Pierre Moya a été nommé recteur de la région académique Bourgogne-Franche-Comté et de l’académie de Besançon, ainsi que chancelier des universités, lundi 27 juillet en Conseil des ministres. Il succède à Nathalie Albert-Moretti, en poste depuis mars 2022, qui rejoint la région académique Bretagne et l’académie de Rennes.
Professeur d’histoire-géographie de formation, Pierre Moya a commencé sa carrière dans l’enseignement en 1990. Il a ensuite occupé de nombreuses fonctions de direction et d’encadrement au sein de l’Éducation nationale, notamment dans les académies de Lille, Versailles, Rouen et Créteil, ainsi qu’au ministère. Recteur de l’académie d’Amiens depuis juillet 2023, il prend désormais la tête de la région académique Bourgogne-Franche-Comté.
Les premiers résultats du baccalauréat 2026 confirment une légère progression dans l'académie de Besançon. Sur les 11 449 candidats inscrits, 9 783 ont été admis à l'issue du premier groupe d'épreuves, soit un taux de réussite de 85,4 %, en hausse de 0,4 point par rapport à 2025. Au total, 930 candidats (8,1 %) pourront se présenter aux épreuves de rattrapage.
Dans le détail, le baccalauréat général enregistre un taux de réussite de 90 %, en léger recul de 0,5 point. Les filières technologique (79,5 %) et professionnelle (81,6 %) progressent respectivement de 1,3 et 1,4 point par rapport à la précédente session. Les candidats se répartissaient entre la voie générale (51 %), la voie technologique (20 %) et la voie professionnelle (29 %).
Une intersyndicale de l'Éducation nationale appelle les enseignants à recourir à la grève pour dénoncer des conditions de travail jugées « inacceptables ». Les organisations syndicales estiment que la santé des personnels et des élèves est mise en danger et mettent en cause la responsabilité du ministère de l'Éducation nationale, du gouvernement ainsi que des précédents exécutifs.
Alors que le Doubs est désormais placé en vigilance rouge canicule, le SNES-FSU dénonce l'absence de consignes claires du rectorat de Besançon. Le syndicat affirme que près de 80 fiches ont été référencés dans le registre santé et sécurité depuis le début de la canicule. Ils ont été remplies par des personnels de l'académie de Besançon. Le syndicat réclame des décisions harmonisées et un plan de rénovation thermique des établissements scolaires.
Face aux fortes chaleurs, la Ville de Lons-le-Saunier délocalise ses écoles dans des locaux climatisés ou rafraîchis du 25 juin au 3 juillet. Juraparc, le Bœuf sur le Toit, la médiathèque 4C ou encore le centre de Montciel accueilleront les élèves selon leur établissement. Une mesure exceptionnelle destinée à garantir la sécurité des enfants tout en maintenant les cours dans de bonnes conditions.
En raison de l'épisode de canicule et de températures comprises entre 30 et 40°C relevées dans les établissements scolaires, la Ville de Lons-le-Saunier a décidé de fermer l'ensemble de ses écoles publiques du mardi 23 au vendredi 26 juin inclus, en concertation avec l'Éducation nationale. Seule l'école Bernard-Clavel, équipée d'un système de climatisation, restera ouverte. Aucun service d'accueil ne sera assuré pendant cette période.
Alors que la session du baccalauréat touche à sa fin ce jeudi, un incident s'est produit au lycée Jules-Haag de Besançon hier, mercredi. Vingt-deux élèves ont passé l'épreuve de spécialité en histoire géographie sur un sujet qui ne leur était pas destiné. Une confusion entre le sujet principal et le sujet de remplacement est à l'origine de cette erreur. Malgré ce dysfonctionnement, les candidats concernés n'auront pas à repasser l'épreuve. Le rectorat précise que leurs copies seront prises en compte selon une procédure adaptée.
Le coup d'envoi des épreuves au lycée Ledoux
Le baccalauréat 2026 a officiellement débuté ce lundi matin au lycée Ledoux de Besançon avec la traditionnelle épreuve de philosophie. Présente pour marquer le lancement de cette session, la rectrice de l'académie de Besançon, Nathalie Albert-Moretti, a rappelé les principaux enjeux de cet examen qui demeure, selon elle, « un très beau rituel de la République ». Comme chaque année, la philosophie ouvre le bal des épreuves terminales et suscite une attention particulière chez les jeunes, mais également dans les familles, dans les médias et au sein même de cette administration.
