Le Centre Athenas situé à l’Etoile dans le Jura a pour vocation de remettre sur pied des animaux sauvages impactés par les activités humaines, et qui ne pourraient pas survivre dans le milieu naturel sans l’intervention du centre et de ses bénévoles. Il y a quelques jours, le Centre Athenas a saisi 7 chardonnerets victimes de chasse à la glu chez un éleveur et destinés au trafic. Nous nous sommes entretenus avec Gilles Moyne, le directeur du centre Athenas, pour évoquer le trafic d’espèces, le troisième trafic le plus lucratif après celui des armes et de la drogue.
Des décisions encourageant au trafic
Il y a quelques mois, les habitants de la commune de Métabief s’étonnaient de la présence d’un étrange félin au sein du village. Selon les premières observations, il est apparu que ce dernier serait un serval, un félin que l’on trouve en Afrique de l'Est et de l'Ouest, ainsi qu’au nord du Sahara. Fausse alerte, il s’agissait finalement d’un savannah, un croisement entre un serval et un chat domestique. Il a été capturé le mardi 30 août 2022 en début de matinée par les personnels de l'OFB, à l’aide d’une cage piégée avec de la nourriture. A cette époque, Gilles Moyne, le président du Centre Athenas redouait un trafic d’espèces à proximité. La vente de savannah serait particulièrement juteuse et engendrerait le déploiement d’élevages illicites dans la région. La proximité d’aéroports favoriserait aussi ce marché. Et puis, il y a quelques jours, le Centre Athenas regrettait que la DREAL et la direction de l’OFB « aient pesé de tout leur poids pour le transfert en captivité à vie d’un caracal et d’un serval » deux félins sauvages qui leur avaient été confiés. « En les maintenant dans un circuit de profit (zoos) ils contribuent à conforter les trafiquants » explique l’association. Selon Gilles Moyne, l’administration s’est efforcée de faire modifier des décisions de justice pour condamner ces animaux à la captivité, alors qu’ils avaient « toutes les opportunités pour les faire transférer en sanctuaire en Afrique du Sud, ou même de les relâcher grâce à un partenaire qui est spécialisé dans ce type d’opération ».
« Un tas de bâtons nous ont été mis dans les roues. C’est regrettable, ça peut être perçu comme un encouragement au trafic. En tout cas, c’est un quitus donné à la captivité à vie et ça ne nous satisfait pas » indique Gilles Moyne.
Un marché illicite
Plus récemment, 7 chardonnerets (une espèce de passereaux) victimes de capture à la glu, pour le trafic, ont été saisis chez un éleveur et confiés au Centre Athénas par décision de justice. Après 1 mois de remise en forme, ils ont pu être relâchés. « Parfois, les gens considèrent que ce n’est pas très grave de capturer des petits oiseaux comme ça. Mais ils font partie de la biodiversité, ce sont des espèces protégées, et on ne peut pas les capturer selon son bon gré ». La plupart du temps, ces oiseaux sont utilisés soit pour la reproduction, soit pour créer des hybrides (des animaux issus de l'accouplement de deux êtres vivants d'espèces différentes), et revendus ensuite. Ces oiseaux sont monnayés à un prix assez important sous le manteau.
« Quand on parle du trafic d’animaux, les gens s’imaginent des peaux de panthères, des défenses d’éléphants. Mais la faune métropolitaine est abondamment trafiquée. À la fois par des gens qui la capture pour la vendre, et aussi par des gens qui reproduisent. Dans les deux cas, c’est illégal. C’est par exemple le cas des tortues d’Hermann. Dans certains établissements qui ont pignon sur rue, on a pu constater que des animaux sont détenus pas tout à fait légalement. C’est une activité commerciale sous-marine importante » déplore Gilles Moyne, le président du centre Athenas.
Gilles Moyne, le président du centre Athenas :
Suite à une forte tension constatée localement sur les lits et sur l’activité d’urgence et en raison des difficultés rencontrées en matière de recrutement, le centre hospitalier de Pontarlier se déclare en plan blanc. Dans ces conditions, l’établissement se recentre sur ses fonctions de soins et d’urgence.
Les hospitalisations pour des motifs sociaux ne pourront pas être réalisées. L’établissement prévient qu’aux urgences les prises en charge seront priorisées. Les urgences vitales restent bien évidemment prioritaires. Pour les autres situations, il convient de s’adresser en priorité à la médecine de ville. Contacter votre médecin traitant ou le 39.66 en dehors des horaires habituels.
