarifs sont fixés à 6,50 euros par stage pour les résidents du territoire et à 13 euros pour les non-résidents. Les inscriptions se déroulent au service Éducation, Jeunesse et Politique de la Ville, rue de la République à Pontarlier.

Les 20 et 21 juin prochains, le CA Pontarlier Football organisera la 21e édition de la PONTACUP. Avec près de 1 000 jeunes joueurs attendus, 80 équipes engagées et l'arrivée d'un tournoi féminin, l'événement s'annonce comme l'un des temps forts du football de jeunes en Franche-Comté.

Un rendez-vous devenu incontournable

Année après année, la PONTACUP s'est imposée comme un événement majeur du calendrier sportif local. Organisée par le CA Pontarlier Football, cette compétition dédiée aux jeunes rassemble des clubs venus de tout le territoire dans un esprit de convivialité et de partage. Le tournoi se déroulera sur deux jours. Les catégories U11 seront à l'honneur le samedi 20 juin, tandis que les U13 prendront le relais le dimanche 21 juin. Avec 80 équipes engagées et près de 1 000 jeunes footballeurs attendus, l'édition 2026 confirme l'attractivité grandissante de la manifestation.

Une place renforcée pour le football féminin

La grande nouveauté de cette 21e édition réside dans la création d'un tournoi entièrement consacré aux féminines. Pas moins de 16 équipes féminines, réparties dans les catégories U13 et U15, participeront aux rencontres tout au long du week-end. Une initiative qui témoigne de la volonté du club de contribuer au développement du football féminin sur le territoire et de lui offrir une visibilité accrue.

Des valeurs toujours au cœur de l'événement

Malgré son ampleur, la PONTACUP reste fidèle aux valeurs qui ont fait son succès depuis sa création : fair-play, respect, plaisir de jouer et convivialité. Des principes que le CA Pontarlier Football entend transmettre aux jeunes générations à travers cette compétition qui privilégie autant l'expérience humaine que le résultat sportif.

Un équipement offert à chaque équipe

Pour la troisième année consécutive, chaque équipe participante recevra un équipement complet composé d'un maillot, d'un short et de chaussettes aux couleurs de son club. Cette opération est rendue possible grâce au soutien des partenaires de l'événement. Les jeunes joueurs porteront ces tenues durant toute la compétition et pourront ensuite les conserver en souvenir de leur participation.

Une compétition connectée

Afin de permettre aux familles, supporters et clubs de suivre la compétition en direct, une application dédiée à la PONTACUP diffusera les résultats en temps réel. L'événement bénéficiera également d'une importante couverture numérique avec des lives Facebook et Instagram tout au long du week-end, offrant ainsi une visibilité élargie à cette manifestation devenue l'une des références du football de jeunes dans le Haut-Doubs.

C'est une nouveauté importante du baccalauréat 2026. Ce vendredi matin, les élèves de Première générale et technologique ont découvert une nouvelle épreuve de mathématiques organisée pour la première fois dans le cadre des épreuves anticipées du baccalauréat. Au lycée Louis-Pasteur de Besançon, la rectrice de l'académie de Besançon, Nathalie Albert-Moretti, a assisté au lancement de cette nouvelle évaluation, accompagnée des services académiques. Près de 550 000 lycéens étaient concernés à l'échelle nationale par cette épreuve destinée à évaluer la maîtrise des connaissances fondamentales en mathématiques. Ils sont environ 8.000 dans l’académie de Besançon.

Vérifier les automatismes et les bases

Cette nouvelle épreuve se déroule sans calculatrice, à l'exception de certains candidats bénéficiant d'aménagements particuliers, notamment des élèves souffrant de dyscalculie, qui peuvent utiliser une calculatrice simple, sans mémoire et non programmable. Selon Sandrine Boquestal, directrice des examens et concours de l'académie de Besançon, l'épreuve comporte « une partie automatismes qui consiste à vérifier les connaissances de base » ainsi qu'une seconde partie davantage tournée vers le raisonnement mathématique. Calcul mental, algèbre, géométrie et logique figurent ainsi parmi les compétences évaluées. L'objectif est de s'assurer que les élèves maîtrisent les fondamentaux avant d'aborder des raisonnements plus complexes.

