Mardi, en fin d’après-midi, vers 17h30, deux individus ont été interpellés à proximité d’un lieu de deal bien connu rue Berlioz à Besançon. Il s’agit d’un vendeur et d’un acheteur. Au cours de leur audition, le vendeur a nié les faits, alors que l’acheteur a confirmé aux enquêteurs avoir acheté des produits à cet individu. Ce dernier, âgé de 20 ans, connu des services de police, sera présenté ce jeudi au parquet bisontin. Quant à l’acheteur, qui s’est montré coopératif, il fait l’objet d’un rappel à la loi.
Dans le quartier de Planoise, le dernier jour de l’année 2019, la fourrière municipale partait en fumée. Plus de 150 voitures s’embrasaient, jusqu’à provoquer l’évacuation en urgence des 300 clients et 35 employés de l’Intermarché situé juste au-dessus. Il ne s’agit pas d’un accident, mais d’un acte volontaire, commis par un commando de membres présumés d’un clan gérant le trafic de drogue dans la cité comtoise, destiné à détruire un véhicule pouvant contenir des traces d’ADN et des preuves les mettant en cause. Après de longs mois d’enquête, bientôt deux ans après les faits, Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon, a signalé ce mardi la clôture du dossier d’instruction, et un procès qui se tiendra sans doute avant fin 2021.
Cette enquête a permis d’interpeller six personnes. Trois d’entre elles sont actuellement incarcérées, et trois autres sont sous contrôle judiciaire. La septième personne, soupçonnée d’être le cerveau de l’opération, et potentiellement un donneur d’ordre important d’un des deux clans rivaux est en fuite, « probablement à l’étranger », selon le procureur. Un mandat d’arrêt à son encontre est en cours. Parmi ces sept individus, âgés de 20 à 30 ans, on compte six bisontins et un dolois. Ce volet judiciaire de l’incendie criminel de la fourrière fait partie d’un grand dossier s’imbriquant dans deux autres : les nombreuses tentatives de meurtres et règlements de compte, et l’assassinat d’Houcine Hakkar le 8 mars 2020, victime collatérale de ce trafic de drogue.
Les malfaiteurs avaient déjà tenté de passer à l’acte la veille, le 30 décembre 2019, en vain. C’est donc le lendemain qu’ils sont revenus cagoulés, à cinq, avec pour objectif de détruire la BMW X6 volée quelques jours plus tôt à Mulhouse, qui avait été placée sous scellé dans le parking souterrain de la fourrière. A ce moment précis, les enquêteurs ne se doutaient pas de l’implication qu’avait eu la voiture dans cette vaste affaire, et qu’elle avait été utilisée dans le cadre des règlements de compte survenus quelques jours avant l’incendie. Ouvrant le feu en direction du sol afin de dissuader un gardien de les poursuivre, le commando se dirige alors en direction du véhicule, déverse de l’essence sur celui-ci, avant d’y mettre le feu. La voiture s’embrase, et propage rapidement ses flammes à plus d’une centaine d’autres véhicules stationnés dans ce parking souterrain. « Les enquêteurs ont réussi à remonter jusqu’aux auteurs présumés grâce à un véhicule qui a été utilisé par les malfaiteurs dans leur fuite lors de l’incendie de la fourrière. Ce même véhicule avait été vu la veille à une station essence, via une caméra de surveillance. Les passagers étaient en train de faire le plein du bidon de 5 litres » détaille Etienne Manteaux. « Sur les cinq individus qui se sont présentés à la fourrière, deux auteurs ont reconnu les faits. D’autres suspects reconnaissent avoir acheté une arme à feu, celle qui a été utilisée le 31 décembre » poursuit le procureur. Disposant de suffisamment d’éléments, le parquet affirme que cette BMW incendiée a été impliquée dans les tirs constatés le 25 décembre au soir, et les tirs de riposte à des tirs du 22 décembre 2019, entre les deux clans de Planoise.
