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Les quinze arbres remarquables d’Arçon ont été abattues. Une déchirure que ne cache pas l’association Nature et Patrimoine de la commune dans un récent communiqué de presse. Il est expliqué que « l’autorisation de la commune d’Arçon, l’autorisation du préfet du Doubs et le rejet du référé engendrent une déception considérable et une perte irréparable ». Les militants dénoncent une décision contraire « à la nécessité d’adapter nos écosystèmes et nos lieux de vie au changement climatique ». Nostalgiques, ils rappellent qu’il faudra « 150 ans pour retrouver une allée d’arbres de caractère et d’une richesse comparable ».

Dans un communiqué de presse, l’opposition de gauche au conseil départemental du Doubs, le groupe « Doubs Social Ecologique et Solidaire » s’indigne après le choix de l’assemblée départementale du Doubs de s’opposer majoritairement à la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation sur la pollution des rivières. « Travailler sur les causes de la pollution des rivières est encore tabou au département du Doubs » explique Raphaël Krucien et ses amis. Les élus rappellent l’importance de réduire la pollution des rivières et restaurer la vie aquatique.

Ils posent la question urgente de revoir les pratiques agricoles, dont l’impact sur le milieu naturel est démontré par le milieu scientifique. Le groupe minoritaire départemental lance l’idée «  d’une forme de convention citoyenne territoriale pour traiter des pollutions de l’eau et des solutions à mettre en œuvre ».  

Les élus du Conseil Départemental du Doubs se réuniront ce lundi après-midi pour une nouvelle séance de travail. Plusieurs dossiers seront à l’ordre du jour : les collèges, la création d’une aide individuelle pour la pratique d’une activité sportive pour les personnes en situation de handicap et l’étude pour la création d’une mission d’information et d’évaluation sur la politique de l’eau. Une initiative émanant des douze élus du groupe Doubs Social Ecologie et Solidaire.

Deux jeunes primates sont nés en janvier dernier à la Citadelle de Besançon. Ils représentent des espèces particulièrement menacées. Il s’agit d’un Propithèque couronné (2) et d’un Langur de François (1) . Rappelons que le Muséum de Besançon s’implique depuis de nombreuses années dans des action en faveur de la biodiversité. Et ce, dans un contexte où la liste des espèces menacées d’extinction à l’échelle régionale et dans le monde ne cesse de s’allonger.

Dans un communiqué de presse, Sylvie Le Hir, Maire de Valdahon, exprime son mécontentement après l’avis défavorable émis par le Syndicat Intercommunal des Eaux de la Haute Loue (SIEHL) concernant l’attribution du permis de construire du futur EHPAD sur la commune. La problématique de l’eau potable est évoquée par l’organisme. C’est la raison pour laquelle les conseillers municipaux devront se prononcer, le 16 mars prochain, sur la construction d’un nouveau réservoir d’eau ou d’autres pistes moins coûteuses. Le premier chantier représenterait un coût non négligeable d’environ 2 millions d’euros. Ce qui aurait une incidence sur les finances communales. La Maire valdahonnaise appelle à la responsabilité. Elle explique que « le territoire manque d’hébergement pour personnes dépendantes.

« Les amis des arbres », comme ils aiment se présenter, se sont réunis, ce dimanche matin, à Arçon, dans l’allée des tilleuls, où les quinze arbres qui animent les lieux sont désormais sous la menace d’un abattage. Vendredi, le tribunal administratif de Besançon faisait savoir que l’association « Arçon nature et patrimoine » était déboutée de sa demande d’annuler l’autorisation qui était accordée, par le préfet du Doubs, au Maire de la commune du Haut-Doubs,  pour abattre ces arbres remarquables.

Les manifestants, réunis autour de Christine Stumpf, la présidente du collectif, sont venus dire leur incompréhension.  Ils en sont convaincus « ces arbres ne représentent aucun danger ». Les dernières rafales de vent sont venues confirmer ces dires. La perte de ce patrimoine naturelle déchire les cœurs. « C’est somptueux. C’est une véritable cathédrale » explique Mme Stumpf. Elle s’interroge d’ailleurs sur le bienfondé d’une telle décision, alors que les périodes de sécheresse et les îlots de fraîcheur sont recherchés. « Je ne comprends pas qu’au 21è siècle, on bafoue ainsi l’environnement et la biodiversité. Je pense qu’il y a deux humanités. Une humanité qui respecte les arbres et l’ autre » conclut-elle.

