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Vice-champion olympique de boxe en catégorie poids-plume, Khedafi Djelkhir a tout connu ou presque dans le noble art. Les joies, les déceptions, les départs, puis les retour. Au micro de Plein Air, ce grand champion bisontin revient sa carrière faite de montagnes russes. Entretien.

Khedafi bonjour. Pour commencer, comment t’es-tu lancé dans la boxe ? D’où te vient cette passion ?

Bonjour. Au départ, j’étais très attiré par les sports collectifs, mais j’avais aussi des amis qui faisaient de la boxe. J’habitais dans un quartier populaire, et c’est vrai qu’on se suit beaucoup à cet âge là, donc j’ai décidé d’essayer la boxe. Ça m’a plu tout de suite parce que c’est un sport individuel qui ne dépendait que de moi. Je récoltais directement les fruits de mon travail.

Tout va aller très vite pour toi. Tu commences la boxe en 1999 et tu intègres l’INSEP en 2002. 2 ans plus tard, en 2004, tu participes à tes premiers Jeux. Comment as-tu vécu cette ascension fulgurante ?

Je l’ai très bien vécu. Avec du recul maintenant, je me dis que oui, c’est arrivé très rapidement. Mais lorsque vous êtes dedans, vous ne ressentez pas cette vitesse. J’étais un gros travailleur, je m’enfermais dans ma chambre, je ne sortais pas pour des loisirs ou autre. Je mangeais boxe, je vivais boxe. Je peux t’assurer que les 2 années entre mon arrivée à l’INSEP et l’obtention de mon statut de numéro 1 de ma catégorie, ont été très longues. Je me suis impliqué à 200%

On en parlait, tu participes donc à tes premiers Jeux Olympiques en 2004 à Athènes. Le vis-tu comme un apprentissage ou as-tu déjà de hautes ambitions à ce moment là ?

Honnêtement, je voulais vraiment revenir avec une médaille. J’ai eu du mal à accepter la défaite (ndlr : Khedafi Djelkir s’incline au 2ème tour), je suis un vrai mauvais perdant.

Dès ta défaite, tu pensais à revenir en 2008 ?

Non je n’ai pas pensé directement aux Jeux de 2008. Tu sais, 4 ans c’est très long. Je me suis focalisé sur mes progrès, sur mes matchs. Par contre, une fois que j’ai empoché ma qualification pour Pékin, l’aventure a vraiment commencé. 

Parlons de cette aventure justement, et du parcours, avant de parler de la médaille. Tu affrontes Raynell WIlliams et Shahin Imranov entre autre, qui t’avaient battu auparavant. Ce sont de vrais Jeux Olympiques de revanche ?

Exactement. Ce sont des boxeurs que j’avais rencontré lors de grandes échéances comme les championnat du monde et championnat d’europe, et contre qui j’avais perdu. Je les retrouve aux Jeux Olympiques où tu n’as pas le droit à l’erreur. Tu perds un match, tu dois attendre 4 ans. Ça a été un parcours difficile pour moi mais je ne voulais pas me projeter. Je demandais à mon staff de ne pas me donner le tableau, seulement mon prochain adversaire. 

C’est un choix qui a payé sur le plan mental dans cette compétition ?

Oui parce que j’avais moins d’afflux nerveux. Je passais les étapes une à une, en étant focalisé sur mon objectif du moment qui était de battre tel adversaire. 

Ces Jeux Olympiques se terminent par une médaille d’argent. C’est ton plus beau souvenir en carrière ?

Je dirai que c’était le plus marquant. J’ai tellement de bons souvenirs que je n’arriverai pas à choisir le plus beau, mais c’est en tout cas celui qui m’a le plus marqué. 

" Ils ont brisé mon rêve qui était de terminer ma carrière aux Jeux Olympiques"

Après ces Jeux, il y a une période plus compliquée où tu entres dans le monde professionnel. Comment expliques-tu que cette période ait été si dure justement ?

Franchement, je n’en sais rien. C’est une période où on est dans le creux de la vague en France au niveau de la boxe. Moi je ne voulais pas m’expatrier à l’étranger, j’ai privilégié mon environnement, et malgré les victoires qui s’enchainaient, ça ne prenait pas. C’était certainement mon destin.

Tu décides à un moment de tout arrêter, et 18 mois plus tard, tu reviens avec un seul objectif en tête : les Jeux Olympiques de Rio en 2016.

