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Une dizaine de personnes ont tenté de déplacer samedi 13 juin les palmiers récemment installés sur le pont Battant à Besançon pour les déposer devant l'hôtel de ville. Cette action symbolique visait à dénoncer la politique de fleurissement du maire Ludovic Fagaut, qui a porté le budget consacré aux espaces fleuris de 50 000 à 250 000 euros. Parmi les participants figurait Benoît Cypriani, ancien adjoint d'Anne Vignot, conduit au commissariat pour une vérification d'identité.

La municipalité annonce une plainte

La municipalité dénonce une tentative de vol et de dégradation. Elle annonce le dépôt d'une plainte et rappelle que plusieurs massifs floraux ont déjà été visés ces derniers jours. Pour l'exécutif municipal, ces actions portent atteinte aux aménagements réalisés dans l'espace public.

Les écologistes défendent une démarche citoyenne

De son côté, Anthony Poulin, président du groupe des élus Les Écologistes, Génération.s et Société civile, estime que l'action relevait d'une démarche « symbolique et citoyenne ». Il souligne qu'aucune dégradation n'a été constatée et s'interroge sur l'intervention des forces de l'ordre ainsi que sur la médiatisation de l'identité d'un participant. Selon lui, « criminaliser des initiatives revendicatives » éloigne le débat des questions de fond.

Au-delà des palmiers, un débat sur la ville

Pour l'élu écologiste, cette polémique dépasse la seule question esthétique. Elle renvoie à la place du vivant dans l'espace public et aux choix de végétalisation face aux enjeux climatiques. Cette affaire illustre ainsi les divergences persistantes entre les partisans d'un embellissement urbain assumé par la majorité municipale et ceux qui défendent des aménagements davantage orientés vers l'adaptation écologique de la ville.

Jusqu’au 14 juin, le territoire de Grand Besançon Métropole vit au rythme de la nouvelle édition de Grandes Heures Nature. Présenté cette semaine à la Citadelle, le rendez-vous consacré aux sports de pleine nature entend franchir un nouveau cap, tant en matière de fréquentation que de rayonnement touristique.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Plus de 4 000 sportifs attendus

Après avoir réuni entre 3 300 et 3 500 participants en 2025, les organisateurs visent désormais plus de 4 000 engagés sur les différentes épreuves. Plus de 25 000 visiteurs sont également attendus tout au long du week-end. Pour le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, le festival doit désormais changer d'échelle. « Aujourd'hui, il faut que ce festival voie plus grand, voie plus large. Nous devons inscrire Grand Besançon Métropole dans le paysage national comme la référence du sport outdoor », affirme-t-il. L'élu voit dans cette manifestation bien plus qu'un simple rendez-vous sportif. « L'outdoor est un levier d'attractivité, mais aussi un levier de développement économique », insiste-t-il.

Faire du Grand Besançon une référence nationale

L'ambition est clairement affichée : attirer davantage de visiteurs venus de toute la France et renforcer l'image du territoire comme destination de pleine nature. « Nous devons faire venir davantage de touristes pour pratiquer les activités proposées pendant ces quatre jours. Besançon et Grand Besançon Métropole ont l'ambition commune d'installer durablement cet événement et notre territoire de jeu grandeur nature comme une référence au niveau national », poursuit Ludovic Fagaut. Pour les élus, Grandes Heures Nature constitue ainsi une vitrine du territoire, capable de valoriser à la fois les activités sportives, le patrimoine, les paysages et les savoir-faire locaux.

Un terrain de jeu unique entre nature et patrimoine

Le coup d'envoi sera donné le jeudi 11 juin à la Citadelle avant trois journées d'animations concentrées autour du site de Chamars. Au total, 22 communes de Grand Besançon Métropole seront concernées par les différents parcours, représentant près de 180 kilomètres d'itinéraires à travers forêts, collines, villages et sites patrimoniaux. Pour Willy Joly, directeur du festival, cette richesse constitue la principale force de Grandes Heures Nature. « En moins de cinq minutes depuis le centre-ville, on peut être en immersion dans un espace naturel. Avec nos sept collines, nos forts et notre patrimoine, le territoire offre un terrain de jeu exceptionnel », explique-t-il. Le responsable insiste également sur la complémentarité entre pratique sportive, découverte du patrimoine et mise en valeur des paysages du Grand Besançon.

L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature

Le swimrun, grande nouveauté de l'édition 2026

Parmi les nouveautés figure l'arrivée du swimrun, une discipline en plein développement associant course à pied et natation en eau libre. Les concurrents alterneront plusieurs portions de course et de nage dans le Doubs. Le grand parcours reliera Roche-lez-Beaupré à Chamars. « Cette épreuve permet de retrouver la rivière comme terrain sportif. Elle confirme que le Doubs est un élément central du territoire », souligne Willy Joly.

