L’étude Pisa vient d'être dévoilée ce mardi 5 décembre par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Tous les trois ans, cette enquête analyse les performances des élèves de 15 ans, avec des tests portant sur la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique. Cette année, l’étude a dévoilé une chute inédite de niveau, avec le score moyen de tous les pays qui est en forte baisse sur un échantillon de 690.000 jeunes évalués dans 81 pays ou territoires. Dans la foulée, Gabriel Attal, le ministre de l’Education nationale, a détaillé une série de mesures pour pallier cette baisse de niveau des plus jeunes. Redoublement, refonte des programmes, groupes de niveau, réforme du brevet ; des mesures pour la plupart contestées ou jugées insuffisantes pour les enseignants et les parents d’élèves.
C’est une chute historique, avec le score moyen de tous les pays qui est en forte baisse. En France, le déclin est encore plus fort avec d’énormes difficultés soulignées en compréhension de l'écrit et en mathématiques. Cette étude qui sert de référence aux gouvernements, a notamment été réalisée à travers un test passé au printemps 2022 par 6.800 élèves en France, tirés au sort parmi des classes de seconde. Quelques heures après la publication des résultats alarmants de cette enquête, Gabriel Attal, le ministre de l’Education nationale, a dévoilé une série de mesures pour pallier la baisse de niveau des collégiens.
Les enseignants décideront du redoublement
Le ministre de l’Education nationale a indiqué qu'il publiera au premier trimestre de 2024, un décret permettant à l'équipe pédagogique d'avoir le dernier mot pour décider du redoublement d'un élève, afin de « lutter contre l’échec forcé d’élèves qui passeraient en classe supérieure malgré de trop grandes lacunes ». Un choix qui était jusqu’à présent, discuté avec les familles. « La question du redoublement est au cœur de l’école depuis plusieurs années. Les recherches ont démonté que le redoublement n’était pas une solution pour la lutte contre l’échec ou la difficulté scolaire. Ce n’est pas par ce biais là qu’il faut lutter contre la difficulté scolaire. Le redoublement accentue les discriminations sociales, et on sait qu’on retrouve chez les enfants qui redoublent jeunes, des difficultés qui persistent plus tard. Et puis, des enfants peuvent très bien avoir des difficultés en CP en lecture, et pour autant ça va bien dans d’autres matières, donc ce n’est pas la solution toujours adaptée » explique Amélie Lapprand, co-secrétaire départementale FSU-SNUipp du Doubs. Dans ses mesures, Gabriel Attal prévoit aussi que les professeurs puissent prescrire à certains élèves des stages de réussite durant les vacances, qui seraient une condition pour ne pas redoubler.
Une refonte des programmes
Le ministre de l’Education nationale a aussi annoncé une refonte des programmes de la maternelle et de l’école primaire. Gabriel Attal souhaite qu’ils fassent une plus grande place à la culture générale, en promettant aux enseignants qu'ils seront moins volumineux. « Les changements de programme, on commence à connaître. Les ministres, depuis quelques années, y apportent des changements, des modifications, des projets spécifiques. Je crois que ce n’est pas la manière dont il faut prendre les choses pour une école avec plus d’égalité entre les élèves. C’est donc de rajouter, auprès des enseignants, une très forte contrainte. Un changement de programme CP-CE2 à partir de septembre, puis le reste du cycle pour l’année d’après. Pour autant, ce n’est pas toujours le fait de changer les contenus ou les compétences à travailler, qui sont la solution pour une meilleure école » indique Amélie Lapprand.
Différents groupes selon le niveau des élèves
Pour lutter contre ces difficultés, le ministre de l’Education national a annoncé la création de groupes de niveau au collège, pour les cours de français et de mathématiques. Gabriel Attal a expliqué qu’à partir de la rentrée prochaine, les élèves de 6ème et de 5ème seront répartis en trois groupes en fonction de leur niveau en français et en maths. Une organisation qui doit s'étendre aux classes de 4ème et de 3ème à la rentrée 2025. Concernant les collégiens les plus en difficulté, une scolarité aménagée pourra être envisagée, où ils pourront bénéficier de plus d’heures en mathématiques et en français, à la place d’une autre matière, en accord avec les professeurs et les familles. « Les groupes de niveau, non. En pédagogie ce qui fonctionne c’est l’hétérogénéité. Des groupes qui rassemblent des enfants en difficulté, on avait abandonné ça depuis quelques années. On a un peu l’impression d’un retour à des méthodes de l’ancien temps qui n’ont pas fait leurs preuves » regrette Amélie Lapprand. Le ministre de l’Education nationale a évoqué la création de postes « pour qu’il n’y ait qu’une quinzaine d’élèves dans le groupe de ceux qui présentent le plus de difficultés ». Une des seules mesures qui converge avec les revendications des syndicats de l’enseignement. « Pour le coup, oui. Il faut la création de postes enseignants pour avoir des groupes moindres et s’attaquer individuellement à la difficulté scolaire de la manière la plus personnalisée possible » souligne Amélie Lapprand.
