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À quelques jours du premier tour des élections municipales, Patrick Comte défend son projet pour Pontarlier. Le candidat centriste se dit satisfait de la campagne menée avec son équipe et assume un discours critique sur la gestion actuelle de la ville. Il mise sur un programme élaboré collectivement et affirme croire en ses chances de victoire. Entretien.

Quel regard portez-vous sur cette campagne locale que l’on présente comme difficile, voire parfois hargneuse ?
Pas du tout. Je suis très satisfait de la façon dont se déroule cette campagne. Se lever chaque matin en cherchant des solutions pour améliorer la vie des gens, c’est très réjouissant.
De plus, cela m’a permis de rencontrer des personnes passionnantes, parce que passionnées, venues de tous horizons. J’ai aussi eu l’occasion de travailler avec toute une équipe de personnes compétentes et sympathiques. Nous avons bien travaillé ensemble et élaboré un programme qui répond aux attentes.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Justement, votre liste est présentée comme un collectif composé de fortes personnalités. N’est-ce pas trop difficile à gérer ?
Non, pour moi c’est un avantage. Ce sont des femmes et des hommes de caractère, qui ont des convictions, qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et qui ne sont pas là pour faire de la figuration.
Si les habitants nous font confiance, la tâche sera lourde et j’aurai besoin de ces forces pour mener à bien notre projet. Je n’ai pas l’intention d’avoir une gouvernance verticale. Chacun aura son domaine et ses projets à gérer. Moi, je serai le capitaine. Nous serons tous sur le pont pour atteindre notre objectif : redonner à Pontarlier sa place de capitale du Haut-Doubs et le rayonnement qu’elle a perdu.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, comme celle tournée devant le musée municipal, on vous voit très critique sur la gestion de la municipalité actuelle. Est-ce une posture ?
J’ai vu Pontarlier s’endormir. Sans cela, je ne me serais jamais présenté. La politique culturelle, par exemple, n’est pas à la hauteur de Pontarlier, alors que la ville a de nombreux atouts. Elle n’a plus la renommée touristique qu’elle avait autrefois. Beaucoup de choses se sont endormies. Je suis là pour les réveiller.
Si je suis critique, c’est parce qu’il y a des choses à critiquer. Ma candidature aura au moins eu le mérite de réveiller les deux candidats sortants. J’ai l’impression qu’ils commencent à bouger seulement maintenant.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Que répondez-vous à ceux qui disent que vous leur avez repris certaines idées ?
C’est n’importe quoi. Nous avons été les premiers à présenter notre programme et à le distribuer. Nous avons mené une consultation citoyenne à laquelle les habitants ont largement répondu. Ensuite, nous avons travaillé en commissions avec les personnes susceptibles de devenir adjoint. Nous avons travaillé pendant des semaines. Les résultats de ces commissions ont été présentés à l’ensemble de la liste, les meilleures idées ont été retenues et intégrées au programme. Je le redis : nous avons été les premiers. Nous n’avons jamais copié. Que certaines idées se ressemblent, c’est possible. Mais ce que je leur reproche, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Et vous vous adressez là aux deux candidats sortants, Bénédicte Hérard et Bertrand Guinchard ?
Oui. Et si jamais je m’endors, mes adjoints seront là pour me secouer et me dire : « il faut se remettre au boulot».

Est-ce difficile de porter une étiquette centriste dans le contexte politique national actuel ?
J’ai une étiquette centriste. Je ne suis ni de droite ni de gauche. Je dis parfois que je suis de « l’extrême centre », parce que les gens aiment bien les extrêmes. Mais je préfère parler de bon sens, de pragmatisme et d’efficacité,  plutôt que d’étiquette politique.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
Cela veut dire ne pas agir en fonction des consignes des partis politiques ni de dogmes idéologiques. Si une idée venue de La France insoumise est bonne, pourquoi ne serait-elle pas adoptée au conseil municipal ? De même si elle vient de Bertrand Guinchard, qui se situe plutôt de l’autre côté de l’échiquier politique. Je ne vois pas ce que la politique nationale vient faire dans la gestion municipale.

