À Besançon, le candidat Éric Delabrousse condamne le vandalisme visant la permanence d’Anne Vignot. Il dénonce des actes « inacceptables » qui, selon lui, n’ont pas leur place dans une campagne municipale et affaiblissent le débat démocratique. Le candidat appelle à une confrontation des projets et des idées, dans un climat respectueux et tourné vers l’avenir de la ville.
À Besançon, l’équipe Ensemble Besançon Avance et son chef de file Ludovic Fagaut condamnent le vandalisme visant la permanence de campagne d’Anne Vignot, sans la citer nommément. Le groupe dénonce des actes « inacceptables » et rappelle que le débat démocratique doit se dérouler dans le respect des personnes et des biens. Il appelle également à renforcer la sécurité en ville, évoquant l’absence de vidéoprotection sur certains secteurs.
C’est un départ qui marque la vie politique bisontine. Christophe Lime, élu communiste emblématique et visage familier du conseil municipal comme de Grand Besançon Métropole, tourne une page majeure de son engagement public. Installé depuis peu à Dannemarie‑sur‑Crête, il quitte ses fonctions à Besançon et au sein de l’intercommunalité. Sa gestion de l’eau et de l’assainissement, unanimement saluée, restera l’un des marqueurs les plus forts de son action. L’élu ne disparaît pourtant pas totalement de la scène locale : il rejoint la liste du maire sortant de Dannemarie‑sur‑Crête pour les prochaines municipales.
Un pilier du paysage politique bisontin
Pendant des années, Christophe Lime a incarné une gauche populaire, pragmatique et attachée aux services publics. À Grand Besançon Métropole, il a porté l’un des dossiers les plus sensibles et structurants : l’eau et l’assainissement.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Un domaine où son bilan fait consensus.
Il rappelle que toutes les délibérations depuis le 1er janvier 2018 ont été adoptées à l’unanimité, un fait rare dans une assemblée intercommunale souvent traversée par des divergences politiques. « De temps en temps, avoir un peu de consensus en politique, ça fait du bien », glisse‑t‑il. Sous sa responsabilité, la politique de l’eau a gagné en reconnaissance, tant au niveau national qu’international, renforçant la visibilité de Grand Besançon Métropole dans ce domaine.
Un départ serein, assumé et préparé
Christophe Lime assure quitter ses fonctions sans regret ni amertume. « Je pars tout à fait serein. Je pense qu’il ne faut pas faire le mandat de trop », confie‑t‑il. Il souligne également la relève au sein de son parti : « Il y a des jeunes avec de l’expérience qui vont reprendre ». Pour lui, l’heure est venue d’ouvrir une nouvelle page. Après des années d’engagement intense, il estime avoir mené des actions « passionnantes » et laisser derrière lui un bilan solide, notamment sur les services publics de l’eau, aujourd’hui « bien calés ».
Un nouveau chapitre à Dannemarie‑sur‑Crête
Son déménagement récent a ouvert une nouvelle perspective. Sollicité par le maire de Dannemarie‑sur‑Crête, Christophe Lime a accepté de rejoindre son équipe pour les prochaines municipales. Il insiste : il ne s’agit pas d’un retour en position de commandement, mais d’un engagement local, plus modeste, plus proche du terrain. « Je vais changer d’échelle. On passe d’une grande collectivité à une plus petite. Je ne suis pas sûr que je vais faire que de commander là‑bas », sourit‑il. Ce qui l’attire, c’est la dynamique impulsée par le maire sortant, et la volonté de contribuer à un village qui n’est « pas qu’un village‑dortoir ». Il dit vouloir apporter ses connaissances, mais aussi apprendre, convaincu que la politique locale reste un terrain d’expériences humaines fortes.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Une retraite politique… mais pas un retrait de la vie publique
Si Christophe Lime quitte Besançon et la métropole, il ne quitte pas l’engagement. Sa transition vers une commune plus petite illustre une volonté de rester utile, autrement, ailleurs, à une autre échelle. Son départ laissera un vide dans l’assemblée métropolitaine, où son expertise technique et sa capacité à fédérer étaient reconnues. Mais il ouvre aussi un nouveau cycle, tant pour lui que pour les équipes qui lui succéderont. Une chose est sûre : la retraite politique de Christophe Lime ne passe pas inaperçue, tant son empreinte sur les politiques publiques locales, notamment dans le domaine de l’eau, restera durable.
