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Météo France place le Doubs et le Jura en vigilance orange canicule à partir de ce mercredi 29 juillet à midi. Les températures maximales pourraient atteindre 36 à 39 °C dans le Doubs, voire localement 40 °C, et jusqu’à 38 °C dans le Jura. Dans ce dernier département, l’alerte devrait rester en vigueur jusqu’au dimanche 2 août et le niveau 3 du plan de gestion d’une canicule a été activé. Les autorités recommandent de boire régulièrement, d’éviter les sorties et les efforts physiques aux heures les plus chaudes, de maintenir son logement au frais et de veiller sur les personnes vulnérables.

La France devrait connaître, à partir du mercredi 29 juillet, un quatrième épisode caniculaire depuis le début de l'été. Les modèles météorologiques convergent vers une nouvelle vague de chaleur, dont l'intensité et la durée restent encore à préciser. Si cette tendance se confirme, l'été 2026 pourrait devenir le plus chaud jamais enregistré dans l'Hexagone.

Des températures en forte hausse

Après quelques jours de répit, les températures repartiront nettement à la hausse dès le milieu de la semaine. Les fortes chaleurs devraient d'abord s'installer dans le sud du pays avant de gagner une grande partie de la France, avec des températures largement supérieures aux normales de saison. Selon les prévisions actuelles, plusieurs régions pourraient dépasser les 40 °C, tandis que les nuits s'annoncent également très chaudes, limitant le rafraîchissement.

Jusqu'à 39 °C attendus en Franche-Comté

La Franche-Comté sera directement concernée par cette nouvelle offensive de la chaleur. À Besançon, le mercure pourrait atteindre 36 °C dès mercredi, puis 39 °C jeudi. Des maximales comprises entre 35 et 38 °C sont également annoncées à Belfort, Montbéliard, Dole et Lons-le-Saunier. Les secteurs d'altitude, comme Pontarlier ou le Haut-Doubs, devraient connaître des températures un peu moins élevées, mais resteront eux aussi confrontés à une chaleur marquée.

Une vigilance recommandée

Face à cette nouvelle canicule, les autorités rappellent les consignes de prévention : boire régulièrement, éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes, maintenir les logements au frais et prendre des nouvelles des personnes les plus vulnérables. Alors que plusieurs incendies majeurs ont déjà touché le pays ces dernières semaines, cette nouvelle vague de chaleur fait également craindre une aggravation du risque de feux de végétation dans de nombreuses régions.

La section de Besançon du Parti communiste français appelle à un rassemblement ce samedi 25 juillet, à 10 heures, au rond-point de la rue de Vesoul. Cette mobilisation vise à dénoncer les choix opérés par le maire bisontin, Ludovic Fagaut,  concernant l’utilisation des réserves d’eau.

Dans un contexte marqué par la sécheresse, les communistes bisontins disent constater une inquiétude grandissante parmi les habitants. Ils rappellent que le Doubs devrait être confronté à des épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses dans les prochaines années. La section locale exprime notamment son « profond désaccord » avec les récentes décisions du maire de Besançon et du préfet du Doubs. Elle remet en cause certaines pratiques d’arrosage ainsi que la hiérarchisation des différents usages de l’eau.

Le Parti communiste réclame la mise en œuvre de politiques publiques plus responsables et respectueuses de la ressource. Il affirme défendre une autre organisation de la gestion de l’eau, considérée comme un bien commun devant être préservé et réparti selon les besoins prioritaires.

La situation hydrique continue de se dégrader dans le Jura malgré la fin de la canicule et quelques orages localisés. Le préfet place les usages économiques en alerte renforcée sur les secteurs du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne. Industriels, entreprises et exploitants agricoles doivent réduire leur consommation d’eau. Les restrictions concernant les particuliers et les collectivités restent également renforcées dans l’ensemble du département.

Face au niveau de crise sécheresse, la Ville de Pontarlier adapte les aménagements de son centre-ville. Les arbres en pot loués seront restitués à la jardinerie afin d'éviter leur dépérissement, tandis que les fontaines sont mises à l'arrêt conformément à l'arrêté préfectoral. Ces mesures visent à préserver les ressources en eau et s'accompagnent d'un rappel des restrictions d'usage en vigueur.

Les fortes chaleurs de la fin juin ont provoqué près de 6 000 décès en France, selon une estimation consolidée de Santé publique France. L'excès de mortalité atteint 36 % par rapport à la normale, avec une hausse observée dans toutes les tranches d'âge. En Bourgogne-Franche-Comté, 373 décès en excès ont été recensés, pour un total de 1 325 décès observés durant la période. L'Île-de-France est la région la plus touchée. Les autorités rappellent que les personnes âgées et les plus fragiles demeurent les plus exposées lors des épisodes de canicule.

La préfecture du Doubs a placé, ce vendredi 17 juillet, l’ensemble du département en situation de « crise sécheresse ». Cette décision intervient après la canicule du début du mois et face à la dégradation des indicateurs hydrologiques. Plusieurs petites sources sont désormais taries et certaines communes commencent à être approvisionnées par camions-citernes.

Les restrictions d’eau sont donc renforcées. Il est notamment interdit d’arroser les espaces verts, de remplir les piscines ou de laver les véhicules, y compris dans les stations économes en eau. L’arrosage des potagers reste autorisé uniquement entre 20 heures et 8 heures. Les industries, les golfs et le secteur agricole doivent également réduire leur consommation. Des contrôles seront menés pour vérifier le respect de ces mesures.

Le Doubs est confronté à un épisode de sécheresse particulièrement précoce. Dans plusieurs communes, les ressources en eau sont désormais insuffisantes et cinq villages doivent être approvisionnés par camions-citernes pour garantir l'accès à l'eau potable. La baisse des précipitations et les fortes chaleurs inquiètent les élus, qui redoutent une aggravation de la situation dans les prochaines semaines.

Les agriculteurs sont eux aussi en difficulté. Les pâturages s'assèchent, les réserves de fourrage diminuent et les troupeaux souffrent du stress thermique, entraînant une baisse de la production laitière. En l'absence de pluies durables, les spécialistes estiment que la situation pourrait encore se dégrader au cours de l'été.

La France et la Franche-Comté font face à sa troisième vague de chaleur de l'année, un épisode exceptionnel qui pourrait se prolonger jusqu'au jeudi 16 juillet. La quasi-totalité du pays demeure placée en vigilance orange ou rouge, avec des températures atteignant ou dépassant 40 °C dans plusieurs régions et des nuits particulièrement chaudes. Cette canicule, renforcée par le changement climatique, maintient un risque d'incendie très élevé, alors que plus de 25 000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de 2026. À l'approche des festivités du 14-Juillet, les pouvoirs publics renforcent les dispositifs de prévention et plusieurs préfets pourraient interdire les feux d'artifice afin de limiter tout risque de départ de feu.

Dans un communiqué, La France insoumise réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui frappent le Doubs. Le mouvement estime que ces phénomènes sont les conséquences du changement climatique et appelle à une réponse politique ambitieuse. Il adresse son soutien aux sapeurs-pompiers mobilisés, ainsi qu'aux agriculteurs et aux habitants touchés. LFI propose notamment de renforcer la planification écologique, de rendre gratuits les premiers mètres cubes d'eau pour chaque foyer et de mieux protéger les ressources naturelles afin d'adapter le territoire aux effets du réchauffement climatique.