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À l’approche des 100 jours à la tête de la ville, Patrick Comte,  le maire de Pontarlier,  revient sur ses débuts, la charge de travail liée à sa nouvelle fonction, la question de la communication avec les habitants mais aussi les premiers projets lancés, comme la piétonnisation partielle du centre-ville.

Les 100 jours à la tête de la ville approchent. Cette date du 30 juin représente-t-elle quelque chose pour vous ?

Pas du tout. Très honnêtement, les 100 jours ne me perturbent pas et ne me motivent pas non plus. Pour l’instant, il y a eu beaucoup de prises de contact. C’était très riche en enseignements, très intense et passionnant. Nous avons lancé quelques projets, d’autres demanderont davantage de temps. Mais nous travaillons surtout sur la durée du mandat.

Avez-vous été surpris par la charge de travail liée à la fonction ?

Oui, surtout par le temps que cela demande. Tous les jours de la semaine, le soir, et même une partie des week-ends. J’avais déjà l’habitude de travailler une dizaine d’heures par jour, mais je n’avais pas conscience que presque toutes les soirées  et les week-ends seraient pris.

Avez-vous aujourd’hui complètement endossé le costume de maire ou êtes vous encore en apprentissage ?

C’est les deux. J’ai pleinement conscience des responsabilités qui m’incombent, mais j’en apprends encore tous les jours.

Vous avez récemment échangé avec un commerçant sur les réseaux sociaux dans une ambiance très directe, filmée régulièrement et publiée en ligne. Est-ce une autre manière de communiquer ?

Moi, je m’adapte. Le commerçant auquel vous faites référence vient me voir, il est sympathique. Si vous venez me voir régulièrement, je pense qu’au bout de quelques jours, on se tutoiera aussi et tout se passera très bien.

Regrettez-vous de ne pas avoir obtenu la présidence de la communauté de communes ?

Oui,. Il y a environ 550 agents communaux et 190 à la communauté de communes. J’aurais aimé pouvoir travailler avec l’ensemble des équipes de manière équitable. Mais je pense qu’avec Nicolas Barbe, nous allons bien nous entendre.

Certains élus d’opposition estiment avoir été écartés de certaines commissions. Que leur répondez-vous ?

Dans les commissions de la communauté de communes, Pontarlier dispose  de quatre ou cinq représentants selon les cas. Je ne pouvais pas me permettre de donner une voix supplémentaire à quelqu’un dont je n’étais pas sûr politiquement.

Préférez-vous être maire de Pontarlier ou président de la communauté de communes ?

J’aime être maire de Pontarlier, ça c’est certain. Président de la communauté de communes, je ne le saurai jamais. Mais j’ai eu la chance d’être élu président du Pays du Haut-Doubs, et je pense que cela nous donne déjà de bons moyens pour porter les ambitions de la ville.

Vous allez lancer une expérimentation de piétonnisation du centre-ville. Le dispositif concernera une portion de la rue de la République, entre la rue de la Gare et la rue de la Halle.  Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le dispositif débutera le 21 juin. Il sera accompagné d’animations culturelles et sportives. Nous avons travaillé ce projet avec les commerçants et les riverains rencontrés récemment. L’accueil est plutôt positif et tout le monde a envie que cela fonctionne. Mais rien n’est figé : si cela ne marche pas, nous saurons l’arrêter.  

Quels seront les critères pour juger du succès de cette expérimentation ?

Ce sera principalement une question de fréquentation du centre-ville. Après, beaucoup d’éléments entreront en compte : la météo, l’implication des commerçants, les animations… Un bilan sera réalisé en septembre afin d’améliorer ce qui doit l’être.

Était-il important d’associer commerçants et habitants à cette réflexion ?

Oui, complètement. Toute notre action politique sera menée de cette manière. Nous ne voulons rien faire seuls. Les bonnes idées viennent souvent du terrain et notre rôle est de les accompagner.

Ces échanges ont-ils déjà permis de faire évoluer le projet ?

Oui, plusieurs idées ont émergé, notamment sur les macarons pour les riverains et les salariés du centre-ville ou encore sur les sens de circulation afin d’éviter un report trop important du trafic rue de la Gare. Beaucoup de sujets ont été évoqués et nous allons poursuivre ce travail sereinement.

La piétonnisation est-elle votre première grande action concrète depuis votre arrivée ?

