Si la gauche a remporté l’élection régionale en Bourgogne Franche-Comté, la droite n’a laissé aucune chance à ses oppositions lors du scrutin départemental. Parmi les changements à noter : la droite perd le canton de Besançon 1 qui a été conquis par Monique Bonnet (DVG) et Aly Yugo (PS). Il en est de même pour le canton de Besançon 4. La candidate sortante Odile Faivre Petitjean et son binôme Alain Loriguet ont été battus par la communiste Jeanne Henry et le Divers Gauche Georges Ubbiali.
Dans le Jura. Avec 14 cantons gagnés sur 17, la droite s’impose fortement. Seule ombre au tableau, la victoire de la gauche dans le 1er canton de Lons-le-Saunier qui conquiert ce territoire acquis en 2015 par le binôme divers droite Christophe Blois et Cécile Trossat.
Un accident, impliquant une voiture, s’est produit hier soir, vers 21h30, à Baume-les-Dames, au hameau de la Grange Ravey. Une voiture a terminé sa course sur le toit. Les deux occupants sont parvenus à s’extraire du véhicule.
Une femme de 20 ans est grièvement blessée. Tandis qu’un jeune homme de 20 ans est plus légèrement touchée. Ils ont été transportés sur l’hôpital de Besançon.
Hier soir, vers 20h, les sapeurs-pompiers sont intervenus à Mouthier-Haute-Pierre pour porter secours à une femme de 65 ans blessée et égarée en forêt. Elle a été retrouvée grâce à Dragon 25 et l’équipe du GRIMP.
Légèrement blessée, elle a été transportée sur le centre hospitalier de Pontarlier. Les cinq promeneurs qui l’accompagnaient ont été hélitreuillés pour leur mise en sécurité. Ils n’étaient pas blessés.
À un an de la plus grande échéance électorale du pays, le Parti Socialiste et Les Républicains font un retour remarqué. Absents du second tour des présidentielles en 2017, les deux partis historiques de France ont profité de ces 4 années pour se reconstruire et pour reforger pierre par pierre leur crédibilité. S’ils sont revenus sur le devant de la scène, la gauche et la droite ont pris des chemins bien différents pour arriver à leur fin. Jugés de plus en plus « mous » et centristes à l’aube de l’ascension d’En Marche, les partis de gauche comme de droite ont profité de l’exode macroniste de certains socilaistes/républicains pour renforcer leur identité respective. En d’autres termes, la gauche s’est « gauchisée », et la droite s’est « droitisée ».
??? ALERTE INFO - Rapport de force national en pourcentage :
— Mediavenir (@Mediavenir) June 27, 2021
- Droite et alliés : 38,1%
- Gauche et écologistes : 34,8%
- Rassemblement national : 20,2%
- LREM/Modem : 6,9%
(estimation Ifop/Fiducial) #regionales2021
En 2012, c’est la consécration pour la gauche. Après 17 années de présidents affiliés à droite (12 pour Jacques Chirac, 5 pour Nicolas Sarkozy), la gauche revient au pouvoir, François Hollande en tête de gondole. Ce n’était plus arrivé depuis le double septennat de François Mitterrand entre 1981 et 1995. Pourtant, les électeurs vont vite déchanter, reprochant au président socialiste une gouvernance jugée trop à droite pour les électeurs de gauche, et trop à gauche pour les électeurs de droite. Un point de non retour est même atteint lorsque la fonction de Premier Ministre est donnée à Manuel Valls, dont les idéaux aujourd’hui sont plus proches des lepénistes que des mélenchonistes. En 2017, les électeurs ne manquent pas de faire payer le PS pourtant représenté par un candidat aux valeurs bien plus gauchistes. Benoît Hamon, vainqueur de la primaire socialiste, ne recueille que 6% des suffrages et quitte même le parti après les élections pour créer Génération.s.
