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Ce dimanche, plus d’une vingtaine de jeunes collégiens espagnols sont arrivés au collège Victor Hugo de Besançon. C’est à travers un partenariat Erasmus que l’établissement permet cet échange avec celui de Luanco, en Espagne. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus globale d’ouverture à l’international que le collège Victor Hugo met en place depuis plusieurs années.

Atteindre un label d’établissement international, c’est ce souhaiterait le collège Victor Hugo. Pour y parvenir, l’établissement bisontin se met en relation depuis plusieurs années avec de nombreux autres établissements européens afin de nouer de liens et de proposer des échanges aux élèves. « On a la chance au collège Victor Hugo de proposer de nombreuses langues étrangères, que ce soit l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien ou encore le russe. Et pour chacune d’entre elles, on s’emploie à créer des partenariats avec des établissements étrangers, qui accueille nos élèves, et réciproquement. Pour nous c’est la meilleure manière de concevoir la mobilité à l’international. L’idée c’est d’avoir autant d’établissements partenaires que possible Â» indique Jean-Jacques Fito, proviseur du collège Victor Hugo. C’est dans ce cadre que des collégiens sont arrivés ce dimanche de Luanco, la capitale de la municipalité de Gozón, dans la province des Asturies, dans le nord de l'Espagne. Les élèves se sont vu proposer un temps d’accueil dans le collège bisontin avant de rencontrer leur correspond et leur famille. Au cours de la semaine, ils pourront profiter d’activités pédagogiques proposées par le collège Victor Hugo, ainsi que de nombreuses sorties culturelles dans la région.

 

Un parcours européen passionnant

Cette démarche rentre dans le cadre du parcours européen proposé par l’établissement. Il s’agit d’un parcours pédagogique mis en place il y a 3 ans, et qui avait plusieurs objectifs. Le premier qui était de renforcer la pratique de l'espagnol chez les élèves. Il s'échelonne de la 5ème à la 3ème à raison de 2h par semaine en plus sur l'emploi du temps, avec 1h de renforcement en espagnol qui est tourné vers l'échange avec un établissement partenaire. La première heure permet aux professeurs de s’organiser, que ce soit la visite en ligne, la visioconférence, la relation épistolaire jusqu’au montage de projets entre les élèves. Et puis, la deuxième heure est animée par plusieurs professeurs de diverses disciplines qui font découvrir aux élèves, ce qui constitue des traits culturels de l’identité européenne. « Ã‡a passe par la découverte de différentes tendances à travers les âges, comme la langue par exemple, on sait que le latin, les langues celtes, ou encore saxonnes ont irrigué une grande partie des langues européennes à partir d'une souche indoeuropéenne. Ou le latin qui a joué un rôle considérable parmi ces langues-là. Ça peut aussi être un certain rapport à la science, la Renaissance italienne, la redécouverte des textes anciens de l'Antiquité au 16ème siècle, les différents faits religieux, la révolution industrielle ou encore la musique classique par exemple ! Et puis ce qui est intéressant, c'est de voir aussi tout ce que l'Europe a emprunté aux autres cultures, notamment aux cultures orientales ou africaines Â» explique Jean-Jacques Fito, proviseur du collège Victor Hugo.

 

Une double vocation

Ce parcours européen possède une double vocation. A la fois celle de favoriser l'échange avec de jeunes espagnols, « parce qu’on est convaincu que l'ouverture à l'international passe d'abord par la rencontre, la découverte d'autres éléments de culture, de ce qui nous différencie mais aussi de ce qui nous est commun Â» souligne Jean-Jacques Fito. Mais aussi de la mobilité. « On souhaite que les élèves puissent accueillir des correspondants, puissent aussi visiter leur établissement et se rendre dans leurs familles. Et à chaque fois, notre politique d'ouverture à l'international s'emploie à développer cet aspect-là Â» poursuit le proviseur du collège Victor Hugo. Pour pouvoir financer tous ces projets, le collège Victor Hugo a fait une demande d’accréditation auprès de l’agence internationale Erasmus, qui permet de financer les projets directement avec l’agence. Cette année, l’établissement bisontin a obtenu une subvention très conséquente de 150.000€ pour l’année, avec pour ambition d’organiser la mobilité de ses 180 élèves.