Non, pas seulement. Nous travaillons aussi avec les services de l’État sur la circulation autour du rond-point de l’Europe pour fluidifier le trafic entre ce secteur et Préval. Des aménagements sont à l’étude avec plusieurs voies d’accès supplémentaires.

D’autres projets doivent-ils sortir rapidement des cartons ?

Il y aura notamment le passage de la ville à 30 km/h. Pour d’autres projets, comme la Maison Chevalier, les réflexions et les études sont encore en cours.

Le maire de Pontarlier, Patrick Comte, a été élu ce jeudi soir président du Pays du Haut-Doubs. Seul candidat en lice pour succéder à Patrick Genre, l’édile pontissalien prend désormais la tête de cette structure de coopération territoriale qui fédère plusieurs intercommunalités du secteur du Haut-Doubs. Cette élection intervient dans un contexte politique particulier pour le nouveau maire de Pontarlier. Élu largement lors des municipales de mars dernier après près de trente années de gouvernance de Patrick Genre, Patrick Comte n’avait toutefois pas réussi à obtenir la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, finalement remportée par Nicolas Barbe. Un revers politique qui avait surpris dans la capitale du Haut-Doubs, alors même que le nouveau maire venait de décrocher une victoire nette aux élections municipales. Avec cette présidence du Pays du Haut-Doubs, Patrick Comte retrouve donc une place stratégique dans l’organisation territoriale locale et s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur Patrick Genre, qui occupait cette fonction jusqu’à présent.

Un outil de coordination à l’échelle du Haut-Doubs

Le Pays du Haut-Doubs, aujourd’hui constitué sous la forme d’un syndicat mixte, regroupe plusieurs communautés de communes du territoire. Il rassemble notamment :

  • la Communauté de communes du Grand Pontarlier,
  • la Communauté de communes de Montbenoît,
  • la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs,
  • la Communauté de communes Altitude 800,
  • ainsi que la Communauté de communes du plateau de Frasne et du Val du Drugeon.

Le syndicat joue un rôle important de coordination territoriale autour des grandes orientations d’aménagement et de développement du Haut-Doubs. Il intervient notamment sur les questions de planification territoriale, de développement local et de Schéma de cohérence territoriale (SCoT). Le Pays du Haut-Doubs constitue ainsi un espace de dialogue entre collectivités autour des grands enjeux du territoire : urbanisme,  mobilité,  développement économique,  habitat,  environnement ou encore équilibre entre espaces urbains et ruraux.

Une continuité avec l’ère Genre

L’élection de Patrick Comte s’inscrit également dans une forme de continuité politique avec l’ancienne gouvernance pontissalienne. Patrick Genre, figure incontournable de la vie politique locale pendant près de trois décennies, présidait jusqu’ici le Pays du Haut-Doubs.  Même si Patrick Comte avait construit sa campagne municipale autour d’une idée de « renouveau » à Pontarlier, il hérite aujourd’hui d’un outil territorial historiquement structuré par son prédécesseur.

Cette nouvelle responsabilité pourrait permettre au maire de Pontarlier de renforcer son poids politique à l’échelle du Haut-Doubs après les tensions apparues lors de l’élection à la présidence du Grand Pontarlier. Elle lui offre également une position centrale dans les discussions à venir sur les grands projets structurants du territoire.

Dans un Haut-Doubs confronté aux enjeux de mobilité, de logement, d’attractivité économique et de transition environnementale, la présidence du Pays du Haut-Doubs demeure un poste stratégique, souvent discret médiatiquement, mais influent dans les équilibres politiques locaux.

Après l’élection de Nicolas Barbe, le maire de Chaffois,  Ã  la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, les réactions se multiplient dans le paysage politique pontissalien. Mise en cause par Patrick Comte, suite à son échec le 22 avril dernier, l’élue d’opposition Bénédicte Hérard assume pleinement son choix et rejette toute responsabilité dans la défaite du maire de Pontarlier. Elle défend une position « fidèle à ses engagements » et estime que le candidat battu n’a pas réussi à rassembler les communes du territoire autour de sa candidature. Rappelons que Nicolas Barbe est arrivé en tête avec 19 voix, 16 voix pour le Maire de Pontarlier.

Vous êtes mise en cause par Patrick Comte, qui estime que c’est aussi à cause de vous qu’il n’est pas devenu président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Que lui répondez-vous ?