 

L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon 

 

BAC MATHS 2026 2

Une organisation particulièrement sensible

Pour les services académiques, l'enjeu n'est pas seulement pédagogique mais également organisationnel. Cette première édition a nécessité une vigilance accrue. « La grande hantise de la direction des examens et concours, c'est une erreur d'ouverture de sujet ou une erreur de distribution », explique Sandrine Boquestal.  La complexité est renforcée par l'existence de plusieurs sujets différents : un pour la voie technologique et deux pour la voie générale, selon que les candidats suivent ou non la spécialité mathématiques. Chaque sujet doit être distribué avec précision afin d'éviter toute erreur susceptible de perturber le déroulement de l'épreuve.

Une réponse aux inquiétudes sur le niveau en mathématiques

Cette nouvelle évaluation s'inscrit dans une volonté nationale de renforcer les apprentissages fondamentaux. Depuis plusieurs années, les résultats des élèves français en mathématiques alimentent les débats sur le niveau scolaire. L'épreuve vise également à redonner une place au calcul mental et aux automatismes parfois délaissés avec l'utilisation généralisée des calculatrices et des outils numériques. Pour certains enseignants, ce retour aux bases constitue une évolution positive. D'autres s'interrogent toutefois sur un format qui pourrait privilégier la rapidité d'exécution davantage que la réflexion approfondie.

Le baccalauréat, un cap vers l'âge adulte

Après l'épreuve écrite de français organisée jeudi, cette nouvelle évaluation de mathématiques constitue la deuxième étape des épreuves anticipées passées en classe de Première. Les oraux de français se dérouleront du 22 juin au 29 juin. Dès lundi, les élèves de Terminale entreront à leur tour dans la phase décisive du baccalauréat avec la philosophie puis les enseignements de spécialité. Pour Sandrine Boquestal, le baccalauréat conserve une forte valeur symbolique. Au lycée Pasteur de Besançon, cette première édition s'est déroulée sans incident particulier. Reste désormais à analyser les résultats afin de mesurer l'impact de cette nouvelle épreuve sur les apprentissages des lycéens.

L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon 

Le CA Pontarlier évoluera la saison prochaine en championnat national U19. Les jeunes Pontissaliens ont validé leur accession dimanche en s'imposant 2 à 0 sur la pelouse du Racing Besançon. Avec 17 victoires, 2 matchs nuls et seulement 3 défaites, les Haut-Doubistes décrochent le titre de leur groupe Bourgogne-Franche-Comté et accèdent au niveau national, une belle récompense pour cette génération.

La section sportive féminine du collège Victor-Hugo de Besançon participera aux championnats de France UNSS du 8 au 11 juin à Canet-en-Roussillon. Les jeunes Bisontines représenteront leur établissement lors de cette compétition nationale après leur qualification. Leurs résultats et leur parcours pourront être suivis tout au long de l'événement sur les réseaux sociaux de la section sportive. Une belle récompense pour les élèves et leurs encadrants.

À Morteau, le Conseil des Jeunes organise une Journée des Talents le samedi 27 juin, de 14 h à 17 h, rue Barral, à l'occasion de la grande braderie. Les habitants âgés de 10 à 99 ans sont invités à venir présenter leurs passions et leurs savoir-faire : chant, musique, poésie, peinture, sport, écriture, sculpture ou encore mixage.

