Les épreuves écrites du baccalauréat 2026 débuteront ce lundi 15 juin avec la traditionnelle épreuve de philosophie pour les élèves de terminale générale et technologique. Les candidats poursuivront ensuite leur parcours avec les épreuves de spécialité puis le grand oral avant les résultats attendus le 7 juillet. Dans l’académie de Besançon, plus de 11 600 candidats sont inscrits cette année. Parmi eux, plus de 8 200 préparent un baccalauréat général ou technologique, tandis que près de 3 400 se présentent au baccalauréat professionnel.
Une lutte renforcée contre la fraude
Cette session 2026 est marquée par un durcissement des mesures destinées à lutter contre la fraude aux examens. Le ministère de l’Éducation nationale estime que le développement des nouvelles technologies a favorisé l’apparition de nouvelles formes de tricherie, portant atteinte à l’équité entre les candidats et à la valeur des diplômes. Désormais, toutes les académies françaises sont équipées de détecteurs de téléphones portables. Les candidats seront également sensibilisés aux sanctions encourues en cas de fraude ou de tentative de fraude.
Les sanctions administratives peuvent aller du simple blâme à l’interdiction de se présenter à tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat pendant une durée maximale de cinq ans. Les fraudeurs peuvent également être privés de toute mention sur leur diplôme ou se voir interdire l’inscription dans un établissement public d’enseignement supérieur pour la même durée.
Une exigence accrue sur la qualité de l’expression écrite
Autre évolution importante de cette session 2026 : la maîtrise de la langue française sera davantage prise en compte dans l’évaluation des copies. Orthographe, syntaxe, grammaire, clarté de l’expression et qualité du raisonnement figureront désormais plus explicitement dans les barèmes nationaux de l’ensemble des disciplines. Le ministère précise qu’une copie jugée incompréhensible en raison d’une maîtrise insuffisante de la langue ou d’une expression défaillante se verra attribuer une note inférieure à la moyenne. Les candidats bénéficiant d’aménagements d’examen continueront toutefois à faire l’objet d’une prise en compte adaptée à leur situation. Cette mesure vise à valoriser le travail régulier, la rigueur, la qualité rédactionnelle et la capacité des élèves à construire une argumentation claire et structurée.
Les prochaines échéances
Après les épreuves écrites et orales, les résultats du baccalauréat seront publiés le 7 juillet. Les candidats admis au second groupe pourront passer les épreuves de rattrapage du 8 au 10 juillet. Enfin, les épreuves de remplacement sont programmées du 7 au 11 septembre pour les élèves n’ayant pu se présenter aux examens pour un motif dûment justifié. Pour les milliers de lycéens de l’académie de Besançon, le coup d’envoi des examens est désormais imminent, avec une session placée sous le signe de l’exigence, de l’équité et de la maîtrise de l’expression écrite.
C'est une nouveauté importante du baccalauréat 2026. Ce vendredi matin, les élèves de Première générale et technologique ont découvert une nouvelle épreuve de mathématiques organisée pour la première fois dans le cadre des épreuves anticipées du baccalauréat. Au lycée Louis-Pasteur de Besançon, la rectrice de l'académie de Besançon, Nathalie Albert-Moretti, a assisté au lancement de cette nouvelle évaluation, accompagnée des services académiques. Près de 550 000 lycéens étaient concernés à l'échelle nationale par cette épreuve destinée à évaluer la maîtrise des connaissances fondamentales en mathématiques. Ils sont environ 8.000 dans l’académie de Besançon.
Vérifier les automatismes et les bases
Cette nouvelle épreuve se déroule sans calculatrice, à l'exception de certains candidats bénéficiant d'aménagements particuliers, notamment des élèves souffrant de dyscalculie, qui peuvent utiliser une calculatrice simple, sans mémoire et non programmable. Selon Sandrine Boquestal, directrice des examens et concours de l'académie de Besançon, l'épreuve comporte « une partie automatismes qui consiste à vérifier les connaissances de base » ainsi qu'une seconde partie davantage tournée vers le raisonnement mathématique. Calcul mental, algèbre, géométrie et logique figurent ainsi parmi les compétences évaluées. L'objectif est de s'assurer que les élèves maîtrisent les fondamentaux avant d'aborder des raisonnements plus complexes.
L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon

Une organisation particulièrement sensible
Pour les services académiques, l'enjeu n'est pas seulement pédagogique mais également organisationnel. Cette première édition a nécessité une vigilance accrue. « La grande hantise de la direction des examens et concours, c'est une erreur d'ouverture de sujet ou une erreur de distribution », explique Sandrine Boquestal. La complexité est renforcée par l'existence de plusieurs sujets différents : un pour la voie technologique et deux pour la voie générale, selon que les candidats suivent ou non la spécialité mathématiques. Chaque sujet doit être distribué avec précision afin d'éviter toute erreur susceptible de perturber le déroulement de l'épreuve.