Je lui réponds d’abord que s’il n’est pas président du Grand Pontarlier, c’est avant tout de sa responsabilité. Le travail de rassemblement des maires autour de sa candidature lui revenait, pas à moi. J’ai été son opposante pendant toute la campagne municipale. J’ai toujours défendu l’idée de dissocier les fonctions de maire de Pontarlier et de président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Je reste fidèle aux engagements que j’ai pris. Je n’ai trahi ni mes électeurs, ni mes convictions.

Est-ce dommage, selon vous, que la présidence échappe à la ville de Pontarlier ?

Cela dépend du point de vue. Le mien n’est pas celui-là. Si l’on regarde les intercommunalités en France, elles ne sont pas toutes présidées par le maire de la ville-centre. Il existe de nombreux exemples autour de nous. À la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, par exemple, la présidence était longtemps à Mouthe et elle revient aujourd’hui à Métabief.
Je pense sincèrement qu’à Pontarlier, nous n’avons pas le monopole des compétences. D’autres maires du territoire sont expérimentés, connaissent les dossiers et sont parfaitement capables d’assumer cette responsabilité.

Pour bien comprendre : Patrick Comte a obtenu 16 voix contre 19 pour Nicolas Barbe. Cela signifie qu’il a obtenu les voix de sa majorité et seulement deux soutiens supplémentaires. Il n’a donc pas réussi à convaincre les maires des petites communes ?

Effectivement, il n’a pas réussi à fédérer les maires des autres communes. Il n’a obtenu le soutien que d’un seul maire extérieur à Pontarlier. Or, dans ce type d’élection, le travail de préparation se fait entre les exécutifs des communes et les élus des listes victorieuses. C’est à eux de construire une majorité et une dynamique collective. Si M. Comte n’a pas su convaincre davantage de maires, ce n’est pas de mon fait. C’est sa responsabilité politique.

Des personnes disent aujourd’hui à Pontarlier que vous êtes restée fidèle à votre ligne de conduite.

Exactement. J’ai respecté les engagements que j’avais pris pendant la campagne et les objectifs que je m’étais fixés. Je suis opposée au mensonge et à la trahison. Et je rappelle aussi que j’étais l’adversaire de M. Comte lors des élections municipales. À un moment, il faut rester cohérent : est-ce que lui-même aurait voté pour moi ? Est-ce qu’il l’a fait pendant les municipales ? Je ne le crois pas.

Vous avez donc choisi de voter pour un élu qui habite le territoire, dites- vous

Oui. J’ai voté pour un maire investi dans la communauté de communes depuis plusieurs années. Lors du précédent mandat, il avait choisi de venir observer et apprendre le fonctionnement de l’intercommunalité, sans même demander de vice-présidence. Aujourd’hui, c’est quelqu’un qui maîtrise les dossiers et qui a démontré sa capacité à fédérer les communes du territoire. La preuve : il a réussi à rassembler tout le monde autour de lui, à l’exception de Pontarlier, ce qui est assez logique dans le contexte actuel.

Dernière question : avec une mutualisation importante des services entre la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes du Grand Pontarlier, la cohabitation entre un maire et un président différents risque-t-elle d’être compliquée ?

Je pense qu’il suffit de travailler intelligemment et dans l’intérêt du territoire. Les élus devront avancer ensemble sur les dossiers communs. Au conseil communautaire, nous sommes avant tout des conseillers communautaires, au-delà des fonctions de chacun. Il faudra donc trouver un mode de fonctionnement constructif. C’est une situation nouvelle, certes, mais je rappelle que M. Comte avait lui-même appelé au changement. Aujourd’hui, le changement est là. Il faut désormais s’y adapter.

Une élection serrée à la Communauté de Communes du Grand Pontarlier

À l’issue de l’élection du président de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier (CCGP), organisée le 22 avril dernier, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, publie un communiqué dans lequel il revient sur sa défaite face à Nicolas Barbe. Rappelons que le scrutin s’est conclu par une victoire serrée du Maire de Chaffois,  Ã©lu président avec 19 voix contre 16. Patrick Comte dit « prendre acte » de ce résultat démocratique, tout en exprimant une « profonde déception » quant à son issue.

