Ce 18 juin, date hautement symbolique, s’est tenue à Besançon la cérémonie de remise des prix académiques du Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD). Au cœur de cette manifestation : des élèves engagés, des enseignants passionnés, et une mémoire collective plus vivante que jamais. Rencontre avec Sylvain Gland, inspecteur d’histoire-géographie et référent académique mémoire-citoyenneté, et avec Mme Laurie Carrez, professeure d’histoire géographie et Amandine et Ryan, deux élèves du collège Mont Miroir de Maîche, récompensés pour leur projet créatif « Le Landau de la Liberté ».
« Incarner la mémoire »
« Aujourd’hui, nous récompensons des travaux collectifs d’élèves sélectionnés au niveau départemental et académique, certains étant d’ores et déjà qualifiés pour concourir au niveau national », explique Sylvain Gland. La cérémonie met en lumière l’originalité des projets proposés, souvent loin des simples dissertations : vidéos, maquettes, journaux, et même objets symboliques, tels que le « Landau de la Liberté ». Autant de manières, selon l’inspecteur, d’« incarner la mémoire de la Résistance et de la Déportation », de la rendre tangible et personnelle aux yeux des jeunes générations.
L'interview de la rédaction :Sylvain Gland, inspecteur d’histoire-géographie et référent académique mémoire-citoyenneté

Récompense également pour ce groupe de lycéennes du lycée Louis Pergaud de Besançon
Le projet du collège de Maîche : un travail collectif et symbolique
Guidés par leur enseignante Laurie Carrez, les élèves de 3e2 ont mené un projet à forte portée symbolique. « Nous sommes partis d’un landau trouvé sur Le Bon Coin, que les élèves ont décoré avec des dessins évoquant la Résistance en Franche-Comté. À l’intérieur, une colombe blanche représente la paix retrouvée », explique l’enseignante. À travers une vidéo poignante, les élèves prennent la parole pour « raconter à la colombe » les faits marquants de cette période historique, avant de conclure par une chanson composée et chantée par eux-mêmes, en hommage aux libérateurs.
L'interview de la rédaction :Laurie Carrez, professeure d'histoire géographie au collège Mont Miroir de Maîche
La mémoire comme révélation personnelle
Pour Amandine, 15 ans, ce travail fut une découverte : « On a appris des choses qu’on ne savait pas. On a découvert qu’au château Montalembert, il y avait eu des personnes importantes pendant la guerre. » Son camarade Ryan renchérit : « Pour nous, Maîche, c’était juste une petite ville. Maintenant, on sait que de Gaulle, Churchill y sont passés. On est fiers » Tous deux témoignent d’un changement de regard sur leur histoire locale et sur leur rôle dans la transmission : « On peut en parler autour de nous, sur les réseaux. On devient un peu les ambassadeurs de cette mémoire. »
L'interview de la rédaction : Amandine et Ryan, deux élèves du collège Mont Miroir de Maîche
Le CNRD, un concours d'engagement citoyen
Pour Sylvain Gland, ce concours est bien plus qu’un exercice scolaire. « Il s’agit d’une pédagogie du détour : plutôt qu’un cours magistral, c’est une expérience concrète, humaine. Les élèves interrogent des témoins, fouillent dans les archives familiales, confrontent l’histoire nationale à celle de leur village. Et ils deviennent, de fait, les passeurs d’une mémoire qui ne doit pas s’éteindre. » L’édition 2025 du concours s’achève, mais déjà se dessine celle de l’an prochain, avec un thème inédit : « Juger les crimes contre l’humanité », couvrant une période élargie jusqu’en 1948 pour évoquer les procès d’après-guerre et la Déclaration universelle des droits de l’homme. Un thème riche, aux forts échos contemporains.

Récompense également pour des élèves du collège de Pont de Roide
Une mémoire en héritage
À l’heure où les derniers témoins directs disparaissent, les élèves du collège de Maîche et tant d’autres participants au CNRD nous rappellent que la mémoire vivante passe désormais par leurs voix. Grâce à des projets comme « Le Landau de la Liberté », ils incarnent une transmission active, porteuse de sens et de vigilance.
Une leçon d’histoire, et surtout, une leçon de citoyenneté
Le 15 juin, vers 19h, les policiers de la BAC ont interpellé un homme de 25 ans en flagrant délit de trafic de stupéfiants au 36 rue de l’Observatoire. Observé en train de faire des allers-retours entre des clients et un sac dissimulé en lisière de bois, l’individu a été contrôlé en possession de cannabis et de 100 euros en liquide.
Le sac saisi contenait une importante quantité de drogues : 22 g de cocaïne, 19 cachets d’ecstasy, 207 g de résine et 130,5 g d’herbe de cannabis. Lors de son audition, l’homme a reconnu les faits. Présenté en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), il a été condamné à six mois de prison ferme et incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon.
