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À l’approche des élections municipales, le Collectif Mobilités du Haut-Doubs publie une lettre ouverte adressée aux élus nationaux, au préfet de Bourgogne-Franche-Comté, au président de la Région, aux candidats aux municipales ainsi qu’aux habitants du territoire. L’objectif : alerter sur le manque de liaisons ferroviaires et proposer des solutions pour améliorer les mobilités dans le Haut-Doubs et ses relations transfrontalières.

Un collectif né dans le contexte des municipales

Créé dans le cadre de la campagne des élections municipales, le Collectif Mobilités du Haut-Doubs rassemble plusieurs associations engagées dans les questions de transport, dont la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports). Le collectif explique vouloir promouvoir des mobilités plus rationnelles et plus sûres, organisées à l’échelle de l’ensemble du Pays du Haut-Doubs. Cette prise de parole intervient également pour « faire une mise au point » après la diffusion d’informations jugées erronées dans certains médias et sur les réseaux sociaux concernant les liaisons ferroviaires du territoire.

Selon le collectif, la réflexion sur les mobilités doit dépasser le cadre communal et associer les communautés de communes, la Région Bourgogne-Franche-Comté, les entreprises de transport ferroviaire françaises et étrangères, ainsi que les autorités françaises et suisses. Les différentes offres de transport — trains internationaux, TER, bus Mobigo et bus TransN suisses — doivent être pensées de manière complémentaire et coordonnée, en intégrant également les mobilités actives comme le vélo et la marche.

Six propositions pour améliorer les liaisons ferroviaires

Dans sa lettre ouverte, le collectif formule six propositions concrètes pour renforcer les dessertes ferroviaires. La première concerne le retour d’un quatrième TGV Lyria entre Paris et Lausanne. Le collectif estime que cette circulation devrait permettre une correspondance efficace à Frasne vers Neuchâtel via Pontarlier.

Deuxième proposition : créer un TER Bourgogne-Franche-Comté au départ de Pontarlier, permettant une correspondance à Dole avec le TGV de 6 heures afin d’arriver à Paris avant 9 heures. Cette solution offrirait en outre une tarification plus accessible. Le collectif souhaite sa mise en place dès 2027, au plus tard en 2028.

Concernant les relations transfrontalières, il propose que le deuxième train de retour de Vallorbe le soir ait son terminus à Pontarlier, et non plus à Frasne, dès le service annuel 2027. Le TER Pontarlier-Dole de 18 h 19 devrait néanmoins être maintenu pour conserver une correspondance avec le TGV vers Paris.

Désengorger la N57 et faciliter les déplacements des frontaliers

Le collectif insiste également sur la nécessité de renforcer les liaisons ferroviaires pour désengorger la nationale 57, régulièrement saturée aux heures de pointe. Il propose ainsi la mise en place d’au moins trois allers-retours quotidiens entre Pontarlier et Vallorbe, le matin entre 5 h et 8 h et le soir entre 17 h et 19 h, afin de répondre aux besoins des travailleurs frontaliers se rendant vers Lausanne ou la Vallée de Joux.

Le collectif pointe aussi le manque de liaisons le week-end : aujourd’hui, aucun train ne circule entre Pontarlier et Vallorbe du vendredi matin au lundi matin, une situation jugée pénalisante pour les étudiants et le tourisme. Enfin, il demande la mise en place de liaisons ferroviaires Pontarlier – Travers – Neuchâtel, permettant un accès direct au réseau ferroviaire suisse.

Un enjeu pour la transition écologique et la qualité de vie

Pour le collectif, ces améliorations sont indispensables dans un territoire où la qualité de vie est « fortement impactée par des bouchons devenus insupportables ». Les associations souhaitent ainsi sensibiliser les États, les autorités organisatrices de la mobilité, la Région Bourgogne-Franche-Comté, les élus locaux et les citoyens au manque de liaisons ferroviaires régionales et transfrontalières.

Selon elles, le développement du rail constitue un levier essentiel pour la transition énergétique, la vitalité économique du territoire et l’amélioration du quotidien des habitants du Haut-Doubs.

Encore pour deux week-ends en mars  â€” les 14 et 15 et les 28 et 29 mars — l’offre TRAIN Mobigo est adaptée sur les lignes Belfort–Lyon, Dole–Pontarlier et Dole–Saint-Claude. En raison de travaux réalisés par le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire dans le secteur de Mouchard, certaines circulations ferroviaires sont temporairement interrompues.

Pour assurer la continuité des déplacements, un maximum de trains sera maintenu sur les sections où la circulation reste possible. Des cars de substitution, en complément de l’offre Mobigo régulière, sont également mis en place sur les liaisons Besançon Viotte – Lons-le-Saunier et Dole – Andelot – Pontarlier (nombre de places limité).