La victoire est-elle possible ?
Bien sûr. Je ne veux pas nous lancer de fleurs, mais je pense que notre liste est la meilleure et que nous avons les meilleures idées. Oui, clairement.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Dans le contexte politique actuel, très conflictuel, envisagez-vous de fusionner votre liste ?
Non, ce n’est pas envisagé pour l’instant. Nous pensons à la victoire. Je ne sais pas si l’on voit mon sourire…

Avec ces divisions à droite, ne craignez-vous pas d’ouvrir des perspectives à la gauche ?
Non, je ne le pense pas. Il est vrai que je suis plus proche des idées et des projets des candidats sortants — ou plutôt qu’ils sont plus proches des miens — que de ceux de Cédric Laithier et de La France insoumise, que je considère comme très dogmatiques et partisans.

Pour terminer, organiserez-vous encore des réunions publiques d’ici le 15 mars, date du premier tour ?
Oui. Il y en a une ce soir aux Étraches : ce sera la sixième. La dernière, avant le premier tour,  aura lieu mercredi prochain à la salle Morand.

Dans sa chronique humoristique sur France 5, dans le programme "C à Vous", Bertrand Chameroy s’est amusé des prestations des quatre candidats pontissaliens invités dans l’émission « Dimanche en politique Â» sur France 3 Franche‑Comté. Présentation hésitante pour Bénédicte Hérard, fiches feuilletées en direct pour Patrick Comte, regard caméra insistant pour Cédric Laithier et positionnement « bien à droite » pour Bertrand Guinchard : l’animateur a revisité leurs passages avec son ton habituel, moqueur mais équitable.

 

Le candidat Patrick Comte, tête de liste de « Mieux Vivre à Pontarlier », a présenté une partie des membres qui l’accompagneront pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains, ainsi que les grandes lignes de son projet politique. 

Une équipe déjà structurée

Neuf adjoints sont annoncés : Jean-Louis Gagelin, Agathe Henriet, Fabien Paret, Nathalie Bertin, Benjamin Locatelli, Nathalie Brachet, Gilles Corgini, Delphine Pernin et Philippe Klein. Six conseillers délégués complètent la liste : Alice Ernoult, Anne-Laure Vaufrey, David Marsais, Loïc Le Biavant, Stéphanie Gendrot et Véronique Solvay.

Des projets pour « mieux vivre » à Pontarlier

Parmi les propositions phares du programme : la création d’un musée de l’affiche de cinéma, l’implantation d’une Maison France Services ou encore l’ouverture d’une Maison de la parentalité et d’une Maison de l’altérité

Stationnement : vers une nouvelle organisation

Patrick Comte propose des parkings souterrains quartier Lallemand et à la maison Chevalier, avec possibilité de construction en surplomb, deux heures gratuites sur les parkings du centre-ville, puis tarification, la gratuité prolongée sur les parkings périphériques, sans incitation au covoiturage, et l’emplacements réservés aux habitants du centre, identifiables par macaron.

Une candidature née d’un sens du devoir collectif

Patrick Comte, figure bien connue du tissu économique pontissalien, a officialisé sa candidature aux municipales avec un mot d’ordre : servir la ville. Il se présente sous la liste " Mieux Vivre à Pontarlier". Son engagement s’inscrit dans une logique de transmission et de reconnaissance envers une ville à laquelle il se dit profondément attaché. Soutenu par son entourage, il évoque une dynamique de confiance collective.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Parité et composition de l’équipe

La liste menée par Patrick Comte, qui refuse toute étiquette politique,  est annoncée comme complète.  Il reconnaît toutefois les difficultés à atteindre la parité, évoquant la réalité des contraintes professionnelles et familiales qui pèsent davantage sur les femmes. Cette lucidité s’accompagne d’une volonté d’agir sur les freins structurels à l’engagement féminin : « Il faut créer des conditions pour que les femmes puissent s’investir Â» déclare-t-il.

