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À l’approche du second tour des élections municipales,  une intersyndicale, composée de la CGT, de la CFDT, UNSA, Solidaires et la FSU, a adressé une tribune à 25 communes du Doubs, cosignée par plusieurs responsables syndicaux nationaux,  dont Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT),. Objectif : appeler les candidats à refuser toute alliance avec l’extrême droite.  « Il s’agit d’alerter sur les dangers d’une banalisation de ces idées et sur les risques d’alliances opportunistes », explique Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer,  secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

Une position syndicale claire et assumée

Les syndicats affirment ainsi une ligne rouge : aucune alliance, aucun compromis avec l’extrême droite. Ils alertent sur les risques de discriminations accrues, d’atteintes aux droits des femmes, des travailleurs étrangers ou encore des personnes LGBT. Les organisations syndicales revendiquent un engagement qui dépasse le seul cadre social. « Nous ne sommes pas apolitiques. Nous portons un projet de société basé sur l’égalité, la solidarité et la dignité », insiste Mélanie Meyer.

L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer,  secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

Des inquiétudes sur les services publics

Les syndicats dénoncent une opposition fondamentale entre les principes d’universalité et les politiques défendues par l’extrême droite. Ils redoutent des mesures d’austérité, des privatisations et des logiques de « préférence nationale » susceptibles d’accentuer les inégalités. « Hôpitaux, écoles, universités ou encore justice pourraient être fragilisés, avec des conséquences directes pour les populations les plus vulnérables ».

Immigration : déconstruire les idées reçues

Les organisations syndicales ont également tenu à rappeler certaines données sur l’immigration. En France, elle représente environ 10,7 % de la population, avec des flux jugés stables. Loin des discours alarmistes, elles soulignent le rôle essentiel des travailleurs immigrés dans des secteurs en tension comme le bâtiment, la santé ou la restauration. « L’immigration est une réalité économique et sociale qu’il faut accompagner avec des droits égaux et un accueil digne », défendent-elles.

Des alertes sur la santé et l’éducation

Les syndicats mettent également en garde contre des projets jugés dangereux pour la protection sociale et l’éducation. Ils dénoncent notamment les risques de restriction d’accès aux soins, de remise en cause des droits des femmes ou encore de dérives autoritaires dans le système éducatif. Selon eux, ces orientations pourraient remettre en cause les libertés publiques et accentuer les inégalités sociales.

Une vigilance particulière dans le Doubs

Dans le département, la situation est suivie de près. Si l’extrême droite n’a pas accédé au second tour dans certaines communes comme Besançon, les syndicats s’inquiètent du report des voix et de la diffusion de ces idées dans d’autres listes. À ce stade, aucune réponse n’a été apportée par les candidats interpellés.

Informer et mobiliser

Face à ces enjeux, les syndicats misent sur la sensibilisation et l’éducation populaire. Depuis 2024, des actions sont menées dans toute la région pour déconstruire les discours jugés simplistes et apporter des éléments factuels au débat public. « Notre rôle est d’informer et de défendre un modèle de société juste et solidaire », conclut Mélanie Meyer.

Le maire sortant Divers Droite Jean-Louis Millet, arrivé en 4ᵉ Position lors du 1er tour des élections dimanche soir à Saint-Claude se retire.  Suite à cette décision deux listes s’affronteront dimanche prochain. A l’affiche, le socialiste Frédéric Poncet arrivé en tête (40,6%) et une formation composée des listes de Lilian Cottet-Emard et Hermina Elineau, qui ont choisi de fusionner leurs deux formations.

À Lons-le-Saunier, le second tour des municipales se jouera finalement en duel. Les listes du divers droite  Cyrille Brero (40 %) et du centriste Jean-Philippe Huelin (15,2 %) ont fusionné après des négociations serrées pour tenter de faire basculer la mairie. Elles affronteront le maire sortant Jean-Yves Ravier, arrivé en tête du premier tour avec 40,9 %. La triangulaire initialement envisagée n’aura donc pas lieu.