Le lundi 16 juin à 11h15, rue de Savoie à Besançon, la police a procédé au contrôle d’un automobiliste de 29 ans. Dépourvu de permis de conduire valide et testé positif au cannabis, il était également en possession d’un couteau à cran d’arrêt. Placé en garde à vue, l’homme a reconnu une consommation occasionnelle de stupéfiants et avoir conduit en pensant ne plus être sous effet. Déjà sous sursis probatoire pour des faits antérieurs, il a été écroué à la maison d’arrêt de Besançon pour 3 mois. Il comparaitra en août prochain devant la justice.
Depuis lundi, le lycée Jules Haag de Besançon accueille un stage de cohésion du Service National Universel (SNU). 115 jeunes garçons et filles, originaires de Bourgogne Franche-Comté, âgés entre 15 et 17 ans,, participent à ce séjour. Ils sont tous volontaires. Cette année, cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre du stage de seconde, qui se déroule actuellement. La rédaction a rencontré Samuel Rouzet, Directeur de l"inspection acadélmique du Doubs, Moulay Jamaa, chef de centre SNU à Besançon, ainsi que trois jeunes volontaires, Noah, Elisabeth et Victorien, un jeune en situation de handicap. Tous participaient, pour la première fois, à une cérémonie patriotique, organisée au monument aux morts des Glacis, à l’occasion des commémorations liées à l’appel du 18 juin du Général de Gaulle.
Le rôle central de l’Éducation nationale
Le SNU est bien plus qu’un simple séjour : il s’inscrit dans une logique éducative pilotée en grande partie par l’Éducation nationale. « Le séjour de cohésion est un prolongement naturel des projets engagés dès la classe de seconde », explique Samuel Rouzet, directeur de l’inspection académique du Doubs. Ce séjour, qui dure une douzaine de jours, mobilise de nombreux partenaires sur des thématiques proposées par le ministère : citoyenneté, développement durable, mémoire, défense ou encore sport. Les jeunes y bénéficient aussi de formations pratiques, comme les premiers secours.
L'interview de la rédaction : Samuel Rouzet, directeur de l'inspection académique du Doubs

Un cadre structurant et une pédagogie pensée
Pour Moulay Jamaa, chef de centre depuis 2022, le SNU n’est ni une initiation militaire, ni un service obligatoire : « On vise la cohésion, pas l'uniforme. L’idée est d’éveiller chez les jeunes un esprit d’engagement, dans le bénévolat, les associations ou même au service de leur mairie ». Les 115 jeunes sont répartis en "maisonnées" de 14 encadrés par un tuteur titulaire du BAFA, ils vivent au quotidien une organisation rigoureuse, rythmée par des temps collectifs, des activités de réflexion et de formation. « C’est un projet pédagogique à part entière, avec des objectifs partagés entre l’État, les familles et les jeunes eux-mêmes. »
L'interview de la rédaction : Moulay Jamaa, chef de centre SNU à Besançon
Paroles de jeunes : « On apprend à se dépasser »
Pour Noah (16 ans), le choix du SNU a été motivé par la curiosité et l’envie de sortir de sa zone de confort. « C’est une expérience qu’on ne vivra pas deux fois. Je voulais me tester dans un cadre nouveau, plus strict, mais aussi très enrichissant ». Elisabeth souligne l'importance des valeurs inculquées : « On apprend le respect, la solidarité, et on comprend mieux ce que veut dire faire partie d'une communauté. ». Victorien, jeune en situation de handicap, ne cache pas son plaisir et sa fierté d’être présent. Il y voit ‘une mission accomplie ». l’adolescent dit « avoir osé » et trouvé toute sa place au sein de ce collectif. « Ici, on est tous frères » ajoute-t-il. Et de terminer : « Avant, j’étais très timide. Ici, j’ai appris à oser, à m’ouvrir. On est tous égaux, on s’entraide, on se respecte. Ce séjour m’a transformé» Beaucoup de ces ados prolongeront leur expérience par une mission d’intérêt général ou un engagement dans une association. Certains envisagent de passer le BAFA, d’autres souhaitent s’impliquer dans des causes comme le don du sang ou le sport associatif.
Les interviews de la rédaction : Victorien,Noah et Elisabeth
Un idéal encore en construction
Si l’universalité du SNU reste un objectif ambitieux — seule une fraction des 750 000 jeunes concernés chaque année y participe actuellement — les équipes, les encadrants et les jeunes croient à son potentiel de transformation sociale. Comme le conclut Moulay Jamaa, « Ce programme sème des graines. Il faut du temps pour que ça pousse, mais les fruits seront là. Ce sont ces jeunes qui feront la France de demain. ». Difficile de savoir quel sera l’avenir de ce dispositif. Tant Emmanuel Macron, et encore plus en cette période de difficultés budgétaires, n'est jamais parvenu à lui donner la dimension souhaitée.