Une candidature portée au nom de la stabilité

Dans son message adressé aux habitants de Pontarlier, le maire explique avoir présenté sa candidature après l’échec des discussions entre les dix maires du territoire visant à construire une candidature commune. Selon lui, son projet reposait sur la volonté d’assurer une « gouvernance solide » pour accompagner les projets structurants engagés lors du précédent mandat. Il estime également que Pontarlier, par son poids démographique et institutionnel, dispose de la légitimité nécessaire pour porter les dossiers du territoire auprès des partenaires publics et financiers. Patrick Comte défendait aussi une réorganisation du fonctionnement intercommunal, avec davantage de dialogue entre les communes et une meilleure coordination entre la Ville de Pontarlier et l’intercommunalité, notamment dans les domaines administratifs et des ressources humaines.

Des critiques envers certains élus et la nouvelle gouvernance

Le maire de Pontarlier regrette par ailleurs le choix de deux élus municipaux d’opposition pontissaliens d’avoir soutenu la candidature de Nicolas Barbe, estimant que cette décision a contribué à un résultat « défavorable aux intérêts » de la ville. Il critique également les premières orientations prises par le nouveau président de la CCGP, notamment : l’absence d’un élu pontissalien à la première vice-présidence et le refus de créer une dixième vice-présidence dédiée aux ressources humaines et à l’administration générale.  Pour Patrick Comte, cette délégation aurait pourtant été essentielle face aux enjeux actuels de gestion et d’organisation des services mutualisés.

« Une mobilisation totale » pour Pontarlier

Malgré cette défaite, le maire affirme rester pleinement engagé pour défendre les intérêts de Pontarlier au sein de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, aux côtés des vice-présidents pontissaliens élus. Dans la conclusion de son communiqué, Patrick Comte assure les habitants de sa « mobilisation totale au service de la ville et du territoire », affirmant vouloir poursuivre son action au sein de l’intercommunalité malgré le changement de gouvernance.

 

Nicolas Barbe est le nouveau président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Élu face au maire de Pontarlier, Patrick Comte, il réagit à cette victoire et évoque les nombreux dossiers qui attendent la collectivité. Investissements, projets structurants et maîtrise des finances : il détaille ses priorités.

Une première réaction après votre élection à la présidence du Grand Pontarlier ?

C’est une élection qui m’honore, mais qui m’oblige également. Désormais, le temps de la campagne est terminé : il faut se mettre très rapidement au travail. Les échéances qui nous attendent sont importantes.

Justement, quels sont les principaux projets à venir ?

Nous entamons un mandat avec de grands dossiers. La construction du centre aquatique vient de démarrer : c’est un projet structurant pour l’ensemble du territoire, mais aussi un investissement conséquent. Nous avons également la réhabilitation de l’hôtel d’entreprises de la Belle Vie, ainsi que la mise en œuvre du schéma directeur de l’eau et de l’assainissement.
À cela s’ajoutent la rénovation complète de la déchetterie, un projet ambitieux autour du château de Joux et la création d’un crématorium en délégation de service public.
Vous le voyez, les sujets sont nombreux. Nos finances sont saines, mais il faudra les gérer avec rigueur pour éviter tout dérapage.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe 

Vous avez aussi été interrogé sur le dossier Cofreco. De quoi s’agit-il ?

Le site Cofreco représente environ cinq hectares, dont la moitié en zone commerciale. L’idée serait, si nous en faisions l’acquisition, de constituer une réserve foncière. Concrètement, nous souhaitons éviter l’implantation d’un grand commerce  qui capterait les flux de consommateurs en entrée de Pontarlier, au détriment du centre-ville et des zones d’activités existantes. Une telle maîtrise foncière nous permettrait de mieux orienter l’aménagement de ce secteur.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe 

Votre élection traduit-elle une volonté des élus de marquer une différence avec la ville de Pontarlier ?

Il existe deux entités distinctes : la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes. Mais l’une ne peut pas fonctionner sans l’autre. Nous devrons avancer ensemble, dans le même sens, comme deux partenaires étroitement liés. La nouvelle équipe municipale de Pontarlier a déjà des défis importants à relever. De notre côté, compte tenu des investissements engagés à l’échelle intercommunale, nous avons estimé qu’il était plus prudent de prendre la responsabilité de la communauté de communes.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe 

Vous êtes un élu chevronné. Vous venez ainsi d’expliquer les raisons qui vous ont poussé à faire acte de candidature ?

