Hier après-midi, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus, rue Gambetta, à Besançon, pour porter secours à un agent d’ENDEDIS, gravement brûlé au visage suite à la formation d’un arc électrique. Il a été transporté sur l’hôpital Jean Minjoz.
Jusqu’à vendredi soir, dans le cadre du 220è anniversaire de la mort de Toussaint Louverture, l’association « des amis d’Haïti » organise une exposition vente d’artisanat d’art haïtien à l’annexe de la Chapelle des Annonciades à Pontarlier. Cette association, créée en 1994, apporte, grâce aux ventes qu’elle réalise, son soutien aux artistes locaux, met en lumière toute cette richesse artistique et permet à des centaines d’enfants d’être scolarisés.
Un peuple en souffrance
Michel Buzzoni, le vice-président de l’association jurassienne, ne cache pas que la situation du pays l’inquiète. La pauvreté est grandissante. Tout comme la violence qui gangrène la société haïtienne. En avril dernier, 600 personnes ont perdu la vie dans ce contexte dramatique. Depuis 42 ans, M. Buzzoni voit le pays s’effondrer. Il appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités et à ne pas laisser tomber Haïti. On pourrait presque déclarer « non-assistance à personne en danger » conclut le militant associatif, qui a rapporté, l’hiver dernier, lors de son énième déplacement, plus de 100 kilos de marchandises dans quatre mallettes. Un véritable trésor, composé de peintures, sculptures métalliques et autres réalisations locales que les Francs-comtois peuvent acheter en signe de solidarité et bien entendu par coup de cœur.
L'interview de la rédaction : Michel Buzzoni
Après trois années de travaux, le Musée de la Résistance et de la Déportation rouvrira ses portes le 8 septembre 2023, jour de l'anniversaire de la libération de Besançon. Les visiteurs pourront alors découvrir la métamorphose qui s'est opérée avec des espaces entièrement repensés, un nouveau parcours de visite, deux salles présentant l'exceptionnel fonds d'art en déportation et des espaces dédiés aux expositions temporaires.
Vincent Briand, directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.
Fermé depuis le 6 janvier 2020 pour une rénovation totale, et après avoir accueilli plus de 2 millions de visiteurs en 50 ans d'ouverture, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon renouvelle son approche pour renforcer son rôle d'outil citoyen. Avec la création d'un hall d'accueil s'ouvrant sur l'extérieur par de larges baies vitrées, le nouveau musée attirera l'attention du visiteur sur l'histoire de la Citadelle sous l'occupation, lieu d'exécution de 100 condamnés à mort. Face au musée, la statue du Témoin avec l'inscription des noms des camps en mémoire de la déportation ainsi que le monument des fusillés seront mis en valeur. Cette connexion entre histoire et mémoire, à l'heure actuelle quasi invisible du public, sera ainsi beaucoup plus évidente aux yeux de tous.
Une nouvelle exposition permanente
Centrée sur les deux problématiques « individus et sociétés en guerre » et « mots et langage », la nouvelle exposition permanente succédera à la précédente qui n'avait pas été renouvelée depuis plus de 35 ans. Sur un niveau et 10 salles, le parcours permettra à chaque visiteur d'aborder l'intégralité des thématiques : le projet nazi dans l'Europe des années 1930 ; l'effondrement de 1940 ; la France de 1940-1944 ; la déportation et l'extermination ; la Libération et l'après-guerre.
La nouvelle scénographie favorisera l'accessibilité du discours et valorisera les collections originales du musée. Le public pourra découvrir des archives, objets et photographies conservées par le musée. Une sélection d'objets iconiques, le parcours de Jeanne Oudot, d'Henri Fertet et de Germaine Tillion, que l'on pourra suivre tout au long de l'exposition ainsi que de nombreux témoignages sonores qui illustreront chacune des thématiques abordées au fil de la visite.
Une présentation du fonds d'art en déportation complétera ce parcours permanent. Unique en France, et l'un des plus importants d'Europe, il regroupe environ 600 dessins, petites peintures et statuettes réalisés clandestinement dans les camps de concentration et prisons du Reich. Il n'était jusqu'alors pas visible du grand public. Deux salles lui seront dédiés, donnant une place centrale à ces œuvres.
Une future programmation culturelle dynamique
Avec 6 salles dédiées aux expositions temporaires, le musée proposera une nouvelle exposition chaque année. Ce sont autant d'objets et de documents sortis des réserves qui pourront être ainsi présentés au public. L'occasion de construire des manifestations culturelles de qualité en travaillant avec d'autres établissements, à l'échelle nationale et internationale. La première exposition temporaire sera consacrée aux donateurs et mettra en exergue le lien particulier qui les unit au musée. Depuis sa fondation à la fin des années 1960, le musée a bâti sa collection à partir d'objets et d'archives privés, donnés par d'anciens résistants et déportés puis leur famille. Au fil des années, il a développé une véritable expertise en la matière, documentant non seulement les histoires et parcours personnels de celles qui ont vécu la 2nde guerre mondiale, mais encore leur place dans la mémoire familiale et ses modes de transmission.
L'accessibilité est également au cœur du projet de rénovation. Des solutions sont mises en œuvre pour faciliter autant que possible l'accès au musée : installation d'un ascenseur, toilettes, scénographie adaptée (hauteur des textes, passages de portes, etc). Dès leur arrivée, les visiteurs pourront profiter d'un espace d'accueil vaste, lumineux et confortable, qui n’existait pas auparavant.
Vincent Briand, directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon :
Les filles de la section sportive excellence du lycée Jules Haag à Besançon peuvent être fières d’elles. Elles ont décroché la deuxième place du championnat de France UNSS qui se disputait à Tarbes. Elles reviennent à Besançon avec le titre de vice-championnes de France.
Seulement huit équipes s’étaient octroyées le droit de participer à ce tournoi. Malheureusement, ce jeudi après-midi, après s’être brillamment qualifiées pour la finale, en battant Périgueux, sur le score de 23 à 16, elles ont été accrochées par Strasbourg (23 à 20) lors de l’ultime match de cette compétition.
Ce jeudi matin, Français Braun, le ministre de la santé, était à Besançon où il s’est rendu dans deux laboratoires privés, implantés dans le pôle Témis santé. Peu avant, il a échangé, en compagnie de Marie Guite Dufay, avec la commission santé de régions de France. Réunis en intersyndicale ce matin, une centaine de soignants de l’hôpital Minjoz de Besançon ont tenté d’interpeller François Braun pour échanger avec lui sur les moyens et la situation des hôpitaux publics en France et le prolongement de l’âge de départ à la retraite. Empêchés par les forces de l’ordre et gazés à deux reprises, les manifestants n’ont pu que rester à distance.
A l’image de Marc Paulin du syndicat Sud Santé, les syndicats et le personnel soignant de l’hôpital Minjoz dénoncent « la méprise de ce gouvernement ». Ils regrettent que François Braun n’ait pas dénié rencontrer les 7200 personnes qui travaillent au centre hospitalier dans des conditions difficiles. « Ces femmes et ces hommes qui se sont dévoués corps et âmes durant trois ans » explique M. Paulin. Et de conclure : « sans doute que le ministre avait d’autres préoccupations. Notamment la défense des laboratoires privés, qu’il a visité ce matin ».
L'interview de la rédaction : Marc Paulin ( syndicat Sud Santé)

Une prise de conscience nécessaire
Depuis deux ans, la situation de l’hôpital bisontin ne s’améliore pas. Les arrêts de travail sont une réalité. Ils atteignent plus de 10% des effectifs aujourd’hui. 149 lits sont actuellement fermés faute de personnel. Les recrutements sont difficiles et ne permettent pas de combler les départs. « Nous n’arrivons pas à reprendre une activité normale. Le pôle chirurgie fonctionne à 80% de ses capacités. Sans parler de la situation des urgences ». La réforme des retraites cristallise également la colère. Marc Paulin rappelle que « ¼ des infirmières et 1/3 des aides-soignantes, qui partent en retraite, ont développé des pathologies liées directement à leur travail ». Le responsable syndical ajoute que « l’espérance de vie d’une infirmière est de 6 à 10 ans inférieure à la moyenne nationale ». Des arguments que le gouvernement peine à entendre.
L'interview de la rédaction : Marc Paulin (syndicat Sud Santé)
Ce samedi, les musées du centre-ville de Besançon, les Musées des Beaux-Arts et d’Archéologie et du Temps, participent à la nuit européenne des musées. Cet évènement, organisé par le ministère de la Culture, s’est fixé comme objectif de s’adresser au plus grand nombre, afin que tous les publics viennent découvrir ces lieux et toute la richesse culturelle qu’ils concentrent.
Pour l’occasion, les deux établissements proposent plusieurs rendez-vous qui devraient séduire les visiteurs. Onze visites, thématiques ou plus traditionnelles, seront proposées au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie. Il y en aura douze au musée du Temps. En plus, deux ateliers en continu rythmeront la soirée. Au musée des Beaux-Arts, il sera possible de s’initier à la mosaïque romaine de 19h30 à 22h, et de composer une œuvre avec les deux médiatrices culturelles présentes. Au musée du Temps, c’est la marqueterie qui sera mise à l’honneur. Là aussi, les participants, petits ou grands, pourront repartir avec leur création.
Des visites thématiques et accessibles
Tout le monde, quelque soit ses connaissances, y trouvera son compte. Les organisateurs ont souhaité mettre en place des visites thématiques, qui répondront à toutes les attentes. Personnes valides, en situation de handicap, connaisseurs, ou non, jeunes ou moins jeunes, les approches répondront à la diversité des publics. Une démarche intellectuelle qui s’inscrit pleinement dans les valeurs défendues par la nuit européenne des musées. Visite guidée des sculptures de l’établissement, visites guidée et sensorielle, des collections archéologiques, pour explorer les émotions, … . Les propositions ne manquent pas.
Pensez à réserver votre place. Pour ce faire et obtenir de plus amples informations : www.mbaabesancon.fr
L'interview de la rédaction : Nicolas Bousquet, chef du service développement culturel des musées de Besançon
Le Grand Besançon Doubs Handball fait savoir que le club bisontin et Raul Bargelli ont pris la décision commune de mettre fin à leur collaboration en fin de saison. le jeune pivot était arrivé en terre bisontine l’été dernier. Il était sous contrat jusqu’en 2024. Bargelli portera les couleurs d’une nouvelle région et d’un nouveau club la saison prochaine, puisqu’il jouera au sein du Dreux Vernouillet Handball, qui évolue en Nationale 1 élite.
Le 11 avril dernier, une enquête menée par l’IGAS a été publiée. Ce rapport relate de nombreuses situations de maltraitance dans différents établissements et propose également plusieurs directives pour tenter de remédier à cela. C’est dans ce contexte que la rédaction de Plein Air est allée à la rencontre de Lucie Troutet, chargée de communication et responsable de la vie associative à l’UDAF du Doubs, et Gil Grosperrin, directeur de la fédération Familles Rurales du Doubs, pour mieux comprendre leurs actions respectives et la manière dont ils entendent se saisir des résultats de cette enquête nationale.
Qu’est-ce que le rapport IGAS ?
Suite à une demande du ministre des Solidarités, l’inspection générale des affaires sociales a réalisé une enquête qu’elle a publiée début avril, dans un contexte tendu. En effet, en plus d’une pénurie de personnels, plusieurs mois auparavant, une jeune enfant de 11 mois mourait dans une micro-crèche lyonnaise. Prenant en compte de nombreux critères, tels que la formation des professionnels, ou encore la sécurité et le développement des jeunes enfants, les enquêteurs se sont immergés dans 36 établissements à travers la France.