Oui, les Jeux Olympiques c’est vraiment l’évènement le plus marquant pour un sportif et je voulais finir là-dessus. Grâce à une nouvelle réforme, une compétition qualificative pour les Jeux était accessible. J’y ai participé et me suis donc qualifié pour Rio. À ce moment là,  je suis le premier français tout sport confondu à être officiellement qualifié pour ces olympiades. 

Malheureusement, tout ne vas pas se passer comme prévu. Tu décides à quelques mois des Jeux de finalement déclarer forfait car tu n’étais pas prêt physiquement. Est-ce qu’aujourd’hui, tu en veux à la Fédération et à André Martin (ndlr : président de la FFB de 2013 à 2021) ?

Évidemment que j’en veux à ces gens. Ils ont brisé mon rêve qui était de terminer ma carrière aux Jeux Olympiques. J’estime qu’en tant qu’athlète j’ai fais mon travail. On me demandait d’être performant, c’est ce que je faisais. La Fédération, en revanche, était dépassée par les évènements. Ils n’ont pas été capables de gérer un projet trop gros pour eux, et c’est moi qui en ait payé les pots cassés.

Est-ce que tu gardes un oeil sur ce qui se passe aujourd’hui, et si oui, quel regard portes-tu sur la boxe en France aujourd’hui ?

Oui je garde un oeil sur ce qui se passe, certains copains sont devenus entraineurs donc on suit un peu. C’est de toute façon impossible de s’en détacher totalement. 

On parlait des Jeux Olympiques de Rio en 2016. C’est un évènement qui a permis au grand public de découvrir Tony Yoka. Sens-tu aujourd’hui que la boxe ré-intéresse les français, en partie grâce à lui ?

Évidemment, c’est une chance incroyable pour nous d’avoir une locomotive comme Tony, et surtout dans la catégorie phare qui est celle des poids-lourds. Il y a aussi Souleymane Cissokho qui fait un super beau parcours, Christian M’Billi également. PAr contre, eux ont fait le choix de partir à l’étranger, de s’expatrier. Ça leur réussit bien et tant mieux. C’est bénéfique pour eux, pour la France, et pour les jeunes qui ont besoin de rêver.

Un dernier mot sur Besançon. C’est tout de même une vraie terre de boxe avec des champions comme vous, Mamadou Thiam, Morrade Hakkar, Jean Josselin. C’est une fierté d’avoir perpétuer cette tradition bisontine de sortir des grands champions ?

Honnêtement, je n’y pensais pas pendant ma carrière, tout va tellement vite. Avec du recul, oui on a toujours eu des bons boxeurs à Besançon mais ils arrivent tous les 10 ans. Après moi il n’y a eu personne. Il faudrait plus de continuité, mieux travailler, pour qu’il n’y ai pas seulement quelques étoiles qui sortent. Je suis très fier d’en faire parti, mais je le serai encore plus de voir davantage de pépites sortir du lot.

Alors que les pires records possibles semblaient avoir été atteints lors des dernières élections municipales de 2020, les élections régionales et départementales 2021 ont établi de nouveaux tristes standards en termes d’abstentionnisme. À l’échelle nationale, c’est près de 7 français sur 10 qui ne se sont pas rendus dans les bureaux de vote ce dimanche. Ras-le-bol général, manque de confiance envers la classe politique, ou encore désintérêt total de la jeunesse, les causes ne manquent pas. Retour sur une catastrophe démocratique 

Les crises sociales s’accumulent au fil des mois. Avant l’épisode COVID-19, le président de la République Emmanuel Macron a du faire face à la crise des gilets jaunes. Un symbole du ras-le-bol général du peuple, et de la défiance de ce dernier envers la classe politique. Si les français se désintéressent de la politique, c’est chez les jeunes que le constat est le plus alarmant. 82% d’abstention chez les 18-35 ans et 84% chez les 18-24 ans. Le timing et l’organisation de ces élections peuvent également être un facteur de l’abstention record. De nombreuses personnes n’étaient pas au courant qu’il s’agissait d’une double élection (Régionales / Départementales), et quelques jours seulement après le déconfinement, la tête des français était peut-être ailleurs.