 

Un homme d’une quarantaine d’années devra s’expliquer en mars prochain devant la justice. Impliqué dans un accident matériel de la circulation routière, rue du Chasnot, à Besançon, il est apparu qu’il conduisait ave un taux de 1,56 gramme d’alcool dans le sang. Les faits se sont produits ce mardi après-midi. Il a été placé en garde à vue différée. Son permis de conduire a été retenu et son véhicule a été immobilisé.

Annick Jacquemet, la Sénatrice du Doubs, a dernièrement interrogé le gouvernement sur  les tensions concernant le doliprane pédiatrique en France. Un sujet de préoccupation majeure pour la population. La parlementaire explique « qu’il n’existe aucun substitut Â». « Le principal fabricant, Sanofi, est en situation de quasi-monopole avec près de 98% des parts de marché et aucun concurrent ne peut suppléer à la baisse de sa production Â». Mme Jacquemet craint une nouvelle saturation des services d’urgence des hôpitaux si la situation ne s’améliore pas.

Un exercice attentat-intrusions a été réalisé ce mardi après-midi dans les établissements scolaires de l’académie de Besançon. L’objectif était de tester la chaîne d’alerte entre les structures scolaires, les services académiques et le rectorat et d’apprendre aux jeunes et aux adultes à réagir si une telle situation se présentait. Le scénario évoquait la circulation sur le territoire franc-comtois de plusieurs individus armés, susceptibles d’être en lien avec une organisation terroriste. La durée de l’exercice a duré une trentaine de minutes. Plus de 200 observateurs (policiers, gendarmes, élus locaux, ..) étaient présents. Cet exercice fictif s’est terminé par l’interpellation des individus par les forces de l’ordre.  

La situation est tendue à Grand Besançon Métropole (GBM). Une conférence des maires se tiendra le 17 décembre sur la gouvernance de la collectivité locale. Il est reproché à Anne Vignot, sa présidente, de ne pas communiquer suffisamment avec son bureau et ses vice-présidents. Pour certains de ces élus, l’organisation politique actuelle,  qui consiste à confier tacitement la présidence de GBM au maire de Besançon,  est peut-être à repenser. Rencontre avec Benoît Vuillemin, Maire de Saône et 9è Vice-Président en charge notamment du tourisme, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Qu’est-ce-qui ne va pas au sein de cette collectivité, selon vous, M. Vuillemin ?

Nous avons deux problématiques distinctes. Nous avons tout d’abord une problématique de gouvernance, lié au mode de fonctionnement, et une problématique idéologique et politique. Je rappelle que notre EPCI, composé de 68 communes, doit prendre en compte le développement et les attentes de chacun de ces territoires.

Est-ce que cela signifie que l’organisation politique de la collectivité doit changer. Autrement dit que le Maire de Besançon ne soit plus tacitement élu à la tête de GBM ?

On s’engage déjà à respecter la charte. Je rappelle que la présidente et ses présidents ont été élus par l’ensemble des délégués communautaires lors du conseil d’installation, il y a maintenant plus de deux ans. Il faut respecter cela durant la mandature. Pour la  mandature d’après, les choses seront peut-être différentes. Pour l’instant, il n’est pas question de putsch, ni de renverser la table. On veut une prise en compte de la délégation des vice-présidents et que seul le résultat des votes en assemblée compte. Une fois que l’on a pris des positions – je pense à la RN 57, au développement des zones d’activité économique – nous devons aller dans le même sens, que l’on soit d’accord ou pas.

Cette organisation politique peut-elle encore tenir ?

