Choix du secteur :
Se connecter :
 

Alors que ce jeudi 12 octobre se déroulera l’inauguration de la Maison d’Accueil Spécialisée d’Etalans, la CFDT demande « aux pouvoirs publics de mettre fin aux inégalités avant qu’il ne soit trop tard ». L’action veut apporter son soutien à la trentaine d’oubliés de la prime Ségur. A ces agents administratifs, ouvriers techniques, agents d’entretien, cuisiniers et techniciens hospitaliers qui ne bénéficient pas de cette aide mise en place par le gouvernement pour celles et ceux qui ont été en première ligne durant la pandémie de Covid-19.

Face à la circulation du virus, lié au covid-19, en Bourgogne-Franche-Comté, l’Agence Régionale de Santé, invite les personnes les plus fragiles à se faire vacciner. Pour l’heure, selon l’organisme, « l’impact reste à ce stade mesuré sur le nombre de passage aux urgences ». Cependant, l’activité des associations SOS médecins est consacrée à près de 7% au Covid en Bourgogne-Franche-Comté. Par ailleurs, le nombre de cas groupés augmente dans les établissements pour personnes âgées, avec dernièrement 60 signalements ces 4 dernières semaines dans la région.

Les Français en ont ras le bol, mais il est bon de rappeler que la campagne vaccinale contre le covid-19 débute ce lundi 2 octobre. Dans un contexte de reprise épidémique, le gouvernement a décidé d’avancer la nouvelle campagne de vaccination. Elle devait débuter initialement le 17 octobre. Ce sont les personnes les plus fragiles qui sont ciblées dans un premier temps.

Fasse à la hausse de la circulation du virus du Covid-19, Aurélien Rousseau, le ministre de la santé,  a fait savoir que la campagne de vaccination était avancée au 2 octobre prochain. Initialement, elle avait été programmée, pour les plus fragiles (plus de 65 ans, jeunes avec des comorbidités, femmes enceintes,...) ,  en même temps que celle de la grippe, prévue le 17 octobre. De son côté, le Comité de veille d’anticipation des risques sanitaires (Covars) recommande « l’accès au rappel vaccinal dès que possible ».

La nouvelle campagne de vaccination contre le Covid-19, qui doit démarrer le 17 octobre prochain, pourrait être avancée. C’est ce qu’a déclaré hier Aurélien Rousseau, le ministre de la santé. Le nouveau variant, BA.2.86, membre de la famille Omicron, explique cette vigilance gouvernementale. Pour l’heure, le ministre exclut tout durcissement du protocole sanitaire.

Alors que le niveau de circulation du Covid-19 reste faible, l’Agence Régional de Santé de Bourgogne Franche-Comté rappelle que le virus est toujours présent dans la région. Dans ces conditions, elle invite les plus fragiles à se faire vacciner pour bénéficier d’un rappel sans attendre. Les publics concernés sont les 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées, les résidents des EHPAD et Unités de Soins de Longue Durée et celles à très haut risque de forme grave. Le délai à respecter après la dernière injection ou infection est de 6 mois pour tous.

L’épidémie de Covid-19 régresse depuis plusieurs mois, et le CHU de Besançon ajuste ses recommandations quant au port du masque entre ces murs. Il ne sera plus obligatoire pour les personnels, les patients, les visiteurs.  

Néanmoins, il reste nécessaire dans certains cas

  • Pour tous : symptômes ORL ou respiratoires tels que toux, éternuements, maux de gorge...
  • Pour les patients fragiles en fonction de leur pathologie et selon les consignes de leur médecin.
  • Pour les personnels, les indications du port du masque redeviennent les mêmes qu’avant la pandémie.

Évidemment, tous les autres gestes barrières sont toujours d’actualité.  

Plus d’informations sur les modalités de visites

  • Les visiteurs sont priés de renoncer à leur visite en cas de symptômes ORL.
  • Visites autorisées de 13h à 19h, sauf consignes spécifiques affichées dans les services.
  • 2 visiteurs autorisés par chambre sauf consignes spécifiques affichées dans les services.

Né en décembre 2022 sur les réseaux sociaux, « Infirmiers Libéraux en colère », ce collectif asyndical et apolitique, compte plus de 13.000 personnes en France, dont 170 infirmières libérales dans le Jura. Depuis sa création, il tend à faire remonter les difficultés de la profession au plus haut, afin d’être entendu. Ce collectif se mobilise afin de dénoncer le manque de considération et de reconnaissance envers cette profession. L’association demande de meilleures conditions de travail et une meilleure rémunération des infirmiers libéraux.

 

En première ligne lors du Covid-19

Les héros d’hier sont finalement les grands oubliés d’aujourd’hui. C’est en tout cas comme ça qu’ils se définissent, à l’image de Carole Giboudot, infirmière libérale à Lons-le-Saunier. « On s’est jeté dans le travail. Autant les hospitaliers que les libéraux. On a été applaudi. Le Ségur de la santé a été un vrai coup de pouce pour les hospitaliers, et heureusement qu’ils y ont eu droit, c’est légitime. En revanche, nous, nous n’avons eu aucune revalorisation de nos soins » déplore Carole Giboudot. L’infirmière libérale rappelle le rôle crucial que son corps de métier a joué pendant cette grande crise sanitaire, son positionnement en première ligne, alors même que l’on ignorait encore ce qu’était ce virus. Et pourtant, les infirmières libérales, nourries par tant de promesses comme beaucoup d’autres, s’y sont confrontées dignement, par devoir et par amour de la profession. Pour que quelques mois plus tard, celles-ci ressentent un sentiment d’abandon et d’invisibilisation. « Ça nous a causé du tort. On se sent complétement délaissé. Alors qu’on allait chez des familles entièrement contaminées, on rentrait chez eux, et ce Covid on ne savait pas ce que c’était. On a eu des moments difficiles. On ne se posait pas de questions, on y allait, parce que c’est notre métier et parce qu’on aime ça. Mais derrière, on a eu aucune considération, aucune revalorisation » déplore Carole Giboudot.

 

Le mouvement a pris de l'importance sur les réseaux sociaux, notamment à travers des applications comme WhatsApp ou Facebook, sur lesquelles des groupes se sont formés et ont rapidement pris une ampleur significative. Au point d’avoir des répercutions au niveau national, régional et départemental. Le groupe Whatsapp du Jura comptabilise environ 170 infirmières libérales, sur 300 dans le Jura.

 

Des conditions de travail usantes, des moyens financiers qui régressent

Tout d’abord, Carole Giboudot évoque la prescription médicale et le système de rémunération. « Notre tarification fonctionne à l’acte médical (AMI) demandé sur l’ordonnance. Et puis, on a une nomenclature, où chaque acte est référencé et coté avec un certain tarif. Cette nomenclature, qui date de bien longtemps, n’a pas été révisée depuis 2009, et nous cote des actes très peu valorisés » indique l’infirmière. Une des premières revendications du collectif est de passer l’AMI de 3,15€ à 4€ brut, et de le réajuster régulièrement en fonction de l’indice d’inflation de l’Insee.

En plus de la revalorisation des actes médicaux, « Infirmiers Libéraux en colère » souhaite aussi celle des déplacements. « On voudrait que les indemnités kilométriques soient réévaluées. Une infirmière se déplace pour 2,50€ brut. Donc il nous reste 1,25€ pour se déplacer chez un patient » explique Carole Giboudot. Pour information, le même déplacement s’élève à 4€ pour les kinésithérapeutes et peuvent varier entre 10 et 43,5€ pour un médecin en fonction de l’horaire.

 

 

Également au cœur des débats, notamment à travers l’actuelle réforme des retraites : le critère de pénibilité, qui concerne bien évidemment ce corps de métier. « Pour pouvoir partir en retraite à taux plein, il faut qu’on attende 67 ans, sans aucune pénibilité reconnue dans notre profession. On peut monter et descendre une quarantaine de fois de la voiture pour aller voir nos patients. Sans compter le laboratoire, la pharmacie, etc. On se lève tous les matins à 5h, on travaille entre 12 et 14h par jour. On a une charge physique et psychologique parce que nous avons des soins et des prises en charge compliqués. Ça peut être des fins de vie ou du travail avec des enfants. On a un panel très large de soin, c’est très éprouvant. Il y a énormément de maladies professionnelles. Des problèmes lombaires, articulaires. Le fait d’être tout le temps dans la voiture, de mobiliser des patients lourds » souligne Carole Giboudot. Cette dernière indique que l’espérance de vie d’une infirmière libérale est inférieure à sept ans par rapport à la moyenne nationale.

Par ailleurs, Carole Giboudot, pointe aussi la hausse des charges, démultipliées depuis quelques années. Que ce soit l’essence ou le matériel. « On payait la boîte de gants 4,50€ avant le Covid, 22€ pendant, et maintenant 9€. On a doublé en 5 ans. Et malgré ça, nos paiements n’ont pas bougé depuis 15 ans » explique l’infirmière libérale. Et contrairement à d’autres professionnels de santé, si plusieurs actes médicaux sont pratiqués par les infirmières libérales, seul le premier acte est payé à taux plein. Les autres sont dégressifs. Ce qui veut dire que si vous avez une injection à réaliser, le pansement sera payé à taux plein parce que ce sera le plus gros acte, ensuite la prise de sang sera payée à moitié prix, et enfin l’injection sera gratuite, indique le collectif « Infirmiers Libéraux en colère ».

 

 

Du temps, mais pas d’argent. Car oui, tous ces actes médicaux sont chronophages, intenses, indispensables, et les infirmières y consacrent énormément temps. Pour une maigre rémunération. « Pour donner une idée, en venant se faire poser un pansement au cabinet ou se faire retirer des fils, on va demander 6,30€ au patient. Il va nous rester ensuite 3,15€ net. Pour 20-30min de travail. Et derrière, on a environ 10min de papier, pour rentrer l’ordonnance du médecin, facturer, envoyer à la CPAM, la mutuelle, tout ça nous prend également beaucoup de temps » indique Carole Giboudot.

 

Toutes leurs revendications sont à retrouver sur cette pétition en ligne qui atteindra bientôt les 90.000 signatures : https://www.change.org/p/lettre-ouverte-des-infirmiers-lib%C3%A9raux?recruiter=1292791289&recruited_by_id=993c6bc0-9984-11ed-aa69-a1fdc26a704d&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=petition_dashboard

 

Jusqu’au 7 avril, le CHU Minjoz à Besançon présente une exposition photographique consacrée à la pandémie de Covid-19. A travers une cinquantaine de clichés de Stéphane Bacrot et Séverin Rochet, tous deux professionnels du CHU de Besançon et photographes, et aussi d’agents, l’exposition « Regards sur le Covid » invite les professionnels, les patients et les visiteurs à découvrir ou redécouvrir cette période si particulière. Cette réalisation propose des moments de vie, de solidarité,  douloureux captés par l’objectif d’un appareil photo. Quand la vie professionnelle côtoie l’intime. C’est tout le contenu de cette exposition à voir dans le hall de l’hôpital.

Dans l’affaire de ces deux salariées du secteur médico-social de l’APEI de Lons-le-saunier, qui avaient été réintégrées par les prudhommes seize mois après leur suspension pour ne pas être vaccinées contre le covid 19, on a appris ce vendredi que leur employeur faisait appel de cette décision. Les prudhommes se sont appuyés sur « l’article 8 de la  convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales » pour rendre leur décision.