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La FRSEA Bourgogne–Franche-Comté estime que les mesures du plan CASI annoncées par le gouvernement ne répondent pas à l’ampleur des conséquences de la sécheresse. Le syndicat agricole réclame notamment une « année blanche » pour soulager la trésorerie des exploitations, ainsi que des solutions rapides pour nourrir les troupeaux confrontés au manque de fourrage. Il demande également davantage de moyens pour améliorer la gestion de l’eau, développer les capacités de stockage et adapter durablement les exploitations au changement climatique.

Le préfet du Jura a reçu, mardi 8 septembre, les représentants de la Chambre d’agriculture, de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs afin d’évaluer les lourdes conséquences de l’été 2026 sur les exploitations.

Les mesures du plan gouvernemental d’urgence d’un milliard d’euros ont été présentées : indemnisations, exonérations de taxe foncière, aides à l’achat de carburant et d’engrais, ainsi qu’une prise en charge renforcée des cotisations sociales. Une attention particulière sera portée aux exploitations fragilisées, aux jeunes installés et aux filières les plus touchées. Le comité départemental de suivi de la sécheresse se réunira le 18 septembre.

Le vignoble jurassien traverse une année 2026 particulièrement difficile. Selon les dernières estimations du ministère de l’Agriculture, sa production viticole devrait reculer de 36 %. Cette forte baisse s’inscrit dans un contexte national dégradé : la filière française enregistrerait sa plus faible récolte depuis 1957.

La sécheresse et les canicules fragilisent les vignes

Dans le Jura, les viticulteurs ont subi une succession d’épisodes climatiques défavorables. La sécheresse a d’abord freiné le développement des grappes. Les fortes chaleurs estivales ont ensuite brûlé ou desséché une partie des baies directement sur les ceps. Les cépages rouges figurent parmi les plus touchés. La chaleur a également accéléré la maturation du raisin, obligeant certains domaines à avancer fortement les vendanges. Cette précocité a compliqué le recrutement des saisonniers, encore peu disponibles au cœur de l’été, et entraîné des coûts d’organisation supplémentaires.

Des conséquences économiques importantes

Avec plus d’un tiers de production en moins, les exploitations disposeront de volumes réduits à commercialiser. Cette situation pourrait rapidement peser sur leur trésorerie, alors que les stocks constitués lors des récoltes précédentes diminuent. La Société de viticulture du Jura redoute ainsi une récolte très réduite susceptible de fragiliser durablement certains domaines. Les conditions climatiques compliquent aussi la vinification. La chaleur diminue naturellement l’acidité des moûts et peut perturber l’action des levures sauvages.

Le vignoble jurassien cherche à s’adapter

Face à la répétition des sécheresses et des canicules, les viticulteurs font évoluer leurs pratiques. Certains rehaussent notamment le palissage afin que le feuillage protège davantage les grappes du soleil. L’enherbement maîtrisé et le paillage sont également utilisés pour conserver plus longtemps l’humidité et la fraîcheur des sols. Des recherches portent parallèlement sur des lignées de savagnin plus résistantes au manque d’eau. À plus long terme, la filière envisage aussi le retour de cépages anciens ou l’introduction de variétés arrivant plus tardivement à maturité. Enfin, la gestion de l’eau devient un enjeu majeur. Le stockage hivernal et le recours à une irrigation strictement encadrée font désormais partie des pistes étudiées pour préserver les vignes lors des épisodes de chaleur les plus intenses. Pour le vignoble jurassien, l’adaptation au changement climatique apparaît désormais indispensable à la survie de certaines exploitations.

Le gouvernement débloque plus d’un milliard d’euros pour soutenir les exploitations frappées par la sécheresse et les incendies de l’été. Annoncé ce vendredi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ce plan prévoit notamment 520 millions d’euros d’indemnisations et 300 millions de dégrèvements de taxe foncière. Un fonds de 235 millions d’euros doit aussi financer l’achat de fourrages, de semences et d’autres intrants. Cet été, 65 % du territoire français a été touché par la sécheresse et 95 départements ont connu des restrictions d’eau. Dans certains secteurs, les pertes de rendement atteignent en moyenne 50 %.

Morteau accueillera, samedi 24 octobre, la grande finale des 20 comices agricoles du Doubs. Organisé place du Champ-de-Foire et dans le centre-ville, le Super Comice du Patrimoine devrait réunir 600 vaches et attirer près de 20 000 visiteurs. Un défilé folklorique, un village fromager, un marché de producteurs, des démonstrations de chiens de troupeau ainsi que des expositions de chevaux comtois et de vieux tracteurs rythmeront cette grande fête de l’agriculture et des traditions locales.

La Coulée du Mont d’Or fera son retour samedi 12 septembre, de 10 h à 18 h, sur la place d’Arçon à Pontarlier. Organisée par la Ville et le Syndicat interprofessionnel du Mont d’Or, cette manifestation mettra à l’honneur le célèbre fromage du Haut-Doubs à travers des dégustations, un défilé, des animations et un repas géant.

