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Le collectif Écoles Vivantes Besançon poursuit sa mobilisation pour améliorer l’accueil des enfants lors des fortes chaleurs. Les parents d’élèves réclament la poursuite des rénovations thermiques et souhaitent faire de l’adaptation des bâtiments scolaires au changement climatique une priorité municipale dès cet automne. Une lettre ouverte détaillant leurs revendications sera prochainement remise à la Ville, avant le conseil municipal du 17 septembre. Une pétition est également en circulation : https://www.change.org/p/pour-des-mesures-de-protection-de-la-chaleur-sur-nos-enfants-dans-les-%C3%A9coles

L’Éducation nationale a finalement décidé de ne pas ouvrir une sixième classe à l’école Olivet de Salins-les-Bains pour cette rentrée 2026. Malgré la mobilisation des enseignants, des parents d’élèves et des élus, l’établissement fonctionnera avec cinq classes. Déçue, la municipalité entend poursuivre ses démarches pour défendre les moyens accordés aux écoles et renforcer l’attractivité de la commune afin d’accueillir de nouvelles familles.

La rentrée 2026‑2027 marque un tournant pour la ville de Besançon. Pour la première fois en tant que maire, Ludovic Fagaut, l’ancien chef d’établissement,  était aux avants postes. Il a supervisé l’accueil de 7.607 élèves bisontins, scolarisés dans 63 écoles, un volume en baisse continue depuis 2020, avec 800 élèves perdus en six ans. L’exécutif municipal revendique une rentrée « sous contrôle », portée par une réorganisation express du périscolaire et un plan canicule accéléré durant l’été.

Périscolaire du midi : un quasi‑plein, après des années de refus

Le périscolaire du midi, longtemps point de crispation pour les familles, affiche cette année un taux d’acceptation inédit, de plus de  99% des demandes satisfaites, soit 5.364 élèves inscrits. Seules 18 familles restent en liste complémentaire, mais la municipalité assure qu’elles seront intégrées grâce à un vivier de 11 animateurs non affectés, conservés volontairement pour absorber les retardataires de l’été et les arrivées de dernière minute. Cette amélioration repose sur plusieurs leviers : – passage en double service dans quatre écoles maternelles ; – augmentation des capacités d’accueil à Fourier, Buttes et Paul Bert ; – renforcement du partenariat avec le collège Diderot, qui accueille désormais des élèves du secteur Île‑de‑France, dans le quartier Planoise. 

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

 

Animateurs périscolaires : recrutement complet et vigilance accrue

Alors que plusieurs villes françaises ont été confrontées à des scandales de recrutement, Besançon affirme avoir sécurisé ses procédures. Les animateurs sont soumis à des vérifications réglementaires, à un jury professionnel, à un accompagnement en prise de poste, et à des formations obligatoires (protection de l’enfance, prévention de la violence). Un cas disciplinaire isolé a été traité récemment, mais la municipalité assure que ses process ont été « renforcés » et que les effectifs sont complets pour cette rentrée.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Canicule : 300 000 € de travaux d’urgence et 1 600 ventilateurs

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

L’été 2026 a mis en lumière « les limites thermiques de plusieurs écoles bisontines ». Certaines, pourtant rénovées récemment, ont atteint 32 à 35°C en période de canicule, selon l’édile. La municipalité reconnaît que les rénovations passées ont trop privilégié l’hiver au détriment des épisodes estivaux. Durant l’été, la ville a engagé un plan d’urgence : « On a réalisé plus de 300 000 euros de travaux en réponse immédiate à très court terme pour cette rentrée scolaire ».  Les interventions ont concerné 12 écoles, avec : – 1 600 ventilateurs déployés dans près de 400 classes ; – 40 plafonniers ventilateurs ; – 130 brasseurs d’air ; – films thermiques, stores, volets roulants ; – peinture blanche sur les skydomes pour limiter les puits de chaleur. La municipalité prépare désormais une stratégie à moyen et long terme : voiles d’ombrage rétractables, solutions inspirées du Japon, réflexion sur la géothermie, et création de salles de fraîcheur climatisées dans chaque école.

