Le chômage progresse nettement en Bourgogne‑Franche‑Comté en 2025, dans le sillage de la tendance nationale. Selon les derniers indicateurs, les demandeurs d’emploi de catégorie A augmentent de 3,8 % au quatrième trimestre et de 6,8 % sur un an, confirmant une dynamique haussière durable. La région reste toutefois marquée par de fortes disparités : le Jura enregistre la hausse la plus élevée (9,6%) , devant le Doubs (+7,7 %).
A l’initiative de partis de gauche ( Parti Communiste Français, Europe Ecologie Les Verts, Generations, Front Populaire et à Gauche Citoyens), une réunion publique sur le financement de la Sécurité sociale se tiendra mardi 27 janvier à 20 h, salle Proudhon, à Besançon. Deux intervenants, le sociologue Georges Ubbiali et l’économiste Evelyne Tennant, décrypteront les enjeux et les pistes possibles pour assurer l’avenir de ce pilier de solidarité, alors que les besoins de financements nouveaux sont au cœur du débat national.
La CGT appelle les salariés de BERTO GARNACHE, dont le siège est situé 90 rue des Salines à École‑Valentin, à faire grève ce lundi 26 janvier. Le syndicat dénonce une dégradation des conditions de travail, des plannings arbitraires et des pratiques managériales contestées. Il exige l’ouverture de négociations immédiates. La mobilisation prévoit un arrêt total du travail pour les volontaires.
Une proposition de loi portée par des députés Les Républicains doit être examinée ce jeudi 22 janvier à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit d’autoriser l’ouverture, le 1er mai, de plusieurs catégories d’établissements : commerces de bouche de proximité, fleuristes, cinémas et théâtres. Une mesure qui suscite une vive opposition dans les rangs syndicaux. Rencontre avec Stéphane Candellier, secrétaire général de la CGT Commerces et Services du Doubs.
L'interview de la rédaction : Stéphane Candellier
Un texte qui inquiète les syndicats
Pour Stéphane Candellier, le projet de loi représente « une remise en cause directe » du caractère férié et chômé du 1er mai, journée internationale des travailleurs. « C’est le seul jour férié qui reste intégralement dédié aux salariés, rémunéré ou chômé. Et on nous parle aujourd’hui de l’entamer », déplore-t-il. Le syndicaliste rappelle que le texte a déjà été adopté au Sénat et qu’il arrive désormais en discussion à l’Assemblée nationale. Selon lui, l’ouverture limitée à certains commerces ne serait qu’une première étape : « On commence par les boulangeries, les fleuristes… mais on sait très bien comment cela finit. À terme, tous les secteurs pourraient être concernés. »
Le volontariat jugé illusoire
Le projet de loi évoque un recours au volontariat pour les salariés. Un argument que la CGT rejette fermement. « Dans les très petites structures, le volontariat n’existe pas. Quand l’employeur demande, le salarié n’a pas vraiment le choix », estime Stéphane Candellier. Selon lui, cette journée permet à de nombreux travailleurs de se retrouver, de participer à des rassemblements ou simplement de bénéficier d’un temps de repos commun.
Une “provocation” et une “dégradation des acquis sociaux”
Le secrétaire général du syndicat Commerces et Services du Doubs voit dans cette proposition de loi « une nouvelle dégradation des droits sociaux ». « C’est plus qu’une remise en cause : c’est une provocation. On touche à un acquis obtenu par des luttes, à une fête internationale des travailleurs ». La CGT rappelle que le 1er mai est historiquement lié aux combats sociaux et qu’il constitue un symbole fort pour le monde du travail.
L'interview de la rédaction : Stéphane Candellier
Une mobilisation déjà en cours
Alors que le texte est débattu à Paris, des militants de la fédération CGT Commerce et Services manifestent devant l’Assemblée nationale. « Ce n’est qu’une première réponse. Si la loi venait à être adoptée, nous proposerions d’élargir la mobilisation, jusqu’à un mouvement national, interprofessionnel et intersyndical », prévient Stéphane Candellier. Le syndicat assure qu’il « ne laissera pas passer » ce qu’il considère comme une atteinte majeure aux droits des salariés.
Un enjeu symbolique et social
Pour la CGT, le débat dépasse la seule question de l’ouverture des commerces : « Le 1er mai, ce n’est pas un jour comme les autres. C’est un moment de rassemblement, de mémoire et de lutte. Le remettre en cause, même partiellement, c’est toucher à un pilier du droit du travail ». Le vote à l’Assemblée nationale sera scruté de près par les organisations syndicales, qui se tiennent prêtes à poursuivre la mobilisation.
Après trente ans d’implantation dans le Jura, l’enseigne belge Colruyt va cesser définitivement son activité en France le 1er mars 2026. Une fermeture qui frappe de plein fouet le bassin d’emploi dolois : plus de 600 salariés de la plateforme logistique de Choisey et du siège de Rochefort-sur-Nenon sont concernés par un licenciement économique.
À Besançon, plusieurs organisations — la CGT du Doubs, Solidaires, la Coordination des Intermittents et Précaires de Franche‑Comté, France Insoumise et le Parti communiste français — appellent à une mobilisation ce samedi 17 janvier, de 10 h à 16 h, place Jouffroy, dans le quartier Battant.
L’initiative, organisée dans le cadre de la Journée de lutte contre la précarité, entend dénoncer l’aggravation des inégalités et des injustices sociales.
Selon une dernière enquête de l’Insee, malgré les incertitudes politiques, la France présente actuellement une croissance modérée. Néanmoins, en Bourgogne-Franche-Comté, la timide amélioration de l’activité économique au printemps ne se confirme pas au troisième trimestre 2025. Quel que soit le secteur d’activité, l’emploi salarié est stable ou en baisse. L’intérim et la construction perdent à nouveau des effectifs. L’emploi dans l’industrie continue de s’éroder. Le taux de chômage augmente sur un an. Toutefois le recours des entreprises à l’activité partielle est moins fréquent et les impayés de cotisations Urssaf sont à un niveau bas.
La protection judiciaire de la jeunesse recherche des familles d’accueil pour accompagner des adolescents suivis par la Justice. Ces familles offrent un cadre stable à des jeunes en difficulté, tout en étant indemnisées 45 euros par jour et par jeune, frais pris en charge par la PJJ. Il faut surtout des qualités d’écoute, de patience et d’autorité. Infos et candidatures sur le site La Justice recrute : https://lajusticerecrute.fr/famille
La cérémonie de remise des médailles Jeunesse, Sports et Engagement associatif (JSEA) a mis à l’honneur 40 bénévoles du Jura – 17 femmes et 23 hommes – récompensés pour leur dévouement au service de la vie associative, qu’elle soit sportive, culturelle, solidaire ou citoyenne. Sylvère Say, secrétaire général de la préfecture, a salué leur engagement exemplaire, rappelant que ces bénévoles sont de véritables piliers du lien social et de la vitalité du territoire.
Dans le cadre du plan France ruralités, l’État mobilise en 2025 une enveloppe de près de 366.000 euros pour améliorer la mobilité et les conditions de travail des professionnels de l’aide à domicile dans le Jura. Ce soutien, inscrit dans la Loi Bien vieillir du 8 avril 2024, permettra l’acquisition ou la location de véhicules à faibles émissions, le versement d’indemnités kilométriques, l’aide aux réparations ainsi que l’organisation de temps d’échanges professionnels. Une action concrète pour renforcer l’intervention à domicile dans les territoires ruraux jurassiens.