Une réponse aux inquiétudes sur le niveau en mathématiques
Cette nouvelle évaluation s'inscrit dans une volonté nationale de renforcer les apprentissages fondamentaux. Depuis plusieurs années, les résultats des élèves français en mathématiques alimentent les débats sur le niveau scolaire. L'épreuve vise également à redonner une place au calcul mental et aux automatismes parfois délaissés avec l'utilisation généralisée des calculatrices et des outils numériques. Pour certains enseignants, ce retour aux bases constitue une évolution positive. D'autres s'interrogent toutefois sur un format qui pourrait privilégier la rapidité d'exécution davantage que la réflexion approfondie.
Le baccalauréat, un cap vers l'âge adulte
Après l'épreuve écrite de français organisée jeudi, cette nouvelle évaluation de mathématiques constitue la deuxième étape des épreuves anticipées passées en classe de Première. Les oraux de français se dérouleront du 22 juin au 29 juin. Dès lundi, les élèves de Terminale entreront à leur tour dans la phase décisive du baccalauréat avec la philosophie puis les enseignements de spécialité. Pour Sandrine Boquestal, le baccalauréat conserve une forte valeur symbolique. Au lycée Pasteur de Besançon, cette première édition s'est déroulée sans incident particulier. Reste désormais à analyser les résultats afin de mesurer l'impact de cette nouvelle épreuve sur les apprentissages des lycéens.
L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon
Le SE-Unsa de l'académie de Besançon appelle à une meilleure reconnaissance des accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH). Le syndicat souligne que 1 677 AESH, dont plus de 90 % de femmes, exercent actuellement dans l'académie, souvent à temps incomplet. Alors que le ministère travaille sur la création d'un statut de fonctionnaire pour ces personnels, le SE-Unsa demande qu'il bénéficie à l'ensemble des AESH volontaires et s'accompagne d'une revalorisation salariale, d'un accès au temps complet, d'une meilleure formation et de véritables perspectives de carrière. De nouvelles discussions sont prévues les 17 juin au ministère et le 3 juillet dans l'académie.
La phase principale d'admission Parcoursup se poursuit jusqu'au 11 juillet. Depuis le 5 juin, les candidats ayant encore des vœux en attente doivent les classer par ordre de préférence avant le 8 juin à 23 h 59. Cette mesure doit permettre d'accélérer les mouvements sur les listes d'attente dès le 9 juin. Par ailleurs, la phase complémentaire ouvrira le 11 juin à 14 h, offrant la possibilité de formuler jusqu'à dix nouveaux vœux dans des formations disposant encore de places. À ce jour, 73,4 % des lycéens ont déjà reçu au moins une proposition d'admission.
À côté des performances sportives, les championnats de France UNSS d'escalade organisés cette semaine à la salle Marie-Paradis de Besançon sont aussi l'occasion de mener des actions de prévention auprès des jeunes participants. Parmi les intervenants figure Félix, élève de première au lycée Louis Pasteur de Besançon.
Une sensibilisation par les jeunes pour les jeunes
Durant la compétition, le lycéen bisontin va à la rencontre des collégiens et lycéens venus de toute la France pour les informer sur les risques liés à l'exposition au soleil. « Nous sommes là pour faire de la prévention sur les risques liés au soleil. L'escalade est une activité particulièrement concernée puisque les pratiquants passent souvent de longues heures en extérieur », explique-t-il. Cette intervention s'inscrit dans une démarche originale de transmission entre jeunes, avec un discours adapté aux habitudes et aux préoccupations des adolescents. « L'intérêt, c'est de parler directement de jeunes à jeunes. On utilise un langage plus accessible et les messages sont souvent mieux entendus et mieux retenus », souligne Félix.
Une formation assurée par des étudiants en médecine
Avant de participer à cette action de prévention, Félix et plusieurs de ses camarades ont bénéficié d'une formation dispensée au lycée Pasteur par des étudiants en médecine. Ces derniers leur ont présenté les dangers des rayonnements ultraviolets, les moyens de protection et les signes d'alerte permettant de repérer un éventuel cancer de la peau. « Nous avons eu une intervention d'internes en médecine qui nous ont formés sur les risques liés au soleil, les comportements à adopter et les moyens de prévention », précise le lycéen. L'objectif est désormais de transmettre ces connaissances à d'autres jeunes dans le cadre d'événements sportifs ou scolaires.