 

FAGAUT RENTREE DES CLASSES 2

 

Un PEDT réécrit et une cité éducative élargie

Par ailleurs. La ville relance la réécriture du Projet éducatif de territoire, avec trois priorités : lutte contre la sédentarité, santé et bien‑être, citoyenneté et vivre‑ensemble. Le quartier de Planoise fera l’objet d’une approche élargie dans la cité éducative, intégrant davantage les associations locales pour une action plus globale.

Les enseignants et personnels du collège Stendhal de Besançon ont cessé le travail ce jeudi 3 septembre. Cette mobilisation intervient après plusieurs incidents graves survenus durant la précédente année scolaire. Selon les équipes, une bande d’adolescents extérieurs à l’établissement a pénétré dans le collège pour retrouver et agresser un élève avec une arme blanche. Un autre individu a réussi à entrer dans une salle de classe afin d’interpeller violemment une enseignante devant ses élèves. Face à ces intrusions, les grévistes réclament un meilleur contrôle des accès ainsi que des moyens humains supplémentaires pour assurer la sécurité des élèves et des personnels.

Quelques jours seulement après la rentrée scolaire, les personnels du collège Stendhal ont choisi la grève pour alerter leurs autorités de tutelle. Cette mobilisation, décidée « très majoritairement », s’est déroulée dès 7 h 30 devant l’entrée de l’établissement, située au 25 avenue du Commandant-Marceau, à Besançon. Les grévistes dénoncent un « manque criant de moyens » et des difficultés anciennes pour assurer la sécurité des élèves comme celle des équipes. Ils expliquent avoir interpellé à plusieurs reprises le Conseil départemental du Doubs et avoir également rencontré le directeur académique des services de l’Éducation nationale. Selon eux, ces démarches n’ont débouché sur aucune affectation supplémentaire pour cette rentrée.

Une entrée partagée avec le lycée Jules Haag

Le collège Stendhal présente une configuration particulière puisqu’il partage son entrée et plusieurs espaces extérieurs avec l’antenne professionnelle du lycée Jules Haag. Les personnels du collège indiquent ainsi ne pas maîtriser totalement la gestion des entrées et des sorties. La cour, aménagée sur plusieurs niveaux, serait également difficile à surveiller malgré la mobilisation de l’ensemble des équipes. La présence simultanée de collégiens, dont certains sont âgés d’une dizaine d’années, et de lycéens multiplie par ailleurs les déplacements et complique le contrôle des accès.

« Il y a beaucoup d’entrées et de sorties. Les personnels sont sollicités en permanence et il n’y a pas de surveillance stricte », explique Bérenger Priouzeau, représentant du personnel. Les équipes demandent donc qu’une entrée autonome, exclusivement réservée au collège, soit remise en service afin de mieux filtrer les passages. Cette ancienne entrée permettrait également, selon eux, d’accueillir plus facilement les transports scolaires. Sollicité depuis plusieurs années, le Conseil départemental du Doubs aurait systématiquement refusé cette proposition, en avançant des arguments liés notamment à la circulation automobile. Des explications que les personnels jugent « peu logiques ».

Des intrusions qui ont marqué les équipes

Les grévistes reviennent sur les situations dangereuses survenues au cours de la précédente année scolaire. Selon leur témoignage, un groupe d’adolescents venu d’un autre établissement a pénétré dans l’enceinte du collège pour retrouver un élève et s’en prendre physiquement à lui. Les personnels évoquent des menaces graves et la présence d’une arme blanche. Une personne étrangère à l’établissement a également réussi à entrer dans une salle de classe pendant un cours. Elle aurait alors vivement interpellé une enseignante devant ses élèves pour lui « demander des comptes ». « Elle s’est trouvée face à face avec un ancien élève qui était venu lui reprocher des choses. C’était assez violent », rapporte le représentant du personnel. Certains collégiens ont directement assisté à cette intrusion. Pour les équipes, ces événements démontrent la nécessité d’un meilleur contrôle des accès. « Le pire est déjà arrivé. Nous sommes donc très inquiets », souligne-t-il. Les équipes souhaitent que tous les usagers puissent entrer dans l’établissement en sécurité et que les personnels puissent exercer leur métier sans craindre une nouvelle intrusion.

L'interview de la rédaction : Bérenger priouzeau 

L'interview de la rédaction : Une enseignante 

 

Stendhal 3

Trois demandes adressées à l’Éducation nationale

Face aux refus du Conseil départemental concernant l’aménagement des accès, les personnels se sont tournés vers l’Éducation nationale. Ils précisent ne pas réclamer de moyens d’enseignement supplémentaires, mais des renforts consacrés à l’encadrement et à la sécurité.

