L’entreprise d’horlogerie Fralsen à Besançon va disparaître. Le tribunal des activités économiques de Lyon a prononcé sa liquidation judiciaire. Ce fleuron de l’horlogerie bisontine, fragilisé par les difficultés financières du groupe ACI dont il dépendait, n’a pas trouvé de repreneur. Sur le site historique de Besançon, les 63 salariés vont perdre leur emploi. Une seule offre de reprise avait été déposée, mais elle ne prévoyait de maintenir que neuf postes. Elle a finalement été rejetée.
Lors de sa dernière réunion, la Commission permanente du Département du Doubs a validé plus de 8 millions d’euros d’aides destinées à soutenir les territoires et les habitants. Ces financements concernent notamment la culture, le sport, l’environnement, l’aménagement local et le développement économique, avec l’objectif « de renforcer l’attractivité du territoire et d’accompagner les initiatives locales ».
Culture et sport : 2,15 millions d’euros pour soutenir la création et la pratique
Le Département poursuit son engagement en faveur de la vitalité associative, culturelle et sportive avec une première répartition des crédits dès le début de l’année.
Un soutien important à l’action culturelle
Une enveloppe de plus de 1,5 millions d’ euros est consacrée à l’action culturelle, dont 542.500 euros dédiés aux arts vivants. Ces aides visent principalement à soutenir les acteurs culturels structurants du territoire : festivals, lieux de diffusion et structures ressources. L’objectif est de « renforcer l’accès à la culture dans l’ensemble du département et de favoriser le développement des pratiques artistiques auprès des habitants ».
Le sport également accompagné
Le Département consacre également 630.000 euros au sport dès ce début d’année. Ces crédits permettront notamment de soutenir : 36 comités sportifs départementaux, 28 clubs amateurs de haut niveau, dont douze clubs d’élite, 19 manifestations sportives, le parasport, ainsi que le sport scolaire et l’UNSS, avec 42 000 euros prévus pour les actions 2026.
Environnement : préserver les milieux naturels et accompagner la transition climatique
La Commission permanente a également voté plusieurs aides en faveur de la protection du patrimoine naturel et de la transition écologique.
Aménagement du territoire : plus de 2,4 millions d’euros pour les communes
Le Département poursuit également ses investissements pour le développement des communes et des intercommunalités (EPCI), avec 2 448 067 euros mobilisés pour soutenir les projets locaux.
Soutien aux projets territoriaux
Dans le cadre des contrats P@C 2022-2028, plusieurs aides ont été attribuées :
Économie et emploi : soutenir les entreprises et les zones d’activités
En parallèle, le Département continue d’accompagner le développement économique du territoire en partenariat avec les intercommunalités.
Au total, 184 230 euros ont été attribués pour :
L’objectif est clair : « maintenir l’activité économique, soutenir l’emploi local et renforcer l’attractivité du territoire doubien ».
Un engagement territorial affirmé
Avec ces nouvelles décisions, le Département du Doubs confirme sa volonté d’accompagner les initiatives locales et de soutenir les acteurs du territoire, qu’ils soient culturels, sportifs, environnementaux ou économiques. Ces investissements constituent un levier essentiel pour le dynamisme et la cohésion du département
Selon une dernière étude de l'INSEE, entre 2013 et 2022, la Bourgogne-Franche-Comté a perdu 14 000 emplois industriels, soit une baisse de 8 %. Un recul marqué, alors même que l’emploi industriel tend à se stabiliser dans le reste de la France de province. Comment expliquer ce décrochage régional ?
Une spécialisation dans des secteurs en difficulté
Premier facteur : la structure même du tissu industriel régional. La Bourgogne-Franche-Comté est historiquement spécialisée dans des secteurs aujourd’hui fragilisés, comme la métallurgie, la fabrication automobile, la plasturgie ou encore le bois-papier. Ces activités ont été particulièrement exposées aux mutations technologiques, aux délocalisations et aux transformations des chaînes de production.
À l’inverse, les secteurs plus dynamiques au niveau national – agroalimentaire, chimie, pharmacie ou textile – sont moins implantés dans la région. Cette orientation sectorielle défavorable explique une part importante des pertes d’emplois observées.