Gouvernance et méthode : la concertation au cœur du projet

La concertation constitue la pierre angulaire de sa démarche. Les grands projets, qui animeront la feuille de route du mandat sollicité,  seront  Ã©laborés avec les acteurs économiques, les associations, les commerçants, les industriels et les habitants. « Ce ne sera pas de l’entre-soi" souligne-t-il. "Les bonnes idées sont partout, il faut juste les écouter Â». Par ailleurs, à travers son projet et les décisions qui en découleront, il veut combattre le climat de mal-être au sein du personnel municipal, évoquant un « vrai dysfonctionnement » : « Je veux que les employés arrivent avec le sourire. On ne peut pas faire du bon travail en étant malheureux. »

Un projet fondé sur l’équilibre entre social et économie

Pour le candidat, social et économie sont indissociables : « Il faut du social pour l’économie, et de l’économie pour le social. » Il défend une approche systémique où associations, entreprises, commerçants et habitants doivent coopérer à la réalisation de projets durables. Cette logique de coopération se double d’une volonté de gestion rigoureuse : Pontarlier dispose d’un budget de 46 millions d’euros,  dans lequel chaque euro dépensé doit être utile », affirme-t-il. Ce sera toute la logique des initiatives qui seront mises en place.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Transparence et engagement programmatique

La profession de foi de l’équipe Comte sera présentée en janvier 2026, sous une forme « claire, chiffrée et vérifiable ». « Les Pontissaliens pourront nous juger sur du concret Â» déclare-t-il.  L’équipe revendique une méthode de travail proche du privé : étude des bilans, analyse de ce qui a été bien ou mal fait, et élaboration de projets « réalisables et utiles ». Parmi les chantiers évoqués : revitalisation du centre-ville, logement abordable, et réévaluation des investissements municipaux (objectif : passer de 8 à 12–15 millions d’euros d’investissement). Sans oublier le devenir de la maison Chevalier. Sujet de bien des discussions, ces dernières années dans la capitale du Haut-Doubs.

Une campagne ouverte au dialogue, pas à la confrontation

S’il reconnaît le caractère compétitif de la campagne, M. Comte rejette toute logique d’affrontement : « Je préfère parler de concertation que de match. Que le meilleur gagne, mais sans agressivité. » Il envisage une campagne « sportive mais respectueuse », marquée par des rencontres citoyennes, une permanence ouverte, et une écoute active des habitants.

 

« Candidat de la concertation et du bon sens Â», Patrick Comte souhaite incarner une gouvernance locale fondée sur la proximité, la rigueur budgétaire et la coopération.
Son projet, encore en maturation, place le tourisme, la culture et la revitalisation du centre-ville au cœur d’une ambition collective : redonner à Pontarlier sa place de capitale du Haut-Doubs.
En attendant le résultat du scrutin de mars prochain, il promet un programme « réaliste, chiffré et transparent », à l’image d’une campagne qu’il veut respectueuse, ouverte et participative.

48 heures, d’une conférence de presse qui se tiendra ce lundi après-midi dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Patrick Comte a dévoilé, sur les réseaux sociaux,  les personnalités qui composent sa liste, dont le leitmotiv est « mieux vivre à Pontarlier Â». Parmi ces personnes, on notera la présence de l’artiste Benjamin Locatelli, l’ancienne conseillère régionale et élue pontissalienne Nathalie Bertin ou encore l’ex-commerçant et patron d’une enseigne d’outillage à Pontarlier Jean-Louis Gagelin. Renouvellement des pratiques, logement, sécurité, dynamisme du centre-ville et participation citoyenne figurent parmi les priorités affichées. L’équipe se veut « collégiale, ouverte à la société civile » et "engagée pour une transformation durable et solidaire de la ville".