Choix du secteur :
Se connecter :
 

Tauriel, 37e lynx relâchée par le Centre Athénas, a été tuée ce matin à Levier, dans le Doubs, après avoir été percutée par un véhicule. Selon l’association, l’automobiliste ne se serait pas arrêté ni n’aurait signalé l’accident. Cette femelle disparue porte un nouveau coup à la fragile population de lynx du massif jurassien. Depuis le début de l’année, dix lynx ont été tués sur les routes. Le Centre Athénas appelle à la vigilance et invite les communes à installer ses panneaux de prévention gratuits pour limiter ces collisions.

Une habitante du Bas-Rhin a été condamnée hier par le tribunal correctionnel de Strasbourg après avoir tué en 2024 un jeune lynx réfugié dans son poulailler à Niederbronn-les-Bains. L’animal avait été frappé à coups de pelle. La prévenue écope de trois mois de prison avec sursis ainsi que de 30 000 euros au titre du préjudice écologique.

Le Centre Athénas, partie civile aux côtés de One Voice, a obtenu 25 000 euros de dommages et intérêts. L’association souligne une décision importante, évoquant une première reconnaissance judiciaire du préjudice écologique lié à la destruction d’un lynx en France. Le centre rappelle que sur 80 cas de destructions volontaires recensés ces dernières années, très peu ont débouché sur des condamnations. Cette décision est donc perçue comme un signal fort pour renforcer la protection de cette espèce menacée.

 

Le début d’année reste sombre pour le lynx dans le massif jurassien. Après la mort d’un jeune mâle percuté sur l’A40, près de Nantua, le 26 janvier, une femelle adulte a été tuée le 3 février sur la RN83, aux portes de Lons‑le‑Saunier. Le Centre Athenas rappelle que « chaque collision fragilise une population déjà vulnérable, en particulier lorsqu’il s’agit d’une femelle reproductrice Â».

L’association appelle les automobilistes à ralentir et invite les communes à installer les panneaux de prévention qu’elle met gratuitement à disposition. Toute collision ou animal en difficulté peut être signalé directement au Centre Athenas, qui réaffirme l’urgence d’agir pour limiter ces morts évitables

Sur ses réseaux sociaux, le Centre Athenas, basé dans le Jura, chargé de la protection de la faune sauvage, indique que la femelle lynx, grièvement blessée à deux reprises par des tirs et des jets de pierres, n’a pas survécu. Elle est morte des suites d’une méningite provoquée par ses blessures, selon l’association qui suit le félin. Les jeunes lynx qu’elle élevait sont désormais activement recherchés, menacés par la faim ou par de nouveaux actes de braconnage. Les observateurs sont appelés à signaler toute présence de lynx et à dénoncer les actes illégaux visant l’espèce, via le lien : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le centre Athénas lance un appel poignant via une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, suite à la découverte d’images préoccupantes captées par un piège photographique dans la forêt du Noirmont, secteur de Mouthe (Haut-Doubs). On y voit une femelle lynx adulte souffrant d’une fracture du tibia semi-ouverte, probablement causée par un tir de chasse.

Datées du 23 octobre mais révélées seulement mercredi, ces images rappellent une situation similaire survenue en 2023 dans le même territoire. Filmée à moins de 3 km de toute route, cette scène illustre, selon le centre jurassien, « une hostilité persistante envers le lynx dans certains milieux cynégétiques, et un sentiment d’impunité inquiétant ».

Toute personne ayant aperçu l’animal ou disposant d’informations sur un acte de braconnage est invitée à contacter sans délai le 06 76 78 05 83.

En ce début de semaine, un deuxième jeune lynx a été retrouvé mort sur la départementale 437, près de Morteau, à l’endroit même où un premier avait été percuté ce week-end. Il appartenait à une portée décimée.  Dans un communiqué lancé sur ses réseaux sociaux, le centre Athenas dénonce l’attitude de certains chasseurs qui, selon lui, « se félicitent publiquement de ces mortalités ». La structure jurassienne, chargée de la protection de la faune et de la flore sauvage, appelle « les usagers de la route, élus et citoyens à adapter leur conduite et à demander et installer des panneaux d’information Â».

Une femelle lynx a été mortellement percutée samedi sur la RD 437, à proximité de Morteau. Il s’agit du 12e lynx victime de la route depuis le début de l’année dans le massif jurassien, selon le centre Athénas. Sur les réseaux sociaux, l’association lance un appel à la prudence et exhorte les automobilistes à lever le pied dans les zones sensibles.

Quatre lynx, trois femelles et un mâle, ont retrouvé la liberté en mai 2025 après avoir été recueillis et réhabilités par le centre de soin Athenas. Relâchés à proximité de leurs lieux de sauvetage, sur les territoires de Pratz (39), Condamine (01), Pierrefontaine-les-Varans (25) et Bief-du-Fourg (39),  ils portent des colliers VHF/GPS pour suivre leur adaptation.

Le lynx boréal, espèce menacée, est strictement protégé en France, où le Massif du Jura abrite 80 % de sa population. Sa survie reste fragilisée par les collisions routières et les destructions illégales. Cette réintégration s’inscrit dans le Plan National d’Actions en faveur du lynx boréal, porté par la DREAL Bourgogne-Franche-Comté et l’Office Français de la Biodiversité, visant à améliorer son état de conservation à long terme.

Selon des chiffres communiqués par l’association Athenas, deux lynx ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi sur la route à Houtaud et Gonsans dans le Doubs, "ce qui porte le sinistre score à déjà 11 lynx victimes de collision pour cette année Â». Selon la structure jurassienne, ces drames auraient pu être évités. Il est pointé la vitesse et le manque ou l’absence de panneaux de signalisation. Athenas rappelle que cet outil est offert aux municipalités qui en font la demande.

Un huitième lynx a perdu la vie ce mardi matin dans le Doubs sur la départementale 461. Rappelons que 26 lynx ont été blessés ou tués par collision en 2024. Dans ces conditions, le Centre Athenas demande au département du Doubs de déployer les panneaux de signalisation de la structure jurassienne, afin de sensibiliser les automobilistes et de les faire ralentir. Il est également demandé « un abaissement à 80 km/h de vitesse au niveau des franchissements de boisement Â».