Gabriel Attal a aussi évoqué la nouvelle méthode dédiée au mathématiques et une épreuve anticipée au bac, la labellisation des manuels scolaire, la réforme du brevet, la suppression du "correctif académique" des notes d'examen, l'intelligence artificielle au lycée ou encore les ajustements liés à la réforme du lycée professionnel. Des mesures qui n’ont convaincu ni les parents d’élèves, certains d’entre eux évoquant la crainte d’une école à deux vitesses. Ni les enseignants, qui déplorent le manque de travail en commun. « Les organisations syndicales n’ont pas du tout été associées à ces mesures. Il n’y a rien qui ressort d’éventuelles négociations, d’un travail commun sur les besoins réels du terrain. Et très clairement, quand on nous annonce qu’on va imposer à toutes les enseignantes et à tous les enseignants une méthode de mathématiques, on le prend très mal. Clairement on remet en question notre liberté pédagogique, qui est essentielle dans notre métier » regrette Amélie Lapprand, co-secrétaire départementale FSU-SNUipp.
Ce mercredi, lors du 3è jour de son procès en appel, le Chilien Nicolas Zepeda, l’assassin présumé de l’étudiante japonaise Narumi Kurosaki, en décembre 2016, à Besançon, a reconnu avoir menti devant la cour d’assises de Haute-Saône. Pour la première fois depuis son périple judiciaire, il a admis s’être rendu dans la résidence de l’étudiante le soir de sa disparition. Les commentateurs y voient une avancée majeure. Le procès se poursuit, jusqu’au 22 décembre prochain, à Vesoul.
Dans le cadre de son plan Climat Air Energie, la Ville de Besançon entend, d’ici 2026, prendre les mesures nécessaires pour consommer 60% d’énergie renouvelable dans les bâtiments publics et diminuer, à hauteur de 20%, ses consommations énergétiques et les gaz à effet de serre.. En parallèle, la cité comtoise continue de développer l’utilisation des énergies renouvelables. C’est dans ce cadre-là que s’inscrivent différents projets, qui trouvent encore plus leur sens avec la crise énergétique que nous connaissons encore. Bois énergie, solaire photovoltaïque, solaire thermique, … les initiatives ne manquent pas. Au total, la Ville a prévu, sur l’intégralité de l’actuel mandat, une enveloppe de 5,9 millions d’euros pour financer son plan sobriété
Focus sur deux projets novateurs
Sur le secteur Granvelle, la production d’énergie se fera par la géothermie. La nappe du Doubs à Granvelle est suffisante pour fournir la ressource nécessaire pour assurer les besoins de chaleur du musée du Temps, du Kursaal et du Théâtre Ledoux. Une reprise des travaux est prévue l’année prochaine.
Par ailleurs, à compter de demain, les travaux pour l’installation d’une première chaudière à bois mobile débuteront à l’école des Beaux-Arts de Besançon. Elle couvrira plus de 80% des besoins en énergie de la structure. Trois autres sites en seront prochainement dotés : la cuisine centrale, le groupe scolaire Jean Zay et la mairie. Ces installations sont transitoires, à terme ces sites seront raccordés au réseau de chaleur urbain. Cependant, la ville ne veut pas attendre la fin des travaux en cours, compte tenu de la hausse du prix du gaz de ces deux dernières années. Le coût de cet investissement s’élève à plus de 1 million d’euros. Cet équipement devrait être mis en place pour une durée de 4 à 5 ans, avant de connaître d’autres destinés. Avec les quatre chaudières la Ville de Besançon entend faire une économie de 124.000 euros environ.