C’est une première en France et à Besançon. Ce dimanche, le gymnase des Orchamps accueillera la première manche de la Coupe de France indoor de Dragon Boat. C’est tout logiquement que ce premier rendez-vous, qui se déclinera en deux autres étapes, d’ici le printemps prochain, se déroule en terre bisontine. Cela fait désormais presque 25 ans que le SNB canoë-kayak a intégré cette discipline en son sein. Car oui, c’est bien au SNB que revient l’organisation de ce premier rendez-vous.
Pour cette première manche, quinze équipes mixtes se défieront. Elles seront en mesure de présenter six compétiteurs (trois garçons et trois filles) qui s’affronteront sur des manches de 12 minutes en relais. Soit 2 minutes par personne. Le SNB y voit une compétition intéressante. Elle permet à ses compétiteurs de poursuivre leur préparation et de porter le dossard durant la période hivernale, où les challenges sont arrêtés. « Cela reste quelque chose d’artificielle. Les sensations ne sont pas les mêmes que sur l’eau, mais cela permet de travailler la technique et de performer » explqiue Rodolphe Guilhaumond, le président du SNB.
Le public est invité à découvrir et assister à cette rencontre sportive. Le rendez-vous est fixé ce dimanche 22 janvier, à partir de 10h, au gymnase des Orchamps.
L'interview de la rédaction : Rodolphe Guilhaumond, président du SNB.
Plusieurs rassemblements pour s’opposer au projet de loi de réforme des retraites se tiendront ce jeudi. A Pontarlier, l’intersyndicale invite les salariés à se mobiliser. Le rendez-vous est fixé à 12h30 sur la place d’Arçon. En choisissant cet horaire, les syndicats espèrent que le taux de participation sera important. C’est un véritable test que passent ce jeudi les syndicats et les opposants au projet de loi gouvernemental.
Une chose est certaine, le monde syndical affiche une union totale. Il demande clairement « le report de l’âge légal de départ à la retraite et de l’augmentation du nombre de trimestres ». « Le gouvernement est peut-être déterminé, mais nous le sommes aussi » explique Beatrice Schuh-Neff de la CFDT à Pontarlier. Et de conclure : « les gens sont bien descendus dans la rue pour la Coupe du Monde de football, qu’ils fassent la même chose pour se battre pour leur retraite et celle de leurs enfants. Tout le monde est concerné ».
L'interview de la rédaction / Béatrice Schuh-Neff
Ce jeudi 19 janvier, à 20h, à la salle annexe de la salle des fêtes du Russey, le Parc naturel Doubs Horloger, dans le cadre du dispositif « un ciel étoilé pour le Doubs Horloger », organise une réunion d’échange et de concertation sur l’extinction de l’éclairage public. A travers cette démarche, preuves à l'appui, la structure veut rassurer et expliquer l’importance de franchir le pas. Sur ce périmètre, composé de 94 communes, vingt ont accepté d’éteindre leur éclairage public une partie de la nuit. Les élus et la population ont compris les économies qui pouvaient en résulter et les impacts positifs que cela engendre sur l’environnement et la santé.
Au Russey, du 1er au 28 février, la commune va expérimenter l’extinction de l’éclairage public, de minuit à 5 heures, à l’échelle du quartier résidentiel des Rondeys. Pour rassurer les acteurs de la commune du Haut-Doubs, les élus et les techniciens du Parc naturel ont fait intervenir la gendarmerie et une astrophotographe demain soir lors de la réunion publique. Une balade dans le quartier concerné est également programmée.
L'interview de la rédaction : Inès Maire-Amiot, chargée de mission transition énergétique et mobilités au Parc naturel Doubs Horloger.
13.000 euros. C’est la somme qui a été récoltée par la Ville de Pontarlier lors de l’édition 2022 de la Crazy Pink Run, organisée lors de l’opération Octobre Rose, qui sensibilise au dépistage du cancer du sein. Huit associations ont pu en profiter. Parmi lesquelles : la Ligue contre le Cancer, OncoDoubs, le CHI de Haute-Comté ou encore un bracelet contre le cancer.
La journée de contestation contre la réforme des retraites sera-t-elle bien suivie ? Difficile de répondre à cette question très précisément. Seule certitude, les secteurs des transports et de l’éducation nationale seront particulièrement mobilisés. D’ores et déjà , il est annoncé que 103 écoles du département du Doubs seront fermées ce jeudi. Des dizaines d’autres ne fonctionneront que partiellement. Un taux de gréviste compris entre 60 et 70% est prévu dans les écoles du département du Doubs.
