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Le mardi 6 juin marquera la 14ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites. L’intersyndicale appelle les manifestants à se rassembler une dernière fois avant l’examen du projet de loi du groupe LIOT visant à abroger cette mesure. Des rassemblements auront lieu en Franche-Comté mais également sur le territoire français.

Le combat continue

Malgré toutes les journées de manifestation, qui n’ont connu aucun aboutissement jusqu’ici, les manifestants souhaitent continuer leur combat. L’espoir de voir cette loi disparaître n’est pas totalement éteint. Faire pression sur le gouvernement avant l’Assemblée nationale du 8 juin est une volonté pour l’intersyndicale.  Les contestataires dénoncent « un gouvernement néo libéral qui ne donne pas la priorité aux sujets les plus importants ». Le laxisme du président concernant les précédentes mobilisations agace les syndicats. Les concernés refusent donc de céder et continueront à exprimer leur mécontentement, même si l’issue de l’assemblée du 8 juin n’est pas favorable.

La mesure de trop 

Les dernières mesures prises par le gouvernement sont décrites comme étant injustes et injustifiées. Le système est aussi critiqué et on demande de redéfinir l’ordre des priorités. Les contestations seront toujours aussi fortes. Ce projet n’est pas le seul élément déclencheur de ces mouvements, mais un ensemble d’autres mesures, allant à l’encontre des volontés des manifestants, qui pousse  à la mobilisation.

 

L’interview de la rédaction : Julien Juif, secrétaire du syndicat Solidaires 25

 

Le syndicat CGT Multiprofessionnel des Retraités de Besançon et environs a adressé une lettre au député du Doubs LREM Éric Alauzet concernant le recul de la retraite à 64 ans. Ce dernier devra se positionner à l’Assemblée nationale, le 8 juin prochain, sur la proposition de loi abrogeant le départ à la retraite à 64 ans, à l’initiative du groupe LIOT. Le collectif insiste sur l’impact de cette réforme sur la santé des travailleurs et espère obtenir la voix de son député.

Selon la CGT, plus de deux millions de personnes ont manifesté ce jeudi 19 janvier 2023 contre la réforme des retraites et le report de l’âge légal de départ à 64 ans. Pour le ministère de l’Intérieur, ce sont plutôt 1,12 million de personnes qui ont défilé dans toute la France. L’intersyndicale a annoncé une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 31 janvier et encourage aux grèves pour la journée du lundi 23 janvier. A Besançon, l’intersyndicale se réunit ce vendredi afin de créer des initiatives et des actions pour agir avant le 31 janvier.

« Je pense que la plupart des citoyens de ce pays ont pris conscience que deux années de plus de départ légal à la retraite, c'est insupportable. Tout le monde a pris conscience qu'il fallait absolument lutter » indique José Avilès, secrétaire départemental de la CGT dans le Doubs. « La mobilisation d’hier prouve l'intérêt général, et que contrairement à ce que dit le gouvernement, il n'y a aucune justice sociale et aucun progrès social dans cette réforme » poursuit le syndiqué. Ce mouvement de contestation d’ampleur a été soutenu, pour la première fois depuis longtemps par les huit principaux syndicats français : la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU et Solidaires. Les grèves ont été très suivies dans tout le territoire. Le taux de grévistes à la SNCF est de 46,3 %. Les syndicats de l’Éducation nationale parlent de 65 à 70 % de grévistes tandis que le ministère évoque seulement 42 % d’enseignants en grève dans le primaire et 34 % dans le secondaire.

« Si on prend, ne serait-ce que le collège des ouvriers et des employés, 25% décèdent avant 62 ans aujourd’hui. Ces catégories de personnes vont cotiser pour une retraite qu’ils ne vont pas toucher, et que certains autres pourront toucher. C'est complètement inégalitaire »

De nombreuses autres actions prévues 

En fin de journée, les syndicats ont annoncé une nouvelle journée de mobilisation. Elle se tiendra le mardi 31 janvier. En attendant, l’intersyndicale encourage aux grèves, notamment le lundi 23 janvier. A Besançon, l’intersyndicale se réunissait ce vendredi afin de prévoir des initiatives et des actions à mettre en place avant le 31. « Il faut qu'on aille voir nos élus qui vont voter cette réforme, mais aussi les citoyens, il faut qu'on fasse des assemblées générales dans nos entreprises, il faut qu'on parle avec tout le monde pour que le 31 soit encore plus fort que la journée du 19 » souligne José Avilès.

 

José Avilès, secrétaire départemental de la CGT dans le Doubs : 

 

La mobilisation interprofessionnelle prévue ce mardi 18 octobre a réuni près de 1200 personnes. Ce sont près de 150 points de rassemblement qui étaient prévus en France, selon la CGT, qui organisait cette journée avec les syndicats FO, Solidaires et FSU et les organisations de jeunesse. Pour une hausse des salaires, contre les réquisitions de grévistes dans les raffineries : de nombreux secteurs avaient déposé des appels à cesser le travail. Le cortège a démarré place Pasteur pour se diriger vers la Préfecture et l’Esplanade de la mairie.