Hier, la présidente sortante de BFC Marie-Guite Dufay qualifiait de « catastrophe démocratique », le taux d’abstention anormalement élevé. Un constat juste qui manque cependant de remède. Alors que faire, pour redonner gout à la politique et au vote ? Plusieurs pistes sont évoquées, certains souhaitant faire du vote un devoir obligatoire et non un droit. D’autres estiment que le salut passe par la pédagogie avec de l’instruction civique dédiée dès le collège ou le lycée. Enfin, le vote électronique apparait comme une solution viable et plus simple que le traditionnel déplacement dans les urnes.

Un jeune homme de 18 ans, demeurant sur l’arrondissement de Pontarlier roulant à une vitesse excessive, a retenu l’attention d’une patrouille de police samedi aux alentours de minuit. Après avoir interpellé l’automobiliste, les force de l’ordre ont procédé à un dépistage d’alcoolémie. Ce dernier se révélant positif, le permis du conducteur a été retenu et son véhicule immobilisé. Il sera convoqué devant la justice dans la semaine.

Le Racing Besançon tient sa quatrième recrue pour la saison à venir. Ainsi, le club bisontin peut compter sur la venue de Rafaël Calonge. Milieu de terrain, il arrive en provenance du FC Geugnon.


Un important orage de grêle s’est produit cet après-midi dans le secteur du Val de Morteau. Des grêlons se sont abattus sur la route, dessinant un paysage quasi hivernal en ce premier jour de l’été. Cet orage aura duré une trentaine de minutes aux Fins, impactant également le secteur du Col France, très emprunté par les travailleurs frontaliers chaque jour.

Publié dans Actualités, A la une

Ce mercredi 22 juin s’ouvrira le procès du septuagénaire dolois accusé de violences volontaire avec arme et injures racistes le 21 avril dernier. Pour rappeler les faits, l’homme de 72 ans effectuait des photos à proximité du domicile d’une famille à Dole. Les parents, craignant que l’individu ne prenne des photos de leurs enfants, avaient alors cherché à obtenir des explications.

 

Le ton qui monte, un septuagénaire qui dérape

 

Le septuagénaire a alors menacé le père de famille avec une clé en croix prise dans sa voiture, un outil lourd destiné à resserrer les écrous. Il a ensuite proféré des injures racistes à l’encontre d’Adil Sefrioui, le père de famille, en le traitant de « sale bicot ». Remonté dans sa voiture, le septuagénaire s’est éloigné avant de faire demi-tour, et de foncer vers le père de famille qui se trouvait sur le trottoir. Ce dernier, en un ultime reflexe, a sauté sur le capot du véhicule, qui a fini sa course en arrachant la clôture du domicile de sa victime. Des images d’une rare violence, filmées en intégralité par la femme d’Adil Sefrioui.

 

Un procès repoussé et délocalisé pour sa complexité

 

Âgé de 41 ans, Adil Sefrioui a subi un examen médico-légal. Souffrant de plusieurs fractures, il s’est vu délivrer une incapacité de travail de 30 jours. Ce dossier sera donc examiné mercredi matin à partir de 8h45 devant le tribunal judiciaire de Lons-le-Saunier. Il était préalablement prévu au tribunal correctionnel de Dole, mais la complexité de cette affaire nécessite une formation collégiale, c'est-à-dire devant plusieurs juges. A Dole, il s'agissait ce jour d'un procès à juge unique. Les parties civiles, défendues par Me Randall Schwerdorffer, souhaitent requalifier les faits en « tentative de meurtre ».

Deux faits divers sont à noter pour ce lundi matin dans le Jura. A Saint-Claude, vers 10h10, les soldats du feu sont intervenus pour une importante fuite d’eau dans un bâtiment de trois étages rue du pré commune. Par ailleurs, vers 11h45, les secours ont été engagés pour un feu de tracteur et d’une remorque de foin à Mouchard.