Le poids d’un passé industriel fragilisé
La région subit également les effets persistants de la forte désindustrialisation des années 2000. De nombreuses zones d’emploi peinent encore à se relever de fermetures de sites ou de restructurations anciennes, qui ont affaibli l’écosystème productif local.
À cela s’ajoute une dépendance plus marquée qu’ailleurs à des centres de décision extérieurs, parfois situés à l’étranger. Les arbitrages stratégiques échappent ainsi en partie au territoire, ce qui peut accentuer la vulnérabilité de certains bassins d’emploi.
Un environnement géographique moins favorable
Autre élément explicatif : l’éloignement des grandes métropoles, où se concentrent recherche, innovation et fonctions stratégiques. La Bourgogne-Franche-Comté ne bénéficie pas pleinement des dynamiques d’entraînement observées autour des grands pôles urbains.
Son voisinage immédiat, lui aussi confronté à des difficultés industrielles, limite par ailleurs les effets d’entraînement interrégionaux.
Des disparités territoriales marquées
Si la tendance régionale est orientée à la baisse, toutes les zones d’emploi ne sont pas logées à la même enseigne. Entre 2013 et 2022, seules deux zones enregistrent un gain net d’emplois industriels : Beaune et Besançon.
À Beaune, le positionnement logistique et le dynamisme de la filière viticole soutiennent l’activité. À Besançon, les savoir-faire de pointe, notamment en microtechniques, ainsi que la présence de formations spécialisées constituent des atouts.
Plus largement, dans la frange ouest de la région et sur l’axe Chalon-Vesoul, certaines ressources spécifiques – comme le port de Gron dans le Sénonais, le circuit de Magny-Cours dans la Nièvre ou encore le pôle RCEA dans le Charolais – contribuent à atténuer les pertes.
Malgré ces points d’appui, l’industrie régionale reste confrontée à un défi majeur : adapter son appareil productif à des secteurs d’avenir tout en consolidant ses savoir-faire historiques. Un enjeu central pour l’emploi et l’attractivité de la Bourgogne-Franche-Comté.
La Banque de France dresse un tableau préoccupant de la situation économique en Bourgogne‑Franche‑Comté. Laurent Quinet, directeur local et responsable du pilotage des études régionales, a présenté les résultats de la dernière enquête semestrielle menée auprès de plus de 1 300 chefs d’entreprise. Un dispositif qui permet de mesurer, au plus près du terrain, l’évolution de l’activité dans la région et dans le Doubs.
Un contexte national et international marqué par l’imprévisibilité
Pour Laurent Quinet, l’un des principaux obstacles identifiés par les entreprises reste l’incertitude généralisée. Il évoque notamment : les tensions commerciales internationales, alimentées par l’usage stratégique des taxes douanières par les États‑Unis, la volatilité politique en France et la difficulté persistante à maîtriser les déficits publics. Selon l’enquête, les dirigeants interrogés pointent clairement le contexte politique français comme un frein majeur à leurs décisions d’investissement et de développement.
Une activité en recul dans tous les secteurs
Les résultats chiffrés confirment ce climat de prudence. En 2025, l’activité économique régionale affiche une baisse de 2 à 3 % en volume, tous secteurs confondus : industrie, services, commerce et BTP. La Bourgogne‑Franche‑Comté se distingue même comme la région enregistrant les plus mauvais résultats parmi celles étudiées par la Banque de France. Quelques nuances apparaissent néanmoins : l’agroalimentaire reste l’un des rares moteurs industriels, les services résistent mieux, mais la logistique, très dépendante de l’industrie, souffre nettement.
L'interview de la rédaction : Laurent Quinet
Le Doubs fragilisé par la crise de l’automobile
Territoire industriel majeur, le Doubs est particulièrement exposé. La filière automobile, pilier historique de l’économie locale, traverse une période difficile, marquée par : une demande insuffisante, une baisse de l’activité et un recul des investissements. Pour Laurent Quinet, cette dépendance sectorielle accentue la vulnérabilité du département.