L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature

Des épreuves pour tous les publics

Le programme comprendra également plusieurs rendez-vous devenus incontournables :

  • l'Ekiden, marathon couru en relais par équipes de six ;
  • le Raid Expérience sur des parcours secrets de 30 ou 60 kilomètres ;
  • le Raid Kids destiné aux familles ;
  • la randonnée gourmande ;
  • les animations et initiations à l'escalade.

Cette dernière discipline, qui se déroulera ce jeudi soir, à 19h30, à la Citadelle, bénéficie d'une mise en scène spectaculaire avec un show immersif mêlant vidéo, lumière et performances sportives. Un ancien champion du monde d'escalade est annoncé comme invité d'honneur. Près de 1 000 scolaires participeront également aux activités organisées le vendredi.

Un festival tourné vers l'avenir

Au-delà de l'aspect sportif, Grandes Heures Nature entend promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement. Le village outdoor installé à Chamars proposera des espaces consacrés au sport-santé, au tourisme durable et à la préservation des milieux naturels.

Créé en 2019, le festival poursuit sa montée en puissance. Pour les élus du Grand Besançon, l'objectif est désormais clair : faire du territoire une destination incontournable des sports de nature et un moteur d'attractivité touristique et économique pour toute la région.

 

 

Après la décision du tribunal administratif de Besançon suspendant l'arrêté préfectoral qui interdisait la conférence de Salah Hamouri dans le cadre du Besac Antifa Fest, l'élue municipale bisontine Sévérine Véziès a  réagi. Dans un communiqué, elle estime que cette décision constitue également un désaveu pour le président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut et son adjoint Franck Monneur, qu'elle accuse d'avoir contribué à la polémique autour de la venue du militant franco-palestinien. Elle dénonce également l'annulation de la réservation d'une salle municipale avant même la décision de justice. Pour Sévérine Véziès, cette suspension représente « une grande victoire » pour les défenseurs de la cause palestinienne et de la liberté d'expression.

Les 20 et 21 juin prochains, Besançon vivra au rythme de la 12e édition des 24 Heures du Temps. Installé dans l'écrin prestigieux du palais Granvelle et du Musée du Temps, l'événement mettra cette année le « vintage » à l'honneur. Plus de 15 000 visiteurs sont attendus pour ce rendez-vous devenu incontournable de l'horlogerie et des microtechniques.

Un festival au cœur de l'identité bisontine

Pour Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole, les 24 Heures du Temps constituent bien davantage qu'une simple manifestation culturelle. « Ce festival est l'occasion de célébrer notre savoir-faire horloger et en mécanique d'art, inscrit depuis 2020 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco », rappelle-t-il. Le président de la collectivité souligne le poids économique considérable de cette filière sur le territoire. Grand Besançon Métropole accueille aujourd'hui une cinquantaine d'entreprises horlogères représentant près de 1 800 emplois. Plus largement, l'écosystème des microtechniques rassemble plus de 400 entreprises et près de 12 000 emplois dans des secteurs aussi variés que l'horlogerie, le médical, l'aéronautique ou encore la défense. De la formation à la certification, toute la chaîne de valeur est présente sur le territoire, avec notamment le lycée Jules-Haag, SupMicrotech, Femto-ST, l'Institut UTINAM, les manufactures horlogères, les sous-traitants spécialisés et l'Observatoire de Besançon, dépositaire du prestigieux poinçon à tête de vipère.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole 

Plus de 100 exposants attendus

Cette nouvelle édition réunira plus de 100 exposants, dont une quarantaine de marques horlogères, cinq artisans d'art, quatre fabricants de composants et accessoires, plusieurs organismes de recherche et de formation ainsi qu'une importante bourse horlogère particulièrement attendue des collectionneurs. Parrain de cette édition, le journaliste horloger du Figaro, Judikaël Hirel, viendra partager son expertise auprès du public. Le sommet interprofessionnel de l'horlogerie et de la mécanique d'art devrait également réunir plus d'une centaine de professionnels.

Le vintage comme fil conducteur

Première vice-présidente de Grand Besançon Métropole et véritable cheville ouvrière du festival depuis ses débuts, Catherine Barthelet a dévoilé les grandes lignes de cette édition placée sous le signe du vintage. « Nous voulons faire briller le passé, le présent et l'avenir », résume-t-elle. Le thème retenu permettra de mettre en valeur aussi bien les montres anciennes que les savoir-faire qui continuent d'inspirer les créations contemporaines. Au cœur du festival, une capsule temporelle invitera les visiteurs à voyager à travers les décennies. De nombreux exposants joueront également le jeu du vintage dans leurs scénographies et leurs présentations. Le public pourra découvrir des objets emblématiques du quotidien, observer des pièces horlogères historiques ou encore assister à des démonstrations mêlant patrimoine et innovations.