Une scène et des stands seront mis à disposition pour permettre à chacun de s'exprimer. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 21 juin sur le site de la Ville. Les jeunes élus espèrent ainsi favoriser les rencontres entre générations et mettre en valeur les talents locaux. Pour participer : https://www.morteau.org/la-journee-des-talents-conseil-des-jeunes

La Mission Locale Haut-Doubs organisera, le jeudi 18 juin, la deuxième édition de son Forum des Possibles à la Maison des associations de Pontarlier. Cet événement, mené en partenariat avec de nombreux acteurs du territoire, vise à accompagner les jeunes et les demandeurs d'emploi dans la construction de leur avenir professionnel et personnel. Au programme : découverte de métiers et de parcours inspirants, rencontres avec des professionnels et associations locales, ateliers interactifs et espaces d'échanges. L'objectif est d'aider les participants à élargir leurs perspectives et à identifier les opportunités offertes sur le territoire. Le rendez-vous se tiendra de 13 h 30 à 16 h 30.

À côté des performances sportives, les championnats de France UNSS d'escalade organisés cette semaine à la salle Marie-Paradis de Besançon sont aussi l'occasion de mener des actions de prévention auprès des jeunes participants. Parmi les intervenants figure Félix, élève de première au lycée Louis Pasteur de Besançon.

Une sensibilisation par les jeunes pour les jeunes

Durant la compétition, le lycéen bisontin va à la rencontre des collégiens et lycéens venus de toute la France pour les informer sur les risques liés à l'exposition au soleil. « Nous sommes là pour faire de la prévention sur les risques liés au soleil. L'escalade est une activité particulièrement concernée puisque les pratiquants passent souvent de longues heures en extérieur », explique-t-il. Cette intervention s'inscrit dans une démarche originale de transmission entre jeunes, avec un discours adapté aux habitudes et aux préoccupations des adolescents. « L'intérêt, c'est de parler directement de jeunes à jeunes. On utilise un langage plus accessible et les messages sont souvent mieux entendus et mieux retenus », souligne Félix.

 

Une formation assurée par des étudiants en médecine

Avant de participer à cette action de prévention, Félix et plusieurs de ses camarades ont bénéficié d'une formation dispensée au lycée Pasteur par des étudiants en médecine. Ces derniers leur ont présenté les dangers des rayonnements ultraviolets, les moyens de protection et les signes d'alerte permettant de repérer un éventuel cancer de la peau. « Nous avons eu une intervention d'internes en médecine qui nous ont formés sur les risques liés au soleil, les comportements à adopter et les moyens de prévention », précise le lycéen. L'objectif est désormais de transmettre ces connaissances à d'autres jeunes dans le cadre d'événements sportifs ou scolaires.

Le bronzage, un faux ami

Au cours de leurs échanges avec les participants, les jeunes intervenants s'efforcent également de déconstruire certaines idées reçues. « Le bronzage reste souvent associé à une image positive. Pourtant, il traduit une agression de la peau par les rayons UV », rappelle Félix. Le lycéen insiste aussi sur le fait que le cancer de la peau peut concerner tout le monde, y compris les personnes à la peau foncée. Pour illustrer son propos, il cite notamment le cas du chanteur Bob Marley, décédé des suites d'un mélanome.

La méthode ABCDE pour repérer les signaux d'alerte

Le jeune intervenant  présente également la méthode dite « ABCDE », utilisée pour repérer d'éventuelles anomalies sur les grains de beauté. L'asymétrie, l'aspect des bordures, les variations de couleur, le diamètre ou encore l'évolution d'un grain de beauté doivent alerter et conduire à consulter un médecin. « Si plusieurs de ces critères sont présents, il est important d'en parler à un professionnel de santé », explique Félix.

L'interview de la rédaction : Félix 

 

Des conseils simples pour se protéger

Le message principal reste toutefois la prévention. Il est recommandé d'éviter les expositions prolongées au soleil, particulièrement entre 11 heures et 16 heures, lorsque les rayonnements UV sont les plus intenses. Le port de vêtements couvrants, d'un chapeau à larges bords et l'application régulière de crème solaire font également partie des gestes essentiels. À travers cette action menée en marge des championnats de France UNSS d'escalade, les organisateurs montrent que le sport scolaire peut aussi être un vecteur de sensibilisation à des enjeux de santé publique.

L'interview de la rédaction : Félix