Le député Laurent Croizier était présent et a participé à la distribution des sujets de philosophie
Une attention renforcée à l'orthographe et à la maîtrise de la langue
Parmi les consignes nationales de cette session 2026 figure une vigilance accrue concernant la qualité de l'expression écrite. Une orientation portée par le ministre de l'Éducation nationale et relayée auprès des candidats. « Le ministre souhaite que l'on prête une attention renforcée à la maîtrise de la langue et à la maîtrise de l'orthographe », explique Nathalie Albert-Moretti. Elle invite les élèves à consacrer du temps à la relecture de leurs copies afin d'éviter les erreurs qui pourraient pénaliser leur travail. La rectrice insiste toutefois sur le fait que cette exigence ne doit pas devenir une source d'angoisse supplémentaire : « Il ne faut pas que ce soit un facteur de stress, mais simplement un facteur d'attention ".
L'interview de la rédaction : Nathalie Albert Moretti.
Fraude et intelligence artificielle sous surveillance
Comme lors des sessions précédentes, la lutte contre la fraude reste une priorité. L'essor des nouvelles technologies et de l'intelligence artificielle conduit les services de l'Éducation nationale à renforcer leur vigilance. Les consignes sont claires : téléphones portables éteints et rangés dans les sacs, interdiction des montres connectées et surveillance attentive du déroulement des épreuves. « À la lecture des copies, on vérifie qu'il n'y ait pas de choses étranges qui pourraient laisser penser que l'intelligence artificielle a été mobilisée », précise la rectrice. Si aucune inquiétude particulière n'est signalée cette année dans l'académie, les candidats ont été sensibilisés aux risques encourus en cas de fraude. « On leur rappelle les sanctions qu'ils encourent si jamais ils sont surpris en train de frauder », ajoute-t-elle.
L'interview de la rédaction : Nathalie Albert Moretti.
Un diplôme toujours central pour l'avenir des jeunes
Au-delà des épreuves elles-mêmes, Nathalie Albert-Moretti rappelle l'importance du baccalauréat dans le parcours des élèves. « Le baccalauréat, c'est le sésame pour les études supérieures », affirme-t-elle. L'examen représente souvent un moment de tension pour les candidats mais aussi pour leurs familles. « C'est un moment de stress et de mobilisation familiale bien souvent », reconnaît-elle. Elle insiste enfin sur la responsabilité de l'institution scolaire : « Il s'agit de valider leur capacité à suivre des études supérieures. » Une exigence qui, selon elle, justifie toute la mobilisation des équipes éducatives.
Au lycée Ledoux, les candidats ont ainsi planché ce lundi matin sur leur copie de philosophie avec sérieux et concentration. « Ils ont bien conscience que c'est un moment important de leur vie », conclut Mme Albert Moretti.
L'interview de la rédaction : Nathalie Albert Moretti.
Les épreuves écrites du baccalauréat 2026 débuteront ce lundi 15 juin avec la traditionnelle épreuve de philosophie pour les élèves de terminale générale et technologique. Les candidats poursuivront ensuite leur parcours avec les épreuves de spécialité puis le grand oral avant les résultats attendus le 7 juillet. Dans l’académie de Besançon, plus de 11 600 candidats sont inscrits cette année. Parmi eux, plus de 8 200 préparent un baccalauréat général ou technologique, tandis que près de 3 400 se présentent au baccalauréat professionnel.
Une lutte renforcée contre la fraude
Cette session 2026 est marquée par un durcissement des mesures destinées à lutter contre la fraude aux examens. Le ministère de l’Éducation nationale estime que le développement des nouvelles technologies a favorisé l’apparition de nouvelles formes de tricherie, portant atteinte à l’équité entre les candidats et à la valeur des diplômes. Désormais, toutes les académies françaises sont équipées de détecteurs de téléphones portables. Les candidats seront également sensibilisés aux sanctions encourues en cas de fraude ou de tentative de fraude.
Les sanctions administratives peuvent aller du simple blâme à l’interdiction de se présenter à tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat pendant une durée maximale de cinq ans. Les fraudeurs peuvent également être privés de toute mention sur leur diplôme ou se voir interdire l’inscription dans un établissement public d’enseignement supérieur pour la même durée.