Pour se relever, la gauche a misé sur deux stratégies : retrouver son identité et ses valeurs sociales, et s’allier avec ses partenaires naturels. Des stratégies déjà bien visibles lors des dernières élections municipales où les alliances ont permis de remporter ou de conserver de nombreuses villes. Si l’on a beaucoup parlé de « vague verte » à l’été 2020, il s’agit en réalité d’une vague « rouge-rose-verte ». Car si les maires de ces villes sont pour la plupart des écologistes, nul doute que ces derniers ont largement profité de l’électorat socialiste, dont les représentants ont parfois choisi la mise en retrait au profit de la victoire. Un constat de nouveau visible ce soir lors des élections régionales où sur les 13 régions métropolitaines, 8 ont vu une alliance de de la gauche et des écologistes se former.
La crise a sans doute été moins intense à droite qu’à gauche. Pour cause, avant les affaires de justice l’ayant touché de plein fouet, c’est bien François Fillon qui apparaissait comme le favori aux dernières élections présidentielles. Toujours est-il que 4 ans plus tard, la droite ressort très forte de ces élections régionales. Leader national des suffrages, la droite a misé sur la récupération des électeurs lepénistes pour reprendre son statut de premier parti de France. En Franche-Comté par exemple, le programme du candidat républicain Gilles Platret présentait de nombreuses similitudes avec le programme de Julien Odoul (RN). Dans un contexte national où le sentiment d’insécurité enfle, les électeurs ont été séduits par le discours justement très sécuritaire favorisant le renforcement des forces de l’ordre et la mise en place de vidéosurveillance. La liste de Gilles Platret s'est même élargie jusqu'à une alliance au parti de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France, qui s'était lui-même allié à Marine Le Pen en 2017.
? [Entretien] Gilles Platret : “La sécurité, c’est l’angle mort de la gauche.”
— Valeurs actuelles ن (@Valeurs) May 14, 2021
➡️ Le maire LR de Chalon-sur-Saône, tête de liste aux régionales en Bourgogne-Franche-Comté, s'est allié au parti de Nicolas Dupont-Aignan.
?️ Gaston Le Blanthttps://t.co/OkJkDRynum
La victoire de la gauche et de la droite traditionnelles est aussi et surtout l’immense défaite de la majorité présidentielle. La crise des gilets jaunes et le coronavirus auront laissé de lourdes traces chez le parti centriste, de plus en plus contesté au sein de l’opinion public. À un an des élections présidentielles, le parti d’Emmanuel Macron est au plus bas avec seulement 7% des suffrages nationaux et aucune région gagnée, LREM paye en grande partie 4 années de présidence où l’image de ses représentants n’a cessé de se dégrader. Annoncée comme une alternative aux partis traditionnels en 2017, LREM aura feint faire du neuf avec du vieux. De nombreux politiques de droite comme de gauche ont rejoint le parti, passant davantage pour des opportunistes avides de pouvoir qu’autre chose. Si en Bourgogne Franche-Comté, Denis Thuriot a péniblement pu se maintenir au second tour (11,7%), de nombreux candidats macronistes ont subi de véritables humiliations. Bruno Bonnell en Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Pietraszewski dans les Hauts-de-France, ou encore Vincent Terrail-Novès en Occitanie, n’ont pas atteint les 10% qualificatifs pour le second tour.