Avant de voyager, il est recommandé de vérifier vos horaires :

  • par téléphone au 03 80 11 29 29 du lundi au vendredi,
  • sur l’application Mobigo,
  • ou sur les sites viamobigo.fr et TER Bourgogne-Franche-Comté.

Le député de l’Yonne et président du groupe RN au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, dénonce la campagne de sensibilisation de la Région Bourgogne–Franche-Comté intitulée « En cas d’agression : brisez le silence ». Selon lui, cette initiative relève davantage de la communication que d’une véritable réponse à l’insécurité dans les transports. L’élu appelle à la création d’une Brigade régionale de sécurité dans les TER, composée d’agents armés et assermentés, pour renforcer la présence sur les lignes jugées sensibles.

Les élus du Département du Doubs ont adopté à l’unanimité un vœu demandant le rétablissement du quatrième aller-retour quotidien du TGV Lyria entre Paris et Lausanne via le Jura.

Pour la collectivité, « cette liaison ferroviaire est stratégique pour l’attractivité et l’économie du Haut-Doubs Â». Le Département appelle la SNCF, les Chemins de fer fédéraux suisses et Lyria à rétablir cette desserte.

Les élus demandent également « aux États français et suisse d’accélérer les discussions afin de moderniser les liaisons ferroviaires transfrontalières, notamment sur les axes Frasne–Pontarlier–Neuchâtel et Frasne–Vallorbe–Lausanne Â».

La Région Bourgogne-Franche-Comté lance une campagne de sensibilisation à la sécurité dans les trains et les gares du réseau Mobigo. Objectif : rappeler l’existence du numéro d’alerte national SNCF, le 3117, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En cas d’agression, de harcèlement, de vol ou de malaise, les voyageurs peuvent appeler le 3117 ou envoyer un SMS au 31177 pour une prise en charge rapide. Un message clair : en cas d’agression, brisez le silence. Chaque signalement compte pour renforcer la sécurité de toutes et tous.

Le rétablissement du 4ᵉ TGV Lyria Paris–Lausanne par le Jura progresse. Une première réunion s’est tenue au Sénat avec la SNCF, des élus franc‑comtois et le collectif d’usagers. La SNCF lance une étude de faisabilité, attendue pour mi‑avril. Supprimée en 2019, cette desserte est jugée essentielle et rentable. La mobilisation citoyenne dépasse déjà les 4 000 signatures. Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/r%C3%A9tablissons-le-4%C3%A8me-tgv-lyria-quotidien-paris-lausanne-via-le-jura?recruiter=1351767237&recruited_by_id=c34b4c50-77e6-11ef-aaa7-07dc5a87aa9e&utm_source=share_petition&utm_campaign=petition_dashboard&utm_medium=copylink

Dole Tourisme relance cet hiver ses excursions sur la Ligne des Hirondelles, de Dole à Morez. Six dates sont proposées entre le 3 février et le 10 mars, avec deux formules au choix : raquettes à neige avec guide ou découverte des savoir‑faire avec visite du musée de la Lunette et halte gourmande à la fromagerie de Morbier. Tarifs à partir de 82 euros. Réservation obligatoire auprès de Dole Tourisme.

Renseignements et réservations auprès de Dole Tourisme, 6, place Grévy – 39100 DOLE – tél : 03.84.72.11.22. Réservation obligatoire au plus tard 8 jours avant le départ

SNCF Voyageurs active une nouvelle tranche de son marché TGV M en commandant 15 rames supplémentaires à Alstom, pour un investissement estimé à 600 millions d’euros. Cette série viendra renforcer le programme Avelia Horizon, désormais porté à 160 rames. Cet investissement permettra de renforcer notamment son offre entre la France et la Belgique. La production fera travailler plusieurs sites du constructeur, dont Ornans, chargé des moteurs, et Belfort, où seront assemblées les motrices. Les livraisons sont attendues à partir de 2029.

Le rétablissement d’un quatrième aller‑retour Paris–Lausanne avance. Dans un communiqué de presse commun, le Député Eric Liégeon et le Sénateur Jacques Grosperrin annoncent avoir obtenu un rendez‑vous le 3 février prochain avec Éric Dehlinger, directeur général de Lyria, et Romain Desaix, représentant du PDG de la SNCF. Objectif : « défendre une desserte jugée essentielle à la vitalité économique du département Â». Les responsables assurent rester « attentifs et vigilants » jusqu’au bout du dossier.

La FNAUT Arc Jurassien salue l’investissement de 12 millions d’euros voté par la Région pour maintenir, trois ans encore, l’exploitation de la ligne des Hirondelles.
Mais l’association prévient : ce financement n’est qu’un sursis. Elle appelle l’État et les collectivités à bâtir dès maintenant un vrai plan d’avenir.
La FNAUT dénonce aussi la fermeture prématurée de la liaison Saint‑Claude–Oyonnax : en 2026, cela fera neuf ans que les deux villes ne sont plus reliées par le rail, sans projet de réactivation.