Le bronzage, un faux ami
Au cours de leurs échanges avec les participants, les jeunes intervenants s'efforcent également de déconstruire certaines idées reçues. « Le bronzage reste souvent associé à une image positive. Pourtant, il traduit une agression de la peau par les rayons UV », rappelle Félix. Le lycéen insiste aussi sur le fait que le cancer de la peau peut concerner tout le monde, y compris les personnes à la peau foncée. Pour illustrer son propos, il cite notamment le cas du chanteur Bob Marley, décédé des suites d'un mélanome.
La méthode ABCDE pour repérer les signaux d'alerte
Le jeune intervenant présente également la méthode dite « ABCDE », utilisée pour repérer d'éventuelles anomalies sur les grains de beauté. L'asymétrie, l'aspect des bordures, les variations de couleur, le diamètre ou encore l'évolution d'un grain de beauté doivent alerter et conduire à consulter un médecin. « Si plusieurs de ces critères sont présents, il est important d'en parler à un professionnel de santé », explique Félix.
L'interview de la rédaction : Félix
Des conseils simples pour se protéger
Le message principal reste toutefois la prévention. Il est recommandé d'éviter les expositions prolongées au soleil, particulièrement entre 11 heures et 16 heures, lorsque les rayonnements UV sont les plus intenses. Le port de vêtements couvrants, d'un chapeau à larges bords et l'application régulière de crème solaire font également partie des gestes essentiels. À travers cette action menée en marge des championnats de France UNSS d'escalade, les organisateurs montrent que le sport scolaire peut aussi être un vecteur de sensibilisation à des enjeux de santé publique.
L'interview de la rédaction : Félix
Depuis lundi, la salle Marie-Paradis de Besançon accueille les championnats de France UNSS d'escalade. Organisée par le service départemental UNSS du Doubs-Sud, en partenariat avec la structure Entre-Temps, cette compétition nationale réunit jusqu'au 5 juin les meilleurs grimpeurs scolaires français. Au total, 128 équipes représentant l'ensemble des académies françaises, y compris La Réunion, participent à cet événement qui constitue une première pour la capitale comtoise.
Les meilleurs établissements français réunis à Besançon
« Nous avons eu la chance d'obtenir l'organisation de ce championnat de France lors du tirage au sort de l'UNSS », explique Grégory Kempf, directeur départemental UNSS du Doubs-Sud. La compétition se déroule en deux temps. Les lycéens ont ouvert le bal du 1er au 3 juin avant de laisser la place aux collégiens jusqu'au 5 juin. Trois catégories sont représentées : le championnat Établissement, réservé aux associations sportives scolaires, le championnat Excellence qui rassemble les sections sportives scolaires, et le championnat Sport partagé associant élèves valides et jeunes en situation de handicap. Pour atteindre ce niveau national, les équipes ont dû franchir plusieurs étapes de sélection, depuis les compétitions de district jusqu'aux championnats académiques. « Toutes les académies sont représentées. Nous avons notamment quatre équipes venues de La Réunion, un territoire particulièrement performant en escalade », souligne Grégory Kempf.
L'interview de la rédaction : Gégory Kempf
Plus de 250 compétiteurs et de nombreux bénévoles mobilisés
Environ 250 jeunes prennent part aux épreuves sportives. Mais l'événement mobilise un effectif bien plus important avec les jeunes juges, les enseignants accompagnateurs et les organisateurs. Près de 60 enseignants du Doubs participent à l'encadrement de la manifestation. Des élèves des sections sportives du lycée Ledoux, du collège Stendhal et du collège Voltaire apportent également leur concours à l'organisation grâce à leur expérience de l'escalade. Des lycéens de la spécialité EPPCS du lycée Jules Haag sont également mobilisés comme jeunes organisateurs.
Les Jurassiens veulent rivaliser avec l'élite nationale
Parmi les concurrents figurent plusieurs représentants du lycée Victor-Bérard de Morez, qualifiés après avoir franchi les différentes étapes de sélection. « Il faut être le meilleur de l'académie pour se qualifier », explique Romain Forgue. « Les championnats départementaux servent d'abord à constituer les équipes avant la phase académique ». Avec son coéquipier Clément Cretin, il bénéficie de la section escalade proposée par l'établissement jurassien. Tous deux pratiquent également la compétition au sein de la Fédération française de la montagne et de l'escalade (FFME). « Nous sommes plutôt spécialisés en difficulté, mais pour les championnats UNSS il faut être capable d'être performant dans les trois disciplines », précise Clément. Après deux journées de compétition, les Jurassiens restent dans la course. « Cela se passe plutôt bien jusqu'à présent. Certaines voies nous ont davantage posé problème, mais dans l'ensemble nous sommes satisfaits », indique Romain Forgue. Face aux meilleurs grimpeurs scolaires français, les deux lycéens abordent la suite de la compétition avec humilité. « On va essayer de faire de notre mieux et on verra ce que cela donne face à des concurrents vraiment très forts », ajoutent-ils.
