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C’est dans un contexte très particulier, que l’on espère exceptionnel, que la nouvelle saison du Mont d’Or sera lancée ce lundi 15 août. Effectivement, comme le veut la tradition, et surtout le cahier des charges, le célèbre fromage du Haut-Doubs, pourra commencer à être fabriqué à cette date.

Eric Feuvrier, le président du syndicat du Mont d’Or, le confirme lui-même. « On vit une sécheresse qui est dramatique. Elle engendre une énorme baisse des productions en lait dans les exploitations. Si on veut respecter notre cahier des charges, nous devons alimenter nos animaux qu’avec de l’herbe et actuellement du foin. La production démarrera donc sur des volumes beaucoup plus faibles » explique le responsable. Et de poursuivre : « Nous proposerons du Mont d’Or, mais il y en aura certainement moins ». Compte tenu de la situation économique, difficile également de ne pas envisager une augmentation des prix. « Il y a des charges qui ont énormément augmenté dans les exploitations (céréales et énergies). Il faut avoir conscience qu’il y aura forcément une prise en charge de l’augmentation de ces charges supplémentaires sur les prix pratiqués ».

Près de 6000 tonnes de Mont d’Or fabriqué et vendu

Malgré ces difficultés, le Mont d’Or se porte bien. La crise sanitaire n’a pas eu raison de lui. Bien au contraire. Sa production démarre ce lundi 15 août. Les gourmands devront patienter un peu avant de le déguster. Ils ne pourront le servir, chaut ou froid, qu’à partir du 10 septembre prochain. Comme chaque année, c’est la Coulée du Mont d’Or, à Pontarlier,  qui lancera les hostilités. Economiquement, ce fromage joue un rôle fort sur ce territoire. Chaque année, ce sont plus de 30 millions de litres de lait qui sont transformés en Mont d’Or. De nombreux emplois sont créés. Ce qui représente une activité économique importante et complémentaire pour nos ateliers » termine M. Feuvrier.

L'innterview de la rédaction / Eric Feuvrier, président du syndicat du Mont d’Or

 

Nous n’avons jamais vu Franche-Comté aussi jaune. La sécheresse et la canicule grillent et empêchent la végétation de se développer harmonieusement. Selon d’anciens agriculteurs, la sécheresse de 1976 a largement été battue. Chez les professionnels de la terre, l’inquiétude est grande. D’autant plus que les premières pluies ne sont pas annoncées avant une dizaine de jours au mieux.

AGRICULTURE TERRE SECHERESSE 2

Les agriculteurs doivent faire face à de nombreuses problématiques. Il faut assurer des stocks de fourrage suffisants pour nourrir les animaux cet hiver, tout en gérant  l’aspect économique, avec des charges en nette augmentation ( +24% en un an). Cela prend en compte le prix du carburant, mais aussi celui des céréales et de toutes les autres  matières premières. « On attaque déjà les stocks d’hiver » explique Clément Maire (22 ans), le président des Jeunes d’Agriculteurs du canton d’Amancey, installé sur la ferme familiale depuis 2 ans à Déservillers.

AGRICULTURE TERRE SECHERESSE

« On espère que c’est cyclique »

Entre le covid19, la guerre en Ukraine et la sécheresse, cette jeune génération d’agriculteurs n’est pas été épargnée. « On espère que nous vivons un cycle » ajoute M. Maire. Et de poursuivre : « sinon, nous devrons nous interroger sur nos cultures et nous adapter » conclut le jeune agriculteur. Un contexte professionnel difficile, mais qui, heureusement,  n’impacte pas la passion pour le  métier et l’envie de continuer à promouvoir la Montbéliarde, fleuron de l’agriculture française.

L'interview de la rédaction / Clément Maire

 

Plus de 4000 postes de vendangeurs sont proposés actuellement dans la région. Cette année, la récolte du raisin s’annonce plus précoce que l’année dernière. La date prévisionnelle de son lancement est prévue autour du 20 août.

Les postes recherchés (principalement coupeur et porteur) sont ouverts à toutes et tous, sans diplôme ou expérience requis. Les viticulteurs recherchent principalement des personnes motivées pour travailler dans une ambiance conviviale. Pour connaître et déposer les offres ou  postuler : www.pole-emploi.fr ou www.lagriculture-recrute.org   

Les fortes températures du moment ont un impact sur le développement du raisin. Si les vignes aiment le soleil, elles n’apprécient pas la canicule. Les terres manquent cruellement d’eau et les rayons du soleil grillent les grappes de raisin qui apparaissent. Au Vernois, dans le Jura, au domaine Hubert Clavelin, les yeux sont rivés vers le ciel. Si les orages sont craints, on espère que la pluie sera au rendez-vous et les que les rayons du soleil seront moins puissants. La chaleur actuelle empêche la vigne de « souffler et de se refroidir ». Ce qui inquiète grandement. Par exemple, cette nuit, à minuit, le thermomètre affichait encore un historique 30°.

L’arrosage est interdit

Le cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlé est têtu. L’arrosage sur les terres où sera pratiqué la récolte est interdit. Seuls les plants qui ne portent aucune récolte peuvent en bénéficier. Dans ces conditions, les viticulteurs sont très indépendants des aléas climatiques. Etant donné qu’il leur est impossible d’intervenir efficacement sur leurs cultures en danger.