L'interview de la rédaction : Laurent Quinet
Une région en attente de visibilité
Entre incertitudes politiques, tensions internationales et fragilités sectorielles, les entreprises de Bourgogne‑Franche‑Comté évoluent dans un environnement instable. La Banque de France appelle à suivre de près les prochains mois, déterminants pour mesurer la capacité de rebond d’un tissu économique fortement industriel et aujourd’hui en quête de visibilité.
Jusqu’au 6 février, l’Adie déploie une campagne nationale au cœur des quartiers prioritaires pour encourager et accompagner les entrepreneurs.
L’Adie organise en Bourgogne–Franche-Comté la Semaine de sensibilisation à la création d’entreprise dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Portée à l’échelle nationale, cette initiative vise à réduire les inégalités d’accès à l’entrepreneuriat en allant à la rencontre des habitants, dans des territoires qui comptent cinq fois moins d’entrepreneurs que la moyenne nationale, malgré une forte envie d’entreprendre. Rencontre avec Marion Caviale, directrice territoriale de l'Adie Bourgogne-Franche-Comté.
L'interview de la rédaction : Marion Caviale, directrice territoriale de l'Adie Bourgogne-Franche-Comté.
Une semaine pour passer de l’idée au projet
Dans la région, les équipes de l’Adie proposent sept événements gratuits : ateliers pratiques, rendez-vous individuels et rencontres avec des entrepreneurs. Objectif : rappeler que l’entrepreneuriat est accessible à toutes et tous, faire connaître les solutions de financement et d’accompagnement de l’association, et lever les freins qui empêchent encore de nombreux talents de se lancer. Cette semaine est aussi l’occasion de dresser un premier bilan, un an après le renforcement de l’action de l’Adie dans les QPV de Bourgogne–Franche-Comté, « avec des résultats déjà significatifs et des perspectives ambitieuses ».
L'interview de la rédaction : Marion Caviale, directrice territoriale de l'Adie Bourgogne-Franche-Comté.
Un engagement historique renforcé dans les quartiers
Depuis plus de 35 ans, l’Adie accompagne les personnes les plus éloignées des circuits bancaires et institutionnels. Présente en Hexagone et en Outre-mer avec 91 agences situées dans ou à proximité immédiate des QPV, l’association est aujourd’hui l’acteur associatif le plus implanté dans ces territoires. Depuis 2024, dans le cadre du programme national « Entrepreneuriat Quartiers 2030 » porté par Bpifrance, et avec son plan stratégique 2025-2027 qui fait des QPV l’un des trois piliers de son action, l’Adie a renforcé ses moyens humains et financiers. L’ambition est claire : doubler son impact dans les quartiers et financer 20 000 entrepreneurs d’ici 2027, en sécurisant durablement les parcours entrepreneuriaux.
L'interview de la rédaction : Marion Caviale, directrice territoriale de l'Adie Bourgogne-Franche-Comté.
Bourgogne–Franche-Comté : un premier bilan très positif
Un an après l’intensification de son action, l’Adie Bourgogne–Franche-Comté affiche des résultats encourageants :
Ces résultats reposent sur une présence de terrain renforcée : recrutement de trois conseillers dédiés aux QPV (Dijon, Besançon, Mâcon), développement d’actions de proximité et lancement du prêt Jump, un prêt à taux zéro complémentaire au microcrédit, assorti d’un accompagnement renforcé.
Cap sur 2026 : une ambition intacte
Pour 2026, l’objectif est clair : accompagner et financer 750 entrepreneurs en Bourgogne–Franche-Comté, en poursuivant le déploiement de l’action dans l’ensemble des QPV de la région.
Des rendez-vous gratuits au plus près des habitants
Parmi les temps forts de la semaine :
Inscription : https://forms.gle/3fgkjQ1R4WPkkDJq7
Rendez-vous sur la marché de Lons-le-Saunier, place Bernard Deytieux.
À travers cette mobilisation, l’Adie réaffirme une conviction forte : les talents entrepreneuriaux sont partout, y compris – et surtout – dans les quartiers.
Le dernier point d’actualité consacré au travail frontalier confirme une tendance déjà bien installée : la Suisse demeure un pôle d’attraction majeur pour les salariés français. Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté, détaille les principaux enseignements.