Leurs revendications portent sur trois mesures :

  • la création d’un poste de principal adjoint ;
  • l’augmentation du nombre de surveillants ;
  • l’implantation d’un poste d’assistant de prévention et de sécurité.

« Ce ne sont pas des demandes de confort, mais des demandes nécessaires pour assurer la sécurité de tous », insistent les grévistes. Une délégation avait été reçue au mois de juin par le directeur académique des services de l’Éducation nationale. Les personnels disent avoir été écoutés « avec bienveillance », mais estiment ne pas avoir été entendus puisqu’aucun moyen humain supplémentaire n’a été affecté au collège pour cette rentrée.

 

stendhal

Une fatigue qui gagne les équipes

Au-delà des questions matérielles, les personnels décrivent un climat de travail éprouvant. Professeurs, surveillants et agents seraient tous concernés par les difficultés de surveillance et contraints de compenser quotidiennement le manque de moyens. « On fait face. On s’est habitués, mais c’est usant », témoigne leur représentant. Les équipes ont le sentiment de devoir lutter « à armes inégales » pour protéger les élèves et maintenir des conditions d’accueil satisfaisantes. Les parents d’élèves ont été informés de la mobilisation. Plusieurs d’entre eux auraient adressé des messages d’encouragement aux personnels, qui estiment leurs revendications largement partagées au sein de la communauté éducative.

Une rencontre envisagée avec le rectorat

À la suite de la mobilisation, le rectorat aurait commencé à prendre contact avec les représentants de l’établissement. Une rencontre avec le recteur ou des membres de son équipe pourrait désormais être organisée. Les grévistes demandent au recteur de venir constater directement la situation du collège et d’accorder rapidement les moyens de surveillance réclamés. Ils sollicitent également l’appui du maire de Besançon, en sa qualité de premier vice-président du Conseil départemental.

Les personnels espèrent désormais que cette grève permettra l’ouverture de discussions concrètes. Leur objectif reste inchangé : obtenir des aménagements et des moyens humains permettant de garantir durablement la sécurité des élèves, des enseignants et de l’ensemble des agents du collège Stendhal.

À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, le Département du Jura réaffirme son soutien aux 11.000 élèves scolarisés dans 27 collèges publics et neuf établissements privés. Une enveloppe de 22,4 millions d’euros est consacrée à l’éducation en 2026, dont 12,6 millions investis dans les collèges.

Les travaux concernent notamment la rénovation des bâtiments, leur accessibilité et leur performance énergétique. Le Département poursuit également la modernisation des équipements avec le renouvellement de 4 000 tablettes et le développement d’outils robotiques et immersifs. En ce mois de septembre, son président, Gérôme Fassenet, se rend dans plusieurs établissements à la rencontre des élèves, des personnels et des équipes éducatives.

À l’occasion de la rentrée scolaire 2026, le député du Doubs Laurent Croizier alerte sur les conséquences de la baisse démographique. Les écoles primaires du département accueillent près de 800 élèves de moins cette année et pourraient en perdre 1 000 par an durant les trois prochaines années.

Le parlementaire estime que cette évolution doit permettre de réduire les effectifs dans les classes, sans entraîner de diminution des moyens ni fragiliser les établissements ruraux. Il appelle également à renforcer l’apprentissage des savoirs fondamentaux et à mieux valoriser les filières professionnelles. Face à la crise des vocations, Laurent Croizier annonce enfin la présentation prochaine de 30 propositions destinées à améliorer l’attractivité du métier d’enseignant.

Des personnels du collège Stendhal, à Besançon, annoncent un mouvement de grève massif ce jeudi 3 septembre, à partir de 7 h 30. Ils dénoncent des problèmes de sécurité liés à l’entrée partagée avec l’antenne professionnelle du lycée Jules Haag et évoquent plusieurs intrusions dans l’établissement.

Malgré leurs démarches, ils regrettent l’absence de moyens supplémentaires pour cette rentrée. Ils réclament notamment un poste de principal adjoint, davantage de surveillants et un assistant de prévention et de sécurité. Un rassemblement est prévu devant le collège, avenue du Commandant-Marceau.