Le FC Saint‑Claude poursuit son épopée en phases finales de Fédérale 3 après sa belle victoire face à Vincennes (24‑13) en quart de finale. Le club jurassien affrontera l’Union Sportive Quillan‑Limoux, un club historique de l’Aude, dans cette demi‑finale programmée à Monteux. Les deux équipes se disputeront une place en finale, à l’issue de cette confrontation à enjeu. Le vainqueur s’ouvrira les portes de la finale de ce championnat, qui se disputera le 29 juin en terrain neutre
Le BesAC poursuit sa campagne de recrutement en vue de la saison 2025/2026 de Nationale 1 avec l’arrivée d’Hugo Cluysen (26 ans, 2,03 m) au poste 4. Formé à Limoges et Dijon, passé par l’Espagne, l’Allemagne et dernièrement Niort (N2), ce poste 4 complet vient remplacer Thibault Boyer.
Plébiscité par le coach Laurent Kleefstra pour sa polyvalence, son adresse et sa maturité, Hugo Cluysen est présenté comme une pièce-clé dans la reconstruction de l’effectif. Le technicien se dit confiant quant à sa transition vers le niveau N1. Encore deux intérieurs et un ailier restent à recruter pour finaliser l’effectif.
Auditionné en mai par la Commission Nationale d’Aide et de Contrôle de Gestion (CNACG), le Grand Besançon Doubs Handball a obtenu le feu vert pour participer au championnat de ProLigue la saison prochaine.
Aucune mesure n’a été prise à l’encontre du club, qui salue une décision valorisant « sa rigueur de gestion et les efforts de ses équipes ». Le GBDH aborde désormais la saison 2025/2026 avec sérénité, déterminé à poursuivre son projet ambitieux et pérenne.
La Ville de Besançon lance une nouvelle campagne de dératisation dans ses égouts, du 23 juin au 3 juillet inclus. Menée par une entreprise spécialisée, en collaboration avec les égoutiers municipaux, l’intervention couvrira les 65 kilomètres du réseau visitable.
La municipalité appelle les habitants à adopter des gestes simples mais efficaces : bien fermer portes et soupiraux, stocker les déchets dans des contenants fermés et éviter de jeter de la nourriture par les fenêtres. Ces comportements contribuent à prévenir les dégâts et les risques sanitaires liés aux rats, vecteurs de maladies graves.
La députée jurassienne centriste Danielle Brulebois a voté en faveur du projet de loi portant sur la simplification de la vie économique, un texte très attendu par les entreprises jurassiennes. Elle a vu plusieurs de ses amendements adoptés, notamment pour renforcer la protection des consommateurs face au renouvellement automatique des contrats d’assurance, simplifier l’accès des PME/TPE à la commande publique, ou encore faciliter les projets industriels créateurs d’emplois comme l’extension de Smoby à Arinthod. Ce texte, bien que perfectible, selon la députée, « marque un pas vers un environnement plus lisible et favorable à l’innovation locale ».
Ce samedi 21 juin, l’AS Levier fêtera un anniversaire pas comme les autres : 90 ans d’existence pour le club de football emblématique du Haut-Doubs. À cette occasion, une grande journée festive et intergénérationnelle est organisée pour réunir anciens et nouveaux visages du club, autour de valeurs chères à l’association : le partage, la convivialité et la passion du ballon rond.
L'interview de la rédaction : Gaëtan Régnier, Vice-président du club
Un programme riche pour une journée inoubliable
"On voulait marquer le coup, rassembler toutes les générations qui ont fait ou font encore vivre l’AS Levier", explique Gaëtan Régnier, vice-président du club et lui-même issu d’une lignée de passionnés. Toute la journée, petits et grands pourront profiter d’animations variées :
Une histoire familiale et fédératrice
Créé en 1934, l’AS Levier est bien plus qu’un simple club sportif. Avec 330 licenciés, des équipes masculines comme féminines, et un esprit profondément familial et associatif, il continue de séduire. "C’est un club qui se porte bien, grâce à nos bénévoles, nos éducateurs, et à l’ambiance qui y règne. Beaucoup de joueurs reviennent chaque année, preuve que le plaisir est là", se réjouit Gaëtan Régnier. Le club mise sur le lien social et l’implication locale : "On travaille tous les jours pour que cette convivialité reste intacte. Le but, c’est aussi d’occuper les jeunes du village, leur offrir un cadre, des repères, une passion."
L'interview de la rédaction : Gaëtan Régnier, Vice-président du club
Le défi du bénévolat, entre engagement et solidarité
Comme partout dans le monde associatif, la question du bénévolat reste un enjeu. "On a la chance d’avoir beaucoup de gens prêts à s’investir, mais c’est vrai que les exigences sont nombreuses, les contraintes aussi", confie Gaëtan. "C’est pour ça que cette journée est importante : pour remercier tous ceux qui donnent de leur temps et leur dire que malgré les difficultés, c’est une belle aventure humaine."
Infos pratiques
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, retrouver d’anciens coéquipiers ou simplement participer à cette belle fête du foot :
Contact : 06 87 83 75 63 (appels ou SMS)
Repas du soir : il reste encore quelques places pour le souper convivial du samedi soir – inscription possible via le même contact.