L’ESBF a signé, hier soir, une deuxième victoire consécutive en championnat dans le cadre de la 3è journée en D1 féminine. Les Bisontines se sont largement imposées vendredi soir sur le terrain de la Stella Saint-Maur, 36 buts à 22. Les Engagées disputeront une nouvelle opposition mercredi soir face à Saint-Amand au Palais des Sports Ghani Yalouz. Le coup d’envoi du match sera donné à 20h.
Après avoir dominé Chambray au Palais des sports (28-24), les Bisontines veulent enchaîner ce vendredi 11 septembre. Pour cette troisième journée de Division 1 féminine, l’ESBF se déplace sur le parquet de Stella Saint-Maur. Le coup d’envoi sera donné à 20 h 30.
Une victoire rapidement digérée
La belle prestation livrée face à Chambray a forcément renforcé la confiance des Engagées. Le staff bisontin s’est toutefois attaché à rapidement tourner la page pour préparer ce nouveau rendez-vous. « Tout le monde était heureux de se retrouver après une victoire, mais nous nous sommes vite recentrés sur le match suivant. Aller gagner à la Stella représentera un grand défi », prévient Jérôme Delarue, l’entraîneur de l’ESBF. Dans un championnat de plus en plus homogène, aucun relâchement ne sera permis.
Afficher davantage de constance à l’extérieur
Ce déplacement doit permettre à l’ESBF de démontrer sa capacité à mieux voyager que la saison dernière, lorsque plusieurs points avaient été abandonnés loin de Besançon. Le signal attendu concerne avant tout le groupe lui-même. « L’objectif est d’être beaucoup plus constantes et fortes dans ce que nous produisons à l’extérieur. La saison dernière, nous avions beaucoup souffert à Saint-Maur avant d’aller chercher la victoire », rappelle l’entraîneur.
Malgré sa défaite inaugurale à Brest, l’ESBF avait déjà montré des signes encourageants dans la gestion de ce premier déplacement. Depuis le début de la saison, les Bisontines semblent également plus régulières dans leur jeu, avec moins de passages à vide et d’erreurs successives.
Répondre au défi physique de Saint-Maur
L’ESBF s’attend néanmoins à une rencontre difficile face à une équipe de Stella Saint-Maur portée par le combat et l’agressivité défensive. Les Franciliennes ont également engrangé de la confiance grâce à leur récent résultat obtenu à l’extérieur, à Toulon. « Cette équipe dégage une véritable force de caractère et une grande envie de combattre. Elle peut nous imposer un défi physique, notamment avec sa défense agressive. À nous de ne pas être surprises et de faire preuve d’intelligence », analyse l’entraîneur.
Après avoir abordé ses deux premiers matchs dans la position de l’outsider, face à Brest puis contre Chambray, l’ESBF devra cette fois assumer un statut différent. Sur le papier, les Engagées partiront favorites. Une situation qui constitue un nouveau test pour une équipe encore en construction. « Si certaines formations doivent chuter contre Stella Saint-Maur, l’idée est de ne pas en faire partie », conclut le technicien bisontin.
Â
Nouvel homme fort de l’ESBF, Laurent Sénécat mesure pleinement la responsabilité qui lui incombe à la tête du club bisontin. Après une première expérience comme secrétaire général, le président veut inscrire durablement l’équipe parmi les meilleures formations françaises et lui permettre de retrouver la scène européenne. Il évoque également la formation, l’engouement du public et la place du handball féminin en Franche-Comté.
Que représente pour vous le fait de présider l’ESBF, le club évoluant au plus haut niveau dans la région ?
C’est d’abord une grande fierté. L’ESBF possède une histoire importante et bénéficie d’un véritable attachement de la part des Bisontins et, plus largement, des Francs-Comtois. Cela représente aussi une lourde responsabilité : celle de conduire et de faire évoluer le club au cours des prochaines années.
Vous connaissiez déjà bien son fonctionnement avant d’en prendre la présidence ?
Oui. J’ai rejoint le bureau de l’ESBF il y a quelques années et j’y ai occupé les fonctions de secrétaire général. Cette expérience m’a permis de mieux connaître l’organisation et la structuration du club. Nous travaillons collectivement, avec les autres bénévoles, afin de faire rayonner l’ESBF dans la région, en France et au-delà .
Le sport féminin rencontre-t-il encore des difficultés pour s’imposer ?
À Besançon et en Franche-Comté, nous avons plutôt de la chance. Notre territoire est depuis longtemps une terre de handball, aussi bien masculin que féminin. L’ESBF bénéficie du soutien des collectivités et d’un public fidèle. Le handball est certainement l’un des sports collectifs féminins disposant de la plus grande visibilité dans la région.
Les difficultés sont davantage présentes au niveau de l’exposition audiovisuelle nationale et européenne. Pourtant, le handball féminin français possède de nombreux arguments, avec une équipe de France très titrée et des clubs comme Metz, Brest ou Dijon qui obtiennent d’excellents résultats.
L’objectif prioritaire de la saison est-il de retrouver une qualification européenne ?
Oui, clairement. Nous n’avons même pas eu besoin de le rappeler au staff et aux joueuses : tout le monde partage cette ambition. Une qualification européenne permettrait de faire rayonner Besançon et d’inscrire durablement l’ESBF dans le paysage continental. Elle renforcerait également notre attractivité auprès des joueuses et offrirait au groupe la possibilité d’affronter d’autres formes de handball. La concurrence sera néanmoins très forte. Derrière Brest et Metz, six ou sept équipes peuvent prétendre aux autres places qualificatives. Nous sommes motivés et nous mettons tout en œuvre pour atteindre cet objectif.
L'interview de la rédaction : Laurent Sénécat
Que retenez-vous de la défaite enregistrée à Brest lors de la première journée ?
Pour un premier match disputé à Brest, la prestation est plutôt encourageante. Nous avons vu de belles choses, notamment la combativité affichée par les joueuses en fin de rencontre pour réduire l’écart alors que l’issue du match semblait décidée. Nous avons également commis plusieurs erreurs et perdu trop de ballons. À ce niveau d’intensité, il est difficile de rester parfaitement concentré pendant soixante minutes. Brest reste une équipe très difficile à affronter, particulièrement sur son terrain.
L'interview de la rédaction : Laurent Sénécat
L’effectif possède-t-il les qualités nécessaires pour rivaliser avec les meilleures équipes ?
Nous pouvons rivaliser, même s’il sera toujours compliqué de battre des formations comme Brest ou Metz. Elles disposent de joueuses remarquables et d’une expérience européenne supérieure. L’essentiel sera de proposer un handball de qualité et de rester au contact le plus longtemps possible. De telles rencontres peuvent faire progresser le collectif et renforcer mentalement chaque joueuse. Elles doivent aussi nous aider à prendre le dessus sur nos concurrentes directes.
La nouvelle formule du championnat peut-elle favoriser les ambitions européennes de l’ESBF ?
Elle offre plusieurs possibilités. Une place parmi les quatre premières à la fin de la phase régulière assurerait directement une qualification européenne. Ce sera notre premier objectif, même si les deux places disponibles derrière Brest et Metz seront très disputées. Les équipes classées de la cinquième à la huitième place pourront également poursuivre leur saison lors des finalités. Celle qui terminera en tête de ce groupe, donc cinquième du classement définitif, décrochera aussi son billet européen. Cette formule devrait apporter davantage d’enjeu et proposer de véritables matchs couperets. Sur le papier, elle paraît séduisante. Quelle que soit notre position à l’issue de la phase régulière, l’objectif sera de terminer parmi les cinq premiers après les finalités. Retrouver l’Europe est vraiment l’ambition du club.
L'interview de la rédaction : Laurent Sénécat
La formation demeure-t-elle l’un des piliers du projet bisontin ?
Absolument. Le centre de formation de Besançon est reconnu depuis de très nombreuses années dans le monde du handball féminin. Il a permis à de nombreuses joueuses d’accéder au plus haut niveau. Prunelle Klingue illustre aujourd’hui la qualité de ce travail. Issue de la formation bisontine, elle a signé son premier contrat professionnel et doit prochainement participer à un stage avec l’équipe de France. Son parcours montre aux plus jeunes joueuses qu’il est possible de rejoindre le haut niveau. Le centre de formation joue également un rôle important dans la construction de l’effectif professionnel. Les jeunes peuvent assurer des rotations, se confronter progressivement à l’élite et poursuivre leur progression aux côtés de joueuses expérimentées.
L'interview de la rédaction : Laurent Sénécat
La préparation de l’après-carrière fait-elle aussi partie de cette mission ?
Oui. La carrière d’une sportive de haut niveau est relativement courte. Nous devons donc nous préoccuper de la vie des joueuses au-delà du terrain. Cela concerne les jeunes du centre de formation comme les professionnelles. Le suivi socioprofessionnel doit leur permettre de préparer leur avenir et de réussir ensuite leur insertion dans la vie active.