Oui, tout à fait. C’est ce qui m’a conduit à me présenter.

Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix.

La prochaine réunion du conseil municipal de Pontarlier se tiendra ce lundi 13 avril, à 19h30, salle Paul Robbe, à l’Hôtel de Ville de Pontarlier. Ce nouveau rendez-vous est le deuxième sous la mandature de Patrick Comte, le nouveau Maire de la Capitale du Huat-Doubs. Il fait suite au conseil municipal d’installation qui s’est tenu dans la foulée du 2è tour des élections municipales. Au menu notamment, la majoration des indemnités de fonction des élus. Précisons que cette séance est ouverte au public, qui peut également la suivre en retranscription sonore la chaîne YouTube de la Ville.

Sans surprise, Patrick Comte a été officiellement élu maire de Pontarlier  lors du conseil municipal d’installation de ce vendredi soir. Une élection nette qui ouvre une nouvelle page politique pour la ville. Neuf adjoints ont été élus. Jean-Louis Gagelin, qui aura en charge l’urbanisme, la voierie, les espaces verts, le patrimoine bâti et l'économie, est le premier d’entre eux. Agathe Henriet s’est vue confier l’administration générale, les marchés publics, les affaires juridiques et la sécurité. Le troisième adjoint est Fabien Paret ( politique de la ville, jeunesse et citoyenneté). Nathalie Bertin gérera la culture, le tourisme et les jumelages, en tant que quatrième adjointe. La communication, les relations publiques, la transition numérique et les cérémonies  reviennent à Benjamin Locatelli. Le sport sera l’affaire de Gilles Corgini. Enfin, Delphine Pernin est l’élue référente pour le scolaire et le périscolaire.  

Une élection sans suspense

Sur les 33 votants, 25 élus ont apporté leur soutien à Patrick Comte. Une voix pour Céxdric Laithier, qui avait fait acte de candidature. Le scrutin a également enregistré sept votes blancs, émanant vraisemblablement de l’opposition de droite. Ce résultat confirme la majorité obtenue lors des élections municipales et installe solidement le nouveau maire à la tête de l’exécutif local.

Un discours placé sous le signe de la responsabilité

Dans son discours d’investiture, Patrick Comte a d’abord tenu à remercier les électeurs pour leur confiance : « Cette confiance nous oblige », a-t-il déclaré, soulignant d’emblée le sens des responsabilités qui accompagne son élection. Il a également salué la participation des habitants au scrutin, tout en rappelant que l’abstention reste un défi pour la démocratie locale.

Hommage à la mandature précédente

Le nouveau maire a pris soin d’inscrire son action dans une continuité républicaine, en rendant hommage à l’équipe sortante et à son prédécesseur, Patrick Genre.  « Une ville se construit dans la durée », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de respecter le travail accompli tout en assumant les responsabilités nouvelles.

Un cap politique clairement affirmé

Patrick Comte a insisté sur la légitimité du programme porté par son équipe, qu’il qualifie de « cap » et de « boussole » pour le mandat. Selon lui, les Pontissaliennes et Pontissaliens ont choisi « une orientation, des engagements concrets et une méthode de travail », avec une priorité claire : placer l’intérêt des habitants au cœur de chaque décision. Il a également appelé à dépasser les clivages politiques : « Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous distingue lorsque l’intérêt général est notre priorité. »

Une main tendue à l’opposition

Dans un passage remarqué, le nouveau maire s’est adressé directement aux élus de la minorité, reconnaissant leur légitimité et leur rôle dans le fonctionnement démocratique. « Votre parole est utile, votre vigilance est nécessaire », a-t-il affirmé, appelant à une opposition « constructive », capable d’enrichir les projets municipaux sans tomber dans une opposition systématique.

Des priorités clairement identifiées

Le maire a dressé les grands axes de son mandat : cadre de vie, urbanisme, attractivité économique, transition écologique, cohésion sociale, jeunesse et accompagnement des aînés. Il a insisté sur la nécessité d’agir avec méthode, de hiérarchiser les priorités et de garantir la transparence de l’action publique.

Une mandature tournée vers l’action

« Ce discours n’est pas un aboutissement, il est un point de départ », a conclu Patrick Comte, appelant à une mobilisation immédiate. Affichant une volonté de résultats concrets, il a insisté sur l’importance de la présence sur le terrain, de l’écoute des habitants et de la mise en œuvre effective des engagements. Avec cette élection, Pontarlier entame une nouvelle mandature placée sous le signe du rassemblement, mais aussi de l’exigence et de l’action.