Rendez-vous à la fin août

La date des vendanges se précise dans le Jura. Rien n’est encore définitif, tant les incertitudes demeurent, mais les vendanges 2022 pourraient débuter autour du 22 août prochain. Les professionnels espèrent que Dame météo sera modérée. Un savoureux mélange de soleil,  pour assurer le bon développement de la matière première et son apport en sucre, de températures agréables et de quantité de pluie raisonnable est souhaité. Il faudra aussi trouver les bras pour participer à la récolte. Ce qui devient de plus en plus compliqué. Mais à chaque étape suffit sa peine.

L'interview de la rédaction / Huber Clavelin

 

Fabien Dornier (39 ans), agriculteur à Ville-du-Pont est le nouveau président de la FDSEA du Doubs. Il succède à Philippe Monnet, devenu président de la chambre d’agriculture interdépartementale du Doubs/Territoire-de-Belfort. Mr Monnet occupe cette nouvelle fonction depuis le 23 juin dernier, après onze ans de mandat.


Suite à notre papier, dénonçant l’absence de la NUPES la semaine dernière à Malpas, lors du grand oral sur le thème de l’agriculture dans le cadre des élections législatives, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale et les soutiens de Jean-Luc Mélenchon ont tenu à réagir.

Martine Ludi et ses équipes expliquent que « n’ayant reçu aucune invitation que ce soit de la part de la FDSEA ou des Jeunes Agriculteurs il était impossible pour (la) candidate d’être présente. Martine Ludi a toujours honoré les différentes sollicitations durant cette campagne et nous nous interrogeons vis-à-vis de ce rendez-vous manqué » explique le communiqué de presse. Et de poursuivre : S'il ne fait pas de mystère que nous ne partageons pas les idées productivistes avancées par la FNSEA et sa présidente Mme Lambert, nous sommes néanmoins prêts et intéressés pour un débat politique et démocratique autour de nos propositions et revendications respectives, avec les représentants de la FDSEA et des JA ».

Ainsi, Martine Ludi, candidate de la NUPES dans la cinquième circonscription du Doubs, recevra l’agriculteur Florent Dornier, secrétaire général de la FDSEA du Doubs, ce mercredi 8 juin, à 13h, à l’Esperluète, à Pontarlier.

La préfecture du Jura indique dans un communiqué de presse que, dans le cadre du plan de résilience, prévu par l’état pour faire face aux conséquences économiques de la guerre en Ukraine, un premier guichet pour soutenir les éleveurs est ouvert. Ce dispositif d’aides pour l’alimentation animale s’élève à 308 millions d’euros. Le dépôt des dossiers s’effectue sur le portail de FranceAgriMer,  et ce jusqu’au 17 juin prochain.

Après les montbéliardes, ce sont les chevaux comtois qui animent la foire comtoise tout au long de ce week-end. L’association Nationale du Cheval de Trait Comtois (ANCTC) vous attend avec une trentaine de chevaux comtois.

L’APTC, Association de Promotion du Cheval de Trait Comtois, proposera deux concours de maniabilité en attelage. 12 chevaux de travail exceptionnels, attelés en simple ou en paire, ayant de beaux palmarès (SHF Compiègne, Salon de l’agriculture, etc…) seront en compétition. Eleveurs, étalonniers et meneurs vous attendent tout au long de ce week-end au Hall 1, tout au bout de la Foire, côté centre-ville (entrée Rue Mouras).

Le programme  :

Concours d’attelage :

Samedi en début d’après-midi

Dimanche en fin d’après-midi

Concours d’élevage :

Samedi (Mâles et femelles) et dimanche femelles

Election du plus joli poulain :

Dimanche en fin de journée

La semaine prochaine, lundi et mardi, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Doubs reçoivent les candidats aux élections législatives Cinq thématiques seront abordés : la juste rémunération des producteurs, l’emploi et le recrutement,  le renouvellement des générations, la gestion des terres agricoles et le changement climatique. Deux rendez-vous sont au programme : à Baume-les-Dames et à Malpas, dans deux exploitations agricoles..

C’est toujours un évènement très apprécié et qui rassemble un large public. Ce mercredi et ce jeudi se déroule à la foire comtoise de Besançon le concours prestige de la race montbéliarde. Ce jour est marqué par l’arrivée des vaches « jeunes » et « adultes » sur le ring, suivies des « espoirs » et « seniors » ce jeudi, avec en clou du spectacle l’élection de la reine du concours.

VACHE MICROPOLIS

Les éleveurs viennent de toute la Franche-Comté, d’Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Grand Est. Les animaux ont été sélectionnés par un jury d’experts qui est passé dans les fermes. 400 bêtes ont été inscrites. La moitié a été retenue. Soit 196 vaches montbéliardes.

VACHE MICROPOLIS 4

A quelques heures du concours, les agriculteurs bichonnent leurs bêtes. Elles doivent être les plus belles possibles pour séduire le jury, qui se montrera imparable et dressera un classement, qui tiendra compte d’un certain nombre de critères reconnaissant le savoir-faire des agriculteurs.

VACHE MICROPOLIS 6

L'interview de la rédaction