??? FLASH - Aucune région n’a été remportée par la majorité présidentielle #LREM malgré la candidature de 15 ministres sur ses listes. (estimations) #electionsregionales2021
— Mediavenir (@Mediavenir) June 27, 2021
Il était annoncé vainqueur par tous les sondages pendant des semaines. Il termine finalement sur la troisième marche du podium des élections régionales. Alors qu’il avait le vent en poupe, Julien Odoul ne remportera pas la région Bourgogne-Franche-Comté. Plusieurs facteurs peuvent démêler les raisons de cette déroute. Tout commence lorsque Le Canard enchaîné remet au goût du jour la vidéo érotique réalisée dans sa jeunesse. Certains de ses collègues du Rassemblement National ont d'ailleurs utilisé ces documents, datant de 2014, pour essayer de l'écarter de la tête de liste. Mais Julien Odoul assume totalement, et estime par la suite que ces clichés pourront l'aider à convaincre de nouveaux électeurs. Puis, jeudi 3 juin, deux semaines avant le premier tour des élections régionales, Libération divulgue un enregistrement clandestin de propos douteux sur le suicide d’un éleveur. En répondant à un autre conseiller régional RN sortant, Jacques Ricciardetti, qui se demandait si l’agriculteur retrouvé pendu avait « laissé une trace ? S’est-il pissé dessus ? », Julien Odoul avait répondu « Est-ce que la corde est française ? » lors d’une réunion du groupe de son parti au conseil régional en décembre 2019. Mais c’est aussi un signalement adressé le lendemain, vendredi 4 juin, par trois des conseillers régionaux sortants de son groupe au procureur de la République de Dijon. Ils l’accusent, implicitement, d’avoir employé de façon fictive une collaboratrice, une ancienne Miss Elégance Bourgogne, âgée de 25 ans. Le cumul de ces déboires, additionné au passé sulfureux du candidat RN aura sans doute laissé un goût amer dans la bouche de nombreux électeurs.

Mais pour la tête de liste du Rassemblement National, tous ces désagréments ne sont pas la raison de son échec. Un sentiment partagé par l’ensemble des militants présents ce dimanche soir à l’hôtel Ibis de Besançon, rue de Trey, où ils étaient réunis aux côtés de Julien Odoul. Ce dernier avait dénoncé « les boules puantes d’un système pris de panique », depuis les sondages l’annonçant vainqueur. Et les raisons expliquant cette déroute sont nombreuses selon lui. Crise sanitaire, problème de communication, manque de lisibilité, distribution déficiente des professions de foi, manque d’information et de communication et du gouvernement, reports multiples de ces deux scrutins, qui pour bon nombre des concitoyens, apparaissaient « illisibles voire inutiles » d’après Julien Odoul. Il dénonce un manque de communication affligeant, en attendant que le gouvernement réponde de ses actes. « Je pense que de nombreux recours seront déposés, compte tenu de cette situation et des carences en matière de distribution du matériel, ainsi que d’innombrables autres déficiences ».
D’un ton grave et empreint, Julien Odoul débutait son discours à 20h30, après l’annonce officielle des résultats du deuxième tour des élections régionales. « C’est une formidable défaite pour notre démocratie, pour nos institutions. C’est une formidable victoire pour les sortants, qui sont tous réélus et plébiscités. Ce second tour a montré une nouvelle fois que notre démocratie est malade, à bout de souffle, car elle a été émiettée depuis 30 à 40 ans par des politiques qui n’ont pas su entendre nos concitoyens […] Il y a aujourd’hui une réelle crise de la démocratie, une désaffection, un désenchantement qui est palpable que nous avons tous entendu au cours de cette campagne ». S’adressant ensuite à ses électeurs, mais aussi aux citoyens qui ne se sont pas rendus aux urnes, le candidat RN a assuré qu’il continuerait sa mission à la Région, en défendant leurs convictions et leurs valeurs. Mais surtout qu’il sera présent aux côtés de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle qui s’ouvrira prochainement. Car s’il n’a pas été élu, Julien Odoul assure que ce qu’il a entendu « sur les marchés » tout au long de cette campagne, c’est que les citoyens se déplaceront bel et bien en 2022, mais pour déposer un bulletin de vote au nom de Marine Le Pen. Julien Odoul maintient qu’il n’y a pas de désaffection du RN, et que les études d’opinion le prouvent. Qu’il n’y a aucune remise en cause des idées, du programme, ou de la vision portée par Marine Le Pen. Mais que le problème provient avant tout d’un problème de calendrier, d’élections mal comprises, et jugées non essentielles. « Les citoyens se réservent pour l’échéance suprême. Et nous, on sera là en tant que militants et élus du Rassemblement National, pour porter Marine Le Pen à l’Elysée » conclut Julien Odoul.