La présidente doit prendre en compte qu’elle est maire de Besançon. Elle a toute sa souveraineté avec son conseil municipal pour gérer la ville. Mais, elle n’est pas maire du Grand Besançon. Elle est présidente d’un EPCI. C’est de la coopération intercommunale. Effectivement, vous pouvez prendre des décisions qui sont contraires à vos engagements politiques. Mais cette situation-là, la Présidente Vignot la connaissait lorsqu’elle a été élue. Je suis un homme de compromis et de consensus. Je souhaite que notre territoire fonctionne bien. Je ne suis pas un opposant. Je veux que l’on coconstruise ensemble pour les 68 communes. Cela passe par des petits ajustements. On doit travailler ensemble, parfois sur des sujets que l’on ne partage pas, mais on doit y aller dans l’intérêt du territoire. Je suis sûr que cela va marcher.

Pensez-vous vous aussi que les maires ne sont pas toujours au courant des dossiers, que certains ne leur parviennent pas ou sont cachés ?

Les maires, non. Les Vice-Présidents, oui. J’en ai fait les frais. S’il y a des maires qui veulent des exemples concrets, j’en ai. Sur certaines de mes délégations, on ne m’a pas donné tous les documents volontairement. On m’a mis de côté sur certains dossiers qui, pourtant, sont les miens. Cela ne peut pas marcher comme cela. C’est la règle. Le Vice-Président doit être associé à toutes les décisions qui le concernent.  Ce sont des règles de base et de bon sens pour que cela fonctionne bien. Depuis deux ans, il y a eu  la volonté de ne pas nous mettre au fait de certains dossiers.

L'interview de la rédaction / Benoit Vuillemin

Éric Ciotti a été élu nouveau président des Républicains ce dimanche avec 53,7% des suffrages exprimés face à Bruno Retailleau. Les 91.110 adhérents ont choisi le successeur de Christian Jacob qui a démissionné en juin dernier, après des élections qui ont marqué l’effondrement du parti de droite, n’obtenant que 4,8 % à la présidentielle. C’est un immense défi qui attend le député de Alpes-Maritimes, à savoir la reconstruction et l’union de la droite

 

Une participation satisfaisante

Au terme d’un second tour qui a opposé Éric Ciotti à Bruno Retailleau, les adhérents des Républicains ont élu le député des Alpes-Maritimes ce dimanche 11 décembre comme nouveau président du parti, avec 53,7 % des suffrages. « Je suis satisfaite, l’élection s’est bien passée, il y a eu de la participation, et un résultat qui ne ridiculise personne Â» explique Marie-Christine Dalloz, députée Les Républicains dans le Jura. La participation a atteint 69,70 % au deuxième tour contre 72,67 % au premier, a précisé Annie Genevard lors d’un point presse. Éric Ciotti était arrivé en tête du premier tour le 4 décembre avec 42,73 % des voix, contre 34,45 % pour le patron des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau et 22,29 % pour Aurélien Pradié, éliminé. Avec 73 % de participation au premier tour, l’objectif du second était de mobiliser les abstentionnistes, en réussissant à rallier les 22 % d’Aurélien Pradié qui n’avait pas donné de consigne de vote.

 

Deux courants à droite

53,7% d’un côté, 46,3% de l’autre. Un score final assez serré, significatif, qui conduit à un constat. Comme l’évoque Marie-Christine Dalloz, députée Les Républicains dans le Jura, ces résultats dévoilent deux courants au sein du parti, qu’il faudra bien évidemment prendre en compte. « Je fais confiance à Éric Ciotti pour rassembler toute la famille, pour organiser et structurer le mouvement autour de ces deux courants, ça me semble essentiel. Je pense qu’il a compris, compte tenu du résultat, qu’il devra tenir compte des autres sensibilités du parti. Je le crois assez intelligent pour avoir compris cette mesure-là Â» souligne la sénatrice. Des propose partagés par Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs, qui lui aussi demande à Éric Ciotti de rassembler et de proposer une ligne très claire ou chacune des sensibilités de ce parti politique pourra se retrouver.

