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Ce jeudi soir, lors d’une avant-dernière assemblée communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole se positionneront sur la signature d’un nouveau contrat avec l’Agence de l’eau. Un contrat pluriannuel, multipartite, visant à protéger ou améliorer l’environnement sur le territoire. Au programme : refonte de stations d’épuration, réalisation de multiples schémas d’assainissement, désimperméabilisation de voiries. Rencontre avec Christophe Lime, l’élu bisontin en charge de l’eau et de l’assainissement au sein de la collectivité.

Un nouveau contrat stratégique avec l’Agence de l’eau

Grand Besançon Métropole s’apprête à signer un nouveau contrat de trois ans avec l’Agence de l’eau, pour un montant de 26 millions d’euros. Cette enveloppe représente environ la moitié des investissements prévus pour l’eau et l’assainissement sur la période, estimés à 54 millions d’euros. À l’échelle du Grand Besançon, la politique de l’eau se distingue par son caractère consensuel : « toutes les délibérations ont été votées à l’unanimité depuis le 1er janvier 2018 ».

L'interview de la rédaction : Christophe Lime 

Des partenaires élargis pour une approche globale

Le nouveau contrat s’inscrit dans une logique de coopération renforcée, avec l’intégration de nouveaux signataires afin de mener une politique plus transversale. Parmi les partenaires figurent notamment : le Conseil départemental du Doubs, toujours financeur malgré une baisse notable de ses subventions (de 6 à 2 millions d’euros par an à l’échelle départementale) ; le Sybert, syndicat de traitement des déchets ; le syndicat du Marais de Saône, engagé dans la protection de la ressource en eau,  et la Chambre de commerce et d’industrie et des métiers et de l’artisanat. L’objectif affiché est clair : accompagner les activités économiques et agricoles dans leur adaptation aux contraintes environnementales, sans les opposer à la préservation de la ressource.

Assainissement : des investissements lourds et structurants

Une part majeure des investissements concerne la modernisation des stations d’épuration. Plusieurs projets concrets ont été annoncés : le démarrage imminent des travaux à Mamirolle ; l’attribution de l’appel d’offres pour Pouilley-les-Vignes et Nancray, avec un lancement des travaux prévu en 2026 ; un projet de 4 millions d’euros à Dannemarie-sur-Crète et des réflexions en cours à Fontain. À cela s’ajoute une étude majeure d’un million d’euros pour le schéma d’assainissement de Port-Douvot, un équipement stratégique qui dessert 29 communes.

Désimperméabilisation : agir à la source contre les risques climatiques

Face aux enjeux de ruissellement, d’inondations et de sécheresse, Grand Besançon Métropole mise fortement sur la désimperméabilisation des voiries et des cours d’école, afin de favoriser l’infiltration de l’eau à la source. Cette politique volontariste positionne la collectivité comme précurseur dans ce domaine, ce qui lui a permis d’obtenir des taux de subvention élevés, compris entre 70 et 80 %.

Restaurer les milieux aquatiques pour renforcer la biodiversité

Au-delà des infrastructures, le contrat prévoit des actions de restauration des cours d’eau, afin d’améliorer l’infiltration et de favoriser la biodiversité. Des travaux sont programmés : à Thoraise, aux Mercureaux et sur le ruisseau de la Mouillère. Selon les élus, ces opérations produisent des résultats rapides, avec un retour visible de la biodiversité, comme cela a déjà été constaté près de Dannemarie-sur-Crète.

Qualité de l’eau : la recherche mobilisée contre les PFAS

La question de la qualité de l’eau, et notamment des PFAS, occupe une place croissante. Une coopération est engagée avec l’université, autour de projets de recherche d’envergure. La stratégie privilégiée repose sur un principe fort : supprimer les émissions de polluants à la source, plutôt que multiplier les traitements de l’eau. Des investigations sont également en cours pour comprendre l’origine de la hausse des PFAS observée l’été dernier sur le secteur d’Arcier, dont les causes restent à identifier.

L'interview de la rédaction : Christophe Lime 

Lors de la séance du mardi 20 janvier, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet a interpellé le Gouvernement sur la situation critique du lynx boréal, espèce emblématique des massifs du Jura et protégée à tous les niveaux — international, européen et national. Elle a rappelé que le lynx, « loin de s’attaquer au bétail, joue un rôle essentiel dans la régulation des ongulés et contribue ainsi à la régénération des forêts ». Dans le Doubs, le Jura et l’Ain, l’animal est devenu un véritable symbole de biodiversité.

