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La Voie de la Bresse jurassienne touche à son terme. Les derniers travaux sont en cours entre Villevieux et Larnaud, où le Département du Jura achève le dernier tronçon de cette véloroute de 53 kilomètres reliant Lons-le-Saunier à Dole. Aménagé en grande partie sur une ancienne voie ferrée, l'itinéraire sera entièrement sécurisé et accessible à tous. Certaines portions disposent déjà du label Tourisme & Handicap, confirmant la volonté du Département de développer les mobilités douces et le cyclotourisme.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, 16 sapeurs-pompiers du Doubs ont quitté Besançon pour renforcer les secours mobilisés contre les feux de forêt dans le sud de la France. Ils sont partis avec deux camions-citernes feux de forêt, des véhicules de commandement, de soutien médical et un véhicule logistique. Ils ont rejoint un groupe d'intervention commun réunissant des moyens du Doubs, du Jura et du Territoire de Belfort, avant de rallier les Bouches-du-Rhône, où ils seront engagés selon les besoins.

Comme à Besançon, où les aménagements végétalisés font régulièrement l'objet de mises en avant, la Ville de Morteau valorise elle aussi le travail de ses équipes des espaces verts. Les agents municipaux ont réalisé le fleurissement estival des massifs de la commune, malgré des conditions parfois difficiles. Les sculptures d'animaux en métal recyclé ont également retrouvé leur place au cœur des espaces fleuris, offrant un décor coloré aux habitants et aux visiteurs tout au long de l'été.

La députée du Jura Justine Gruet (LR) continue de s'opposer au texte sur l’aide à mourir, malgré son adoption en troisième lecture par l'Assemblée nationale. Elle estime que les garanties destinées à protéger les personnes les plus vulnérables ont été progressivement écartées au cours des débats. L'Assemblée nationale a adopté, en troisième lecture, la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir par 295 voix contre 232. Le texte, qui sera soumis à un vote définitif le 15 juillet, prévoit d'autoriser, sous conditions strictes, une aide à mourir pour des patients majeurs atteints d'une affection grave et incurable, dont le pronostic vital est engagé, souffrant de douleurs réfractaires et capables d'exprimer une volonté libre et éclairée.

Des garde-fous jugés insuffisants

La parlementaire jurassienne  s'est attachée tout au long de l'examen parlementaire à renforcer les garanties entourant le dispositif. Elle a notamment défendu plusieurs amendements visant à mieux encadrer le recours à l'aide à mourir : développement effectif des soins palliatifs, protection renforcée des personnes vulnérables, critères plus exigeants pour évaluer le discernement des patients et allongement des délais de réflexion. Selon elle, ces garde-fous étaient indispensables pour éviter toute dérive. Or, l'ensemble des amendements qu'elle soutenait a finalement été rejeté lors de cette troisième lecture.

Une opposition constante

Justine Gruet a voté contre le texte et demeure l'une de ses principales opposantes. Elle considère que cette réforme rompt avec la philosophie des soins palliatifs et estime que l'accompagnement de la fin de vie doit prioritairement reposer sur le développement des soins et le soulagement de la douleur. Ses prises de parole ont parfois suscité la polémique, notamment lorsqu'elle avait comparé le projet de loi à un « programme d'extermination nazi ». Des propos qu'elle avait ensuite affirmé avoir été sortis de leur contexte.

Un débat qui reste très clivant

Le vote s'est déroulé sans consigne de vote des groupes politiques, laissant chaque député libre de se prononcer selon ses convictions. Les partisans de la réforme estiment qu'elle offre une réponse à des situations de souffrance insupportable et constitue une avancée pour la liberté de choix des patients. Les opposants, dont Justine Gruet, dénoncent au contraire un changement profond de la conception française de la fin de vie et regrettent que les notions d'« euthanasie » ou de « suicide assisté » ne figurent pas explicitement dans le texte.

Parallèlement, un second projet de loi consacré au développement des soins palliatifs doit accompagner cette réforme, tandis que le vote définitif de l'Assemblée nationale est attendu le 15 juillet.

Un homme de 21 ans a été interpellé le 29 juin vers 21 h 40, rue Suzanne-Belperron à Besançon, après un contrôle de la Brigade anticriminalité. Signalé près de garages, il était porteur d'une bombe lacrymogène de catégorie D et d'une réplique de pistolet qui s'est révélée être un jouet. Les policiers ont constaté qu'il faisait l'objet d'un contrôle judiciaire lui interdisant de porter ou de détenir une arme. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits tout en niant toute intention de dégrader les garages. Aucune dégradation n'a été constatée. Il a été remis en liberté après notification d'une ordonnance pénale, avec une audience fixée au 1er octobre 2026.