L'interview de la rédaction : Jean-Loup Caron, président de l'association des amateurs d'horlogerie ancienne à Besançon, organisateur de la bourse horlogère 

 

Entre mémoire et innovation

Parmi les nouveautés, un espace central consacré à l'horlogerie permettra au grand public de mieux comprendre les métiers et les technologies du secteur. Un film d'époque intitulé « L'Heure française », réalisé dans les années 1970, sera projeté pour replonger les visiteurs dans l'histoire industrielle française. Les cinq panneaux historiques retraçant l'évolution du Salon international de l'horlogerie de Besançon, devenu Micronora, seront également présentés. Autre temps fort : les visites commentées du musée Maty, qui retrace plus de 70 ans d'histoire de l'une des marques emblématiques du territoire.

Une ambition renforcée

Soutenu par Grand Besançon Métropole, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs, France Éclat, la Société Française des Microtechniques et de Chronométrie ainsi que plusieurs partenaires historiques, le festival dispose d'un budget de 122 000 euros. Pour Ludovic Fagaut, l'objectif est désormais clair : poursuivre le développement de l'événement. « Nous voulons que les 24 Heures du Temps prennent encore davantage d'épaisseur et rayonnent toujours plus largement », affirme le président de Grand Besançon Métropole. Douze ans après sa création, le festival confirme ainsi sa place parmi les grands rendez-vous nationaux dédiés à l'horlogerie et aux savoir-faire d'excellence.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole 

A J+2  des incidents survenus dans le centre-ville de Besançon après la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, condamne fermement les violences. L'élu apporte son soutien aux commerçants, aux riverains et aux forces de l'ordre, tout en appelant à une réponse judiciaire ferme.

« Une poignée de délinquants est venue gâcher la fête »

Pour Ludovic Fagaut, les débordements observés samedi soir ne peuvent être assimilés à un rassemblement de supporters. « Ce ne sont pas des spectateurs ni des supporters. Ce sont des voyous et des délinquants qui n'ont pas leur place dans l'espace public », affirme-t-il. Le maire explique avoir été en contact étroit avec le directeur interdépartemental de la police nationale dès les premiers signalements de troubles. Selon lui, l'intervention rapide des forces de l'ordre a permis de rétablir la sécurité au cœur de la ville. « La police nationale a fait ce qu'il fallait en envoyant immédiatement des équipes sur place pour rétablir l'ordre et la sécurité », estime-t-il.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Soutien aux commerçants, aux habitants et aux policiers

Ludovic Fagaut souligne que les incidents de Besançon s'inscrivent dans un contexte national, plusieurs villes françaises ayant connu des violences similaires après la finale. Face à cette situation, il tient à exprimer son soutien aux commerçants touchés, aux riverains mais aussi aux policiers mobilisés. « Ces faits sont inqualifiables et impardonnables », insiste-t-il. L'élu rappelle que cinq personnes ont été interpellées et indique avoir échangé avec le procureur de la République afin que des suites judiciaires soient données. « Il faut que la justice prenne sa part », déclare-t-il.

La question d'une fan-zone reste ouverte

Interrogé sur la possibilité de mettre en place une fan-zone lors de prochains grands rendez-vous sportifs, le maire rappelle que la Ville a déjà  pris certaines mesures pour encadrer la diffusion des rencontres. Un arrêté municipal autorise notamment les cafetiers à retransmettre les matchs dans des conditions strictement réglementées, avec des écrans de taille limitée et un encadrement particulier des installations sur l'espace public. Concernant une éventuelle fan-zone, Ludovic Fagaut estime que le dispositif est plus complexe à mettre en Å“uvre. « Cela nécessite de sécuriser l'ensemble du périmètre et les rues adjacentes », explique-t-il. Aucune fan-zone n'est actuellement prévue, même si la municipalité n'exclut pas d'étudier cette possibilité à l'avenir.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

« Les critiques ne sont pas dans la réalité »

Alors que certaines voix de l’opposition municipale  dénoncent une intervention policière jugée trop musclée, le maire rejette ces accusations. Selon lui, les forces de l'ordre sont intervenues pour répondre à des actes de violence commis par des individus déterminés à troubler l'ordre public. « Ce sont bien des voyous et des délinquants qui sont venus perturber le centre-ville », affirme-t-il. Ludovic Fagaut rappelle également que cinq policiers ont été légèrement blessés au cours des opérations. « Je leur souhaite un prompt rétablissement », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Renforcer la sécurité pour les prochains événements