En cette rentrée scolaire, Plein Air s’intéresse à ces étudiants qui ont choisi de se tourner vers les métiers de l’éducation et qui, demain, feront eux aussi leur rentrée devant une classe. À Besançon, l’Université Marie‑et‑Louis‑Pasteur ouvre une nouvelle licence destinée à former les futurs professeurs des écoles. Conçue avec le rectorat de l’académie et l’INSPE, elle accueille une première promotion de 80 étudiants, sélectionnés parmi 966 candidats. Une licence qui a trouvé son public Le nombre élevé de candidatures confirme que cette nouvelle licence répond à une attente et à un réel besoin. Cette formation associe des savoirs disciplinaires et universitaires à des apprentissages pédagogiques. Sa conception repose sur une coopération étroite entre l’Université Marie et Louis Pasteur, l’INSPE et le rectorat.

L'interview de la rédaction : Pierre Moya 

Une formation organisée sur cinq ans

Le parcours complet doit durer cinq années, réparties en deux étapes. Les étudiants suivront d’abord trois années de licence, puis deux années complémentaires davantage tournées vers la professionnalisation et les stages. Cette organisation doit leur permettre d’acquérir progressivement les connaissances et les méthodes indispensables à l’exercice du métier. Ils pourront observer des enseignants expérimentés, s’immerger dans des classes et apprendre à intervenir dans différentes situations scolaires. Une étape supplémentaire restera indispensable : la réussite au concours de recrutement de professeur des écoles. L’université, l’INSPE et le rectorat entendent accompagner les étudiants dans sa préparation.

RECTORAT INSPE SIGNATURE

                 Hugues Daussy ( président de l'université Marie et Louis Pasteur). Pierre Moya ( recteur de l'académie de Besançon et de la région académique Bourgogne Franche-Comté) 

Enseigner de la maternelle au CM2

La formation doit préparer les futurs professeurs à enseigner de la maternelle au CM2. Ils pourront travailler aussi bien dans une école urbaine comptant quatorze classes que dans un petit établissement rural composé de deux classes, parfois avec plusieurs niveaux réunis. Les étudiants devront donc apprendre à intervenir dans des environnements très différents.

Des bases disciplinaires solides

La maîtrise de la langue, des mathématiques et du raisonnement scientifique figure parmi les priorités de cette nouvelle licence. Pierre Moya, le recteur de l’académie de Besançon et de la région académique de Bourgogne Franche-Comté, a rappelé qu’un enseignant doit parfaitement connaître les notions qu’il devra ensuite transmettre à ses élèves. Les étudiants seront également formés aux méthodes d’apprentissage, à la gestion d’une classe et à l’accompagnement des enfants ayant des besoins particuliers, notamment ceux en situation de handicap. L’objectif est de leur fournir les outils nécessaires pour réagir aux différentes situations rencontrées dans une école.

L'interview de la rédaction : Hugues Daussy 

 

Une pédagogie fondée sur la recherche

Le métier d’enseignant s’apprend et ne repose pas uniquement sur les connaissances disciplinaires. La licence présentera aux étudiants les pratiques pédagogiques dont l’efficacité a été observée et démontrée par la recherche.  Le lien entre la formation et la recherche doit également permettre de former des professionnels capables d’analyser leurs pratiques, de prendre du recul et de comprendre les fondements des méthodes utilisées. Des dispositifs expérimentaux les placeront dans des situations proches de celles rencontrées en classe.

L’intelligence artificielle, un nouvel enjeu

Les transformations liées à l’intelligence artificielle seront également prises en compte. Les futurs professeurs devront apprendre à maîtriser ces outils, à comprendre leurs possibilités et leurs limites, puis à accompagner leurs élèves dans leur utilisation. « Son usage doit reposer sur de solides connaissances, une bonne maîtrise du langage et un véritable esprit critique ». Dans le cas contraire, ces technologies pourraient accentuer les inégalités entre ceux qui savent les utiliser et ceux qui les subissent.

Les enseignants font leur rentrée ce lundi 31 août, avant d’accueillir les élèves dès le lendemain. Dans l’académie de Besançon, 191.461 écoliers, collégiens et lycéens reprendront le chemin de l’école mardi 1er septembre. Cette traditionnelle journée de prérentrée permet aux équipes pédagogiques de préparer l’accueil des élèves, de prendre connaissance des effectifs définitifs et de régler les derniers détails organisationnels. Elle doit également leur permettre de partager les principales orientations fixées pour cette nouvelle année scolaire.