Figure incontournable de Serre‑les‑Sapin et pilier historique de l’intercommunalité, Gabriel Baulieu a annoncé son retrait de la vie politique locale à l’issue des prochaines élections municipales de mars prochain. Après près de quatre décennies à la tête de la commune et trente‑trois ans de responsabilités au sein de Grand Besançon Métropole, l’élu estime que « l’heure est venue de tourner la page ». Un départ mûri, empreint d’émotion, mais assumé avec lucidité.
Un engagement de longue durée
37 ans à la mairie
Élu maire en 1987, Gabriel Baulieu aura traversé les mandats, les réformes territoriales et les évolutions démographiques sans jamais perdre son ancrage local. En mars prochain, il aurait atteint 37 ans de fonction, un record de stabilité dans le paysage politique du Grand Besançon.
33 ans au sein de l’intercommunalité
Vice‑président de l’intercommunalité depuis 33 ans. Il a accompagné la transformation de l’agglomération, du district urbain, dès 1993, sous Robert Schwint, à la Communauté d’agglomération du Grand Besançon, en 2001, jusqu’à Grand Besançon Métropole, en 2019. Son rôle, souvent discret mais constant, a contribué à structurer les politiques publiques locales.
Une décision personnelle, réfléchie et assumée
Gabriel Baulieu ne cache pas la difficulté de ce choix. Il confie que ses capacités « intellectuelles et physiques » lui permettraient de poursuivre, mais qu’il juge « sage » de s’arrêter maintenant. L’idée d’un passage de relais semble avoir pesé dans sa réflexion. Il insiste sur le fait que cette décision n’est liée à aucune contrainte extérieure. Certains y voyant des désaccords avec l’actuelle présidente de Grand Besançon Métropole, l’écologiste Anne Vignot. Une chose est certaine, son retrait laissera un vide politique évident, mais aussi un héritage solide sur lequel ses successeurs pourront s’appuyer.
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu
L’heure des transitions personnelles
Avec ce départ, c’est une page importante de la vie politique locale bisontine et grand bisontine qui se tourne. Après 37 ans de mandat municipal et 33 ans d’engagement intercommunal, il laisse derrière lui une trajectoire rare par sa longévité et sa constance. Reste désormais à savoir comment il choisira de s’investir dans cette nouvelle étape qu’il aborde avec prudence, mais sans amertume.
La campagne des municipales 2026 s’organise aux Fins avec la présentation de la liste « Expérience, Dynamisme, Avenir », conduite par Hervé Remonnay, 58 ans, agriculteur et élu engagé de longue date. L’équipe revendique une ligne claire : travailler pour la commune sans étiquette politique, avec un programme construit « sur le terrain », au plus près des besoins des habitants.
Une équipe expérimentée et ancrée dans la vie locale
« Nous avons une équipe qui allie l’expérience du terrain et un dynamisme innovant. C’est par une connaissance du terrain et des habitants que nous construirons l’avenir des Fins », affirme le collectif. Installé dans la commune depuis 35 ans, l’agriculteur a bâti sa vie autour de son exploitation laitière, qu’il dirige avec son épouse et leur fils. Marié et père de quatre enfants, il s’est investi très tôt dans la vie publique : conseiller municipal dès 2001, puis adjoint chargé de la voirie, de la sécurité et de l’agriculture. Autour de lui, une équipe de 25 candidates et candidats, issus de tous les horizons professionnels : artisans, agriculteurs, ingénieurs, commerçants, soignants, horlogers, retraités, parents d’élèves… Une diversité que la liste revendique comme une force, au service d’un projet « concret, réfléchi depuis des mois, sans copier-coller ».
Un programme axé sur les besoins essentiels de la commune
La liste met en avant un ensemble de priorités structurantes pour les années à venir :
Éducation et enfance
Sécurité et aménagement
Vie associative, sport et jeunesse
Économie, agriculture, artisanat et commerces
Forêt et patrimoine
Coopération intercommunale
Plan doux horloger, attractivité sportive et touristique, transition énergétique…
Une liste apolitique, tournée vers l’action
La liste insiste sur son positionnement : pas d’étiquette, pas d’alliances politiques, mais un engagement local fondé sur l’expérience, la proximité et le pragmatisme. L’objectif affiché : préparer l’avenir des Fins en s’appuyant sur une équipe soudée, compétente et déjà investie dans la vie communale.
Les 25 candidates et candidats (ordre alphabétique)
Réunions publiques
Après le large écho médiatique suscité par la paire de lunettes Pacific S 01 portée récemment par Emmanuel Macron, l’entreprise Henry Jullien a reçu la visite du président d’ECLA Lons Agglomération, Claude Borcard, et du maire de Lons‑le‑Saunier, Jean‑Yves Ravier.