Pour le maire de Besançon, la priorité est désormais d'éviter que de tels incidents ne se reproduisent lors des prochaines manifestations sportives ou festives. Tout en soulignant que la rencontre s'était déroulée dans une ambiance globalement festive, il estime qu'une minorité d'individus a volontairement provoqué les affrontements. « Quand une poignée de délinquants agit, les forces de l'ordre doivent intervenir », résume-t-il, réaffirmant son soutien « total et entier » aux policiers mobilisés samedi soir.

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La section bisontine de la France insoumise monte au créneau après la publication d'un arrêté anti-mendicité signé par l'adjoint au maire de Besançon, Ludovic Fagaut. La mesure concerne plusieurs secteurs du centre-ville ainsi que la zone commerciale de Châteaufarine. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les militants et élus insoumis dénoncent une décision qu'ils jugent « grave socialement et symboliquement ». Ils regrettent notamment l'absence de débat préalable au sein du conseil municipal et accusent la majorité municipale d'avoir agi sans véritable discussion publique.

« Une politique de stigmatisation »

Pour la France insoumise, cet arrêté ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées dans l'espace public mais participe à une politique de « stigmatisation » des personnes les plus précaires. Le mouvement estime que la mesure vise davantage à éloigner la pauvreté des zones les plus fréquentées qu'à traiter les causes de la précarité. Les auteurs du communiqué rappellent que le Conseil de l'Europe a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, considérés comme discriminatoires et contraires aux droits sociaux fondamentaux.

Des outils juridiques déjà existants

La France insoumise souligne que les comportements portant réellement atteinte à l'ordre public, comme les agressions, les menaces, l'ivresse publique ou la mendicité coercitive, peuvent déjà être sanctionnés par les dispositifs légaux existants. Selon le mouvement, l'arrêté municipal relève donc d'un choix politique davantage que d'une nécessité juridique ou sécuritaire.

Un recours envisagé

Les insoumis accusent également la municipalité de privilégier les réponses sécuritaires et la communication au détriment des politiques sociales de fond. Ils citent notamment les questions du logement, de la santé mentale, des addictions, du pouvoir d'achat ou encore de la lutte contre la précarité. La France insoumise annonce enfin qu'elle examinera le contenu précis de l'arrêté avec des juristes afin d'étudier d'éventuels recours. Elle indique également vouloir lancer un appel à la mobilisation citoyenne contre cette mesure qu'elle juge contraire à sa vision d'une ville « solidaire, digne et humaine ».

« Ramener la sérénité dans l'espace public »

La Ville de Besançon remet en place un arrêté anti-mendicité agressive. Le document, signé ce vendredi  matin par le maire Ludovic Fagaut, est entré en vigueur immédiatement et s'appliquera jusqu'au 15 octobre 2026 dans plusieurs secteurs du centre-ville et à Châteaufarine. Aux côtés de Jean-Pascal Riès, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, et de Myriam Lemercier, adjointe en charge de la politique de la ville, le maire a présenté cette mesure comme une réponse aux nombreuses plaintes enregistrées ces dernières semaines. « Les Bisontins nous ont élus pour ramener de la sérénité dans les quartiers et mettre fin à cette mendicité agressive et à l'ivresse sur la voie publique », a déclaré Ludovic Fagaut.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Une situation jugée « intenable »

L'exécutif municipal estime que les beaux jours favorisent le retour de comportements problématiques dans certains secteurs du centre-ville. Selon la Ville, commerçants, riverains et touristes expriment régulièrement leur exaspération face à des situations de mendicité agressive, d'alcoolisation sur la voie publique, de nuisances sonores et de troubles à l'ordre public. Pour justifier son arrêté, la municipalité avance plusieurs chiffres relevés entre le 15 avril et le 20 mai : 60 mains courantes enregistrées ; 29 troubles à la tranquillité publique ou attroupements agressifs ; 15 faits d'ivresse ou de consommation d'alcool sur la voie publique ; 6 rixes ; 6 vols et une vingtaine de courriels adressés par des commerçants, habitants et représentants professionnels. « Les habitants n'en peuvent plus », a affirmé le maire, évoquant notamment les témoignages recueillis lors de la récente visite ministérielle dans le quartier Battant.

Quels secteurs sont concernés ?