Le nouveau conseil municipal de Pontarlier sera installé ce vendredi à 19h à l’Hôtel de Ville. Patrick Comte, élu maire dimanche dernier, prendra officiellement ses fonctions. Sa liste dispose d’une large majorité avec 25 sièges, contre 4 pour Bénédicte Hérard, 3 pour Bertrand Guinchard et 1 pour Cédric Laithier, seul représentant de la gauche. L’élection des adjoints figure également à l’ordre du jour. Lors du second tour, Patrick Comte a recueilli 48,2 % des suffrages, devant Bénédicte Hérard (25,4 %), Bertrand Guinchard (17,7 %) et Cédric Laithier (8,5 %).

À 48 heures de son entrée en fonction, le futur maire de Pontarlier affiche confiance et volonté de rassembler. Entre continuité, méthode inspirée du monde de l’entreprise et premières mesures concrètes, Patrick Comte détaille ses priorités pour la ville de Pontarlier.

Pour commencer, M. Comte, à 48 heures environ de votre prise de fonction, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis confiant, enthousiaste et ravi.

Vous avez rencontré Patrick Genre dernièrement. Comment s’est passée cette rencontre ?

Il m’a permis de prendre connaissance des dossiers en cours, m’a présenté les agents municipaux de l’hôtel de ville, le directeur général des services, et nous avons échangé sur différents sujets.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Vous êtes un ancien chef d’entreprise. Pensez-vous qu’on gère une commune comme on gère une entreprise ?

Il y a beaucoup de points communs, mais bien sûr des différences. Une ville doit fonctionner avec une certaine rigueur : ne pas dépenser plus que ce qu’on a, investir pour l’avenir, valoriser les agents et travailler pour le bien-être des habitants, comme on le ferait pour des clients dans une entreprise.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Justement, quelle est la différence entre des clients et des administrés ?

Elle n’est pas si importante. Ce qui change, c’est surtout la méthode. Le but, lui, reste le même : servir au mieux.

Patrick Genre évoquait récemment la notion de rassemblement. C’est aussi un mot que vous utilisez, y compris vis-à-vis de votre opposition ?

Oui. Un projet ne peut réussir que s’il est collectif. Il faut fédérer les agents municipaux et toutes les forces vives autour de notre projet. L’opposition en fait partie. Nous avons tous le même objectif, donc il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Cela signifie-t-il qu’on tourne la page de la campagne ?

Oui. Pour ma part, je ne suis jamais entré dans les tensions. J’ai compris qu’il pouvait y avoir de la frustration ou de la colère, mais ce n’est pas dans mon tempérament de rester dans le conflit.

Votre profil de novice en politique, qui a remporté ces élections, vous convient-il encore ?

Plus qu’à un homme, c’est un projet qui a fédéré : redonner de la vie et de l’attractivité à Pontarlier. Je pense que beaucoup de Pontissaliens s’y retrouvent.

Comment s’organisent ces premiers jours avant votre prise de fonction officielle ?

Je prends mes marques. Il faut d’abord nommer les adjoints et définir clairement les délégations. Les rencontres avec les partenaires débuteront la semaine prochaine.

Et la communauté de communes ?

Cela viendra un peu plus tard. La prochaine réunion est prévue le 22 avril.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Avec votre score, êtes-vous conscient des attentes ?

Oui, même si je reste modeste : je n’ai recueilli que 25 % des voix des inscrits. Mais il y a une réelle adhésion, et je suis conscient des attentes.

Et du soutien d’une partie de la gauche ?

Je pense que certains ont été sensibles à l’aspect culturel de notre projet. Mais je suis ouvert à tous les sujets : économiques, sportifs et plus largement à toute la vie de la cité.

Vos adjoints sont-ils déjà connus ?

Oui, ils sont définis depuis longtemps. Il n’y aura pas de surprise ni de changement.

Quelles seront vos premières actions ?

Des actions simples et rapides : améliorer la propreté de la voirie, lancer des programmes de réfection, lutter contre les incivilités, mettre en place et faire respecter les zones bleues, et travailler sur la fluidité de la circulation.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte