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La décision est tombée : le Parlement européen saisit la Cour de justice pour vérifier la validité de l’accord de libre‑échange avec le Mercosur. Pendant ce temps, des centaines de tracteurs restent stationnés devant le Parlement à Strasbourg. Les agriculteurs, mobilisés depuis hier, veulent maintenir la pression sur les eurodéputés.  La veille, près d’un millier de tracteurs ont convergé vers Strasbourg pour dénoncer ce traité de libre‑échange. Dans le cortège, des agriculteurs venus de plusieurs pays européens, dont des francs-comtois, venus de Haute-Saône, du Doubs et du Territoire-de-Belfort.

Les eurodéputés doivent décider aujourd’hui s’ils saisissent la Cour de justice européenne concernant la validité de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. La veille, près d’un millier de tracteurs ont convergé vers Strasbourg pour dénoncer ce traité de libre‑échange. Dans le cortège, des agriculteurs venus de plusieurs pays européens, dont des francs-comtois, venus de Haute-Saône, du Doubs et du Territoire-de-Belfort.

À Écleux, dans le Jura, la vie agricole reprend enfin son cours. Cet après‑midi, 49 vaches provenant de onze élevages jurassiens ont été acheminées vers une première exploitation agricole,  marquant la reconstitution progressive des troupeaux décimés par la dermatose nodulaire contagieuse. Trois mois après l’abattage sanitaire, la première traite doit avoir lieu dès ce soir. D’ici jeudi, chaque éleveur de la commune devrait à nouveau disposer d’un cheptel, signe d’un redémarrage attendu pour tout le village.

La Coordination rurale estime que la gestion du loup en France est dans l’impasse. Selon le syndicat, l’augmentation annoncée des prélèvements n’aura aucun effet concret alors que la population lupine dépasserait désormais les mille individus. Il dénonce des méthodes de comptage jugées peu fiables, des coûts laissés aux éleveurs pour les chiens de protection et réclame la liberté de tir sur les loups à proximité des troupeaux, sans quota.

La Franc-Comtoise Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro‑alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, se rendra ce jeudi 15 janvier, à 9h, à l’aéroport Roissy–Charles‑de‑Gaulle. Elle assistera aux contrôles douaniers sur les produits alimentaires importés et échangera avec les agents chargés des inspections phytosanitaires.

Ce déplacement fait suite à la décision annoncée le 7 janvier d’interdire l’importation de produits traités avec cinq substances prohibées en Europe, une mesure présentée par la ministre « comme un levier contre la concurrence déloyale envers les agriculteurs français ».

En pleine séquence de tensions agricoles et alors que le gouvernement cherche à répondre rapidement aux attentes du monde rural, Sébastien Lecornu annonce la préparation d’un projet de loi d’urgence. Le ministre précise que le texte, centré sur l’eau, la prédation et les moyens de production, sera présenté en Conseil des ministres en mars, avant d’être examiné par le Parlement avant l’été. L’objectif affiché : apporter des mesures rapides dans un contexte de fortes revendications sur la gestion de l’eau, la protection des exploitations et la sécurisation des outils de production.

Dans un message publié sur le réseau X, Annie Genevard a réagi à la mobilisation des agriculteurs, qu’elle qualifie d’« inquiétude légitime ». La ministre a dit comprendre la colère du monde agricole, tout en appelant au calme et au respect des personnes et des biens. Elle a rappelé que des premières réponses concrètes ont été apportées avec un plan d’urgence de 300 millions d’euros annoncé vendredi, accompagné de mesures de simplification.

Assurant que le dialogue se poursuit avec l’ensemble des professionnels, Annie Genevard a reconnu la nécessité d’accélérer les réformes engagées depuis un an et demi et indiqué travailler, avec le Premier ministre et le Gouvernement, à de nouvelles propositions pour soutenir durablement les agriculteurs.

Le député du Doubs Laurent Croizier a apporté son soutien au maire de Fourg, récemment victime de plusieurs centaines de messages haineux. Dénonçant une violence inacceptable à l’encontre des élus, il a rappelé que l’engagement municipal ne doit jamais faire d’un élu une cible, ni dans la sphère publique ni sur les réseaux sociaux. Le parlementaire a également salué l’action de la Gendarmerie nationale et la réponse rapide de la Justice, estimant que cette condamnation envoie un signal clair contre toute forme d’impunité et de violence dans la démocratie.

Le Salon International de l’Agriculture annonce que les organismes de sélection bovins renoncent à présenter leurs animaux au Concours Général Agricole 2026, en raison de la situation sanitaire. Les autres espèces seront bien présentes du 21 février au 1er mars à Paris. L’évènement  étudie encore la possibilité d’une présence symbolique de quelques bovins et communiquera officiellement mi‑janvier.

Alors qu’une partie des agriculteurs a bravé les interdictions ce jeudi 8 janvier pour mener des actions à Paris, notamment au pied de la tour Eiffel et de l’Arc de Triomphe, une cinquantaine d’exploitants du Jura se sont rassemblés ce matin à Lons‑le‑Saunier, devant la Direction départementale des territoires.

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs ont été reçus par le directeur. À Paris, les manifestants dénoncent l’accord de libre‑échange avec le Mercosur et réclament des simplifications administratives, jugeant les normes trop contraignantes.  Dans le même temps, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun‑Pivet et Gérard Larcher ont prévu de recevoir les syndicats agricoles cet après-midi.