La droite conserve les départements du Doubs et du Jura. Christine Bouquin devrait sans aucune surprise être portée à la tête du département par les nouveaux élus aux responsabilités. Rappelons que dans le département du Jura, la présidence était assurée jusqu’à présent par Clément Pernot, qui avait été réélu dès le premier tour dans son canton de Champagnole, avec son binôme Eloïse Schneider. Les deux candidats étaient seuls en lice.
Doubs
Audincourt
RN : Nathalie Fritsch – Eric Fusis : 41,78%
Union de la Gauche : Damien Charlet – Christine Coren-Gasperoni : 58,22 %
Baume-les-Dames
Union de la Gauche : Claude Delavalle – Marie-Christine Durai Opposition sortante : 62,88
RN : Christel Jullion – Jacques Ricciardetti : 31,12%
Bavans
RN : Roland Boillot – Géraldine Grangier : 36,83%
Union de la droite : Bruno Beaudrey – Marie-Paule Brand : 63,17%n
Besançon 1
DVD : Guillaume Bailly – Myriam Lemercier / Majorité sortante : 47,25%
Monique Bonnet (DVG) – Aly Yugo (PS) : 52,75%
Besançon 2
LR : Chantal Guyen – Michel Vienet / Majorité sortante : 53,93%
Arlette Burgy (EELV) – Philippe Marquis (DVG) : 46,07%
Besançon 3
Marc Paulin (FI) – Marie Taillard-Bize (PCF) : 46,18%
Marie-Laure Dalphin (LR) – Serge Rutkowski (DVD) / Majorité sortante : 53,82%
Besançon 4
Jeanne Henry (PCF) – Georges Ubbiali (DVG) : 51,07%
Odile Faivre-Petitjean (MODEM) – Alain Loriguet (LR) / Majorité sortante : 48,93%
Besançon 5
EELV : Bruno Aebischer – Tilale El Yousfi : 44,13%
Ludovic Fagaut (LR) - Valérie Maillard (DVD) / Majorité sortante : 55,87%
Besançon 6
DVD : Michel Gaillot – Marie Gruillot : 45,09%
Raphaël Krucien (PS) – Géraldine Leroy / Minorité sortante : 54,91%
Bethoncourt
RN : Steven Fasquelle – Mercedes Palenciano Maria DE Las : 40,02%
Magali Duvernois (PS) – Albert Matocq-Grabot (DVG) / Opposition sortante : 59,98%
Frasne
EELV : Guillaume Devillers – Marine Paris : 36,43%
Philippe Alpy (AGIR) – Géraldine Tissot-Trullard (DVD) / Majorité sortante : 63,57%
Maîche
RN : Christian Jeandenand – Geneviève Mougin : 21,08%
Christine Bouquin (LR) – Christian Methot (DVD) / Majorité sortante : 78,92%
Montbéliard
Priscilla Borgerhoff (DVD) – Jean-Luc Guyon (LR) Majorité sortante : 56,75%
Lionel Manière (PCF) – Sidonie Marchal : 43,25%
Morteau
Jacqueline Cuenot Stadler (AGIR) – Denis Leroux (LR) / Majorité sortante : 82,83%
RN : Vincent Besançon – Joséphine Milliot : 17,17%
Ornans
DVG : Christophe Garnier – Julie Soustelle : 32,61%
Olivier Billot (LR) – Béatrix Loizon (DVD) / Majorité sortante : 67,39%
Pontarlier
Karine Grosjean (DVG) – Xavier Moyse (EELV) : 40,71%
Florence Rogeboz (DVD) – Romuald Vivot (LR) / Majorité sortante : 59,29%
Saint-Vit
DVD : Annick Jacquemet – Thierry Du Poset / Majorité sortante : 61,12%
DVG : Alexandre Cheval – Cécile Manzoni : 38,88%
Valdahon
DVD : Sylvie Le Hir – Michel Morel (LR) / Majorité sortante : 41,95%
Patricia Lime Vieille (LR) – Thierry Vernier (DVD) / Majorité sortante : 58,05%
Valentigney
Frédéric Barbier (LREM) – Martine Voidey (DVG) / Opposition sortante : 60,52%
RN : Jean-Pascal Eme – Pauline Merat : 39,48%
Jura
Arbois
Union de la droite : Chauvin Marie-Christine – Molin René / majorité sortante : 53,24%
Divers gauche : Baud Jean-Baptiste - Hostin-Bonnot Carole
Authume
Ecologiste : Moulet Marjorie - Prat Hervé
Divers droite : Calinon Séverine et David Franck Majorité sortante : 63,87%
Bletterans
LREM : Antoine Philippe - Brulebois Danielle Majorité sortante : 74%
RN : Hoellard Josiane – Seuret Michel
Champagnole
Canton pourvu au premier tour : Union de la droite : Clément Pernot – Eloïse Schneider /majorité sortante
Dole -1
Ecologiste : Besançon Véronique – Roques Nicolas
Union de la droite : Gagnoux Jean-Baptiste - Riotte Christine / majorité sortante : 64,78%
DOLE -2
Union de la gauche : Barthoulot Françoise – Genestier Philippe / Opposition sortante : 47,74%
Les Républicains : Champanhet Stéphane – Maupoil Florence
Lons-le-Saunier -1
Divers Droite : Bois Christophe - Trossat Céline / majorité sortante
Divers gauche : Barthelet Thomas - Plathey Christelle : 52,19%
Lons-le-Saunier -2
Union de la droite : Brero Cyrille et Mme Wancauwenberghe Yoanna / majorité sortante : 57,40%
Divers gauche : Bourgeois Ivan et Gougeon Emilie
Moirans-en-Montagne
Union de la droite : Dalloz Marie-Christine - Prost Philippe / majorité sortante : 68,85%
Union à gauche : Bourgeois-Gandelin Josette – Panisset Georges
Mont-Sous-Vaudrey
Les Républicains : Fassenet Gérôme – Hählen Sandra (Majorité sortante) : 57,93%
Divers Gauche : Baton Luc - Denel Cécile
Hauts-de-Bienne
Union de la Gauche : Dagdeviren Dilek et Mignottet Sébastien
Union de la droite : Benoit-Guyod Sébastien et Cretin-Maitenaz Maryvonne (Majorité sortante) : 70,53%
Poligny
Union à droite : Chalumeaux Dominique - Morbois Christelle (majorité sortante) : 60,84 %
Divers Gauche : Barreau Théodora et Philippe Simon
Saint-Amour
Divers Gauche : Brignone Sylvie-Elisabeth – Chavanne Philippe
Divers Droite : Buchot Christian et Perrin Marie-Laure : 63,04%
Saint-Claude
Divers Gauche : Brocard Olivier et Waeckel Marilyne
Divers Droite : Chambard Catherine - Millet Jean-Louis (majorité sortante) : 55,59%
Saint-Laurent-en-Grandvaux
Divers Droite : Blondeau Gilbert - Vespa Françoise/ Majorité sortante : 60,22%
Divers Gauche : Negri Pascale - Perati Esio
Côteau du Lizon
FI : Muccilli Simon - Nassiet Elsa
LREM : Durandot Nelly - Maire Jean-Daniel ( majorité sortante) : 62,93%
Tavaux
Divers Droite : Daubigney Jean-Michel – Gay Florence / majorité sortante : 68,58%
RN : Hermann Pascal – Houthoofd Garance
Avec près de 60% des suffrages la droite s’impose dans le canton de Pontarlier, Florence Rogeboz retrouvera son fauteuil, tandis que Romuald Vivot vivra son premier mandat d’élu départemental. Les deux conseillers départementaux ne cachent pas leur satisfaction. D’autant plus qu’ils arrivent en tête à Pontarlier, comme dans les villages environnants. « Nous sommes prêts à travailler pour le canton, les habitants et tous les habitants du département » expliquent-ils.
L'interview de la rédaction
Les résultats définitifs à l'issue du 2ème tour des élections régionales :
Marie-Guite DUFAY (PS-PCF-PRG-EELV) : 42,2% (57 sièges)
Gilles PLATRET (LR-MEI-DLF) : 24,2% (18 sièges)
Julien ODOUL (RN) : 23,8% (18 sièges)
Denis THURIOT (LREM-MoDem) : 9,8% (7 sièges)
La droite de Gilles Platret est donc arrivée en deuxième position de ce scrutin. Jean-Marie Sermier, l’un des chefs de file de la liste du maire de Chalon-sur-Saône ne cache pas sa déception, mais il explique que la campagne n’a pas été aisée.
Pour le député jurassien, l’absence de meeting, de possibilité de confronter ses idées et les partager avec leurs concitoyens, en raison de la mauvaise distribution des professions de foi des candidats dans les boîtes aux lettres, expliquent cet épilogue. D’ailleurs, Gilles Platret a décidé de déposer un recours contre le gouvernement.
Jean-Marie Sermier et Gilles Platret joueront leur rôle dans l’opposition départementale. Mr Sermier évoque une contradiction vigilante mais constructive. « A chaque fois qu’un dossier sera utile aux 3 millions d’habitants de Bourgogne et de Franche-Comté nous le voterons » termine l’élu jurassien.
L'interview de la rédaction
Merci de m’avoir fait confiance et d’avoir fait confiance au rassemblement que j’ai mené.
— Marie-Guite Dufay (@MarieGuiteDufay) June 27, 2021
Je mesure la responsabilité qui est la mienne#Regionale2021 pic.twitter.com/07MlBKyHYJ
C’est une victoire qui a mis du temps à se dessiner. Longtemps annoncée deuxième largement derrière Julien Odoul dans les sondages, la socialiste a remonté la pente au fil des semaines jusqu’à repartir pour 6 ans ce dimanche en tant que présidente de la Bourgogne Franche-Comté. La candidate de gauche profite entre autre de la tendance nationale qui voit la totalité des présidents sortants être réélus (sauf à La Réunion). Autre fait majeur de la campagne ayant tourné en faveur de la socialiste, les nombreuses casseroles du candidat un temps favori Julien Odoul. Entre ses 32% annoncés aux derniers sondages, et son score réel de 23,3% au premier tour, le candidat lepeniste a du faire face aux révélations de Libération. qui l’accusait de moqueries envers un agriculteur s’étant suicidé.
Régionales 2021 : Conférence de presse entre Dufay et Modde https://t.co/ccu1aVd5QX
— Radio Plein Air (@radiopleinair) June 21, 2021
Marie-Guite Dufay avait annoncé la couleur dès ses premiers jours de campagne. Outre faire barrage à l’extrême droite, la volonté de la présidente sortante était de créer un rassemblement de toute la gauche. La socialiste a réussi son pari en ajoutant à ses rangs les communistes dès la création de sa liste, puis en fusionnant avec les Verts de Stéphanie Modde cette semaine. Une alliance rouge-rose-verte qui permet donc à la gauche de garder le pouvoir, et qui rappelle en quelque sorte celle réalisée à Besançon l’année passée lors des élections municipales. En chiffres, cette alliance permettra aux écologistes et aux communistes d’obtenir 8 sièges chacun au sein de la majorité. Une alliance vivement critiquée par les opposants de Marie-Guite Dufay. LREM, LR, comme RN regrettent cette alliance et craignent que la majorité devienne esclave des conseillers régionaux non socialistes pour prendre des décisions.
Fraichement réélue, Marie-Guite Dufay va pouvoir poursuivre le combat mené depuis 2015. Un combat pour l’emploi, la transition écologique, et la fraternité. En mai dernier, lors du top départ de la campagne, la socialiste avait dévoilé ces trois axes comme ses priorités en cas de réélection. Pour l’emploi, la gauche souhaite former et qualifier 100 000 demandeurs d’emploi, instaurer un plan de sauvegarde des commerces et services publics en zone rurale, ou encore créer un fond d’investissement jeune entrepreneur. Concernant la transition écologique, une marque régionale « Juste et Local » sera créée et favorisera les circuits courts, et des aides à la transition écologique seront proposées aux agriculteurs. Enfin, la fraternité sera matérialisée par un renforcement de la lutte contre les discriminations, et par une lutte contre la désertion médicale.