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Un accident de la circulation impliquant deux véhicules de tourisme s’est produit ce mercredi 20 mai, en fin d’après-midi,  boulevard Churchill à Besançon, sous un pont. Le choc frontal, particulièrement violent, a mobilisé d’importants moyens de secours : 11 sapeurs-pompiers, deux ambulances, un véhicule de secours routier ainsi que le SMUR. Malgré l’impact, les deux victimes n’ont été que légèrement blessées. Elles ont été transportées au CHU Minjoz pour des examens de contrôle. La circulation a été totalement interrompue dans les deux sens pendant toute la durée de l’intervention. La Police nationale était également présente sur les lieux.

Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a vivement critiqué ce mercredi au Sénat le projet de consigne pour recyclage des bouteilles plastiques. Lors d’une question d’actualité au Gouvernement, le président de la commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable a dénoncé une mesure qu’il juge « coûteuse, incohérente et pénalisante » pour les collectivités.

Selon lui, cette réforme priverait les intercommunalités du flux le plus rentable du tri sélectif, malgré les importants investissements réalisés ces dernières années dans les centres de tri. Le sénateur estime également que le dispositif entraînerait davantage de contraintes pour les habitants tout en favorisant les grandes enseignes. Il appelle le Gouvernement à privilégier des solutions axées sur la réduction des déchets plastiques et le réemploi.

Les sapeurs-pompiers du Jura sont intervenus ce mercredi matin, vers 9h45, à Courlans, après une fuite de gaz provoquée par des travaux publics. Une conduite a été accidentellement arrachée par un engin de chantier. L’intervention a mobilisé dix sapeurs-pompiers. La situation a été maîtrisée et les secours ont quitté les lieux vers 13 heures.

Dans le cadre du « printemps des luttes », plusieurs associations et collectifs de Franche-Comté annoncent cette semaine des actions pour dénoncer l’artificialisation croissante des terres agricoles et naturelles autour de Besançon. Les militants s’inquiètent notamment des projets de nouvelles zones d’activités économiques prévus dans le Grand Besançon Métropole et ses alentours, à Marchaux, Marnay, Ruffey, Saône, Saint-Vit ou encore aux Vaîtes.

Selon les collectifs, plus de 100 hectares de terres agricoles pourraient être urbanisés dans les prochaines années. Ils dénoncent une « bétonisation » jugée incompatible avec la préservation de la biodiversité, alors que des zones d’activités déjà existantes resteraient partiellement inoccupées. Des actions visuelles sont annoncées sur plusieurs sites concernés afin de sensibiliser la population à ces enjeux environnementaux.

Dans le cadre des Estivales, la ville de Valdahon organisera le vendredi 19 juin une soirée d’observation de la Lune baptisée « On The Moon Again » sur la place de Gaulle. Ouvert à tous, l’événement proposera des observations gratuites du ciel nocturne dans une ambiance conviviale et pédagogique.

La municipalité lance également un appel aux passionnés d’astronomie, clubs locaux et particuliers équipés de télescopes ou de lunettes d’observation afin d’animer cette soirée et partager leurs connaissances avec le public. Les personnes intéressées peuvent contacter la mairie de Valdahon au 03.81.56.23.88

Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, sera en déplacement à Besançon ce vendredi 22 mai. La visite débutera,  vers 9h30,  Ã  la Maison de l’habitat de Besançon, avant une déambulation dans le quartier Battant, classé quartier prioritaire de la politique de la ville. Le ministre poursuivra ensuite sa visite à Planoise, à la Maison de quartier Nelson Mandela, où une table ronde réunira les acteurs du logement et de la politique de la ville.

À Pontarlier, le chantier du futur centre aquatique communautaire « Aqua Ô Doubs » entre dans une phase concrète. Après plusieurs mois de discrétion liés à la période électorale, la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP) a présenté officiellement l’avancement de ce vaste équipement pensé comme un lieu à la fois sportif, familial, ludique et tourné vers le bien-être.   Implanté à proximité immédiate des équipements sportifs de Pontarlier et de la future extension du chemin du train, le complexe s’étendra sur plus de 6 000 m² de surface bâtie, complétés par de vastes espaces extérieurs végétalisés. L’objectif affiché : proposer une véritable expérience de détente et de déconnexion. « On ne vient pas seulement ici pour pratiquer la natation, mais aussi pour lâcher prise », a expliqué l’architecte, en charge du projet.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier 

Un équipement conçu pour tous les usages

Le futur centre aquatique comportera plusieurs espaces complémentaires. Une halle sportive accueillera un bassin de 25 mètres avec 200 places de gradins pour les compétitions départementales et les activités scolaires. Une seconde halle, dédiée aux loisirs et aux familles, comprendra jeux d’eau, buses massantes, cols de cygne et pataugeoire sécurisée.  Le projet intégrera également un bassin nordique extérieur accessible directement depuis l’intérieur grâce à un sas chauffé permettant de nager même en hiver. Des plages végétalisées et minérales, un pentagliss à trois pistes, des jeux aquatiques extérieurs ainsi qu’un espace bien-être avec sauna, jacuzzi et grotte de sel viendront compléter l’offre.  Pensé comme un lieu fédérateur, « Aqua Doubs » doit accueillir aussi bien les familles que les scolaires, les clubs sportifs, les plongeurs, les triathlètes ou encore les pratiquants de remise en forme.