Gérard Guinot, secrétaire de la section du Parti socialiste de Pontarlier, appelle à la mobilisation pour le second tour des municipales. Malgré des divisions et des désaccords avec certains points du programme, il invite les électeurs de gauche à soutenir la liste « La Gauche pontissalienne » de Cédric Laithier. Il déplore un score historiquement bas au premier tour et appelle à un « sursaut » pour renforcer le poids de la gauche dans le scrutin de dimanche.

Des parlementaires et élus francs-comtois dénoncent « un accord de la honte » à Besançon entre la maire sortante Anne Vignot et la liste de l’Insoumise Séverine Véziès. Dans un communiqué, ils critiquent une alliance avec l’extrême gauche et appellent les électeurs à un « sursaut » lors du second tour. Ils rappellent également l’arrivée en tête de Ludovic Fagaut au premier tour et plaident pour une alternance dans la capitale comtoise.

Parmi les signataires, on retrouve : le Sénateur Jacques Grosperrin (sénateur du Doubs), Marie-Noëlle Biguinet (maire de Montbéliard), Cédric Bole ( maire de Morteau), Alain Chrétien ( Maire de Vesoul), Marie-Christine Dalloz ( députée du Jura), Justine Gruet (députée jurassienne), Eric Liégeon ( député du Doubs), Jean-François Longeot ( sénateur du Doubs),…

À Beure, le premier tour des élections municipales a rebattu les cartes. La liste « Beure 2026 – construisons ensemble », menée par Bruno Lind, est arrivée en tête avec 44,4 % des suffrages, plaçant le maire sortant Philippe Chaney (37,3 %) en ballotage défavorable. Laurent Ferré, qui avait obtenu 18,2 % des voix et s’était qualifié pour le second tour, a finalement choisi de retirer sa liste et d’appeler ses électeurs à soutenir Bruno Lind. La triangulaire initialement envisagée laisse donc place à un duel.

Une satisfaction mesurée après le 1er  tour

Pour Bruno Lind, ce résultat constitue un encouragement, même s’il reste prudent. « Nous sommes satisfaits, mais ce n’est qu’un premier tour », souligne-t-il. Le candidat estime que son équipe s’est « donné tous les moyens » pour convaincre les habitants. Engagé depuis une dizaine d’années dans la vie associative locale, il explique avoir été sollicité par des habitants pour porter un projet alternatif. Selon lui, ce score traduit avant tout « une envie de changement et de renouveau » au sein de la commune.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind 

La démocratie participative au cœur du projet

La liste « Beure 2026 – construisons ensemble » met en avant un programme largement élaboré avec les habitants. Une dizaine de réunions publiques ont été organisées afin de recueillir les attentes de la population. La démocratie participative constitue la pierre angulaire du projet. Bruno Lind souhaite notamment mettre en place des commissions thématiques ouvertes aux habitants afin de les associer davantage aux décisions municipales. Parmi les propositions avancées figurent également la création d’un marché dans un délai rapide après les élections et l’ouverture d’une épicerie dans l’année suivant le scrutin. Des initiatives qui visent, selon le candidat, à renforcer la vie locale et les services de proximité.

Miser sur le « bien vivre ensemble »

Au-delà des projets concrets, la liste met l’accent sur le renforcement du lien social. L’organisation d’événements culturels, sportifs ou conviviaux – comme des rencontres ou des barbecues de quartier – fait partie des pistes évoquées. Le candidat souhaite également développer un réseau de solidarité, notamment à destination des personnes âgées. L’objectif : favoriser les échanges et les initiatives collectives au sein du village.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind 

Une campagne de terrain avant le duel final

Avec le retrait de Laurent Ferré, la campagne du second tour se jouera désormais entre deux listes. Bruno Lind salue la décision de son ancien concurrent et son appel à voter pour sa liste. D’ici au scrutin, la stratégie reste simple : poursuivre les rencontres avec les habitants et convaincre les indécis. « On continue à échanger et à communiquer », résume le candidat.