L'interview de la rédaction : Romain et Clément, deux compétiteurs jurassiens
Trois disciplines au programme
Les compétiteurs s'affrontent dans les trois spécialités de l'escalade moderne. La difficulté se déroule sur des voies pouvant atteindre 18 mètres de hauteur. Les grimpeurs doivent franchir six parcours dont le niveau augmente progressivement, de cotations accessibles jusqu'à des niveaux réservés aux spécialistes. Le bloc propose des passages plus courts, jusqu'à quatre mètres de hauteur, sans matériel d'assurage mais avec des mouvements plus techniques et dynamiques. Enfin, la vitesse constitue souvent l'épreuve la plus spectaculaire. Les athlètes s'élancent sur un mur vertical pour réaliser le meilleur temps possible. Sur le mur bisontin, certains concurrents parcourent une dizaine de mètres en seulement quatre secondes.
L'interview de la rédaction : Gégory Kempf
Un événement ouvert aux scolaires
Dans le cadre de l'opération « Vers une génération responsable », plusieurs classes de primaire bisontines sont accueillies tout au long de la semaine. Les élèves peuvent découvrir l'escalade à travers des ateliers d'initiation et assister aux compétitions. Cette dimension pédagogique constitue l'un des points forts de la manifestation, qui associe sport, engagement des jeunes et découverte de la pratique de haut niveau.
Une vitrine pour l'escalade franc-comtoise
La Franche-Comté est représentée par plusieurs établissements. Chez les lycéens figurent notamment le lycée Victor-Bérard de Morez et le lycée Ledoux de Besançon. Du côté des collèges sont engagés Voltaire, Stendhal, Baume-les-Dames et Mouthe. Pour de nombreux participants, la découverte de la salle Marie-Paradis constitue l'une des bonnes surprises du championnat. « Les équipes nous ont félicités pour la qualité de l'accueil et des installations. La salle est splendide », se réjouit Grégory Kempf. Grâce aux infrastructures développées par Entre-Temps, Besançon dispose désormais d'un équipement capable d'accueillir les plus grandes compétitions scolaires de la discipline. Les remises des médailles sont programmées ce mercredi 3 juin et vendredi 5 juin entre 14 h 30 et 16 h.
À l'appel de l'intersyndicale FSU, CGT Éduc'action et Sud Éducation, les assistants d'éducation (AED) se sont fortement mobilisés ce jeudi 2 juin pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail et une meilleure reconnaissance de leurs missions. Selon les organisations syndicales, près d'un quart des vies scolaires seraient fermées en France alors que la campagne de renouvellement des contrats est en cours.
Dans l'académie, plusieurs établissements ont été touchés par le mouvement. La vie scolaire était notamment à l'arrêt au collège Malraux de Pontarlier et au collège Stendhal de Besançon, tandis que le collège Camus fonctionnait de manière perturbée. Au lycée Pergaud, les internats des classes de seconde et de première sont restés fermés. Les syndicats rappellent le rôle essentiel des AED dans le fonctionnement quotidien des établissements et appellent l'Éducation nationale à renforcer les moyens consacrés à ces personnels.
Le Palais des Sports de Besançon a accueilli une nouvelle édition du Cybertech Comtois. Un rendez-vous devenu incontournable pour les collégiens de troisième qui viennent présenter les robots conçus tout au long de l'année dans le cadre de leurs cours de technologie. Derrière la compétition, l'objectif est avant tout pédagogique.
Une année de travail récompensée
Près de 300 robots étaient réunis pour cette nouvelle édition du Cybertech Comtois. Les élèves participants ont consacré plusieurs mois à la conception, à la fabrication et à la programmation de leurs machines. « Les élèves travaillent toute l'année pendant les cours de technologie sur ces robots et viennent conclure leur travail au Palais des Sports », explique Patrick Mercier, professeur de technologie au collège Edgar-Faure de Valdahon et responsable de l'organisation de l'événement. Le concours est porté par l'association Cybertech Comtois et mobilise essentiellement des élèves de troisième issus de nombreux collèges de la région.
