Ils la tiennent leur victoire les Bisontins. Dans le cadre du deuxième match de la phase 2 du championnat de national, le groupe de Laurent Mathis s’est imposé sur le score de 97 à 94 face à Poissy, hier soir, au Palais des Sports Ghani Yalouz. Cet épilogue met fin à sa série de neuf défaites consécutives.
La consommation de drogue est un véritable fléau que les seules actions répressives ne sont pas en mesure de faire cesser. La Ville de Besançon en sait quelque chose. Ces dernières années, les violences se sont installées, notamment dans le quartier Planoise, au grand dam de sa population, engendrant des meurtres et de nombreux dégâts. La drogue tue et fait des ravages d’un point de vue sanitaire et mental. D’où l’importance de mettre en action tous les leviers qui permettront de faire baisser la consommation.
C’est dans ce contexte-là que la ville et ses partenaires réfléchissent à la création d’une Halte Soins Addictions ( HSA). Dans le cadre de la FAR, la Force d’Action Républicaine, Anne Vignot veut expérimenter ce dispositif. Il permet, grâce à une équipe pluridisciplinaire, d’accueillir, accompagner et réinsérer les publics les plus accros. Pour l’heure, ni le lieu, le financement et l’organisation précise ne sont clairement définis, mais la cité y travaille. « C’est un problème de santé publique. Nous sommes constamment interpellés quant à la présence de seringues sur la voie publique, avec tous les dangers que cela représente. Nous avons toute la communauté médicale, paramédicale et associative engagée à nos côtés » explique la Maire de Besançon.
Selon Mme Vignot, ce dispositif a fait ses preuves dans des grandes villes françaises et à l’étranger, comme en Belgique, en Espagne ou au Portugal. Des échanges sont menés avec l’ARS pour organiser et dimensionner au mieux le site au contexte local. Les chiffres méritent d’être encore peaufinés, mais plusieurs centaines de personnes pourraient être concernées. Anne Vignot y croit et veut expérimenter cet outil au plus vite.
En raison de travaux de maintenance sur les voies du Tram, des perturbations sont à prévoir à Besançon ce dimanche soir. A partir de 21h30 et jusqu’à la fin de service, les lignes T1 et T2 seront interrompues. Le Plan B sera mis en place.
Les investigations se poursuivent dans la rue de Vesoul à Besançon, suite à l’effondrement karstique. Cette seconde semaine de travaux a permis de poursuivre les opérations de sécurisation des réseaux présents ainsi que de la station-service. Les investigations géologiques se poursuivent. Pour l’heure, la visibilité en terme de planning est « toujours délicate » explique le Conseil Départemental du Doubs. La route reste fermée. Néanmoins, les commerces sont accessibles.
Dans la lutte contre le trafic de drogue, la Ville multiplie les actions dans de nombreux domaines. Pour être efficaces et plus proches des réalités du terrain, Anne Vignot et son équipe travaillent avec de nombreux interlocuteurs et partenaires dans des registres aussi variés que le médical, l’éducation, le social et bien entendu le judiciaire. C’est ainsi que des relations et des projets se sont créés avec le parquet, les polices nationale et municipale, l’ARS, le CHU, …. .
Concernant les actions de prévention, elle vient de donner naissance à un livret d’information et de sensibilisation à destination des familles et des proches de consommateurs. En une trentaine de pages, qu’un QR Code rend accessible également à distance, ce guide donne un ensemble d’informations sur les dangers de la consommation de drogue, l’addiction et sur les produits, qu’il s’agisse de drogues dures ou soft ou de produits licites ou illicites. Construit avec le monde médical ou associatif local, il distille également des informations utiles, comme des conseils en direction de l’entourage. Son objectif est également d’orienter les consommateurs vers des dispositifs spécialisés. Un annuaire les référencie. Deux autres livrets sortiront prochainement. L’un d’eux s’adressera aux consommateurs mineurs. Le troisième sera destiné à des personnes plus âgées.
En cas de besoin, n’hésitez pas à contacter la direction santé publique au 03.81.87.80.90 ou la direction sécurité et tranquillité publique au 03.81.87.82.34
L'interview de la rédaction / Anne Vignot
Après sa défaite il y a une semaine à Lorient, le BesAC va tenter d’engranger ses premiers points, ce soir, lors de la phase 2 du championnat en national. Les basketteurs bisontins doivent réagir s’ils ne veulent pas connaître l’échelon inférieur la saison prochaine. Le groupe n’a pas remporté une seule rencontre depuis le 19 décembre dernier. Soit neuf revers consécutifs. Le coup d’envoi du match sera donné à 20h au Palais des Sports.
Dans un communiqué de presse, le collectif Renard Doubs condamne la destruction d'une trentaine de renards à Fort-du-Plasne dans le Jura. Il se dit également « choqué que les renards tués aient été jetés, qui plus est dans le lit d’une rivière ». Par ailleurs, il est rappelé l’utilité de cette espèce dans l’écosystème et que, malgré sa classification en tant que nuisible, son éradication ne règlera aucun problème. Dans le sens, où il « sera remplacé » par d’autres espèces. D’autre part, selon cette même organisation, « de tels tirs ne permettent pas de faire diminuer les effectifs ».
Le triptyque franc-comtois, composé de la Classic Grand Besançon et du Tour du Jura, s’achèvera par le Tour du Doubs, qui se disputera le 14 avril prochain. C’est un parcours de 200 kilomètres qui attend les participants. Le départ sera donné de Morteau.
L’arrivée est prévue, à 1.178 mètres d’altitude, au Larmont, sur les hauteurs de Pontarlier. Au menu : Remonot, Gilley, Orchamps-Vennes, Belleherbe, Pierrefontaine-les-Varans, Vercel, Lods, Bolandoz, Bouverans, Malbuisson et Pontarlier. Parmi les difficultés à passer : la côte de Belleherbe, la Montée de Longeville et le col de la République, avant la Montée du Larmont.
Ce jeudi, vers 19h15, à Lods, près d’Ornans, un homme de 53 ans et une femme de 64 ans ont été retrouvés inconscients dans une cuve alors qu’ils la réhabilitaient, en utilisant un solvant. Les deux victimes, classées en urgence absolue, ont été transportées, médicalisées, sur le centre hospitalier de Besançon. Le pronostic vital de l’homme de 53 ans était engagé hier soir.
Ce jeudi après-midi, dans le cadre d’un séminaire sur la sécurité, associant Keolis et la police nationale, la nouvelle brigade de sécurisation des transports en commun s’est déployée sur le territoire bisontin. L’objectif de cette opération était de sécuriser les transports en commun. Il en va de la lutte contre la fraude, mais également contre les agressions, agressions sexuelles et les trafics de stupéfiants, dont l’organisation est modifiée par le phénomène « ubershit ». Des équipes ont été déployées sur les lignes de tram, mais aussi les gares routières et ferroviaires. « Oui. Il y a une présence plus affirmée, plus fréquente, quotidienne, des policiers dans les transports en commun et dans les emprises de transport » explique Yves Cellier, le directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs.
« On est sur une thématique absolument prioritaire pour l’ensemble des habitants. C’est un vecteur de communication et de transport indispensable, qui fait partie de la vie courante des Français, avec des problématiques de délinquance, qui nécessitent d’être prises en compte pour réduire le sentiment d’insécurité et avoir des actions de dissuasion, de prévention et d’interpellation » explique la Commissaire Marine Morin, cheffe de la division nationale de la sécurité dans les transports en commun.
L'interview de la rédaction : Yves Cellier, directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs
Protéger et interpeller
Pour les policiers mobilisés, plusieurs compétences sont appliquées. Ils doivent être en capacité de mettre un terme aux difficultés qui se présentent à eux, à interpeller le ou les auteurs de méfaits, tout en protégeant la population dans cet espace confiné. « Il y a un vrai risque » explique la Commissaire Morin, qui reconnaît qu’il n’y a pas de recettes miracles, et que tout l’enjeu de ce dispositif réside dans la capacité de ses acteurs à tenir compte des spécificités de chaque territoire. « Il est important d’évaluer la délinquance dans chaque territoire » pour adapter le mieux possible le déploiement des forces à mobiliser sur le terrain.
L'interview de la rédaction : Commissaire Marine Morin, cheffe de la division nationale de la sécurité dans les transports en commun.