Dans le Doubs, un partenariat a vu le jour entre l’éducation nationale et la Fondation Plurielle, qui, via l’ESAT d’Ornans, fabrique un outil pédagogique pour l’enseignement des mathématiques, et plus particulièrement des fractions. Il est à destination des enfants de cycle 3 des circonscriptions bisontines. Cette initiative est le fruit d’une réflexion de Cyril Pasteur, conseiller pédagogique au sein de l’académie de Besançon.
L'interview de la rédaction : Cyril Pasteur, conseiller pédagogique à l'éducation nationale
L'interview de la rédaction : Cyril Pasteur, conseiller pédagogique à l'éducation nationale
Les pièce Klasma
Ces formes géométriques, en plastique et en bois, sont usinées, sur place. Grâce à cet outil, les enfants manipulent le matériel et se représentent mieux les fractions. Une conception moins théorique et beaucoup plus pratique de cette approche mathématique, qui peut en déstabiliser plus d’un.
L'interview de la rédaction : Cyril Pasteur, conseiller pédagogique à l'éducation nationale
Plusieurs enjeux
Si cette initiative éducative a pour objectif de faciliter l’enseignement des mathématiques, et plus particulièrement des fractions, et l’apprentissage et la compréhension des enfants, elle tisse également du lien entre différents partenaires, qui n’auraient peut-être pas eu l’occasion de se rencontrer et d’apprendre à se connaître. Cette commande offre du travail au public de l’ESAT et favorise son intégration sociale. Ce dernier point a d’ailleurs pu se vérifier lors d’un déplacement des enfants de l’école de Nancray dans les ateliers d’Ornans. Ils ont ainsi visité l’endroit, échangé avec leurs hôtes et réalisé une émission radiophonique dans le cadre de semaine de la presse.
L'interview de la rédaction : Cyril Pasteur, conseiller pédagogique à l'éducation nationale
La Ville de Valdahon fait savoir que les inscriptions dans les écoles publiques de Valdahon se feront à la mairie les 2 et 5 avril prochains. Cette démarche s’adresse aux enfants concernés par une entrée en maternelle, au CP ou pour les nouveaux arrivants. Des permanences sont prévues uniquement sur rendez-vous. Pour ce faire, il suffit de composer le 03.81.56.23.88. Par ailleurs, le bulletin d’inscription est disponible à l’accueil de la mairie ou téléchargeable sur le site de la ville : www.valdahon.com
Hasni Alem, élu à la ville de Besançon, en charge du quartier Orchamps-Palente, s’oppose aux projets de fermeture d’une classe de maternelle à l’école Condorcet et d’une classe de primaire à l’école Pierre Marie Curie. Pour l’élu bisontin, ces fermetures auront pour conséquence d’aggraver les inégalités sociales. « Cette fermeture impliquera qu’il y aura en moyenne 24 élèves par classe dans ces deux écoles” pointe-t-il. Et de terminer : “Dans un quartier comme celui d'Orchamps-Palente, ce choix est un très mauvais signe et ouvre la porte à un risque de dérive du quartier. L’émancipation des quartiers populaires passera par l’école publique ou ne passera pas… ».
Mercredi soir, la Ville de Besançon avait également réagi. Si la cité reconnaissait le dialogue constructif avec le directeur académique des services de l’Education Nationale, qui avait conduit à la fin des projets de suppression de classes dans les écoles Sapins, Jean Zay et Saint-Claude, elle s’inquiétait quant au maintien d’autres projets de fermeture, concernant des structures implantées dans les quartiers prioritaires. Elle demandait la réouverture des discussions. « L’inclusion scolaire, l’égalité des chances et la réussite éducative des enfants bisontins passe par l’amélioration de la prise en compte des besoins pédagogiques des enfants et de la diminution de la charge de travail des enseignants ».
Dominique Voynet, députée de la 2è circonscription du Doubs, pointe les décisions prises dans le cadre de la prochaine carte scolaire dans l’académie de Besançon. « La baisse des effectifs scolaires doit être l’occasion de réduire le nombre d’enfants par classe au bénéfice des élèves et des professeurs et non servir une politique d’érosion du nombre d’enseignants que les parlementaires de tous bords ont dénoncée ! » explique-t-elle.