Apprendre en réalisant un projet concret
Au-delà de l'aspect ludique, l'événement constitue un véritable outil pédagogique. Les élèves doivent imaginer, construire, programmer et tester un robot capable de répondre à différents défis. Une démarche qui leur permet de mobiliser l'ensemble des compétences abordées dans le programme de technologie. « Ils réalisent une fabrication qui a un usage concret. Ils apprennent aussi à travailler en équipe et nous balayons toutes les compétences du programme de troisième », souligne l’enseignant. Le projet permet également aux élèves de découvrir des domaines parfois méconnus comme la robotique, l'informatique ou encore la programmation.
Le reportage de la rédaction : Patrick Mercier, enseignant au collège de Valdahon et président de l'association Cybertech Comtois, l'organisateur de l'évènement
Des défis pour départager les robots
La compétition s'articule autour de quatre épreuves principales : la vitesse, le vadrouilleur, le biathlon et le sumo. Les robots sont évalués sur leurs performances mais également sur d'autres critères comme le design, la programmation ou encore le développement durable. Au total, treize trophées sont décernés. « Les élèves montrent leurs compétences à travers différents défis et différentes récompenses », précise l'organisateur.
Entre créativité et innovation
Les projets présentés témoignent de l'imagination des collégiens. Tom et son équipe du collège Victor Considérant de Salins-les-Bains ont ainsi conçu un robot sur le thème du littoral avec sable, papier mâché, coquillages récupérés et petites tortues fabriquées à la main. « On a créé une vague en papier mâché, une balançoire avec de la ficelle récupérée et des branches trouvées dehors », explique le jeune collégien. Son robot devra franchir plusieurs obstacles, dont un pont qu'il redoute particulièrement. « Le pont sera sans doute le plus difficile », confie-t-il avant le début des épreuves.
Le reportage de la rédaction : Tom et Raphaëlle du collège Victor Considérant de Salins-les-Bains
Le défi du codage
Pour d'autres élèves, la difficulté principale réside dans la programmation. Certains ont également participé à la création des dispositifs de chronométrage permettant de mesurer les performances des robots. « Le codage était compliqué, on se trompait souvent », reconnaît Léa, scolarisé au collège Diderot à Besançon. Trois séances de deux heures ont notamment été nécessaires pour mettre au point un système capable de détecter automatiquement le passage des robots.
Une expérience humaine avant tout
Pour Didiane et Gabriel, du collège Grenier de Pontarlier, cette aventure a permis d'acquérir de nouvelles compétences tout en partageant une expérience collective. « On a appris la programmation et la construction du châssis », explique l'un des élèves. « On a aussi vécu de bons moments ensemble. C'était un vrai moment de partage entre collégiens », ajoute son camarade. Même si quelques problèmes techniques subsistaient encore au moment de la compétition, les deux jeunes se montraient confiants avant les épreuves.
Le reportage de la rédaction : Didiane et Gabriel du collège Philippe Grenier de Pontarlier
Une ouverture vers les métiers de demain
À travers Cybertech Comtois, les organisateurs espèrent également susciter des vocations. Dans un domaine où filles et garçons participent à parts égales, la robotique devient un moyen concret de découvrir les sciences, le numérique et l'ingénierie. Pour beaucoup de collégiens, cette journée constitue l'aboutissement de plusieurs mois de travail mais aussi une première immersion dans les technologies qui façonneront leur avenir.
Le département du Doubs a été retenu par le ministère de l’Éducation nationale pour participer à une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire. Dans un communiqué, le sénateur du Doubs salue cette décision, rappelant avoir alerté à plusieurs reprises le Gouvernement sur les conséquences de la baisse démographique dans les écoles rurales.
Cette nouvelle méthode de travail doit permettre une concertation entre élus locaux, services de l’État et acteurs du territoire afin d’anticiper les évolutions à venir et préserver un service public d’éducation de proximité. Le parlementaire affirme rester vigilant quant aux suites concrètes qui seront données à cette démarche.
Le lycée Louis Pergaud, à Besançon, vient d’inaugurer les bâtiments rénovés de son internat « Margot ». Financée à hauteur de près de 14 millions d’euros par la Région, avec un cofinancement de l’État de 1,5 million d’euros dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir, cette restructuration permet désormais d’accueillir 420 internes dans des locaux modernisés et repensés pour le confort et le travail des élèves. Le projet intègre également des objectifs environnementaux, avec l’utilisation de matériaux biosourcés et le déploiement de panneaux solaires. Avec plus de 2.000 élèves et étudiants, le lycée Louis Pergaud figure parmi les établissements les plus importants et attractifs de l’agglomération bisontine.