Le procès en correctionnel devrait se tenir avant la fin du mois de novembre, selon les dires du procureur de la République de Besançon. Les sept hommes âgés de 20 à 30 ans sont mis en examen pour dégradation par incendie et association de malfaiteurs. Deux autres procès devraient suivre en 2022, dont l’un devant la cour d’assises puisqu’il concerne l’assassinat d’Houcine Hakkar, victime collatérale abattue le 8 mars 2020 dans les rues de Besançon.
L’obligation vaccinale pour les soignants et le personnel de santé au contact de patients fragiles (pompiers, ambulanciers, aides à domicile) est entré définitivement en vigueur ce mercredi 15 septembre. Pour dénoncer cette situation, un rassemblement s’est tenu à 13h sur le parvis de l’hôpital Jean Minjoz à Besançon. 600 personnes selon les syndicats, 300 selon la police se sont rassemblées à Besançon pour dénoncer cette mesure.
Dans un communiqué de presse, le CHU de Besançon indique que plus de 90% du personnel ont transmis leur justificatif vaccinal à ce jour. Rappelons que le site bisontin compte 7200 professionnels. On écoute Laurence Mathioly de Sud Santé au micro de la rédaction.
L'interview de la rédaction :
Ce jeudi, une journée de mobilisation nationale se tiendra partout en France à l’initiative de l’APF. En Bourgogne Franche-Comté, un rassemblement se tiendra à Dijon. Une délégation de personnes en situation de handicap devrait être reçue en préfecture. Les manifestants demandent la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapées (AAH) au salaire du conjoint ou de la conjointe de la personne.
Les manifestants pointent une décision qui place le bénéficiaire « dans une situation de dépendance, qui occulte son droit à percevoir des ressources personnelles, a nié son existence en tant qu’individu autonome et le fragilise « car la situation de dépendance financière peut entraîner de la maltraitance voire de la violence ».
L'interview de la rédaction : François Masson, représentant départemental de l'APF du Doubs
Tout d’abord, félicitations. Vous avez été élue Miss Franche-Comté hier soir, à la Commanderie de Dole. Que ressent-on lorsqu'on reçoit le diadème de Miss Franche-Comté 2021 ?
C’est un moment où le temps s’arrête. Vraiment, j’ai eu un mélange d’émotions que je ne saurais décrire. Je pense qu’il faut le vivre pour pouvoir en parler. C’est tellement de joie, d’émotions très fortes, je suis vraiment ravie et je n’attends qu’une chose : aller à la rencontre des francs-comtois et essayer de les représenter le mieux possible à l’élection de Miss France.
Racontez-nous le déroulement de cette soirée magique, comment l’avez-vous vécu ?
Cette soirée a été préparée en amont depuis pas mal de temps, on a fait pas mal de répétitions, parce que tout était vraiment chorégraphié. Il y avait des pas à apprendre, pour pouvoir offrir un spectacle incroyable à toutes les personnes qui se sont déplacées. On a aussi accueilli notre Miss France, Amandine Petit, qui est venue rencontrer les francs-comtois pour la première fois. Et puis la soirée s’est merveilleusement bien passée puisque j’ai remporté le titre, et j’ai atteint mon objectif. Mon rêve de petite fille.
Vous vous sentez prête depuis longtemps ?
Oui et non. On ne se prépare jamais vraiment à ce que ce soit nous. Mais en tout cas, j’y pensais depuis longtemps. Depuis toute petite j’aime les Miss, je suis les Miss, et je voulais tenter ma chance. C’est chose faite et j’en suis trop heureuse.
Le programme doit être bien chargé maintenant ! Qu’est-ce que Julie Cretin va faire dans les prochains jours ?
Le programme est très chargé ! L’élection de Miss France arrive très bientôt, en décembre prochain. Et c’est une élection qui se prépare. Quelque chose qui me tient vraiment à cœur c’est d’aller à la rencontre des francs-comtois, pour pouvoir les mettre en avant, partager leur passion, leur belle personnalité, et pour pouvoir ensuite les représenter du mieux possible. L’élection se prépare aussi physiquement et mentalement, comme avec des cours de catwalk (NdlR : la scène que parcourent les mannequins dans un défilé de mode), du média training, en apprenant à bien parler, à bien s’exprimer, c’est important. Et à toujours s’intéresser à ce qui nous entoure, pour se préparer au mieux à cette élection.