Braconnage, collisions routières et omerta : un cocktail mortel

La députée a dénoncé une série de menaces croissantes : près d’une centaine de lynx tués en cinq ans, des collisions routières en hausse et surtout un braconnage persistant, parfois revendiqué par certaines associations communales de chasse, bien que minoritaires. Elle a évoqué un cas récent particulièrement choquant : une femelle lynx retrouvée dans l’Ain, caillassée, extrêmement amaigrie, puis diagnostiquée avec plusieurs blessures par balle, dont l’une ayant crevé son œil gauche. Malgré les soins du Centre Athénas, elle n’a pas survécu. Ses petits, livrés à eux-mêmes, sont probablement condamnés. Pour Dominique Voynet, ces actes « scandaleux » ne sont ni des accidents, ni des cas isolés, et ils prospèrent dans un « climat d’omerta ». Elle demande au Gouvernement de mettre fin à l’impunité des braconniers et d’interpeller les fédérations de chasse qui « trahissent leur mission de préservation de la biodiversité ».

La réponse du Gouvernement : enquêtes en cours et nouvelles mesures en 2026

Le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a confirmé que la justice avait été doublement saisie. L’Office français de la biodiversité mène une enquête, et la personne suspectée dans l’affaire de l’Ain a été entendue le 12 janvier pour déterminer l’intentionnalité des tirs. Le ministre a réaffirmé « la détermination du Gouvernement »  à protéger la population d’environ 200 lynx présents dans l’Est de la France. Il a annoncé : une expérimentation dès 2026 avec de nouveaux panneaux de signalisation pour réduire les collisions routières, un travail conjoint avec le WWF et un rappel des sanctions encourues : 150 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement pour destruction illégale d’une espèce protégée. Il a également salué le travail du Centre Athénas, malgré l’issue tragique de la femelle blessée.

La Coordination rurale estime que la gestion du loup en France est dans l’impasse. Selon le syndicat, l’augmentation annoncée des prélèvements n’aura aucun effet concret alors que la population lupine dépasserait désormais les mille individus. Il dénonce des méthodes de comptage jugées peu fiables, des coûts laissés aux éleveurs pour les chiens de protection et réclame la liberté de tir sur les loups à proximité des troupeaux, sans quota.

À Bonnétage, le Parc naturel régional du Doubs Horloger organise ce jeudi 22 janvier une conférence dédiée au hérisson d’Europe. De 19h à 20h30, à la mairie, le public pourra découvrir son mode de vie, les menaces qui pèsent sur lui et les gestes simples pour le protéger, jusque dans son jardin. Une soirée gratuite, ouverte à tous, dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité intercommunal.

La commune de Pirey (Doubs) franchit une étape décisive dans sa stratégie de transition énergétique avec le lancement d’un vaste projet agrivoltaïque mêlant production d’électricité renouvelable et maintien d’une activité agricole. Portée par la municipalité, l’entreprise Opale Énergies Engagées et l’exploitant local Emmanuel Châtelain, l’initiative entend produire une énergie verte, locale et décarbonée tout en préservant l’usage agricole des terres.

Un projet structurant pour le territoire

Implantée sur une parcelle communale de près de 8 hectares, à proximité du terrain militaire de Pirey, la future centrale photovoltaïque développera une puissance d’environ 4 mégawatts-crête”, c’est‑à‑dire la puissance maximale qu’une installation solaire peut produire dans des conditions idéales d’ensoleillement. Selon Florence Morin, directrice des activités solaires et biogaz d’Opale Énergie Engagée, cette capacité équivaut « à la consommation électrique d’environ 2 000 habitants », soit la population de Pirey. La production annuelle attendue avoisine 4 500 MWh, une contribution significative à l’autonomie énergétique locale. L’électricité produite sera 100 % renouvelable, sans émission directe de CO₂.

Une énergie locale et partagée

Le projet s’inscrit dans une logique d’autoconsommation collective. Une partie de l’électricité pourra être distribuée directement : aux bâtiments communaux, aux entreprises du secteur et aux habitants volontaires. Ce modèle vise à stabiliser les coûts de l’énergie, réduire la dépendance aux marchés extérieurs et ancrer localement la valeur créée. Le surplus sera injecté sur le réseau public.

L'interview de la rédaction : Florence Morin, directrice des activités solaires et biogaz d’Opale Énergie Engagée

Agrivoltaïsme : énergie et agriculture main dans la main

Le site restera dédié au pâturage ovin. Les panneaux, installés sur des structures surélevées de type trackers, suivront la course du soleil du matin au soir. Ce dispositif permet : de maintenir l’activité agricole, d’offrir ombrage et confort au troupeau et de renforcer la résilience de l’exploitation face aux aléas climatiques. « L’objectif est de marier durablement production solaire et activité agricole », souligne Florence Morin.