L'arrêté s'applique quotidiennement de 10 h à 20 h sur plusieurs secteurs identifiés comme sensibles : la Grande Rue, du pont Battant à la rue de la Préfecture ; la place Pasteur ; la place du 8-Septembre ; la rue Battant ; la rue Claude-Pouillet ; la rue Champrond ; le square Saint-Amour ; le passage Pierre-Adrien-Paris et les abords des Halles Beaux-Arts ; la place de la Révolution et la zone commerciale de Châteaufarine.

La mendicité agressive dans le viseur

La municipalité insiste sur le fait que l'arrêté ne vise pas la précarité mais certains comportements. La mendicité simple reste autorisée. En revanche, sont visés les comportements jugés agressifs : sollicitation insistante, intimidation, menaces, insultes, saisie physique d'un passant, alcoolisation sur la voie publique, regroupements générant des troubles ou encore présence de chiens provoquant nuisances, danger ou problèmes de propreté. « Lorsqu'une personne vous suit, vous interpelle à plusieurs reprises ou vous prend le bras pour obtenir de l'argent, cela devient de la mendicité agressive », a expliqué Ludovic Fagaut.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un arrêté mais aussi un accompagnement social

Ludovic Fagaut et Myriam Lemercier ont tenu à souligner que la réponse municipale ne serait pas uniquement répressive. La Ville affirme poursuivre son travail d'accompagnement en lien avec le Centre communal d'action sociale (CCAS), les centres médico-sociaux du Département et plusieurs associations. « La dignité des personnes précaires doit être respectée, mais celle des habitants également », a rappelé le maire.  Pour Myriam Lemercier, la prévention et le suivi social demeurent essentiels : « Ces personnes n'ont pas choisi cette situation. L'accompagnement doit continuer. »

Des sanctions prévues

Le non-respect de l'arrêté municipal pourra entraîner une contravention de deuxième classe, pouvant atteindre 150 euros. Par ailleurs, lorsque les faits relèvent de la mendicité agressive au sens pénal, les auteurs peuvent faire l'objet de procédures judiciaires pouvant conduire à une garde à vue et à des poursuites devant les tribunaux. La police municipale a reçu des consignes de vigilance particulières sur les secteurs concernés.

Un arrêté qui pourrait être contesté

Interrogé sur le précédent arrêté anti-mendicité annulé par la justice administrative en 2018, Ludovic Fagaut assure que le nouveau texte repose sur des éléments factuels et juridiquement motivés. « Nous assumons pleinement cette décision. Les chiffres sont objectivés et vérifiables », a-t-il déclaré.  Pour la majorité municipale, l'enjeu est désormais de restaurer la tranquillité publique dans les secteurs les plus fréquentés du cÅ“ur de ville tout en maintenant un accompagnement social des personnes en situation de précarité.

Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a été élu vice-président de France urbaine, l’association représentant les grandes villes et métropoles françaises. Il siègera aux côtés du président de l’organisation, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. France urbaine fédère 106 collectivités et représente plus de 30 millions d’habitants à travers le pays. Cette élection renforce la place de Besançon dans les grandes instances nationales des collectivités locales.

Lors de la conférence de presse organisée ce mercredi avant le conseil municipal de Besançon, Ludovic Fagaut, maire bisontin, est revenu sur l’important incendie survenu dimanche dans le quartier de Tarragnoz. Le feu avait été repéré par un artisan et un passant qui avaient aperçu de la fumée puis des flammes sortir de la toiture d’un immeuble. Les secours avaient alors été rapidement alertés et près de 26 familles évacuées.

Une importante mobilisation des secours

Au total, une cinquantaine de sapeurs-pompiers et une vingtaine d’engins ont été mobilisés sur place. La Ville a également mis en place un dispositif de relogement pour plusieurs habitants, avec des hébergements à l’hôtel ou chez des proches. Les secours ont longtemps craint la présence d’une personne dans l’appartement d’où le feu semblait être parti. Des recherches complémentaires ont finalement permis de confirmer que l’occupant était absent au moment des faits. L’incendie a provoqué d’importants dégâts matériels et la mort de plusieurs animaux de compagnie.

Besançon a accueilli ce week-end une délégation de Pavia, ville partenaire italienne située au sud de Milan. Dans une publication Facebook, Ludovic Fagaut indique que les représentants italiens ont été invités à participer au prochain marché de Noël bisontin, organisé rue Jouffroy-d’Abbans. L’objectif est de faire découvrir au public les spécialités italiennes ainsi que les traditions de la Nativité en Italie. La délégation a également pris part au Raid Handi-Fort organisé à Besançon. La Ville de Besançon rappelle compter aujourd’hui 14 villes partenaires, dont 12 jumelages et 2 coopérations décentralisées.