Marie-Christine Dalloz : 

 

 

Ne pas quitter le navire en pleine tempête

L’élection d’Éric Ciotti à la tête de Républicains a suscité de nombreuses réactions. Certaines personnalités politiques ont même décidé de quitter le parti le soir de la victoire du député des Alpes-Maritimes. C’est notamment le cas de François Grosdidier, maire de Metz, ou encore Laurence Arribagé, présidente des Républicains en Haute-Garonne. S'il est « déçu Â» parce qu’il avait apporté son soutien à Bruno Retailleau et qu’il croyait en son projet pour redresser ce parti historique de droite, Jacques Grosperrin n’est pas de cet avis. « François, que je connais très bien, a toujours eu une ligne cohérente avec le parti, parfois avec des sensibilités différentes. Je peux entendre son geste, mais je pense que dans une période difficile, où le bateau est en tempête sur la mer, il faut un capitaine, et tous être derrière. Celui que les Républicains ont choisi est Éric Ciotti. Je crois que ce n’est pas le moment de quitter le navire, au contraire, il faut être solidaires pour bien tenir la voile Â» souligne le sénateur.

Jacques Grosperrin : 

 

Pas d’alliance possible avec l’extrême droite

Aussitôt élu, Éric Ciotti, invité du 20h de TF1, a plaidé pour Â« une droite ferme, qui rétablisse l’ordre dans la rue Â» ainsi qu’une droite Â« du travail, de l’autorité, de l’identité, qui nous permette de vivre comme nous avons toujours vécu […] La question est d’abord celle de la survie de la France alors que notre pays est frappé de déclin voire d’une sorte de décadence Â» a expliqué le nouveau président des Républicains. S’il est décrit par ses adversaire comme étant trop radical, et qu’on le positionne parfois « Ã  droite de la droite Â», Éric Ciotti a maintenu qu’il n’y aurait aucun accord avec Éric Zemmour, alors que quelques rumeurs couraient à ce sujet. Une position confirmée par le sénateur du Doubs, Jacques Grosperrin. « ÃŠtre pour une droite forte ne veut pas dire être pour une droite extrémiste. De toute manière il ne pourra pas présider ce parti en flirtant avec Zemmour ou d’autres, je crois et je suis persuadé qu’il ne le fera pas. Il a très bien compris que l’existence et la pérennité de notre parti politique c’est de proposer autre chose, et que nous ne voulons pas nous fondre ni nous rapprocher de ces partis, parce qu’on ne partage pas du tout les mêmes valeurs, républicaines, sociétales, économiques ou encore éducatives Â». Il n’y aurait donc pas d’alliance en perspective entre Les Républicains et Reconquête selon le sénateur du Doubs. Des propos approuvés du côté du Jura et de sa députée, Marie-Christine Dalloz. « Je partage cette vision d’une droite qui s’assume, qui est forte de ses convictions, mais qui n’est pas à vendre, ni auprès de monsieur Macron, ni auprès des mouvements d’extrême droite. Encore une fois, l’attention sera portée sur l’ensemble des sensibilités et des courants de notre famille politique. Il ne faut pas oublier qu’on s’est créé sur le RPR et l’UDF, donc il faut respecter l’ensemble de cette vision Â».

 

Le Massif du Jura s’apprête à accueillir deux grands évènements sportifs. Après quatre ans d’absence, le stade de Chaux Neuve sera à nouveau le théâtre d’une manche de la Coupe du Monde de combiné nordique. La compétition se déroulera les 21 et 22 janvier prochains. Le Doubiste Mattéo Baud et les Jurassiens Marco Heinis et Laurent Mühlethaler défendront les couleurs françaises. A suivre également, la Coupe du Monde de ski de fond qui, pour la première fois de son histoire, fera étape dans le Jura. Le rendez-vous est fixé du 27 au 29 janvier sur le stade des Tuffes, dans la station des Rousses.

Les sapeurs-pompiers du Doubs interviennent ce matin sur la commune des Monts-Ronds pour une fuite de propane sur une cuve au sein de la société Bonnefoy. Un périmètre de sécurité a été mis en place. Nous n’avons pas davantage d’information pour le moment.