La tradition fromagère sera à l’honneur dans le centre-ville de Pontarlier. Habitants, visiteurs et amateurs de gastronomie sont invités à participer à une nouvelle édition de la Coulée du Mont d’Or. La manifestation débutera officiellement à 10 h, avant l’inauguration et la cérémonie d’intronisation organisées, à 10 h 15, par la Confrérie du Mont d’Or. À 10 h 45, un grand défilé partira de la place des Casernes-Marguet pour rejoindre la place d’Arçon. Le cortège réunira les membres de la confrérie, des tracteurs anciens, les Armaillis ainsi que les musiciens de l’Harmonie municipale.

Des dégustations proposées par les fabricants

À partir de 11 h 15, le public pourra participer à une dégustation gratuite proposée par huit fabricants de Mont d’Or. Plusieurs fromageries et fruitières du territoire présenteront leurs productions et feront découvrir les particularités de ce fromage emblématique du massif jurassien. Le Syndicat interprofessionnel du Mont d’Or animera également un espace consacré à la filière. Des quiz, des dégustations et des démonstrations de fabrication traditionnelle permettront de mieux comprendre les différentes étapes de préparation du fromage. Un stand de vente complétera le dispositif.

Les animations commenceront dès le vendredi 11 septembre, de 14 h à 16 h, avec l’accueil des écoles de Pontarlier sur la place d’Arçon. Le grand public pourra également assister à des démonstrations de fabrication à l’ancienne et acheter ou déguster du Mont d’Or.

Un repas géant servi au cœur de la fête

L’un des temps forts de cette édition sera le repas géant préparé et servi par le CAP Football, également chargé de tenir la buvette. Proposé au tarif de 21 euros, le menu comprendra une Mont d’Oriflette, de la salade verte, une saucisse de Morteau snackée au brasero, une glace à l’absinthe et un café.  Le déjeuner sera accompagné musicalement par Julien Locatelli. Patrick Laithier prendra ensuite le relais durant l’après-midi pour prolonger l’ambiance festive jusqu’à 17 h. Pensez à réserver votre place : https://ca-de-pontarlier.sporteasy.net/collections/53272/checkout/

Des activités pour toute la famille

De nombreuses animations seront proposées tout au long de la journée. Les enfants pourront notamment profiter de jeux géants en bois, d’un toboggan gonflable, d’une vache à traire et d’un espace de dessin. Les produits et savoir-faire régionaux seront également représentés.  Une exposition de tracteurs anciens et une démonstration de levage de sangles compléteront le programme. En cas d’intempéries, l’ensemble de la manifestation sera maintenu et déplacé sous la halle Émile-Pasteur.

Le Conseil de l’agriculture de Bourgogne–Franche-Comté s’est réuni le 25 août à École-Valentin pour dresser un premier bilan de la sécheresse de 2026. En présence du président de Région Jérôme Durain et du directeur régional de l’agriculture Björn Deslet, les représentants agricoles ont évoqué une situation historique par sa durée et son ampleur. Leurs demandes doivent être transmises à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.

Des rendements en forte baisse

Les conséquences touchent la plupart des productions régionales. Selon les secteurs, les baisses de rendement atteignent 25 à 75 %. Les pertes dépasseraient 50 % pour le maïs, le soja, le tournesol et la betterave. La production des prairies recule de plus de 30 %, avec au moins 1,7 million de tonnes de fourrage en moins. La viticulture, l’élevage, les légumes et les fruits sont également affectés. À ces pertes s’ajoutent l’augmentation des charges et des problèmes sanitaires pour les animaux.

Des agriculteurs fragilisés

Les représentants agricoles alertent aussi sur les conséquences humaines de cette crise : manque de fourrage pour l’hiver, inquiétudes financières, surcharge de travail et fragilisation des exploitations. Ils demandent la mise en place de dispositifs d’écoute et d’accompagnement pour les agriculteurs en difficulté.

Des aides financières réclamées en urgence

Parmi les mesures demandées figurent une « année blanche » pour soulager les trésoreries, la reconnaissance rapide du cas de force majeure pour la Politique agricole commune, l’accélération du versement des aides et des indemnisations ainsi qu’une réduction des cotisations sociales. Le Conseil régional est également sollicité pour proposer des prêts à taux zéro et des avances de trésorerie.

Adapter les exploitations au changement climatique

À plus long terme, la profession souhaite renforcer les investissements consacrés au stockage de l’eau et du fourrage, à l’irrigation et à l’adaptation des exploitations au changement climatique. Le Conseil de l’agriculture demande ainsi des réponses immédiates, mais aussi une évolution durable de la politique de gestion de l’eau.

Dans le Jura, la Fête de l’Agriculture se tiendra ce samedi 29 août, à partir de 10 heures, sur les terres du GAEC des Tulipes à Colonne, près de Poligny. Organisée par les Jeunes Agriculteurs du Jura, cette journée mettra à l’honneur le monde agricole et ses savoir-faire.

Une trentaine de concurrents participeront à la finale départementale de labour, qualificative pour l’épreuve régionale. Démonstrations de chiens de troupeau, courses de tracteurs tondeuses, concours de bûcheronnage et animations pour enfants compléteront le programme. L’entrée sera gratuite en journée, avant une soirée autour d’une fondue géante et d’un concert du groupe Les Spiders.

La succession des vagues de chaleur et le manque de pluie fragilisent les cultures maraîchères. Sur le marché du centre-ville de Besançon, commerçants et producteurs constatent des difficultés variables selon les produits. Les légumes semblent particulièrement touchés, tandis qu’un arboriculteur local annonce une récolte de fruits fortement réduite.

Les légumes particulièrement fragilisés

Les légumes figurent parmi les cultures les plus exposées aux températures extrêmes. La chaleur peut interrompre la croissance des plantes, brûler les jeunes pousses ou empêcher les fleurs de donner des fruits. Lorsque l’irrigation est possible, elle limite les dégâts, sans toujours permettre de sauver la totalité des récoltes. Sur le marché du centre-ville de Besançon, un commerçant constate surtout des difficultés pour les légumes. « Les salades et les tomates ne poussent pas très fort. Tout est brûlé par le soleil », explique-t-il. À l’inverse, les fruits semblent, selon lui, mieux résister : « Ils sont meilleurs et pleins de sucre. Les pêches et les nectarines, c’est ce qu’il y a de mieux en ce moment ". 

Le reportage de la rédaction 

Salades et haricots verts difficiles à trouver

Un autre commerçant confirme des approvisionnements plus compliqués que les années précédentes, même s’il parvient encore à alimenter son étal. Certains produits se font toutefois beaucoup plus rares. «  Il y a eu pas mal d’abricots, mais des haricots verts, il n’y en a même pas du tout. Pour le reste, ça suit encore assez bien », précise-t-il. La situation dépend notamment de l’origine des produits et des possibilités d’irrigation dans les zones de production. Les salades sont également plus difficiles à obtenir. « Avec la chaleur qu’il y a eu, ce n’est pas possible. Le soleil, c’est bien, mais lorsqu’il fait trop chaud, ce n’est pas bon », résume le commerçant.

Des fruits moins nombreux et plus petits

La sécheresse touche également les productions locales. M. Robin, qui possède plusieurs vergers et un jardin, commercialise exclusivement sa propre récolte sur les marchés bisontins. Il produit principalement des fruits à noyau, ainsi qu’un peu de rhubarbe au printemps. Cette année, sa récolte est très inférieure à celle de la saison précédente. « Nous n’avons même pas le quart de la production de l’année dernière, qui avait été relativement exceptionnelle. Les fruits sont plus petits et ils ont eu du mal à mûrir », témoigne-t-il. L’arrosage aurait pu limiter les pertes, mais ses vergers sont difficilement accessibles. Les restrictions d’eau compliquent également toute intervention. « D’une manière générale, nous n’avons jamais arrosé, quelles que soient les saisons. Nous acceptons donc que la production soit moindre et d’avoir moins de choix à proposer aux clients », poursuit le producteur.

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Le reportage de la rédaction 

Vers une évolution des cultures

Pour les commerçants interrogés, les producteurs devront progressivement s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. Les cultures ayant besoin de beaucoup d’eau ou supportant difficilement les fortes températures pourraient devenir plus compliquées à maintenir. L’un d’eux imagine une évolution progressive vers des productions déjà présentes dans les régions méridionales, comme les amandes ou les pistaches. « Il faudra changer un peu, comme dans le Sud. Cela va s’adapter petit à petit », estime-t-il, tout en refusant de céder au pessimisme : « On va réussir. Il faut être optimiste. » M. Robin reste, de son côté, prudent sur la portée de cette mauvaise saison. Il considère 2026 comme une année particulière, mais pense que les effets du changement climatique pourraient durablement peser sur les prochaines récoltes.

L’adaptation devient incontournable

Cette nouvelle sécheresse relance ainsi le débat sur l’adaptation de l’agriculture. Le choix de variétés moins gourmandes en eau, la modification des calendriers de plantation, l’amélioration de la capacité des sols à conserver l’humidité, la récupération des pluies hivernales et l’évolution des pratiques d’irrigation figurent parmi les solutions envisagées. Pour les professionnels, l’enjeu ne consiste plus seulement à sauver les récoltes de cet été. Il s’agit désormais de préparer les exploitations à des épisodes de chaleur et de sécheresse susceptibles de devenir plus fréquents.

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Face à une sécheresse exceptionnelle, la préfecture du Doubs a installé, ce jeudi 13 août, une « cellule sécheresse agricole ». Elle réunit les représentants de la profession, les banques, la MSA, les assurances et les collectivités. Toutes les filières sont touchées, notamment les fourrages et le maraîchage. Des aides à la trésorerie, des allégements de cotisations et des exonérations fiscales sont demandés. Les propositions seront transmises au ministère de l’Agriculture, qui prépare un plan national d’accompagnement.