Deux hommes de 21 et 16 ans ont été interpellés le 28 juin par la Brigade anticriminalité, rue Demangel à Besançon, à l'issue d'une surveillance d'un point de deal. Les policiers ont observé plusieurs transactions avant de contrôler un acheteur en possession de cannabis. Une perquisition a permis de découvrir d'importantes quantités de stupéfiants (cannabis, cocaïne, héroïne et ecstasy), 680 euros en espèces ainsi que 100 cartouches de calibre 9 mm. Le majeur a reconnu son implication dans le trafic. Placé sous contrôle judiciaire, il devra suivre des soins pour son addiction et n'a plus le droit de paraître à Besançon. Le mineur a également été placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son jugement prévu le 22 septembre. L'acheteur n'a pas été poursuivi.

Dans le cadre de notre série consacrée aux 100 premiers jours de Patrick Comte, nouveau maire centriste de Pontarlier, notre rédaction a interrogé les principales figures de l'opposition municipale. Après Bertrand Guinchard, c'est Bénédicte Hérard, cheffe de file de l'un des trois groupes d'opposition au conseil municipal, qui livre son analyse de ce début de mandat. Si elle estime qu'il est encore trop tôt pour porter un jugement définitif, elle assure que son groupe restera une opposition « vigilante » sur les décisions de la majorité.

« Beaucoup de projets hérités de l'ancienne équipe »

Pour Bénédicte Hérard, les cent premiers jours de la nouvelle municipalité sont avant tout marqués par la poursuite de projets déjà engagés sous le précédent mandat. « Pour l'instant, à part la piétonnisation, ce sont surtout des rubans coupés et des travaux qui avaient été validés et budgétés par l'ancienne équipe », observe-t-elle, citant notamment la Porte Saint-Pierre, l'église Saint-Bénigne, le centre Berlioz, le chemin du Train, la rue des Capucins ou encore la place Pergaud. Elle reconnaît toutefois qu'il est difficile d'évaluer une équipe fraîchement installée. « Ils prennent leurs marques et découvrent les rouages d'une collectivité. Critiquer des gens qui démarrent serait de la mauvaise foi ". 

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Des polémiques jugées secondaires

Depuis l'élection de Patrick Comte, plusieurs sujets ont alimenté le débat local : hausse des indemnités des élus, suppression d'une subvention au lycée Jeanne-d'Arc, cession d'une parcelle près de la chapelle de l'Espérance, ou encore certaines polémiques autour de la communication du maire. Pour Bénédicte Hérard, ces questions restent accessoires. « Chaque équipe fait ses choix et incarne le pouvoir à sa manière. Pour nous, l'essentiel se joue dans les commissions et au conseil municipal. C'est là que doivent être débattus les vrais sujets de fond. »

« Nous représentons une partie des Pontissaliens »

L'élue rappelle que son groupe conserve une légitimité démocratique importante. « Entre le premier et le second tour, nous avons obtenu entre 25 et 30 % des voix. Nous représentons donc une partie des Pontissaliens qui attendent que nous défendions les propositions de notre programme et que nous apportions notre éclairage aux décisions de la majorité. » Elle affirme que son groupe continuera à travailler dans l'intérêt de la ville tout en exerçant pleinement son rôle de contrôle.

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Une opposition « vigilante » pour la suite du mandat

À l'approche de la rentrée politique de septembre, Bénédicte Hérard n'entend pas fixer de calendrier à la majorité. « Il faut d'abord les voir travailler. Nous jugerons sur pièce », explique-t-elle. Selon les dossiers, son groupe soutiendra ou demandera des précisions lorsque cela lui semblera nécessaire. « Si cela va trop vite, pas assez vite ou manque d'éclairage, nous le dirons ". 

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

« Notre parole est libre »

Interrogée sur l'image d'une opposition parfois plus offensive que celle incarnée par Bertrand Guinchard, Bénédicte Hérard réfute cette analyse. Elle estime que cette perception tient davantage à la place occupée par son groupe depuis les élections municipales et à certaines positions prises au sein de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. « Notre parole est libre. Je n'ai pas de conflit d'intérêts et je dis les choses telles que je les pense. Peut-être est-ce cela qui dérange. »

Pas d'inquiétude sur la présidence de la Communauté de communes

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Enfin, l'élue ne partage pas les inquiétudes exprimées par certains concernant le fait que la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier ne soit plus exercée par le maire de Pontarlier. Selon elle, le fonctionnement collégial de l'intercommunalité constitue une garantie suffisante. Elle rappelle que le président est entouré d'un bureau composé de vice-présidents élus et souligne qu'à l'échelle nationale, près de 70 % des intercommunalités sont présidées par un élu qui n'est pas issu de la commune la plus peuplée. Pour Bénédicte Hérard, le véritable enjeu réside plutôt dans la représentation de l'ensemble des sensibilités politiques au sein des commissions, afin de garantir un fonctionnement démocratique de l'intercommunalité.