L'interview de la rédaction : Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté
Une croissance continue du nombre de frontaliers
Selon les données présentées, le nombre de travailleurs frontaliers en Suisse poursuit sa progression. « Le travail frontalier demeure attractif puisqu’il y a toujours une croissance du nombre de travailleurs frontaliers », souligne Romain Gibert. Cette dynamique s’accompagne d’une stabilité dans le nombre de frontaliers affiliés à l’Assurance maladie en France. La répartition géographique reste, elle aussi, très marquée : la Haute-Savoie pour la partie Auvergne–Rhône-Alpes, et le Doubs pour la Franche-Comté concentrent toujours l’essentiel des flux.
Un revenu fiscal de référence élevé
Le revenu fiscal de référence des travailleurs frontaliers en Suisse atteint environ 58 000 euros par an, hommes et femmes confondus, pour les salariés actifs de moins de 65 ans. Un niveau qui confirme l’intérêt économique du statut, malgré les cotisations à prévoir côté français ou suisse. « Les revenus des activités en Suisse sont plus importants que ceux perçus en France. C’est ce qui explique l’attractivité de ce statut et le choix de se déplacer jusqu’en Suisse pour travailler », rappelle Romain Gibert.
L'interview de la rédaction : Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté
Des distances domicile–travail maîtrisées, mais parfois longues
Contrairement à certaines idées reçues, la majorité des frontaliers ne parcourent pas des distances extrêmes pour rejoindre leur emploi. La moyenne se situe autour de 30 kilomètres, avec des variations selon les départements. Cependant, un chiffre interpelle : 1 travailleur frontalier sur 5 parcourt plus de 50 kilomètres pour rejoindre son lieu de travail en Suisse.
Les candidatures pour le label Grand Pontarlier Excellence 2026 sont ouvertes du 2 février au 31 mars. Lancé par la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, ce label distingue les entreprises locales innovantes, engagées et ancrées sur le territoire. Les lauréats bénéficient d’une forte visibilité, d’un kit de communication et d’occasions de développer leur réseau. Infos et dossier de candidature sur https://www.grandpontarlier.fr/label-entreprise-2/
Après le large écho médiatique suscité par la paire de lunettes Pacific S 01 portée récemment par Emmanuel Macron, l’entreprise Henry Jullien a reçu la visite du président d’ECLA Lons Agglomération, Claude Borcard, et du maire de Lons‑le‑Saunier, Jean‑Yves Ravier.
Accueillis par le PDG Stefano Fulchir et le responsable industriel, les élus ont parcouru un site qui emploie aujourd’hui dix salariés et revendique une identité singulière : associer savoir‑faire français et italien pour produire des lunettes haut de gamme, alliant précision industrielle et culture du design. Cette rencontre a aussi permis d’évoquer le récent coup de projecteur international autour du modèle porté par le Chef de l’état, fabriqué à Lons‑le‑Saunier.
Dans le Doubs et le Jura, l’interdiction du transit des poids lourds sur la RN83 entraîne une chute nette de fréquentation pour les restaurants routiers et les petits commerces. Privés des chauffeurs longue distance, essentiels à leur activité, plusieurs professionnels alertent sur la fragilité de leurs emplois. Ils appellent désormais les restaurateurs de la RN83 à se mobiliser et interpellent les élus. L’un d’eux écrit sur Facebook : « Aujourd’hui, la survie de nos commerces et de nos emplois est en jeu. Ensemble, faisons entendre notre réalité aux autorités. Élus, sachez que derrière chaque relais, il y a des équipes qui comptent sur vous. »
En France, les nouvelles lunettes d’Emmanuel Macron créent la controverse. Le président les porte depuis quelques jours après un souci de vue, mais un doute circule : sont‑elles vraiment fabriquées en France ?
La marque mise en cause assure que oui en partie : seules trois personnes travaillent encore sur le site historique de Lons‑le‑Saunier, mais une petite production y subsiste. Le reste des modèles est fabriqué là où se trouvent les machines nécessaires, affirme l’entreprise italienne.