Besançon reste-t-elle une véritable terre de handball ?
C’est profondément ancré dans l’identité du territoire. Peu de départements français possèdent une telle densité de clubs évoluant à haut niveau. Entre l’ESBF, le GBDH et Palente, trois équipes bisontines sont engagées dans les divisions nationales les plus élevées. Nous pouvons également compter sur tout un bassin de clubs, notamment à Saône ou à Saint-Vit, avec lesquels nous travaillons régulièrement. En avançant ensemble, nous pouvons continuer à faire rayonner le handball bisontin et franc-comtois bien au-delà des frontières régionales.
L'interview de la rédaction : Laurent Sénécat
L’engouement du public constitue-t-il une autre force de l’ESBF ?
L'interview de la rédaction : Laurent Sénécat
Nous accueillons environ 2 000 spectateurs en moyenne au Palais des sports. La saison dernière, l’enceinte a dépassé les 3 000 personnes à trois reprises lors de grandes affiches. Nous disposons d’un public de connaisseurs, attaché au club et respectueux des adversaires comme de l’arbitrage. Ce sont des valeurs auxquelles nous tenons beaucoup. J’espère maintenant que nous terminerons troisièmes sur le plan sportif, comme nous l’avons été en matière d’affluence.
Samedi soir, l’ESBF a débuté sa saison de Ligue Butagaz Énergie par une défaite sur le parquet de Brest (28-21). Face aux championnes de France, les Bisontines ont résisté durant une première période disputée, conclue avec quatre buts de retard (14-10). Les Brestoises ont ensuite creusé l’écart. Malgré une bonne fin de rencontre, les Engagées n’ont pas réussi à inverser la tendance. Elles tenteront de décrocher leur première victoire samedi, au Palais des sports, lors de la réception de Chambray.
Pour son retour à la compétition, l’ESBF s’attaque d’entrée à l’un des géants du Championnat. Les Bisontines se déplaceront à Brest ce samedi 29 août, à 17 h 45, lors de la première journée de D1 féminine. Un rendez-vous particulier pour Juliette Faure, de retour à Besançon après trois saisons passées en Bretagne.
La reprise ne laissera aucune place à une entrée en matière progressive. Pour lancer sa nouvelle saison, l’ESBF devra se mesurer à Brest, l’une des deux références du handball féminin français avec Metz. Sur le papier, le défi est immense. Jérôme Delarue, le coach bisontin, préfère pourtant voir dans cette affiche une occasion de tester immédiatement son équipe. « Ce genre d’opposition nous oblige tout de suite à entrer dans la compétition avec beaucoup d’exigence et d’engagement », souligne l’entraîneur bisontin. Après une préparation consacrée à la construction du collectif et à l’intégration des nouvelles joueuses, ce premier match doit apporter de véritables réponses. « Nous avons avancé dans beaucoup de domaines. Samedi soir, nous saurons réellement où nous en sommes. »
Besançon ira à Brest en outsider, mais avec ambition
Jérôme Delarue ne masque pas le rapport de forces. L’ESBF ne luttera probablement pas avec Brest et Metz sur l’ensemble de la saison. Mais le technicien refuse de considérer cette rencontre comme perdue avant même son coup d’envoi. « Nous irons à Brest en outsiders, avec une cote très faible. Mais il y a toujours des surprises. Ce qui m’intéresse, c’est que nous y allions avec ambition et générosité. Nous ne nous déplaçons pas simplement pour regarder Brest jouer. »
Le renouvellement du staff brestois ajoute une part d’incertitude. La formation finistérienne possède toujours des joueuses de dimension internationale, mais doit assimiler les principes d’un nouvel entraîneur. Un changement dont l’ESBF tentera de profiter, même si Jérôme Delarue reste prudent : « Quand un entraîneur arrive, il apporte sa patte. Avec des joueuses de niveau mondial, cela peut aussi fonctionner très rapidement ".
L'interview de la rédaction : Jérôme Delarue
Juliette Faure, un retour chargé de symboles
Cette première journée aura une saveur très particulière pour Juliette Faure. Revenue cet été à Besançon, l’ailière retrouvera immédiatement le club dans lequel elle vient de passer trois saisons. Une période marquée par la découverte de la Ligue des champions, une participation au Final Four et un titre de championne de France. « Ces trois années à Brest ont été très enrichissantes. J’ai énormément progressé aux côtés de joueuses internationales », confie-t-elle. À Besançon, elle revient avec un statut différent et l’envie d’assumer davantage de responsabilités. « À mon âge, on n’a plus forcément envie de jouer seulement cinq minutes par match. Je recherchais un autre rôle. On pourra compter sur moi. »
Son retour doit également aider l’ESBF à retrouver la scène européenne. « L’ambition est de retrouver la Coupe d’Europe le plus rapidement possible et de s’y installer. Ce serait important pour le club, la ville, les supporters et les joueuses ». Sa connaissance de Brest pourrait constituer un atout, même si le changement d’encadrement a rebattu les cartes tactiques. Juliette Faure connaît néanmoins parfaitement les qualités individuelles de plusieurs de ses anciennes partenaires.
L'interview de la rédaction : Juliette Faure
« Tout est possible »
L’ancienne Brestoise refuse, elle aussi, de considérer cette première rencontre comme une simple formalité pour les Bretonnes. Les automatismes ne sont pas encore totalement installés à ce stade de la saison et les premières journées réservent parfois des résultats inattendus. « On ne peut pas décider à l’avance que l’on va perdre. Le nouvel entraîneur de Brest n’est là que depuis un mois et demi. Est-ce que les joueuses ont déjà réussi à mettre en place tout ce qu’il souhaite ? Nous ne le savons pas. Nous le saurons samedi. Tout est possible. »
Après un mois et demi d’une préparation physiquement exigeante, les Bisontines ont désormais hâte de retrouver les matches officiels. Jérôme Delarue estime avoir disposé d’un groupe plus stable et plus dense que la saison dernière. Il refuse cependant de tirer des conclusions avant les premières semaines de compétition. « Les sensations sont bonnes concernant l’engagement des joueuses et leur intégration dans le projet de jeu. Pour le résultat, il existe toujours une part d’incertitude », rappelle le coach de l’ESBF.
À Brest, Besançon ne jouera donc pas seulement un premier match de Championnat. L’ESBF passera un test immédiat, face à ce qui se fait de mieux en France. Une entrée dans le grand bain sans transition, mais avec l’espoir de provoquer une première surprise.
Bonne nouvelle pour l’ESBF. La Commission Nationale de Contrôle et de Gestion de la Fédération française de handball a validé l’engagement du club bisontin en Ligue Butagaz Énergie pour la saison 2026-2027, sans aucune mesure restrictive. Une décision qui confirme la solidité financière et la gestion rigoureuse du club. Fort de cette stabilité, l’ESBF prépare désormais sereinement la prochaine saison avec l’ambition de poursuivre son développement au plus haut niveau du handball féminin français.
Une page se tourne à l’ESBF. Après huit années passées à la tête du club, Daniel Hournon a transmis le relais à Laurent Sénécat, élu président lors de l’assemblée générale organisée mercredi soir. Directeur général de Keolis Besançon Mobilités, le nouveau président était déjà impliqué dans la gouvernance de l’ESBF. Sa mission sera notamment de consolider les partenariats et de relancer la dynamique sportive de l’équipe professionnelle, qui vient d’achever une saison en demi-teinte avec une 8e place en championnat.
Ce dimanche après-midi, lors de la 26è et dernière journée de championnat, l’ESBF a terminé sa saison de Division 1 féminine sur une note positive en s’imposant face à Chambray dans un Palais des Sports en fête. Malgré ce succès, les Bisontines concluent l’exercice à la 8e place du classement et manqueront les compétitions européennes la saison prochaine, un résultat inférieur aux objectifs affichés en début de saison. Cette rencontre était également marquée par les adieux d’Alizée Frécon Demouge, qui a disputé son dernier match sous les couleurs bisontines avant de mettre un terme à sa carrière sportive.
Hier soir, es handballeuses de l’ESBF Besançon ont réussi leur dernier déplacement de la saison en s’imposant largement sur le parquet de Sambre, sur le score de 26 à 35, lors de la 25e journée de D1 féminine. Les Bisontines ont désormais rendez-vous dimanche à 15h au Palais des Sports pour le dernier match de l’exercice 2025-2026 face à Chambray Touraine Handball. Une rencontre que les Engagées voudront conclure sur une bonne note devant leur public.
Les joueuses de l’ESBF Besançon disputent ce mercredi, à 19h, son dernier déplacement de la saison sur le parquet de Sambre-Avesnois, avant de conclure cet exercice 2025/2026, dimanche, face à Chambray. Malgré un objectif sportif hors d’atteinte, le club bisontin souhaite terminer l’exercice sur une note positive après une saison marquée par l’irrégularité.