Dans ce duel désormais clarifié, les électeurs de Beure auront le dernier mot pour départager le maire sortant et son challenger.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind 

Arrivée en deuxième position à l’issue du premier tour des élections municipales à Pontarlier, Bénédicte Hérard a fait le choix de se maintenir pour le second tour. Une décision logique au regard de son score, mais aussi assumée politiquement par la candidate, qui entend poursuivre la dynamique engagée avec son équipe.

Un maintien porté par le résultat du premier tour


« Cette deuxième place me permet de continuer l’aventure », explique Bénédicte Hérard, qui remercie les électeurs pour leur confiance. Forte de ce résultat, elle souhaite désormais « poursuivre le travail » engagé et défendre son projet pour la ville. Dans un contexte de quadrangulaire, la candidate affirme avoir rapidement tranché la question stratégique du second tour. « On est arrivé en deuxième position, on y va jusqu’au bout », résume-t-elle.

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Pas de fusion, un choix assumé


Contrairement à certaines configurations électorales, aucune alliance n’a été conclue entre les différentes listes. Bénédicte Hérard indique avoir fait le choix de redéposer une liste identique à celle du premier tour. Elle reconnaît que des discussions de fusion peuvent parfois être nécessaires, mais souligne leur complexité. « Ce sont des négociations particulièrement difficiles », explique-t-elle, évoquant également un climat conflictuel entre les candidats. « L’impossibilité de le faire l’a emporté », tranche-t-elle. La candidate rappelle par ailleurs que « la logique arithmétique n’est jamais la logique de la dynamique », insistant sur le fait que les voix « appartiennent aux électeurs » et ne se reportent pas mécaniquement.

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Entre continuité et renouvellement


Interrogée sur son positionnement, Bénédicte Hérard reconnaît que son ancrage dans la majorité sortante a pu jouer dans le scrutin. « L’envie de renouveau est séduisante », admet-elle, tout en mettant en garde contre « le manque d’expérience » de certains adversaires. Elle défend une ligne mêlant continuité et renouvellement, assurant que sa liste a été largement renouvelée. « Le vent de nouveauté souffle également sur notre équipe », affirme-t-elle, tout en revendiquant l’expérience de ses colistiers.

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

 

Une campagne de terrain jusqu’au bout


À quelques jours du second tour, la candidate intensifie sa campagne. Distribution de tracts, rencontres avec les habitants : l’objectif est de convaincre les indécis et de consolider son socle électoral. Un temps fort est notamment prévu vendredi soir, à 19h30,  à la salle Morand, où Bénédicte Hérard invite les habitants à venir échanger avec son équipe. « Venir discuter, questionner ou écouter nos propositions », résume-t-elle.

Dans une élection ouverte, la candidate entend ainsi défendre jusqu’au bout sa vision pour Pontarlier.

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Le député de la Somme François Ruffin est attendu ce mardi à Besançon pour soutenir Anne Vignot, candidate à sa réélection. Fondateur du mouvement Debout !, il se rendra à 18h30 à la permanence de campagne de la maire sortante. Cette visite s’inscrit dans la campagne du second tour des municipales.

Arrivé en troisième position au soir du premier tour des élections municipales à Pontarlier, Bertrand Guinchard a choisi de se maintenir pour le second tour, malgré un score qu’il reconnaît lui-même comme « décevant ». Le candidat est arrivé derrière Patrick Comte, en tête du scrutin, et Bénédicte Hérard.