Une exigence accrue sur la qualité de l’expression écrite
Autre évolution importante de cette session 2026 : la maîtrise de la langue française sera davantage prise en compte dans l’évaluation des copies. Orthographe, syntaxe, grammaire, clarté de l’expression et qualité du raisonnement figureront désormais plus explicitement dans les barèmes nationaux de l’ensemble des disciplines. Le ministère précise qu’une copie jugée incompréhensible en raison d’une maîtrise insuffisante de la langue ou d’une expression défaillante se verra attribuer une note inférieure à la moyenne. Les candidats bénéficiant d’aménagements d’examen continueront toutefois à faire l’objet d’une prise en compte adaptée à leur situation. Cette mesure vise à valoriser le travail régulier, la rigueur, la qualité rédactionnelle et la capacité des élèves à construire une argumentation claire et structurée.
Les prochaines échéances
Après les épreuves écrites et orales, les résultats du baccalauréat seront publiés le 7 juillet. Les candidats admis au second groupe pourront passer les épreuves de rattrapage du 8 au 10 juillet. Enfin, les épreuves de remplacement sont programmées du 7 au 11 septembre pour les élèves n’ayant pu se présenter aux examens pour un motif dûment justifié. Pour les milliers de lycéens de l’académie de Besançon, le coup d’envoi des examens est désormais imminent, avec une session placée sous le signe de l’exigence, de l’équité et de la maîtrise de l’expression écrite.
C'est une nouveauté importante du baccalauréat 2026. Ce vendredi matin, les élèves de Première générale et technologique ont découvert une nouvelle épreuve de mathématiques organisée pour la première fois dans le cadre des épreuves anticipées du baccalauréat. Au lycée Louis-Pasteur de Besançon, la rectrice de l'académie de Besançon, Nathalie Albert-Moretti, a assisté au lancement de cette nouvelle évaluation, accompagnée des services académiques. Près de 550 000 lycéens étaient concernés à l'échelle nationale par cette épreuve destinée à évaluer la maîtrise des connaissances fondamentales en mathématiques. Ils sont environ 8.000 dans l’académie de Besançon.
Vérifier les automatismes et les bases
Cette nouvelle épreuve se déroule sans calculatrice, à l'exception de certains candidats bénéficiant d'aménagements particuliers, notamment des élèves souffrant de dyscalculie, qui peuvent utiliser une calculatrice simple, sans mémoire et non programmable. Selon Sandrine Boquestal, directrice des examens et concours de l'académie de Besançon, l'épreuve comporte « une partie automatismes qui consiste à vérifier les connaissances de base » ainsi qu'une seconde partie davantage tournée vers le raisonnement mathématique. Calcul mental, algèbre, géométrie et logique figurent ainsi parmi les compétences évaluées. L'objectif est de s'assurer que les élèves maîtrisent les fondamentaux avant d'aborder des raisonnements plus complexes.
L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon

Une organisation particulièrement sensible
Pour les services académiques, l'enjeu n'est pas seulement pédagogique mais également organisationnel. Cette première édition a nécessité une vigilance accrue. « La grande hantise de la direction des examens et concours, c'est une erreur d'ouverture de sujet ou une erreur de distribution », explique Sandrine Boquestal. La complexité est renforcée par l'existence de plusieurs sujets différents : un pour la voie technologique et deux pour la voie générale, selon que les candidats suivent ou non la spécialité mathématiques. Chaque sujet doit être distribué avec précision afin d'éviter toute erreur susceptible de perturber le déroulement de l'épreuve.
Une réponse aux inquiétudes sur le niveau en mathématiques
Cette nouvelle évaluation s'inscrit dans une volonté nationale de renforcer les apprentissages fondamentaux. Depuis plusieurs années, les résultats des élèves français en mathématiques alimentent les débats sur le niveau scolaire. L'épreuve vise également à redonner une place au calcul mental et aux automatismes parfois délaissés avec l'utilisation généralisée des calculatrices et des outils numériques. Pour certains enseignants, ce retour aux bases constitue une évolution positive. D'autres s'interrogent toutefois sur un format qui pourrait privilégier la rapidité d'exécution davantage que la réflexion approfondie.
Le baccalauréat, un cap vers l'âge adulte
Après l'épreuve écrite de français organisée jeudi, cette nouvelle évaluation de mathématiques constitue la deuxième étape des épreuves anticipées passées en classe de Première. Les oraux de français se dérouleront du 22 juin au 29 juin. Dès lundi, les élèves de Terminale entreront à leur tour dans la phase décisive du baccalauréat avec la philosophie puis les enseignements de spécialité. Pour Sandrine Boquestal, le baccalauréat conserve une forte valeur symbolique. Au lycée Pasteur de Besançon, cette première édition s'est déroulée sans incident particulier. Reste désormais à analyser les résultats afin de mesurer l'impact de cette nouvelle épreuve sur les apprentissages des lycéens.
L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon