A Besançon, la livraison des nouvelles rames de tramway se confirment. Cinq nouvelles rames Citadis de 34 mètres, pour 200 passagers, seront progressivement livrées à partir de mai. Elles subiront plusieurs essais avant leur mise en service en septembre prochain. Le montant de cet investissement est de 18 millions d’euros.
Les 19 et 20 mars derniers, une délégation de Grand Besançon Métropole s’est rendue en Charente-Maritime à l’usine Alstom d’Aytré, près de la Rochelle, où sont fabriquées ces nouvelles rames. Ils ont pu apprécier l’évolution du projet. Précisons que trois rames supplémentaires seront mises en service dès 2026-2027, pour un coût de neuf millions d’euros.
Ce jeudi matin, la ville de Besançon et Grand Besançon Métropole présentaient leur étude interne pour mieux comprendre les difficultés de circulation, que connaissent la cité comtoise et son agglomération, notamment celles perçues en fin d’année 2024. Menée par les équipes mobilités de la collectivité, en utilisant les données fournies par les nouveaux moyens de communication et applications modernes et interactives, comme Waze, cette étude apporte une analyse et une meilleure compréhension des flux et déplacements. Plusieurs facteurs expliquent la congestion constatée. Le contexte urbain de Besançon, son réseau de voirie limité, la densité de la ville, les travaux réalisés sur certains secteurs de la cité, comme le développement du réseau de chaleur, le renforcement des moyens de transport urbain ont eu et ont toujours un impact sur la fluidité du trafic.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Un trafic relativement stable
Daniel Mourot, directeur du département des mobilités à Grand Besançon Métropole et Clément Marchal, chef de projet au sein de ce service, ont constaté une « relative stabilité du trafic (-2%), avec, néanmoins, une disparité entre les secteurs. Ainsi, le matin (8h / 9h30), l’avenue Gaulard, la place Leclerc, la rue de Vesoul et la descente des Mercureaux, et le soir ( 16h30 / 19h), Micropolis, la rue de Dole, la place Leclerc et l’avenue Gaulard concentrent les difficultés. Les études menées laissent également apparaître que, sur les 17 itinéraires analysés, le temps de parcours du quotidien des automobilistes évolue peu et affiche, en moyenne, une quasi-stabilité (+1%).
Prévoir des alternatives à la voiture
Pour les techniciens de Grand Besançon Métropole , Anne Vignot et sa majorité, l’amélioration des conditions de circulation à Besançon et sa métropole passera par une meilleure offre concernant les mobilités alternatives à la voiture. L’équilibre s’établira par la mise en place de plusieurs modes de déplacement, « sollicités et appréciés par les habitants ». Ainsi, localement et à travers différents autres organismes, sur un rayon de 35 kilomètres, allant jusqu’à Dole, Valdahon et Vesoul, des réflexions sont déclinées pour le développement de pôles multimodaux, de parkings de covoiturage… . A ce sujet, une réflexion est lancée avec le Val Marnaysien pour améliorer la desserte entre les deux territoires (70% de la population du Val Marnaysien travaillant dans l’agglomération bisontine). En parallèle, précisons que la Ville de Besançon travaille actuellement sur un schéma pour améliorer la mobilité piétonne.
L'interview de la rédaction : Daniel Mourot
Cette année, en 2025, le débat d’orientation budgétaire de Grand Besançon Métropole, qui se tiendra ce jeudi soir, s’articulera autour d’un budget de plus de 381 millions d’euros, soit une hausse de 24 millions d’euros, pour un poste investissement total de 128 millions d’euros, en hausse de 17 millions de plus qu’en 2024. Cet exercice comptable s’inscrit dans un contexte financier national « insoutenable », qui impose aux collectivités de véritables contraintes financières, dont le montant est estimé à 1,7 million d’euros pour le seul territoire du Grand Besançon. Cette année encore, la collectivité ne modifie pas ses taux fiscaux, sauf pour ajuster le taux de la CFE au niveau de la moyenne nationale. La rénovation et la modernisation des campus universitaires, la création et l’extension des zones d’activités économiques, le développement et l’optimisation des transports en commun, de nouveaux itinéraires cyclables, l’extension du réseau de chaleur, … sont autant d’investissements consentis par le Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu, 1er Vice-Président de Grand Besançon Métropole, en charge des finances
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu, 1er Vice-Président de Grand Besançon Métropole, en charge des finances
Réalisation d’un 4è terminus
Grand Besançon Métropole va lancer également de nouveaux investissements pour améliorer le service proposé aux usagers. 2025 verra la création d’un quatrième terminus de tramway à la station Brulard. Cette initiative permettra d’améliorer le confort et la fréquentation. Il répondra notamment à la problématique de la saturation des rames aux heures de pointe. Concrètement, cela se traduira par une division de la ligne T1 pour améliorer l’efficacité. Marie Zehaf, l’élue en charge des transports, explique que « cette nouvelle configuration va permettre de réduire considérablement les temps d’attente et d’augmenter la fréquence des tramways », notamment à trois minutes sur le tronc commun, entre Brulard et le Parc Micaud, et entre 5 et 8 minutes ailleurs. Par ailleurs GBM prévoit l’acquisition de trois rames supplémentaires de 34 mètres, ayant une capacité de 200 passagers. Le coût total de ce dernier investissement s’élève à 9 millions d’euros. Les véhicules devraient arriver en 2026, peu avant l’été. Enfin, face à la forte demande, la flotte actuelle de 820 vélos électriques sera confortée. Pour y remédier, 250 nouveaux vélos Ginko seront déployés sur 4 ans pour soutenir l’extension du service, dont 160 vélos à assistance électrique dès cette année. Soit un investissement de 460.000 euros.
L'interview de la rédaction : Marie Zehaf, l’élue en charge de mobilités, est au micro de la rédaction.
L'interview de la rédaction : Marie Zehaf, l’élue en charge de mobilités, est au micro de la rédaction
La ZAE de Marchaux/ Chaudefontaine
Ce jeudi soir, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) se positionneront sur le projet de Zone d’Activité Economique de Marchaux/ Chaudefontaine. Soit un site de 38 hectares, avec une livraison prévue en 2028. GBM compte, à ce jour, 59 zones d’activité économique, dont 53 sont actives. Elles représentent 1.850 établissements et proposent 29.000 emplois privés. Leurs tailles varient de 0,6 hectare à plus de 200 hectares. Sur le territoire grand bisontin, comme ailleurs, la situation internationale est scrutée de très près. Nicolas Bodin, l’élu en charge de l’activité économique, s’interroge sur les conséquences que pourraient avoir, sur le territoire, les décisions politiques du Président Donald Trump.
L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin, l’élue en charge de l’activité économique, est au micro de la rédaction
L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin, l’élue en charge de l’activité économique, est au micro de la rédaction
La Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs a été contrainte de suspendre le service Libertàd le 1er mars dernier pour une durée indéterminée. « Cette suspension est la conséquence de difficultés survenues récemment qui engendrent une déclaration sans suite de la procédure de marché public » explique le communiqué de presse de la collectivité. Tout en précisant que « (ses) service se mobilisent pour que le service soit à nouveau opérationnel dans les meilleurs délais ».
Le service Y’LICO, mis en place en début d’année, peut-être une alternative pour certains usagers. Ce dernier est assuré en minibus avec 66 points d’arrêts et de desserte identifiés. La Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs se tient à la disposition des usagers s’ils ont des interrogations au 03.81.65.15.15 ou par mail à contact@portes-haut-doubs.fr
Mardi, le sénateur jurassien Clément Pernot a été reçu par Philippe Tabarot, le ministre des Transports, en compagnie des parlementaires du Département et Gérôme Fassenet, le président du Conseil Départemental. Les enjeux de la mobilité dans le Jura étaient au cœur des discussions. Les investissements concernant la liaison Poligny – Vallorbe, ont été abordés. Des études seront menées avec les services du département. Parmi les autres sujets : la réfection de la piste de l’aéroport local, le retour du TGV à Lons-le-Saunier et la pérennité de la ligne des Hirondelles. Affaire à suivre.
Sur le territoire grand bisontin, Grand Besançon Métropole expérimente de nouvelles bornes d’informations voyageurs sur le réseau Ginko Périurbain. Ces nouveaux équipements indiquent les horaires en temps réel. Cinq bornes viennent d’être installées. Trois d’entre elles sont alimentées par une batterie, à Saint-Vit, Roche-lez-Beaupré et Devecey. Une autre fonctionnalité est testée, avec une alimentation par panneau solaire, à Saône et Pirey. Si le résultat est concluant, un déploiement plus large sera envisagé sur d’autres points d’arrêts du réseau Ginko.
Alstom vient de décrocher un nouveau contrat pour la construction de 15 rames supplémentaires de métro pour la Métropole européenne de Lille. Le montant du contrat s’élève à 290 millions d’euros. Le site d’Ornans se verra confier la construction des moteurs. Ces nouvelles rames viennent compléter le premier lot de 27 rames qui avaient été précédemment commandées.
L'intersyndicale CFDT, CGT et FSU SNUipp25 a décidé d'organiser une table ronde ce mercredi 22 janvier, salle Morand à Pontarlier, à partir de 18 heures. Elle abordera le thème des mobilités. Trois sujets principaux seront à l'ordre du jour : la limitation de vitesse à 70Km/h dans les zones touristiques, notamment au lac Saint Point, les mobilités douces dans l'agglomération de Pontarlier (pistes cyclables, auto partage, minibus électriques etc...) et les trains, avec une meilleure utilisation des infrastructures entre la France et la Suisse, le cadencement et la liaison Pontarlier- Besançon - Dijon … Vous pouvez joindre les organisateurs, via l’adresse mail : mobilites.haut.doubs@gmail.com
Ce mercredi 8 janvier a été lancé le dispositif « stop fraude », qui permet à des agents assermentés des exploitants de services de transport, dont Keolis et la SNCF, de vérifier les données des contrevenants, dans l’objectif d’augmenter le taux de recouvrement des amendes.
Les agents peuvent ainsi vérifier le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance des contrevenants ainsi que l’adresse de leur domicile en comparant les données issues d’une part, des informations recueillies par les agents de contrôle lors du constat de la contravention et d’autre part, des informations détenues par l’administration fiscale sur la situation des contribuables.
A compter de ce mois de janvier, la Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs propose un service de navettes à la demande, disponible pour ses habitants, à partir de 16 ans. Cette initiative, baptisée Y’Lico, est un transport assuré en minibus avec 66 points d’arrêts et de dessertes identifiés.
L’usager doit réserver son transport, en amont, via une centrale de réservation. Un départ est prévu depuis toutes les communes du territoire des Portes du Haut-Doubs, vers les arrêts TER et Mobigo à Nods et Valdahon. Le coût du trajet est de 3 euros/personne. N’hésitez pas à contacter la collectivité locale pour obtenir de plus amples informations.