L’élue pointe notamment la fermeture d’une classe à l’école de Chantrans, « pour seulement 4 ou 5 élèves en moins ». Tout comme à Besançon, « où les fermetures concernent quasiment exclusivement des quartiers prioritaires ».
A l’Education nationale, le syndicat UNSA communique le visage de la prochaine carte scolaire dans le Doubs, concernant le 1er degré. Il est annoncé 19 fermetures de classe en maternelle et de cinq fermetures d’école, avec des transferts vers d’autres villages ( Arc-Sous-Montenot, Rosières-sur-Barbèche, Roulans, Jouffroy d’Abbans à Sainy-Vit et Villers-sous-Chalamont). 40 classes fermeront en élémentaire. Plein Air fait le point :
Fermetures de classe en maternelle
Besançon ( île de France)
Besançon (Condorcet)
Besançon (Butte)
Besançon (La Bruyère)
Bethoncourt ( Louis Pergaud)
Cussey-sur-l’Ognon
Devecey
Ecole Valentin
Exincourt (Voivre)
Labergement Sainte Marie
Les Hôpitaux-Neufs
Malbuisson (Louis Thibert)
Montbéliard (Jean Moulin)
Montbéliard (Claude Debussy)
Noironte
Pelousey
Sancey
Sochaux (centre)
Valentigney (Pierre Donzelot)
Fermeture de classe en élémentaire
Audincourt (Les Vignes, Montanot, Forges)
Bavans (Dolto)
Besançon (Bourgogne X2, Fourier, Champagne, Pierre et Marie Curie)
Bethoncourt (Nelson Mandela)
Bonnetage
Chalezeule
Chantrans
Chapelle d’Huin
Cuse-et-Adrisan (René Perrot)
Dannemarie-sur-Crête
Grand Charmont (Daniel Jeanney)
La Tour-de-Scay
Levier ( Louis Pergaud)
L’Isle sur le Doubs (Henri Bourlier)
Lougres (Beausoleil)
Mandeure ( Les Estelles)
Montbéliard (André Boulloche)
Montbéliard (Petit Chênois)
Montenois
Montlebon
Pays de Clerval
Pontarlier (Henri Cordier, Joliot Curie)
Quingey
Recologne
Roche-lez-Beaupré
Seloncourt (Berne)
Sochaux ( Simone Veil, Chênes et Centre)
Val d’Usiers ( Goux les Usiers)
Valdahon (Saint Exupéry)
Vuillecin
La France Insoumise appelle les Jurassiens à se mobiliser. Le parti de Jean-Luc Mélenchon appelle à la destitution d’Emmanuel Macron, le Président de la République. Les 22 suppressions de classes envisagées à la rentrée prochaine, dans le 1er degré, ne passent pas. Les moyens accordés au collège sont également fortement dénoncés. Dans ces conditions, le collectif invite la population à participer aux actions de blocage, les rassemblements et les manifestations prévus. Une pétition a également été mise en ligne : https://macron-destitution.fr/
A l’Education nationale, les projets permettant aux enfants de développer des compétences ne manquent pas. Le sport, la culture, la santé, l’expression orale, l’expression écrite, les enseignants fourmillent d’initiatives. Ils tissent des partenariats avec des intervenants extérieurs, afin que pédagogie et technicité s’associent et donnent naissance à toutes sortes de créations et réalisations, qui viendront enrichir les connaissances, savoir faire et savoir être de leurs élèves, petits et grands.
A Besançon, à l’école Rivotte, une trentaine d’enfants de CM2 travaillent sur l’écriture d’une nouvelle, qui sera présentée lors du salon des littératures policières, noires et sociales de Besançon, qui se tiendra en mai prochain. Pour mener à bien ce travail, l’équipe enseignante a fait appel à deux auteurs francs-comtois, Jacky Schwartzmann et Estelle Tharreau, afin qu’ils aident les enfants à construire et surtout structurer leur histoire. Ce jeudi après-midi, Jacky Schwartzmann, pour lequel l’écrit et l’image, n’ont plus de secrets, est venu écouter, conseiller et diriger. En une heure, l’intervenant a distillé de précieux conseils pour que le futur écrit réponde aux règles et techniques, qu’elle exige une narration. Concision, cohérence, crédibilité, structuration de l’histoire, intrigues, rebondissement, … sont autant de termes que les enfants ont appris à connaître et à maîtriser. La future nouvelle est sur de bons rails. Le résultat devrait séduire les futurs lecteurs.