Plus de 20 500 personnels mobilisés

Dans l’académie de Besançon, 20.556 personnels travaillent dans l’enseignement scolaire. Ils exerceront au sein d’environ 1 200 structures, parmi lesquelles 992 écoles, 141 collèges et 65 lycées. Cette rentrée s’inscrit dans un contexte de baisse démographique. Le rectorat recense 1.753 élèves de moins dans les écoles publiques de l’académie. Le recul atteint notamment 543 enfants dans le Doubs et 337 dans le Jura.

La diminution concerne également le second degré. L’administration prévoit une baisse de 917 élèves dans les collèges, les lycées et les établissements régionaux d’enseignement adapté publics de Franche-Comté.

« Un professeur devant chaque classe »

Pierre Moya, recteur de l’académie de Besançon, assure qu’il y aura « un professeur devant chaque classe » à l’occasion de cette rentrée. Plusieurs priorités accompagneront également cette nouvelle année scolaire. L’encadrement de l’utilisation du téléphone portable au lycée, le déploiement d’un questionnaire consacré aux violences sexuelles, la protection du bien-être des élèves et la garantie d’un climat scolaire serein figurent notamment parmi les objectifs fixés par le ministère de l’Éducation nationale.

C’est l’une des nouveautés de la rentrée 2026 dans l’académie de Besançon. L’Éducation nationale expérimente dans le Doubs une planification de l’organisation des écoles à cinq ans. Cette « carte scolaire inversée » doit permettre d’anticiper les conséquences de la baisse démographique avec les élus et les services de l’État.

Sortir des décisions annuelles

Fermetures de classes, regroupements scolaires, transferts d’élèves : chaque préparation de rentrée suscite des inquiétudes dans les territoires. La nouvelle méthode consiste à présenter aux élus les prévisions démographiques à cinq ans, puis à réfléchir avec eux à l’avenir de chaque école. Une structure devenue trop petite pourra être réhabilitée, transformée ou rattachée à un pôle scolaire voisin. La distance, le temps de transport, les conditions d’accueil et la qualité pédagogique devront être pris en compte. L’administration assure qu’aucun modèle unique ne sera appliqué. Une attention particulière doit être accordée aux zones de montagne, aux communes isolées et aux établissements accueillant des publics spécifiques. L’objectif revendiqué est celui de l’équité territoriale, avec une réponse adaptée aux besoins locaux.

L'interview de la rédaction : Samuel Rouzet, directeur de l'inspection académique du Doubs 

Préserver un service public de proximité

Dans les villages, l’école reste souvent l’un des derniers services publics. L’Éducation nationale défend ainsi le passage de « l’école de la commune » à « l’école pour la commune » : un regroupement pourrait continuer à servir un territoire même si les élèves ne sont plus accueillis dans leur village. Douze réunions ont déjà été organisées dans les communautés de communes du Doubs. Une phase de concertation et de contractualisation doit commencer en septembre. La première véritable « carte scolaire inversée » est annoncée pour la rentrée 2027. Si l’expérimentation est concluante, elle pourrait être généralisée à d’autres départements.

Vingt pôles mobiles pour accompagner les écoles

Autre nouveauté de cette rentrée : la création dans le Doubs de vingt pôles d’appui à la scolarité. Chacun réunira un enseignant spécialisé et un éducateur spécialisé. Ces équipes mobiles interviendront notamment auprès des élèves présentant des difficultés comportementales. Elles pourront également conseiller les familles, les orienter vers les structures médicales adaptées et accompagner les enseignants. L’Agence régionale de santé doit consacrer 1,7 million d’euros à la rémunération des éducateurs spécialisés.

Ces dispositifs sont lancés alors que le Doubs doit perdre 21 postes à la rentrée, sous réserve des derniers ajustements. Ils doivent permettre d’adapter le réseau scolaire à la baisse du nombre d’élèves, tout en maintenant une offre éducative de qualité dans les territoires doubistes.

L'interview de la rédaction : Samuel Rouzet, directeur de l'inspection académique du Doubs