L'interview de la rédaction / Christine Stumpf

 

500 personnes se sont rassemblées ce samedi après-midi, sur le parking Battant, à Besançon, pour « défendre le loup et la biodiversité ». « Stop aux tirs de loup », « Pour une montagne vivante », « I love loup », « Préfet ne touche pas à mon loup », … tels sont les slogans qu’ont crié et chanté les manifestants. Venus de toute la Franche-Comté, de l’Ain, de Grenoble, de Valence, de Suisse, les participants ont déambulé dans les rues de Besançon. Lors du parcours, ils ont symboliquement réalisé une minute de silence en hommage aux 174 loups qui seront abattus cette année, comme l’autorise la loi. Par ailleurs, malgré le refus du Préfet du Doubs de les recevoir, ils ont manifesté devant la préfecture, où ils ont déposé une gerbe de fleurs et un courrier qui aurait dû être remis au représentant de l’état.

L'interview de la rédaction / Patrice Reydelet - Militant pôle grand prédateur

 

MANIF LOUP 13

« Un préfet sous la pression du lobbying agricole » ?

Les manifestants en sont convaincus, Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, « subit la pression des représentants locaux de la FDSEA du Doubs ». Ecartés de l’instance mise en place par l’Etat, les défenseurs du loup dénoncent une volonté affichée et claire de ne pas vouloir les associer à la réflexion en cours, au niveau des services de l’état. « Il n’y a plus de négociations possibles avec les autorités. Révoltons-nous. Notre seul salut passe désormais par une écologie de combat » analyse Alain Prêtre. Dans sa ligne de mire, le préfet du Doubs, et notamment sa dernière campagne de recrutement de louvetiers, la politique d’Emmanuel Macron, et les 80 millions d’euros de subventions accordées aux chasseurs, les agriculteurs et les chasseurs.

L'interview de la rédaction : Fabrice Monnet, créateur du collectif "Defend The Wolf", dans le Jura Suisse

 

MANIF LOUP 11

La filière comté dénoncée

Une lettre a été déposée en préfecture. Dans cet écrit, les défenseurs du loup demandent une politique volontariste en matière de protection des élevages, type patous et clôtures électriques, l’abandon des tirs létaux, la fin de l’omerta sur les impacts de la filière comté sur l’environnement, la modification du modèle agricole en place, le développement d’un écotourisme… .

MANIF LOUP 2

Cette manifestation pacifique et bon enfant, même si la détermination et les valeurs défendues étaient bien réelles, s’est conclue sur la place Granvelle, au centre-ville. Pour clore cet après-midi revendicatif, les responsables d’association étaient invités à prendre la parole pour exprimer leurs doléances.

Ce vendredi, le juge des référés du tribunal administratif de Besançon a rejeté le recours de l’association « Arçon Nature et Patrimoine » contre l’arrêté du préfet du Doubs qui ne s’était pas opposé à une demande d’abattage par la commune d’Arçon de l’ensemble des arbres sur l’Allée des Tilleuls. Rappelons que le tribunal administratif doit statuer, dans quelques mois, sur un premier recours en annulation qui avait été déposé par cette association à l’égard de la même décision.

Alors qu’une manifestation est programmée ce samedi 11 mars, à 14h30, au départ du parking Battant, à Besançon, pour défendre le loup et la biodiversité, ses organisateurs expriment leur colère ce vendredi soir. Le préfet du Doubs qui, pourtant, avait donné son accord pour recevoir une délégation, à l’issue du rassemblement, s’est semble-t-il ravisé.  

Selon les organisateurs, le représentant de l’état aurait invoqué le fait que  « le Pôle grands Prédateurs, co-organisateur de la manif avec le Collectif Loup Massif du Jura, est une association jurassienne et non reconnue au niveau national ». Ces derniers prennent cette décision comme « une déclaration de guerre ».

Concernant l’affaire des tilleuls remarquables, le tribunal administratif de Besançon se positionnera ce jeudi matin sur la nouvelle requête en référé déposée par l’association « Arçon Nature et Patrimoine ». Il y a quelques semaines, la commune d’Arçon, malgré la suspension de la première autorisation, a reçu de la Préfecture du Doubs l’aval pour abattre les 15 arbres en question. Rappelons que  Doubs Nature Environnement  a dernièrement apporté son soutien au collectif local dans son combat et son action juridique.