Les écoles fermées
Les Auxons
Beure
Fuans mat
Granvelle mat Besançon
Sombacour
Butte mat Besançon
Vorges les Pins
Frasne mat
Bataille mat Grand Charmont
Artois mat Besançon
Jougne
Levier
Curie mat Besançon
Valdahon Lavoisier mat
Vermondans élem
Taillecourt
Vuillafans
Les Ecorces
Prairie élem Montbéliard
Jean Moulin Vieux Charmont
Goux les Usiers élem
Les Estelles Mandeure
Roset Fluans
Chamesol élem
Acacias mat Audincourt
Courbet mat Ornans
Picardie mat Besançon
Champagne mat Besançon
Champagne élem Besançon
Vauthier mat Pontarlier
Vauthier élem Pontarlier
Vuillecin
Dommartin
La Cluse et Mijoux
La Chaux
Petit Chênois
Vieilley
Citadelle mat Montbéliard
Citadelle élem Montbéliard
Berne Seloncourt
Poilus mat Montbéliard
Myosotis mat Voujeaucourt
Pergaud Pontarlier
Jules Ferry élem Besançon
Arbouans
Liesle
Les quatre départements francs-comtois sont en vigilance jaune « neige et verglas ». Quelques flocons sont encore possibles en altitude cet après-midi. L’accalmie est prévue en soirée. Du côté des températures, prévoyez des valeurs comprises entre -1 et 3° au meilleur de la journée.
Thomas Lhomme est un jeune de 21 ans originaire d’Etrepigney dans le Jura, en première année de master préparation physique à Lyon. Depuis son plus jeune âge, Thomas est un fidèle spectateur de l’émission Ninja Warrior, et s’est toujours demandé ce qu’il serait capable de réaliser face à ces épreuves. Une fois la majorité atteinte, le jeune homme s’est inscrit au casting et a été retenu parmi les milliers de participants. Il décrit une super expérience, une aventure humaine chaleureuse, avec une belle entraide entre les participants pour faire face ensemble au parcours périlleux de l’émission. Il sera possible d’assister à sa performance le 28 janvier prochain.
Un rêve d'enfant
« Cette émission, je la regarde avec mes parents depuis qu’elle existe, depuis que je suis petit » indique Thomas. « Et je me suis toujours demandé ce que serais capable de faire si j’étais à la place des participants » poursuit le jeune athlète. C’est donc une fois la majorité atteinte que le « Ninja du Jura », comme l’appelle sa famille, s’est décidé à franchir le pas. C’est après plusieurs mois d’attente qu’il est contacté par la production au début de l’année 2022, afin de passer une sélection à Paris. Parmi plus de 10.000 candidats et après 3 castings, il est sélectionné pour participer au tournage de l’émission qui s’est déroulée à Cannes du 28 mars au 7 avril dernier. Une aubaine pour le jeune homme, amoureux du sport. Depuis qu’il sait marcher, le jurassien touche à toutes les disciplines, et pratique très régulièrement l’escalade, le tennis et le judo. D’ailleurs, il envisage de devenir préparateur physique pour athlètes de haut niveau.
Une superbe aventure
« Je pensais que tout le monde serait en concurrence directe pour essayer de faire la meilleure performance. Mais j’ai été assez surpris de l’entraide qui régnait sur le parcours et le lieu de tournage. Cela alors même que les gens ne se connaissaient pas. C’était une super ambiance en tout cas. Tout le monde se soutenait pour réussir le parcours » explique Thomas. Car oui, pour remporter Ninja Warrior, il faut parvenir au bout de plusieurs parcours, en franchissant tous les obstacles sans tomber, afin d'enclencher un buzzer situé au bout du parcours, et si possible en un minimum de temps. Toute erreur est éliminatoire, et sauf exception, il est impossible de recommencer un obstacle. Les candidats n'ont donc, dans les faits, qu'un seul essai. « C’est une super expérience. Je sors de l’émission avec plusieurs amitiés qui se sont créées, et que je vois régulièrement. On partage aussi le sport de ninja qui commence à se développer » souligne Thomas. Cette année, des nouveautés seront à découvrir sur le parcours, comme la tyrolienne que l’on a déjà pu apercevoir lors des primes précédents, mais aussi la Memory Tower, et d’autres surprises. Pour assister à la prestation de Thomas, rendez-vous le samedi 28 janvier à 21h10 sur TF1.
On a appris ce mercredi matin que l’agresseur présumé du 1er adjoint de la commune de Doubs doit être présenté ce jour en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Besançon. Hier, mardi, il aurait donné un coup de poing à l’élu doubien qui venait lui demander de cesser les dérapages qu’il pratiquait sur un parking de la commune du Haut-Doubs. La victime a été hospitalisée. Cette agression est la énième à l’encontre d’un élu de la République française qui s’emploie à faire respecter la loi et les règles de vie collective sur son territoire. Affaire à suivre.