Les investigations ont révélé une qualité d’accueil très hétérogène. Alors que dans plusieurs établissements, l’intérêt du tout petit est au centre des réflexions, un certain nombre de points restent inégalitaires : nombre d’effectifs, formation du personnel, état des bâtiments intérieurs et extérieurs, etc.
Zoom sur la Bourgogne-Franche-Comté
Lucie Troutet représentante de l’UDAF, reconnaît que l’offre et la demande ne sont pas en adéquation. Trop de parents rencontrent des difficultés pour trouver un mode de garde pour leur enfant. Elle dénonce également les trop faibles indemnisations des congés parentaux, qui constituent l’une des raisons pour lesquelles ces derniers reprennent plus rapidement le travail et placent leur enfant dans des structures d’accueil, déjà surchargées. La structure associative ne cesse de porter la voix des familles auprès des différentes instances qu’elle rencontre. Grâce à son engagement, elle a obtenu, par exemple, l’allongement du congé paternité. Beaucoup d’autres sont encore discutées, comme la remise en question du taux d’encadrement, la rémunération des prestations, la revalorisation du métier d’assistante maternelle, … .
L'interview de la rédaction
Soutenir le monde rural
Gil Grosperrin, directeur de la fédération Familles Rurales du Doubs, plaide, quant à lui, pour la cause des familles en zone rurale. Il défend le nombre important de structures qui fonctionnent correctement et qui sont en adéquation avec le bien-être de l’enfant. Après avoir pris connaissance du rapport de l’IGAS qu’il qualifie de « bien fait », il reconnaît des difficultés, telles que le manque de personnel. La responsabilité liée au métier, les salaires et les conditions de travail ne sont pas occultés. Il a conscience de la complexité de la situation, mais tient à rester positif quant à l’avenir de la profession. Il constate les avancés et les remises en question permanentes pour accompagner eu mieux les enfants et les familles.
L'interview de la rédaction
François Braun, le ministre de la Santé et de la Prévention est en déplacement à Besançon ce jeudi. Il est tout d’abord prévu un temps d’échanges avec la commission santé de régions de France. A 10h45, il visitera le bâtiment Bio-innovation du technopôle Témis Santé de Besançon. Il se rendra ensuite, vers 12h, à l’entreprise RD-Biotech.
Tout au long de cette journée du 10 mai, plus de 1000 participant(e)s ont répondu présent à « La Lycéenne-Collégienne UNSS », qui s’est déroulée au Complexe Sportif Michel Vautrot à Besançon. Un élan de solidarité pour mettre en lumière la mixité et l’égalité homme-femme dans le sport. Son concept est simple : une course et un village d’arrivée avec des activités et des stands thématiques.
Une journée sous le signe de la solidarité
Initialement prévue dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars, mais repoussée à cause du mauvais temps, la « Lycéenne UNSS » est une action menée sur tout le territoire. Dans l’académie de Besançon, celle-ci s’est également ouverte aux jeunes filles de 3ème pour devenir la Lycéenne-Collégienne UNSS. Les participantes avaient la possibilité d’y inviter un garçon, à condition qu’il prouve son implication dans les causes défendues, en signant une charte.
Plusieurs animations porteuses de sens
Cette journée fut rythmée en trois temps distincts, d’abord une course d’obstacles, puis des activités sportives mixtes, avec plus de 17 sports et 30 ateliers. Enfin, la traditionnelle rue de l’égalité a accueilli 30 stands d’associations, instances ou partenaires. Cet événement porte aussi d’autres valeurs, celles de la solidarité avec la présence de la banque alimentaire, de l’inclusion, avec une accessibilité aux personnes en situation de handicap, et écoresponsable, avec des actions zéro déchet.
Le reportage de la rédaction / Nathalie Albert Moretti ( rectrice de l'académie de Besançon) et deux jeunes participantes