Une décision prise après « toutes les hypothèses »


Au lendemain du vote, l’élu explique avoir étudié l’ensemble des options possibles avant de trancher. « Toutes les hypothèses devaient être étudiées », indique-t-il, évoquant une décision prise après « la déception » du résultat. Pour lui, ce vote traduit aussi « une contestation de l’ordre établi » et les tensions au sein de la majorité sortante. Il exclut toutefois toute possibilité de rapprochement politique. « La réconciliation n’est pas possible », affirme-t-il, assurant que les divergences sont désormais trop profondes.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Des critiques envers ses adversaires


Bertrand Guinchard se montre particulièrement critique envers ses concurrents. Il reproche à l’une de ses adversaires un manque d’ambition pour la ville, et à l’autre une absence de chiffrage précis de son programme. « On ne sait pas où il va, ni comment il va faire », déplore-t-il. Face à eux, il revendique « le sérieux » de son projet, mettant en avant un programme détaillé, incluant des engagements budgétaires, des propositions sur les impôts, l’investissement et le développement économique.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Le choix de « défendre un projet »


Pour le candidat, le maintien au second tour est avant tout une question de cohérence. « Nous sommes dans notre droite ligne : défendre notre programme, notre projet, notre équipe », insiste-t-il. Il estime offrir aux électeurs une alternative basée sur « le travail, l’ambition et le sérieux ».

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Un rôle assumé, même dans l’opposition


Conscient du risque d’une défaite, Bertrand Guinchard n’exclut pas un rôle dans l’opposition. « Nous serons là comme garde-fous », assure-t-il, estimant pouvoir peser dans le débat local grâce à son « expertise » et sa connaissance des dossiers.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Une fin de campagne tournée vers le terrain


D’ici au second tour, le candidat entend intensifier sa campagne. Il reconnaît des « erreurs » et souhaite désormais aller davantage à la rencontre des habitants. Objectif : mobiliser les abstentionnistes et « inverser la tendance ». « Il faut aller voter », martèle-t-il, appelant les électeurs à se déplacer pour donner « une légitimité » au futur maire de Pontarlier.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Besançon avec 40,1 % des suffrages, Ludovic Fagaut réagit à la fusion des listes d’Anne Vignot, maire sortante (33,3 %), et de l’Insoumise Séverine Véziès (10,9 %), officialisée entre les deux tours. ,Dans une prise de parole ferme, le candidat qualifie cette alliance d’« accord de la honte » et de « choix du déshonneur ». Il accuse l’équipe sortante d’avoir abandonné une « ligne républicaine » en s’associant, selon lui, à « une extrême gauche violente, marquée par la radicalité et le conflit permanent ».

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Une contradiction politique pointée du doigt

Ludovic Fagaut dénonce ce qu’il considère comme une incohérence. Il rappelle que la majorité sortante s’était jusque-là positionnée contre les extrêmes. « On voit le résultat aujourd’hui », affirme-t-il, estimant que cette alliance relève d’une « logique d’appareil de circonstance » davantage que d’un projet politique solide pour la ville. Selon lui, cette fusion interroge sur « la vision que Mme Vignot et ses alliés souhaitent défendre pour Besançon ».

Une “union républicaine” revendiquée


Face à cette recomposition, Ludovic Fagaut met en avant sa propre démarche. Il défend une « union républicaine responsable », construite « depuis longtemps » avec les forces de la droite et du centre. Sa liste, déposée en préfecture sans modification par rapport au premier tour, se veut « cohérente, expérimentée et compétente ». Le candidat insiste sur des priorités telles que la sécurité, le respect des institutions, la gestion rigoureuse des finances publiques, ainsi que le développement économique et l’attractivité de Besançon.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Une campagne active jusqu’au second tour

À quelques jours du scrutin, Ludovic Fagaut poursuit sa campagne sur le terrain. « Nous sommes à la rencontre des Bisontines et des Bisontins », explique-t-il, évoquant plusieurs rendez-vous, dont un temps fort prévu en fin de semaine, jeudi plus particulièrement. Objectif : convaincre les électeurs dans un second tour qui s’annonce particulièrement disputé. Et ce, même si la maire sortante écologique se trouve en ballotage défavorable. Affaire à suivre.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut