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Tout au long de cette période hivernale, Apach'Evasion accueille de nombreuses personnes en situation de handicap à la station de Métabief. Grâce à du matériel spécifique, l’association et ses accompagnateurs font découvrir les sports de glisse à leurs visiteurs. En fonction du handicap, la pratique s’effectue avec plus au moins d’autonomie. La rédaction a rencontré Céline et Arthur.

 « Ce n’est pas parce que l’on est en situation de handicap que l’on ne peut pas faire comme tout le monde » explique Céline. Pour atteindre cet objectif, la structure bénéficie de matériels, type dual, tandem piloté, uniski et kart-ski. Elle forme des bénévoles à l’utilisation de ces engins adaptés. Arthur en fait partie. Dans le cadre d’un stage, qu’il doit mener avec son école de commerce, sur le thème de l’humanitaire, le jeune homme encadre des sorties. Ce lundi après-midi, il doit assurer une activité en kart-ski. « Cela m’apprend énormément de choses. Cela me permet d’avoir une ouverture d’esprit, de mieux comprendre les personnes en situation de handicap et développer une meilleure empathie » explique l’étudiant. Et de continuer : « La pratique du kart-ski s’adresse aux personnes qui ont une mobilité au niveau du corps. Elles sont plus autonomes que les autres. Je me déplace derrière. Elles m’indiquent la direction qu’elles souhaitent prendre. Je dirige ensuite la sortie grâce à une ligne de vie ».

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En plus de leurs compétences techniques, les pilotes d’Apache Evasion doivent savoir développer de bonnes relations humaines avec leur public, instaurer de la confiance et rassurer. Ils doivent constamment s’adapter en fonction du handicap présent. « Nous devons se mettre à leur place et essayer d’apprécier ce qu’elles ressentent. Il faut beaucoup communiquer. Même si la personne ne peut pas le faire à son tour. C’est important de lui expliquer comment les choses vont se dérouler pour qu’elle puisse être en confiance et à l’aise pour la descente » conclut Céline.

L'interview de la rédaction / Arthur et Céline

 

 

Du 21 février au 5 mars, Planica, en Slovénie, reçoit les championnats du Monde de ski  nordique. C’est la première fois que ce pays accueille cet évènement. Au programme : ski de fond, combiné nordique et saut à ski. Le ski de fond et le saut à ski lanceront officiellement la compétition mercredi.

Nous suivrons avec intérêt le combinés Laurent Muhlethaler du SC Prémanon, Mattéo Baud de l’Olympic Mont d’Or et Gaël Blondeau du Mont Noir. En saut à ski, on notera la présence de la sauteuse Joséphine Pagnier, originaire de Chaux Neuve.

C’est avec un groupe décimé par les blessures et la maladie que l’ESBF  se présentera,  ce mercredi soir, au Palais des Sports, face à Metz, le leader incontesté de ce championnat de D1 féminine. Le club sait que la confrontation à venir sera difficile, mais, en même temps, le collectif  doit se montrer à la hauteur dans ce genre de match pour tenter d’accéder à une place européenne. Rien n’est impossible, quatre points séparent la formation bisontine de la cinquième place. L’équipe doit être capable de « faire un coup » face à ces formation de haut du tableau.

« Metz est la meilleure équipe européenne, donc du monde. Nous n’abordons pas cette confrontation, comme un match à la vie à la mort, mais comme un moment où on ne peut que se sublimer dans ces moments-là » explique Sébastien Mizoule, le coach bisontin. Et de poursuivre : « si on ne se sublime pas, on va prendre une fessée. Metz, c’est l’Everest. Ce n’est pas le Mont Blanc ». Le technicien attend de ses joueuses, « un engagement total », mais aussi qu’elles soient également en capacité d’aborder cette rencontre « avec plaisir et envie ». Sébastien Mizoule explique que lorsque l’on dispute un tel match, la seule technique n’est pas suffisante. « D’autres ingrédients sont nécessaires ».  « Une ambiance collective peut masquer les manques quantitatifs que nous connaissons actuellement. Il va falloir que l’on se serre les coudes » conclut-il.

Le coup d’envoi de cette rencontre sera donné à 20h au Palais des Sports Ghani Yalouz.

L'interview de la rédaction : Sébastien Mizoule

 


Le Suisse Jason Rüesch et la Française Coralie Bentz ont remporté ce dimanche l’épreuve historique de la Transjurassienne, longue de 47 kilomètres, entre Lamoura et Les Rousses. On notera la deuxième place du fondeur français Maurice Magnificat pour son retour à la compétition. L’ancienne internationale biathlète Anaïs Bescond prend la 10è position de la course féminine. Vainqueur l’an dernier, Émilien Louvrier a connu une journée plus délicate et a préféré abandonner.

Le Club Sauvegarde à Besançon est bien connu depuis des années, autant pour ses performances sportives que pour ses actions d’inclusion. Une fois de plus, le Club Sauvegarde a brillé en 2022 avec des athlètes au sommet et de très bons résultats obtenus aussi bien en France qu’à l’international. Une fierté et un accomplissement pour Fodé Ndao, le président, investi au plus haut point auprès des sportifs et de ses équipes. A l’aube de cette année 2023, la rédaction s’est entretenue avec l’ancien champion, pour faire le bilan de l’année passée et évoquer les ambitions de 2023.

 

Une année encore, vous avez porté le Club Sauvegarde au sommet, avec de très nombreuses performances sportives et de très bons résultats. Quel bilan tirez-vous de cette année 2022 ?

Si on parle de bilan sportif, 2022 était une année extraordinaire. Déjà, avec la médaille européenne de Laura Sivert. Mais aussi des nombreux podiums nationaux que nous avons faits. Et puis, cette saison, nous avons 8 athlètes qui sont inscrits sur liste ministérielle, donc des sportifs de haut niveau. Cela montre le travail qui a été fourni. Mais on allie énormément le sportif et le cadre éducatif. Cela passe par l’éducation populaire, avec la caravane des pieds d'immeubles, le rapprochement police/population, la venue du Raid aventure, notre partenaire centre loisirs jeune de la police nationale, etc. On a aussi été inscrit dans le cadre de la cité de l'emploi avec une action qui s'appelle « Du sport à l'emploi ». Tout ça pour dire que la saison était pleine, aussi bien sur l'aspect sportif que socioprofessionnel. Et puis, l'année n'était pas que du karaté. On a aussi eu pas mal de médailles en boxe, kick-boxing, et full contact. L'année a été remplie, de joie, de travail, d'abnégation, de rebonds. C'était une année excellente.

 

Championnat du monde, Coupe de France, vous avez aussi bien brillé sur le sol français qu’à l’étranger. Vous devez être fier, aujourd’hui, de tout ce travail réalisé au sein du Club Sauvegarde et des bons résultats obtenus ?

Bien sûr. Et cette année nous avons les championnats d'Europe senior. On attend de savoir si Laura Sivert se qualifie ou pas. On a aussi démarré cette saison avec des médailles. Nous pouvons évoquer la Coupe de France sénior, qui pour la première fois de l'histoire de la Franche-Comté, est remportée par une équipe locale. On a été a été vainqueur de la Coupe de France chez les filles, et une médaille de bronze chez les garçons en équipe. Ce qui montre cette solidarité qui est dans cette équipe, et que ce soit au niveau local et international.

 

Le Club Sauvegarde c’est aussi l’inclusion, l’accès au sport pour toutes et tous. Vous donnez des conférences, participez à des à des ateliers de handikaraté, au téléthon. On peut aussi parler de la caravane des pieds d’immeuble. Tout cet aspect-là doit être très important.

Oui c'est très important. Nous avons initié beaucoup de choses dans le cadre de l'extra sportif. On a un agrément éducation populaire. Nous avons aussi signé le pacte pour l'émancipation des jeunes de Planoise qui réunit de très nombreux partenaires. Le Club Sauvegarde doit participer à l'image positive de Planoise. On ne s'arrête pas, on se sert toujours de l'année d'avant pour rebondir. Nous devons continuer dans cette lancée pour pouvoir être accompagné, non seulement dans le cadre du sportif, mais aussi dans le cadre d'éducation populaire. Parce que le club c'est d'abord ça. J’en profite pour lancer un appel aux financeurs : penser au haut niveau c’est bien, mais la part de l'éducation populaire a toute sa place aussi. Nos licenciés, mais aussi des personnes en dehors du club, des habitants, bénéficient de nos actions. Nous sommes tous ensemble, et c'est ensemble que le Club Sauvegarde peut grandir. On reste humble, et puis on continue à travailler, beaucoup, encore et toujours.

 

J’imagine que vous avez quand même les Jeux Olympiques dans un coin de la tête, même si le karaté n’en fait plus partie. Deux ans après les Jeux de Paris, il y aura les JO de la Jeunesse à Dakar. Vous avez un groupe soudé, performant, avec cette génération 2006. J’imagine que ça va être un rendez-vous très attendu ?

Effectivement, c'est beaucoup dans la tête, dans le sens où le karaté ne sera malheureusement pas au programme. Mais il sera bien aux Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026, à Dakar. Il faut qu'on puisse se dire « cap 2026 », en étant ambitieux. D'ailleurs nous avons une génération qui s'appelle « génération 2026 ». Il faudra qu'on arrive à travailler, à être tous ensemble. Les JO 2024 seront aussi le thème de la Caravane des pieds d’immeuble qui se tiendra en avril, puis cet été.

 

Que peut-on souhaiter au Club Sauvegarde pour l’avenir ?

Qu’il puisse s'identifier encore plus par rapport à la communication interne et externe. Que les gens se disent que ce n’est pas seulement un club de karaté, ou de kick boxing, mais bien le Club Sauvegarde de Besançon. Il est né sous l'impulsion de mon père, qui a créé ce club en lien avec le ministère de la justice pour des enfants en difficulté. Le sport était un alibi. C'était un moyen pour essayer d'accompagner les familles, femmes, hommes, enfants, tout le monde. Mais qu’on puisse se dire que le sport peut faire beaucoup. À travers le sport, il y a l'inclusion, l'insertion, l'émancipation, et encore tant de choses. Ce qu'on peut nous souhaiter aujourd’hui, c'est de mettre ça en avant, de se dire que le sport au Club Sauvegarde n'est qu'un prétexte pour réussir des avenirs meilleurs.

 

Quels vont-être les prochains rendez-vous importants pour le Club Sauvegarde ?

Déjà, nous avons les championnats de France minimes qui seront à Besançon du 29 au 30 avril 2023 ! Ça va être un gros boulot niveau organisation. Il y a également, au mois de mars, les championnats d'Europe qui se tiendront en Espagne. Et puis, nous avons aussi des enjeux avec la caravane des pieds d’immeuble en avril. Enfin, le scoop, c'est que nous fêtons cette année les 20 ans du Club Sauvegarde ! Tout se passera au centre Mandela, je n’en dis pas plus pour l’instant, mais il y aura beaucoup de surprises !

 

En sport. Hier soir, dans le cadre de la 23è journée de nationale 1 masculine de basket, le BesAC s’est incliné sur le score de 89 à 74 face à Caen. La belle série de match sans défaite s’est arrêtée. A trois journées de la fin de la saison  régulière, les Bisontins apparaissent en septième position, avec 35 points.

Une bonne nouvelle en provenance du Palais des Sports de Besançon. Hier soir, l’ESBF s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe de France. Le groupe de Sébastien Mizoule a vaincu Nice sur le score de 27 à 26. Les Bisontines ont connu des difficultés durant cette période. A la mi-temps, elles étaient menées 11 à 17. Place désormais à la Coupe d’Europe, avec un déplacement ce dimanche en Allemagne face à Dortmund.

Face à la fronde qui le visait, le FC Sochaux Montbéliard est revenu sur  la décision qu’il avait prise plus tôt dans la journée. Il a finalement accepté l’idée de reporter la rencontre de samedi contre Caen, comptant pour la 19è journée de championnat. Dans un premier temps, le FCSM avait choisi de ne pas répondre favorablement à la demande de Caen, son adversaire. Le club normand ayant sollicité un report du match car il devait se tenir le même jour que les obsèques de l’épouse de son coach Stéphane Moulin. Finalement, l’opposition se disputera le vendredi 20 janvier à 18h30.

La décision peut paraître surprenante. On a appris cet après-midi que le FC Sochaux Montbéliard avait refusé de répondre à la demande de Caen pour déplacer la rencontre de ce samedi, prévue à 15h, et comptant pour la 19è journée de Ligue 2.  Le club normand avait formulé cette demande car les obsèques de l’épouse de Stéphane Moulin, l’entraîneur caennais, ont lieu ce jour. Dans un communiqué de presse, le club doubiste met  en avant « des difficultés logistiques ».