Il y a des engagements que vous aimeriez porter jusqu’à Miss France ?
C’est vrai que je n’ai pas très bien vécu mes années de collège. Et aujourd’hui j’aimerais bien parler du harcèlement scolaire avec la voix qui m’a été donnée. Et si ça peut permettre d’aider des jeunes, ce serait encore mieux.
Comment est-ce qu’on représente la Franche-Comté à l’élection de Miss France ?
En s’y préparant ! J’ai vraiment envie d’aller à la rencontre des francs-comtois, de prendre connaissance de leurs projets, de leurs ambitions, pour pouvoir les représenter de la meilleure manière possible.
Être candidate à l’élection de Miss France, c’est un rêve qui est dans la tête de beaucoup de jeunes filles. Vous y êtes parvenue, qu’est-ce que vous pourriez dire à ces filles qui en rêvent ?
Je leur dirais qu’il faut vraiment se lancer. Miss France c’est un rêve, pour moi la première. Je ne pensais pas forcément pouvoir l’atteindre, mais il faut oser, il faut franchir le pas, se lancer, s’inscrire. Il faut tenter sa chance et honnêtement, on n’a rien à perdre. Parce que même celles qui n’ont pas eu d’écharpes hier soir, ont été très heureuses de cette soirée. C’est une aventure qui nous a toutes fait grandir. Personnellement, je me suis fait onze copines samedi soir, c’était incroyable. C’était une aventure magique, et même pour celles qui n’ont pas eu d'écharpes, l'aventure continue parce qu’elles restent Miss dans leur département toute l’année.
On connaît le nom des huit candidats sélectionnés pour les demi-finales du 57è concours international de jeunes chefs d’orchestre. Après deux jours d'épreuves, les vingt candidats du début de l’épreuve ne sont désormais plus que huit. Cette nouvelle sélection se déroulera tout au long de cette journée au Kursaal ( cet après-midi) et au Théâtre Ledoux ( ce soir, à partir de 20h). Toutes les infos sont à retrouver sur : www.festival-besancon.com
Les huit candidats
Depuis hier et jusqu’au 18 septembre, Thibaut Pinot participe au Tour du Luxembourg. Hier, lors de la première étape, le coureur franc-comtois a terminé dans le Top 10. Il a pris la 9è position. A l’arrivée, Pinot s’est dit rassuré quant à sa performance sur la course et son résultat final. Ce mercredi, un parcours de 186 kilomètres attend les coureurs
A quelques semaines de la reprise du championnat en nationale 1, le BesAC s’est encore rassuré hier soir aux Montboucons. En match de préparation, le groupe de Nicolas Faure s’est imposé sur le score de 76 à 64. Les Bisontins remportent ainsi leur 6ème match de préparation et enregistrent leur 4ème succès de suite.
Cette victoire est loin d’être anecdotique puisque les Alsaciens font partie des formations que le BesAC affrontera cette saison en championnat. Rappelons que la 1ère journée de championnat est programmée le 24 septembre, avec la réception de Chartres.
L’obligation vaccinale pour les soignants et le personnel de santé au contact de patients fragiles (pompiers, ambulanciers, aides à domicile) entre définitivement en vigueur ce mercredi 15 septembre. Pour dénoncer cette situation, un rassemblement se tiendra à 13h sur le parvis de l’hôpital Jean Minjoz à Besançon.
Dans le Jura. L’union départementale CGT a déposé un préavis de grève courant du 14 septembre au 15 novembre. Il est porté par des agents du public et du privé. Les effets du pass sanitaire et les répercussions sur l'emploi inhérentes à sa mise en place sont à l’origine de cette action.