 

Alors que les épisodes de canicule se multiplient, des parents d'élèves de plusieurs écoles bisontines, dont celle de Bregille Plateau, se sont rassemblés ce mercredi 1er juillet devant la mairie de Besançon. Leur objectif : demander à la municipalité des mesures rapides et durables afin d'améliorer les conditions d'accueil des enfants dans des établissements parfois confrontés à des températures dépassant les 33 °C dans les salles de classe. Les familles estiment que ces épisodes de fortes chaleurs ne relèvent plus de l'exception et qu'ils nécessitent désormais une véritable politique d'adaptation des bâtiments scolaires.

Des mesures d'urgence réclamées

Les parents demandent la mise en place immédiate d'équipements permettant d'atténuer les effets de la chaleur : installation de brumisateurs, voiles d'ombrage dans les cours, protection solaire des salles de classe ou encore amélioration de la ventilation. Selon eux, ces dispositifs permettraient de préserver des conditions d'apprentissage acceptables en attendant des travaux plus importants.

Le reportage de la rédaction 

« Les canicules sont désormais prévisibles »

Les organisateurs expliquent que leur mobilisation dépasse la seule vague de chaleur actuelle. Pour eux, le changement climatique impose d'anticiper des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents. « Les situations de canicule sont prévisibles et vont se répéter dans les années à venir », explique une représentante des parents.  Les parents considèrent que les collectivités ont la responsabilité de garantir un accueil dans des conditions compatibles avec les apprentissages. « Les enfants doivent pouvoir apprendre sans étouffer », résume-t-elle.

Le reportage de la rédaction 

Une rénovation globale plutôt que la climatisation

Les manifestants insistent sur le fait qu'ils ne réclament pas une généralisation de la climatisation, jugée peu compatible avec les enjeux environnementaux. Ils défendent plutôt un ensemble de solutions durables : végétalisation des cours, désimperméabilisation des sols afin de favoriser le rafraîchissement naturel, plantations d'arbres, meilleure isolation thermique des bâtiments, protections solaires sur les baies vitrées et installation de brasseurs d'air dans les classes. Selon l'un des participants, ces aménagements permettraient d'abaisser sensiblement la température intérieure. « Entre une salle à 33 °C et une salle à 28 ou 29 °C avec des brasseurs d'air, la différence est très importante pour les élèves et les enseignants », estime-t-il.

« Les écoles ne peuvent pas passer après »

Au-delà de la chaleur, les participants souhaitent faire de la rénovation des établissements scolaires une priorité budgétaire. Ils rappellent que plusieurs écoles ont déjà bénéficié de travaux, mais jugent le rythme insuffisant. Pour eux, l'investissement dans les écoles doit être considéré comme un choix prioritaire. « Les enfants sont l'avenir. Les écoles ne peuvent pas passer après », affirme un manifestant, qui estime que les investissements éducatifs doivent être placés au premier rang des politiques publiques.

ECOLE RENOVATION CANICULE 2

Une rencontre avec la Ville reportée

La Ville de Besançon avait proposé aux représentants des parents une rencontre ce mercredi à 18 heures, en réponse à leur courrier d'interpellation. Les organisateurs ont toutefois préféré reporter cet échange. Ils souhaitent d'abord réunir les représentants de plusieurs écoles afin d'élaborer une plateforme commune de propositions et présenter à la municipalité un plan d'action partagé à l'échelle de la ville. Cette mobilisation pourrait ainsi constituer la première étape d'un mouvement inter-écoles destiné à obtenir un programme global d'adaptation des établissements scolaires face au réchauffement climatique.

Le reportage de la rédaction 

Des propositions pour adapter durablement les écoles

Dans un texte diffusé à l'occasion de la mobilisation, des parents de l'école Henri-Fertet appellent à dépasser les mesures d'urgence pour engager une véritable adaptation des établissements scolaires au changement climatique. Ils estiment que les ventilateurs ne suffisent pas et plaident pour des solutions durables : rénovation thermique des bâtiments, protections solaires, ventilation naturelle, végétalisation des cours et désimperméabilisation des sols. Ils demandent également la réalisation d'un audit de chaque école afin de définir les aménagements prioritaires, jugeant que les épisodes de fortes chaleurs sont désormais appelés à devenir la norme.