Un projet encadré et concerté

Les études environnementales, agricoles et techniques ont débuté en ce début d’année pour une durée d’un an. S’ensuivra une année d’instruction par les services de l’État : DDT, services environnementaux, SDIS, services patrimoniaux… Une enquête publique permettra aux habitants de s’exprimer. Le préfet rendra sa décision d’ici deux ans. Une phase de financement, incluant une possible participation citoyenne, précédera la construction. Précisons que le conseil municipal de Pirey a validé, le 10 décembre 2025, la signature d’une promesse de bail emphytéotique, ouvrant la voie au dépôt des autorisations administratives.

Des retombées économiques locales

Le projet générera des recettes pérennes pour la commune grâce : au bail emphytéotique conclu pour l’occupation du terrain et à la fiscalité liée à la production d’électricité. La municipalité souhaite également associer les habitants via des dispositifs d’investissement participatif.

L’association jurassienne Athénas a déposé plainte après, selon ses informations, qu’un chasseur  et plusieurs collègues « ont poursuivi durant deux jours un jeune lynx orphelin, déjà victime d’un sévère traumatisme crânien, au lieu d’alerter le centre de soins référent ».

La structure, chargée de la protection de la faune et de la flore sauvage, dénonce des « comportements inadmissibles » et une « perturbation intentionnelle » d’une espèce strictement protégée. L’animal, grièvement blessé, n’a pas été retrouvé. Athénas lance un appel à témoins pour toute observation dans le secteur Béart – Géovreissiat – Nurieux – Volognat, dans l’Ain.

Contact urgence lynx : 06 76 78 05 83. Signalements : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Du 8 au 18 décembre, la Ville de Besançon organise une campagne de dératisation dans les égouts. L’opération, menée par SARP Hygiène Bâtiments avec les égoutiers municipaux, couvrira près de 65 kilomètres de réseau.

La population est mise à contribution pour faciliter le travail des équipes mobilisées. Ainsi, pour empêcher les rongeurs de pénétrer dans les habitation :  fermer portes et soupiraux, mettre les déchets dans des sacs et poubelles fermées et ne pas jeter de nourriture par les fenêtres. Les rats causent chaque année des dégâts et peuvent transmettre des maladies. La Ville rappelle enfin qu’il est interdit d’abandonner des déchets dans la nature.

Les travaux de sécurisation du barrage de Coiselet se dérouleront de décembre à mi-février. Ils visent à consolider un bloc rocheux menaçant, détecté au printemps dernier. EDF a retenu la solution du clouage, avec quarante-deux ancrages de treize mètres posés par hélicoptère. « Le chantier, autorisé Natura 2000, intègre des mesures de protection de la biodiversité » indique la préfecture.


Des coupures ponctuelles de vingt minutes pourront affecter la circulation sur la D60 entre Coisia et Condes lors des héliportages. Après l’achèvement des travaux de sécurisation, EDF procèdera à une remontée progressive de la retenue jusqu’à la fin du mois d’avril,  pour respecter la biodiversité locale. Navigation, baignade, sports nautiques et pêche restent interdits jusqu’à la fin des opérations.

Aurélien Bigo, chercheur indépendant reconnu au niveau national pour ses travaux sur la transition des transports, animera une conférence intitulée « Quelles évolutions pour nos mobilités d’ici 2050 ? ». Elle se tiendra ce mercredi 3 décembre, de 19h30 à 21h30, à la salle de l’Escale à Morteau. Il partagera son expertise et ses analyses sur l’évolution des mobilités depuis un siècle, les tendances actuelles et futures, ainsi que les opportunités et bénéfices possibles. Cette soirée est organisée par le Parc naturel régional (PNR) du Doubs Horloger, en partenariat avec la préfecture de Bourgogne-Franche-Comté, la Région Bourgogne-Franche-Comté et le CPIE du Haut-Doubs.

La mairie de Lamoura et la Communauté de communes de la Station des Rousses organisent une réunion publique sur les forêts du Haut-Jura, leurs enjeux et perspectives, ce jeudi 27 novembre. Rendez-vous à 19h, salle polyvalente de Lamoura. Animée par le Parc naturel régional du Haut-Jura, la table-ronde réunira des spécialistes de la santé de la forêt, de l’ONF, des entreprises d’exploitation, de l’Observatoire des forêts comtoises et du milieu montagnard. L’occasion pour les habitants d’échanger sur la crise sanitaire qui fragilise les massifs jurassiens et ses impacts environnementaux, paysagers et économiques.