Hier soir, dans le cadre d’un match en retard du championnat de national 3, le CA Pontarlier football a vaincu le FC Valdahon Vercel. Le groupe de Jean-Luc Courtet s’est imposé sur le score de 2 buts à 0. Grâce à cette victoire, les Capistes remontent à la 10è place et s’éloignent de la zone de relégation.
Au classement, à huit journées de la fin de la saison, le Racing Besançon est toujours en tête, avec 38 points. La réserve sochalienne est son dauphin, à deux points seulement. Gueugnon complète le podium, avec 35 points. La 19è journée de championnat est prévue le 9 avril prochain.
Un grave accident de la route s’est produit hier soir, vers 22h, à Onoz (39). Une personne, qui a activé le dispositif e-call de son véhicule, est grièvement blessée. Elle a été prise en charge par les secours et transportée sur un centre hospitalier.
La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Besançon a rendu son jugement. Elle avait été saisie par l’anesthésiste Frédéric Péchier pour l’annulation de trois cas d’empoisonnement supposés sur les 24 référencés et pour lesquels le médecin est poursuivi. Cette demande a finalement été rejetée par la juridiction bisontine.
Le deuxième jour du procès de Nicolas Zepeda a été marqué par les auditions du directeur d’enquête et d’un enquêteur qui a expliqué ce qu’il avait vu sur les images de vidéosurveillance du campus. Il y a apparaît un homme, rôdant dès le 1er décembre, dans le secteur de la Bouloie. Là , où vivait la jeune étudiante japonaise. L’enquêteur en est convaincu, cet individu n’est autre que l’ex petit ami chilien. A la vue de cette vidéo, les avocates de Nicolas Zepeda sont montées au créneau. Dénonçant, le fait que cette vidéo et les éléments décrits n’apparaissent pas dans la procédure.
C’est ensuite au tour des 6 candidats de d’entrer en scène. Sous les applaudissements, Fabien Roussel, candidat du Parti Communiste, est le premier à s’avancer, et commence son propos en déclarant avoir l’honneur « d’être le seul candidat de gauche » présent à ce Grand oral. Le candidat PCF souhaite défendre une agriculture française, respectueuse de la terre et du vivant. Il veut aussi se fixer l'objectif d'avoir au moins 500.000 agriculteurs en 2030. « Cela suppose d'installer 20 à 25.000 agriculteurs par an » a-t-il déclaré. Le candidat ne cache pas non plus son amour de la viande, en soulignant « qu'il faut manger moins de viande, mais en manger de la bonne et de la Française ».
Fabien Roussel :
Absent car retenu à Paris pour par un conseil de défense et un conseil des ministres, c’est ensuite une vidéo d’Emmanuel Macron qui est diffusée sur le grand écran. Le président sortant se penche sur la question de l'énergie, du rôle des biocarburants et de la production d'énergie renouvelable. « Nous allons aussi continuer à investir pour produire nos propres engrais », poursuit Emmanuel Macron avant de détailler d’autres investissements pour favoriser l'installation d'agriculteurs, 20.000 par an souhaités, afin de lutter contre les déserts vétérinaires en zone rurale. Il dit aussi vouloir veiller à faciliter l'accès au foncier, tout en contrôlant les achats des investisseurs étrangers. Emmanuel Macron souligne « l'engagement » des agriculteurs. Il évoque une « indépendance alimentaire de la France qui est non négociable, au moment où des pays comme la Russie se servent du blé comme d'une arme ». Enfin, il souhaite que le prochain quinquennat « redonne toute sa valeur à l'alimentation », en annonçant la mise en place d'un chèque alimentaire.
Marine Le Pen est la troisième candidate à s’adresser aux agriculteurs présents dans la salle. La présidente du Rassemblement National évoque la création d’un statut de l'animal dans le Code civil, avec la mise en place de règles pour les animaux de compagnie, sauvage, d'élevage, différentes en fonction de la destination des animaux. Elle s’attaque ensuite aux écologistes, qui selon elle, « ont conduit la France et l’Allemagne dans l’impasse ». « Les talibans de la verdure » dénommés ainsi par Marine Le Pen, « voudraient transformer les agriculteurs en paysagistes ». Avant de poursuivre « Les campagnes sont victimes d'une délinquance itinérante d'origine étrangère qui vient faire une forme de razzia dans les campagnes ». Christiane Lambert s’adresse alors à la candidate. « Ceux qui viennent taguer nos bâtiments et tailler nos bâches, ne sont pas d'origine étrangère. Par ailleurs, nous ne pouvons pas récolter nos vignes, ramasser nos fruits sur nos arbres sans main d’œuvre étrangère car nous avons des problèmes de recrutement » souligne la présidente de la FNSEA.
Marine Le Pen :
C’est au tour de Valérie Pécresse de se présenter face à la foule. Elle débute son propos avec une charge contre l’Europe, en critiquant le projet Farm to Fork. « L’Europe n’a pas à importer des produits qui ne respectent pas les normes environnementales qu’on vous impose » souligne la candidate Les Républicains. Valérie Pécresse évoque aussi la féminisation du métier. « Avec moi, vous aurez une agriculture que les Français aimeront. Je serai la présidente qui rendra sa fierté à l'agriculture ». Elle se positionne aussi favorablement aux NBT, les New Breeding Techniques, des nouveaux OGM. La candidate revendique la sévérité à l’égard des « activistes qui mènent des actions punitives contre les agriculteurs » en prônant une impunité zéro. Puis, avant de quitter la scène, la présidente des Républicains apporte son soutien avec l’agriculteur de Charente, mis en examen pour avoir tué un cambrioleur dans la nuit de vendredi à samedi.
Éric Zemmour, le candidat de « Reconquête » succède à Valérie Pécresse. Ses premières cibles : les grandes surfaces « qui tirent les prix vers le bas ». « Vous devez pouvoir vivre dignement de votre travail. Certains d'entre vous vivent avec 300 euros par mois, auxquels il faut ajouter la pression de la grande distribution et de la réglementation européenne. La grande distribution ne doit plus décider seule de l'écoulement de votre production » souligne le candidat d’extrême droite. Il indique aussi vouloir supprimer la concentration des centrales d’achats et interdire l’implantation des grandes surfaces à l’entrée des petites villes. Eric Zemmour souhaite favoriser les circuits courts, notamment par le biais de la restauration collective. Puis, à son tour, il attaque l’Europe « déconnectée de la réalité », en voulant cultiver davantage en France, et en ne signant plus d'accords commerciaux de libre échange « sacrifiant notre agriculture ». « Il ne faut plus importer de produits agricoles qu'on ne peut pas cultiver chez nous » poursuit Éric Zemmour. Il indique aussi vouloir fusionner ministère de l'agriculture et de l'écologie, afin que ces deux thèmes soient abordés ensemble.
Éric Zemmour :
Enfin, le clou du spectacle. Attendu par tous, Jean Lassalle, la mascotte du public bisontin, entre en scène sous l’ovation du public. Mêlant anecdotes de sa vie personnelle et histoires cocasses, sous les applaudissements d’un public hilare, difficile de cerner les réponses du candidat aux questions qui lui sont posées. Malgré tout, Jean Lassalle souhaite organiser un référendum sur l'utilisation des 3 milliards d'euros de son plan. 3 milliards « qu’il enlèvera à la contribution européenne pour les consacrer à une grande cause nationale pour le monde agricole » annonce-t-il. Il évoque ensuite les exportations et importations des produits agricoles français, en se voulant le défenseur des exploitations à taille humaine.
Jean Lassalle :
Mardi, vers 17h, à Pontarlier, un homme de 29 ans a été interpellé lors d’un contrôle routier. Les forces de l’ordre ont constaté un défaut d’assurance. Son véhicule a été immobilisé. Les dépistages aux stupéfiants ont répondu positivement à la consommation de cocaïne et de cannabis. Le jeune contrevenant sera convoqué ultérieurement lorsque le résultat des analyses toxicologiques définitives sera connu.
Ce mercredi, à Doubs, près de Pontarlier, une patrouille de police secours a participé au sauvetage d’un homme victime d’un arrêt cardiaque. Les policiers ont été surpris par la manière d’évoluer de cette voiture qui roulait à une vitesse inadaptée, qui plus est, avec le warning enclenché. A sa hauteur, les fonctionnaires découvrent un des occupants, en l’occurrence le père de famille en détresse respiratoire. Les forces de l’ordre, avec l’aide du fils, ont procédé au massage cardiaque de la victime. Les pompiers ont ensuite pris le relais. Stabilisée, la victime a été transportée par hélicoptère sur un centre hospitalier.
C’est un évènement qui déplace les foules à Pontarlier. Ce dimanche 3 avril, au centre-ville de la cité du Haut-Doubs, se tiendra le traditionnel défilé des classes. Cette année, les classes en 2 seront célébrées. Le rendez-vous est fixé à partir de 10h sur la place d’Arçon.
Durant ce sympathique rassemblement, les conscrits se retrouvent par centaines pour défiler par classes d’âge dans les rues de la ville. Chaque décennie portera un costume en lien avec le thème qu’elle a choisi. De 20 à 100 ans, tous vont battre le pavé. Un moment de détente et d'humour, réunissant 800 conscrits et 5 000 spectateurs.
Rappel historique
Cet évènement trouve ses origines avec le service militaire obligatoire. La conscription permettait à l’État de réquisitionner une partie de la population, les classes d’âge de 18 à 20 ans, afin de servir au sein de ses forces armées. C’est ainsi que ces dernières défilaient dans les rues avant de s’engager sous les drapeaux de la nation française. Pontarlier est l’une des deux seules villes de France, avec Villefranche-sur-Saône, à poursuivre cette tradition.
A l’occasion de la visite de Ginette Kolinka, ambassadrice de la mémoire de la Shoa, à Pontarlier, la cité du Haut-Doubs organise une projection du film « Ginette Kolinka, une vie au service de la mémoire », suivie d’un temps d’échanges, portant notamment sur la question de l’avenir du devoir de mémoire, ce samedi 2 avril, de 14h à 16h, dans la salle Jean Renoir du Théâtre Bernard Blier. Jean-Michel Blanchot, professeur d’histoire au Lycée Edgar Faure de Morteau et président du Souvenir Français du Val de Morteau et du Saugeais animera le rendez-vous.