 

 

Rachel Messousse, secrétaire générale de l'union départementale FO du Doubs : 

 

José Avilès, secrétaire générale de la CGT sont au micro de la rédaction : 

 

 

A l’appel du collectif intersyndical action sociale et médico-social, CGT, SUD, FO, FSU, un rassemblement des travailleurs du secteur social et médico-social se tenait ce mardi à 11h00 devant la gare Viotte de Besançon, afin de réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail.

Après une journée d’action qui avait eu lieu le 7 décembre, ils sont à nouveau en grève et dans la rue. Parmi leurs revendications, les syndicats demandent une augmentation de 300 euros de tous les salariés de l’ensemble des professionnels du social et médico-social, intégrant les 183 euros mensuels du Ségur et sans contrepartie. Ils souhaitent aussi que leurs droits soient garantis par les conventions collectives et statut. Cette grève était également l’occasion de se mobiliser pour les acquis sociaux et l’amélioration des conditions de travail pour permettre un accueil et un accompagnement de qualité.

Dans la région, d’autres actions étaient prévues ce 11 janvier, comme à Trévenans dans le Territoire de Belfort ou les professionnels médico-sociaux devaient se rassembler.

Dans le cadre de la journée nationale d’action du 4 décembre à l’initiative des collectifs d’usagers de la santé, relayée par l’appel unitaire des organisations de la santé signataires, le syndicat SUD Santé Sociaux du Doubs organise et convie tous les professionnels de la santé et les usagers du Département, à un “débat public“ qui aura lieu ce samedi de 12h30 à 14h place des Droits de l’Homme à Besançon.

 

Un appel local devenu national

D’abord initié par un collectif d’usagers de la santé basé en Mayenne qui se rendait compte que la santé et l’hôpital étaient en difficulté, cet appel local s’est transformé en un appel national. Petit à petit, des organisations syndicales et des collectifs de santé se sont rassemblés pour devenir un appel unitaire national d’action, qui a vocation de défendre le système de santé et l’hôpital public. Le point central se déroulera à 13h à Paris, mais au niveau local des choses se sont rapidement mises en place. « Sud Santé Sociaux, avec d’autres organisations syndicales, a décidé d’appeler les gens et les professionnels de santé à venir ce samedi 4 décembre de 12h30 à 14h, place des Droits de l’Homme. Nous allons organiser un débat public sur la santé, sur les conditions de travail à l’hôpital public, et sur notre capacité à avoir accès aux soins. On sait qu’aujourd’hui c’est de plus en plus difficile d’avoir un accès correct et d’être pris en charge correctement dans l’hôpital public. Les exemples ne manquent pas pour se rendre compte que la situation est délicate » souligne Marc Paulin, infirmier au CHU Minjoz et délégué syndical à Sud Santé Sociaux.

 

Quelles en sont les attentes ?

« On est assez raisonnables » confie Marc Paulin. « On attend que les gens prennent conscience que si vous êtes malade, si par exemple vous faites un infarctus ou un AVC, à l’hôpital on va vous trimballer de chambre en chambre, et on aura du mal à vous prendre en charge correctement. On baisse le pourcentage de chance de s’en sortir, de se guérir. C’est ce qu’il se passe à Paris aujourd’hui avec la prise en charge des AVC, et c’est ce qu’il se passe en France en pédiatrie avec les enfants qui ont des bronchiolites. Il est fort possible, des médecins le disent, des grandes pontes, que bientôt le système va s’effondrer. C’est-à-dire qu’on ne pourra plus faire face à l’afflux de patients à l’hôpital public. On en est là. On aimerait que les gens en prennent conscience, et qu’ensemble, on fasse pression sur notre gouvernement pour un plan d’urgence pour l’hôpital public ».  

Comme elles le font deux fois par an, l’Union locale CGT de Pontarlier et l’Union départementale du Doubs de ce même syndicat vont à la rencontre des salariés saisonniers. Deux rendez-vous sont prévus : ce jeudi à Métabief et ce vendredi, à Besançon. Le syndicat explique que « les saisonniers font partie des salariés les plus précaires après les salariés « ubérisés ». C’est la raison pour laquelle le syndicat sort de ses murs pour les sensibiliser à leurs droits. A Métabief, l’opération débutera à 9h30 au pied des pistes. A Besançon, le syndicat sera présent dès 9h30 également sur la place Pasteur.
Distribution du guide des droits des saisonniers

Chaque saisonnier démarché se verra remettre le guide des droits des saisonniers qui lui permettra de prendre connaissance de ses droits au travail. José Avilès déplore que depuis les mesures prises par Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était aux responsabilités, les directives et les obligations ont été allégées. La vigilance est d’autant plus grande que ces jobs, qui étaient considérés il y a quelques années encore comme des occupations estivales, sont devenus des emplois « alimentaires ».

Difficile de rencontrer tous les saisonniers. Néanmoins, à l’issue de ces deux journées d’action, la CGT pense pouvoir échanger avec au moins 600 interlocuteurs.

L'interview de la rédaction / José Alvilès, secrétaire départemental de la CGT