L'interview de la rédaction :Pierre-Yves Siramy, directeur du Pôle Immobilier Forêt Energie à la Ville et à la Communauté de Communes du Grand Pontarlier 

1 300 m³ de bois scolyté issus des forêts locales

L’un des marqueurs forts du projet réside dans le recours massif au bois local. La structure du bâtiment utilisera environ 1 300 m³ de bois brut issus des forêts du Haut-Doubs, principalement des épicéas scolytés, ces arbres touchés par les insectes ravageurs qui fragilisent actuellement les massifs forestiers jurassiens. « Beaucoup de gens pensent que les scolytes mangent le bois, mais mécaniquement il conserve toutes ses qualités », a rappelé l’agent technique en charge de la forêt communale de Pontarlier lors de la présentation. L’objectif est double : valoriser une ressource aujourd’hui abondante et démontrer que ce bois peut parfaitement être utilisé dans des projets d’envergure. Les bois proviennent principalement des forêts communales de Pontarlier et de La Cluse-et-Mijoux, labellisées AOC Bois du Jura. Les arbres exploités, âgés de 110 à 120 ans et situés jusqu’à 1 200 mètres d’altitude près de la frontière suisse, présentent des cernes très serrés particulièrement recherchés pour leurs qualités mécaniques. Les opérations d’abattage ont été réalisées de manière sélective afin de préserver les sols forestiers et de limiter l’impact environnemental. « On ne coupe jamais une parcelle entière sans discernement », ont insisté les intervenants, soulignant la volonté de maintenir une gestion durable des forêts locales. Le chantier fait ainsi figure de démonstrateur grandeur nature pour la filière bois régionale. Le bois scolyté sera volontairement visible dans les charpentes, les habillages acoustiques et différents éléments architecturaux du futur équipement.

L'interview de la rédaction : Guilhem Maury, technicien forestier, en charge de la forêt communal de Pontarlier 

L'interview de la rédaction : Johan Laresche, de la menuiserie éponyme de Sainte-Colombe 

Un projet ambitieux sur le plan environnemental

Le centre aquatique vise la certification Haute Qualité Environnementale au niveau « exceptionnel », un niveau rarement atteint pour ce type d’équipement particulièrement énergivore.  Le bâtiment sera alimenté par le réseau de chaleur urbain raccordé à Préval, fonctionnant à 90 % grâce aux énergies renouvelables. Environ 800 m² de panneaux photovoltaïques permettront également de couvrir près de 30 % des besoins électriques du site.  Le projet intègre aussi des systèmes de récupération des eaux de baignade destinées notamment au nettoyage des voiries et à l’arrosage des espaces verts.

Une ouverture envisagée en 2028

Le coût global prévisionnel de l’opération atteint 29 millions d’euros, dont 17,6 millions consacrés aux seuls marchés de travaux répartis en 24 lots. Plusieurs entreprises locales interviennent déjà sur le chantier, notamment pour les terrassements, le gros Å“uvre et la charpente bois.  Les travaux ont débuté à l’automne dernier. La livraison du chantier est désormais envisagée début 2028, pour une mise en service dans le courant de cette même année.

L’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (Ostaj) vient de publier un nouvel atlas consacré aux territoires frontaliers entre la France et la Suisse. Ce recueil d’études rassemble de nombreuses cartes, données et analyses sur la démographie, l’économie, l’emploi ou encore l’économie circulaire au sein de cette vaste bande frontalière longue de 230 kilomètres, de Belfort à Nyon et de Saint-Claude à Delémont. Réalisé par l’Insee Bourgogne-Franche-Comté, la Préfecture de région, le Conseil régional et plusieurs offices statistiques suisses, ce document propose notamment des projections de population à l’horizon 2050 pour plusieurs territoires emblématiques de l’Arc jurassien.

Une forte croissance attendue autour du Mont d’Or et du Chasseron

Parmi les principaux enseignements, l’aire de proximité Mont d’Or – Chasseron — qui englobe notamment les secteurs de Pontarlier, Morteau, Sainte-Croix et Yverdon-les-Bains autour de la frontière franco-suisse — pourrait atteindre 193 000 habitants d’ici 2050 selon le scénario moyen retenu par les statisticiens.

Cela représenterait une hausse de 18 % par rapport à 2020, soit près de 29 000 habitants supplémentaires. Le nombre de personnes en âge actif progresserait également de manière significative, tandis que le vieillissement démographique s’accentuerait fortement. Le nombre d’habitants âgés de plus de 75 ans devrait quasiment doubler au cours des prochaines décennies.

Le Haut-Jura et la Vallée de Joux également concernés

Le territoire Haut-Jura – Vallée de Joux suivrait une tendance similaire. Selon les projections de l’Ostaj, ce secteur pourrait compter 173 500 habitants en 2050, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2020.

Dans cette zone frontalière, la croissance démographique resterait soutenue grâce notamment aux dynamiques résidentielles et aux échanges économiques transfrontaliers. Toutefois, là encore, le vieillissement de la population apparaît comme un enjeu majeur : le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus devrait plus que doubler d’ici le milieu du siècle.

Un outil d’aide à la décision pour les territoires

Au-delà des chiffres, cet atlas vise à fournir aux collectivités et acteurs publics un outil d’analyse des grandes transformations à venir dans l’Arc jurassien franco-suisse. Les questions liées au logement, à la mobilité, à l’emploi, aux services publics ou encore à l’accompagnement du vieillissement y apparaissent comme des enjeux centraux pour les prochaines décennies.