Naissances

11/06/2021 – Zoé de Florian COMTE, pompier et de Cécile BUSIGNIES, infirmière case manager.
10/06/2021 – Hugo de Jean-Marie TERRAZ, conducteur d’engin et de Léa BONVICINI, prototypiste en maroquinerie.
11/06/2021 – Alizé de Ghislain GRILLON, charpentier et de Noémie PINEAU, employée de commerce. 12/06/2021 – Eliasse de Anthony GIRARDET, régleur sur commande numérique par calculateur et de Lucie CHOPARD, fleuriste.
10/06/2021 – Naël de Thomas DELCEY, ingénieur process et de Cécile DONIER, ingénieur emballage.
13/06/2021 – Kylian de Kevin CACHOT, menuisier et de Coralie CAILLIET, coiffeuse.
13/06/2021 – Maé de Valentin BOISSIER, ouvrier et de Lara BOKAN, adjoint administratif. 12/06/2021 – Olivia de Romain DALLOZ, décolleteur et de Coralie BOURGEOIS, éducatrice de jeunes enfants.
13/06/2021 – Noah de Fabien CÔTE-COLISSON, régleur en horlogerie et de Stéphanie POBELLE, déclarante en douanes.
11/06/2021 – Kassim de Farid ISSAD, préparateur de commande et de Maissa DEBCHE, caissière.
14/06/2021 – Maël de Anthony DICHAMP, conducteur routier et de Amélie LEPEULE, préparatrice en pharmacie.
15/06/2021 – Lucas de Matthieu BOUHELIER, conducteur de travaux et de Mélina TARBY, commerciale itinérante.
12/06/2021 – Jana de Larbi BENSLIMANE, magasinier et de Aicha TAHRI, sans profession.
16/06/2021 – Camille de François BRULPORT, maître fromager et de Elodie DEVILLERS, ergothérapeute.
15/06/2021 – Alvaro de Christian HORY, technicien de maintenance et de Isoene SILVA SANTOS, sans profession.
16/06/2021 – Bianca de Allan GABOREAU, ouvrier et de Coralie MARION, assistante d’éducation. 17/06/2021 – Romane de Julien CHAFFIN, opérateur en horlogerie et de Lucie GIRARD, adjoint administratif.
18/06/2021 – Anaël de François DAVID, agriculteur et de Julie LACROIX, infirmière. 17/06/2021 – Maxence de Gaétan GÈTE, constructeur métallique et de Charlotte CASANOVA, technicienne en imagerie médicale.

Mariage

19/06/2021 – Pierrick SAILLARD, mécanicien et Sarah-Joséphine PIEMONTESE, ouvrière en maroquinerie.

Décès

13/06/2021 – Juliette VERMOT-DESROCHES, 84 ans, retraitée, domiciliée à Foncine-le-Haut (Jura), veuve de Michel PAGNIER.
13/06/2021 – Aimée CARTIER, 95 ans, retraitée, domiciliée à Bonnétage (Doubs), veuve de Henri MARGUET.
12/06/2021 – Lucienne FAIVRE-PIERRET, 94 ans, retraitée, domiciliée à Grand’Combe-Châteleu (Doubs), veuve de Michel REYMOND.
15/06/2021 – Paulette ROBBE, 91 ans, retraitée, domiciliée à Labergement-Sainte-Marie (Doubs), épouse de Charles CAPELLI.
15/06/2021 – Michel PARRENIN, 90 ans, retraité, domicilié à Le Russey(Doubs), époux de Marcelle ROD

Publié dans Actualités, Haut Doubs

Ce lundi après-midi, à 14h, Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste sortante du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, et Stéphanie Modde, la chef de file écologiste, tiendront  une conférence de presse commune. Elle se tiendra à Dijon.

Sans aucune surprise, les deux candidates devraient annoncer la fusion de leur liste pour le second tour. Un accord a été trouvé au petit matin, après une longue nuit à négocier, notamment concernant les postes attribués aux écologistes sur la nouvelle liste.

Rappelons que Marie Guite Dufay est arrivée en tête du 1er tour dimanche soir avec 26,45% des voix. Stéphanie  Modde est cinquième avec 10,33% des suffrages.

Le deuxième tour des élections régionales et départementales se déroulera ce dimanche 27 juin. Pour l’heure, en raison d’un très fort taux d’abstention, très peu de candidats ont décroché la victoire.

Rappelons, par exemple, que pour les départementales, les candidats doivent obtenir la majorité absolue, mais aussi, 25% des suffrages des inscrits dans leur canton. Ce qui n’a pas été souvent le cas.

A Champagnole, Clément Pernot et Eloïse Schneider, seuls candidats en lice sur leur territoire, ont réussi à atteindre ce deuxième objectif. Satisfait de cet épilogue, le président LR sortant du conseil départemental du Jura s’est empressé de saluer ses concitoyens via sa page Facebook.