C’est bien connu, le territoire frontalier est très plébiscité. Ce qui n’est pas sans interroger les élus sur la capacité de ce secteur géographique à faire face à ces sollicitations. Si l’on en croit les récentes statistiques, cette demande devrait encore croître. Le nombre de travailleurs frontaliers est en constante évolution et d’ici les prochaines années, 35.000 emplois devraient se libérer de l’autre côté de la frontière. Si ce contexte semble favorable économiquement, il n’en reste pas moins que les terrains disponibles se font rares et le développement de nouveaux projets immobiliers n’est pas toujours possible. A Charquemont, dans le Haut-Doubs, onze nouveaux logements sont sortis de terre. Ces constructions, à destination de retraités, célibataires ou couples avec enfants, s’inscrit dans le cadre d’un nouveau programme d’Habitat 25.

 Pas question de rogner sur des terres disponibles, le bailleur social a choisi de construire ces structures en lieu et place d’un immeuble, qui avait été démoli en 2016. Ajoutons également que ces appartements et maisons complètent les neuf autres appartements livrés l’an dernier, par Habitat 25, dans l’ancien bureau de poste du village. Concrètement, il a été construit 4 T2, 2 T3, 4 T4 et 1 T5. Les nouvelles habitations de la rue des Perce-Neige ont trouvé leurs nouveaux occupants. Quant aux loyers pratiqués, ils varient entre 325 et 623 euros (charges comprises).

 Un projet de près de 2 millions d’euros

 Le coût de cette opération s’élève à environ 1,8 millions d’euros. Elle a été financée à hauteur de 1,76 million d’euros par Habitat 25. Cet investissement s’inscrit dans le plan stratégique de Patrimoine du bailleur social qui prévoit, sur la période 2017-2026, la réhabilitation de 1959 logements, la construction de 950 nouveaux logements et la démolition de 926 autres.

L'interview de la rédaction / Lucie Louvet, chargée de communication à Habitat 25


C’est une situation qui est prise très au sérieux par tous les entrepreneurs français. Des coupures de courant ne sont pas exclues sur le territoire national pour alléger le réseau et gérer les éventuels risques d’approvisionnement cet hiver. Rencontre avec Damien Tournier, le président de l’UIMM (L’Union des industries et métiers de la métallurgie) du Doubs.

 Le responsable doubiste espère éviter ce scénario qui aurait des conséquences lourdes et fâcheuses sur le bon fonctionnement des firmes françaises. Rappelons que les secteurs de l’industrie et de la métallurgie disposent de machines lourdes et qu’un simple délestage de deux heures peut annuler toute une production journalière. « Cela peut être compliqué de couper une installation durant deux heures sans préparer cette intervention. Certains process fonctionnement pour la plupart  en continu et demandent un maintien en électricité de manière permanente » explique M. Tournier, qui ne cache pas son agacement. ‘Réindustrialiser la France sans électricité, c’est pénible Â» poursuit-il.  Certes il y a les machines de production, mais aussi tous les travaux menés en laboratoire, qui demandent le respect d’un cahier des charges précis pour le bon déroulement des études et des procédés mis en place. « Certaines productions doivent se dérouler dans des conditions particulières, notamment en termes de températures, et pendant une durée très précise, et sans doute par intermittence Â».

 L’homme et la machine

Les salariés sont également concernés. « Au niveau de l’IUMM, on pousse à trouver d’autres solutions. Ces conditions ne sont pas facilement assumables » ajoute Damien Tournier. Le risque de chômage partiel plane. « Sans électricité, on ne peut plus travailler. Le recours à l’activité partielle fait partie de la réflexion Â» ajoute-t-il. ‘Tout cela pollue le dialogue social Â». « Fallait-il fermer les centrales nucléaires ? Peut-on reprocher à EDF de ne pas les avoir entretenues alors qu’elles devaient fermer Â» pointe Damien Tournier.

« Pour un pays comme le nôtre Â»

M. Tournier reconnaît que, pour un pays comme la France, cette situation n’avait pas été anticipée. Il est vrai qu’une pénurie d’électricité, au sein de la 7è puissance économique mondiale, selon le fonds monétaire international, et la 3è puissance économique en Europe, est surprenante. Encore plus dans  un contexte qui s’inscrit dans une pénurie de médicaments, de matières premières et de produits de consommation.  

L'interview de la rédaction / Damien Tournier