Réactions d'enfants
Ecrire et structurer sa pensée
Les petits écrivains sont désormais lancés. Le cadre a été fixé. Il leur reste encore quelques mois pour parfaire leur nouvelle et savoir conquérir leurs lecteurs. C’est en petits groupes, en se répartissant le travail, qu’ils continueront leur projet. Les enfants ont bien compris les chapitres qui leur restent encore à franchir. « Je ne pensais qu’il fallait passer par toutes ces étapes. Il ne suffit pas d’écrire ses idées sur une feuille » explique cette jeune élève, qui ne boude pas son plaisir de se lancer dans cette belle aventure collective.
Ce mercredi, la région académique Bourgogne-Franche-Comté organise un séminaire sur le thème de l’Intelligence Artificielle. Ce rendez-vous, qui se tiendra dans les locaux de SupMicrotech-ENSMM à Besançon, s’adresse à tous les personnels pédagogiques et éducatifs intéressés par les enjeux de l’intelligence artificielle. Cette journée proposera notamment une exploration approfondie des usages pédagogiques de l’IA à travers des conférences, tables rondes et ateliers pratiques.
L’ARS Bourgogne-Franche-Comté, en lien avec les académies de Besançon et Dijon, organise une seconde campagne de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) dans les collèges de la région. Lancée, le 20 janvier, elle se terminera le 24 février. Rappelons que cette grande action de prévention vise un taux de couverture vaccinale de 80% chez les filles et les garçons de 11 à 14 ans à horizon 2030. 32.000 élèves ont été ciblés dans 330 collèges de la région. Les parents des élèves de cinquième des collèges de Bourgogne-Franche-Comté, qui ne l’auraient pas fait à la rentrée 2024, ont encore la possibilité de compléter un formulaire d’autorisation parentale.
Journée de mobilisation, ce jeudi, pour dénoncer la précarité au sein de l’Education nationale, et notamment celle touchant les assistants d’éducation (AED) et les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). A Besançon, ce matin, ils étaient invités à participer à un temps de rencontre et d’échange à la maison des syndicats, située dans le quartier de Planoise.
Ils dénoncent la précarité de leur emploi, demandent de meilleures conditions de travail, des salaires à la hauteur de leurs responsabilités et une titularisation, sous un statut de fonctionnaire, au bout de trois ans d’exercice de la fonction. Aujourd’hui, il est rappelé que les emplois d’assistant d’éducation ont évolué et qu’il ne s’agit plus « d’un job », comme la fonction de surveillant les concevait auparavant. « Aujourd’hui, seulement 30% des étudiants occupent un tel poste ». C’est la raison pour laquelle le combat pour la transformation de leur contrat de travail en CDI fait partie des priorités. Actuellement, les contrats sont renouvelés chaque année par la direction de l’établissement. Ce qui renforce encore la précarité. Difficile de se projeter dans l’avenir et d’évoluer dans un tel cadre. Pourtant, le rôle et la mission de ces intervenants sont déterminants pour le fonctionnement d’un établissement scolaire. Surveiller, enseigner, punir, écouter, soigner, conseiller, … la liste et les responsabilités peuvent être très longues.
L'interview de la rédaction :
Une autre précarité
La situation des accompagnants d’élèves en situation de handicap est toute aussi difficile. Même s’ils ont obtenu la possibilité de pérenniser leur emploi, leur salaires sont largement insuffisants. Beaucoup doivent combiner un deuxième emploi pour vivre le plus décemment possible. Il est également dénoncé le processus de mutualisation, qui n’offre plus la même qualité de soutien aux élèves, privilégiant ainsi le nombre d’enfants à suivre au sien d’un Pôle d’inclusion, réparti sur différents établissements scolaires ou écoles. Ce qui dégrade encore les conditions de travail.
L'interview de la rédaction :
Ces personnels, dont l’action est si importante, espère une véritable prise de conscience de l’Education nationale et souhaitent vivement, que les paroles entendues tout au long d’une année scolaire, se traduisent par des actes.