Accueillis par le PDG Stefano Fulchir et le responsable industriel, les élus ont parcouru un site qui emploie aujourd’hui dix salariés et revendique une identité singulière : associer savoir‑faire français et italien pour produire des lunettes haut de gamme, alliant précision industrielle et culture du design. Cette rencontre a aussi permis d’évoquer le récent coup de projecteur international autour du modèle porté par le Chef de l’état, fabriqué à Lons‑le‑Saunier.
La fresque qui suscite depuis plusieurs jours une vive controverse à Besançon va être recouverte. La municipalité a confirmé sa décision d’effacer au plus vite l’œuvre réalisée début octobre par l’artiste Nacle, après que le CRIF a dénoncé une représentation jugée antisémite et déposé plainte. La peinture, visible sur un mur, à la Malcombe, mêlait notamment un chandelier juif et une tête de mort coiffée d’un foulard palestinien, un assemblage de symboles qui a rapidement enflammé le débat local.
Une décision municipale présentée comme “technique”
En pleine campagne électorale, la Ville assure qu’il ne s’agit pas d’un geste politique mais de l’application stricte de sa politique anti‑tag. Le mur concerné, bien que régulièrement utilisé par des artistes urbains, n’est pas officiellement reconnu comme espace d’expression libre. La mairie estime donc qu’elle doit intervenir comme elle le ferait pour toute autre peinture non autorisée.
L’artiste appelle à l’apaisement et demande un échange
Face à la polémique, Nacle a adressé une longue lettre aux élus et aux institutions. Il y exprime son regret de voir la situation “s’installer sans échange préalable” et demande la suspension du recouvrement afin de permettre un dialogue. L’artiste défend une démarche “de vanité contemporaine”, destinée à interroger la mort, la guerre et la mémoire à travers des symboles universels. Il affirme n’avoir jamais voulu cibler un peuple ou une religion et condamne “sans ambiguïté toute forme d’antisémitisme, de racisme ou de discrimination”.
Il rappelle également que ce mur est utilisé depuis des années par de nombreux artistes sans intervention municipale, même s’il ne bénéficie pas d’une autorisation formelle. Nacle regrette enfin de ne pas avoir été contacté par le CRIF avant la médiatisation de l’affaire, estimant qu’un échange direct aurait pu éviter les tensions actuelles.
Soutiens politiques et débat local
L’élu communiste bisontin Hasni Alem a publiquement apporté son soutien à l’artiste, saluant dans sa lettre “une hauteur d’esprit” et dénonçant les “calomnies” visant Nacle. D’autres voix, au contraire, estiment que certains symboles ne peuvent être associés sans risque d’interprétation haineuse.
Une issue désormais scellée
Malgré les appels à la médiation, la disparition de la fresque semble inévitable. La Ville n’a pas annoncé de date précise, mais l’effacement devrait intervenir rapidement. Le débat, lui, reste ouvert : entre liberté artistique, sens des symboles et gestion de l’espace public, l’affaire révèle une fois encore la sensibilité extrême des représentations liées au conflit israélo‑palestinien.
En France, les nouvelles lunettes d’Emmanuel Macron créent la controverse. Le président les porte depuis quelques jours après un souci de vue, mais un doute circule : sont‑elles vraiment fabriquées en France ?
La marque mise en cause assure que oui en partie : seules trois personnes travaillent encore sur le site historique de Lons‑le‑Saunier, mais une petite production y subsiste. Le reste des modèles est fabriqué là où se trouvent les machines nécessaires, affirme l’entreprise italienne.
Le sénateur jurassien Clément Pernot fait savoir sur ses réseaux sociaux qu’il a voté contre le texte sur le “droit à l’aide à mourir”, examiné en première lecture au Sénat ce mercredi 28 janvier. Il affirme avoir pris cette décision “en conscience”, estimant ne pas pouvoir, en tant que législateur, encourager un acte qui touche à la fin de vie. Tout en respectant les positions divergentes, il juge « le texte trop incohérent pour faire avancer le débat ».
En Bourgogne-Franche-Comté, le président Jérôme Durain monte au créneau : il dénonce la fragilisation des CESER, ces instances de dialogue entre syndicats, associations et société civile. Selon lui, la simplification voulue par le Parlement menace la démocratie locale. Il promet de défendre coûte que coûte le CESER régional.