L'interview de la rédaction / Annaïck Chauvet, élue en charge des bâtiments et de l'énregie à la Ville de Besançon
La Ville de Besançon, en partenariat avec le service pénitentiaire d’insertion et de probation du Doubs et la Direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse de Franche-Comté, lance un appel à projets à destination des publics en détention ou en situation d’exclusion. La cité comtoise et Aline Chassagne, l’élue en charge de la culture, veulent intensifier le concept des droits culturels. Faire que l’accès à l’art et à la culture soit un droit fondamental et que sa diffusion et sa pratique participent à la construction de la personne. L’objectif étant de préparer des détenus majeurs ou mineurs à la sortie, à la réinsertion et de se projeter dans une autre image de soi et dans une autre perspective de vie. Toutes les infos sont en ligne sur le site de la ville de Besançon.
Comment candidater ?
Le dépôt des candidatures pourra s’effectuer jusqu’au 31 janvier 2024 pour des projets qui se dérouleront sur deux ans, à partir du 1er avril 2024. La ville de Besançon met sur la table 50.000 euros sur deux ans. Un jury se réunira en février prochain pour sélectionner les projets retenus. Entre cinq et dix projets sont souhaités. La Ville espère pouvoir proposer un large programme, issu de différents champs disciplinaires.
L'interview de la rédaction / Aline Chassagne
La 22è édition du Festival de la Paille sera historique. Pour ce nouveau rendez-vous au pied des pistes de Métabief, Collectif Organisation propose trois jours de fête et de musique. L’évènement se tiendra les 26, 27 et 28 juillets prochains. Le secret aura été bien gardé. Une nouvelle expérience qui s’inscrit dans une volonté de s’adapter aux envies exprimés par le public. A compter de ce jeudi midi, 500 pass trois jours sont mis en vente au prix de 75 euros. Désormais, on attend avec impatience la nouvelle programmation. Pour tout savoir sur l’édition 2024 du Festival de la Paille : www.festivalpaille.fr
Trois syndicats de Météo-France ont déposé un préavis de grève du 4 décembre jusqu’au 7 janvier. Solidaires, FO et la CGT critiquent la réduction des effectifs qu’ils subissent depuis plusieurs années, ainsi que la mise en place d’une réorganisation interne qui « fait la part belle à l’automatisation », d’après le secrétaire général de FO-Météo, Jérôme Lartisant. Pas moins de 150 emplois sont vacants, selon les syndicats. Ces derniers pointent aussi du doigt l’automatisation de la rédaction de bulletins de prévisions météo qui, jusqu’à présent, étaient systématiquement relus par des agents. Les syndicats s’attendent à un conflit qui pourrait durer plusieurs mois.
Selon une étude de l'Agence nationale de contrôle du logement social publiée ce mardi, près 300.000 logements sociaux, soit 6% du parc social, avaient au 1er janvier 2022, une étiquette énergétique F ou G, correspondant aux passoires thermiques. Pour rappel, la loi Climat et résilience de 2021 prévoit d'interdire la mise ou remise en location des logements les plus énergivores. Ceux étiquetés G seront visés à partir de 2025, les F en 2028 et les E en 2034.
Après 2 matchs reportés, les joueurs du Besançon Foot reçoivent l’ASPTT Dijon ce mercredi soir à 20h au stade Léo Lagrange. Les hommes de Benoît Pansier, actuellement 11ème de National 3 avec deux matchs en moins, doivent s’imposer afin de prendre leurs distances avec le bas du classement. L’adversaire du jour compte le même nombre de points que la formation bisontine et apparait en 12ème position. Pour rappel, le dernier match du Besançon Foot dans ce championnat de National 3 remonte au 18 novembre, avec une défaite 1-2 face au F.C Sochaux-Montbéliard 2.
Une mauvaise nouvelle pour les éleveurs. Le gouvernement a relevé, mardi, le niveau de risque « à son maximum » pour la grippe aviaire, obligeant les éleveurs de plein air à confiner leurs volailles. Rappelons que fin novembre, un premier foyer de grippe aviaire avait été détecté dans un élevage de dindes du Morbihan. 27 pays européens ont détecté le virus depuis le 1er août.
Les engins de déneigement étaient de sortie ce matin. Les routes sont enneigées dans le Haut-Doubs. Entre 5 et 6 centimètres de neige ont été constatés sur le 1er plateau, sur un secteur , comprenant les territoires d’Amancey, Evillers, Longeville, Saint-Gorgon-la-Main, Montmahoux et Crouzet-Migette. La circulation est plus aisée en plaine.