A Besançon, le Collectif de défense de santé du Doubs ne se fait guère d’illusions sur le futur projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, « tant les besoins, notamment en termes financier, sont importants ». Le collectif dresse un bilan alarmant sur le CHU Minjoz, avec la perte de 59 lits d’hospitalisation. Par ailleurs, selon ce même interlocuteur, sur les 1025 lits restant, 143 sont actuellement fermés par manque de personnel. Ce qui représente 25% de lits en moins depuis 2017.
A compter du 8 novembre, et jusqu’au 19 novembre, la ville de Morez organise la deuxième édition de la semaine Epicéa, dont l’objectif est de favoriser l’échange et le partage entre les générations. Cette année, le thème est « ensemble, créons des liens ». Cette année encore, seniors et jeunes se rassembleront pour partager leurs savoirs et leurs idées au cours d’ateliers. Au programme : la découverte du patrimoine morézien, des jeux adaptés à tous les âges, un Escape-Game, du théâtre et un atelier cuisine. N’hésitez pas à contacter la Ville de Morez pour obtenir de plus amples informations.
Le Sybert indique que, comme à l’accoutumée, l’ensemble des éco-centres qu’il gère sera fermé le samedi 11 novembre, jour férié. Par ailleurs, l’éco-centre de Besançon-Tilleroyes sera exceptionnellement fermé le dimanche 12 novembre. Il rouvrira, selon ses horaires, le lundi 13 novembre.
Après son passage sur la Grande-Bretagne, la tempête Ciaran s’abat désormais sur la France depuis mercredi soir. Elle a commencé par toucher la partie nord-ouest de l’hexagone, en passant par l'ouest de la Bretagne et le Cotentin, qui ont subi des rafales de vent records avoisinant les 200km/h. Au moins une personne a été tuée et seize autres ont été blessées, selon le dernier bilan communiqué par le ministère de l’Intérieur.
Le BesAC a montré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs mardi soir au Palais des Sports Ghani Yalouz. Certes, les basketteurs bisontins ont pris 91 points, mais ils sont parvenus à tenir tête au leader Andrézieux, en s’imposant sur le score de 102 à 91. Transcendé par un Palais des Sports acquis à sa cause et remobilisé après les causeries d’avant match, le collectif a retrouvé des couleurs et a surtout quitté les profondeurs du classement qu’il occupait avant la rencontre. « Notre équipe a beaucoup de possibilités. Elle a du talent offensif. Quand on décide de mettre l’énergie au service du projet défensif, cela se transforme par une victoire » explique Joseph Kalambani, le coach bisontin.
Confirmer samedi soir
La réaction tant attendue a eu lieu. « J’attendais une bonne réaction de mes joueurs. Ce fut le cas dès les premières minutes. Nous avons terminé le premier à quart-temps à 30-11. Ce qui montre bien notre détermination ». Le technicien bisontin regrette cependant le relâchement de son collectif au retour des vestiaires avant la deuxième période. « C’est là-dessus qu’il faut que l’on travaille » ajoute-t-il. Le BesAC doit confirmer ce bon résultat et ne pas retomber dans ses travers. Cette confirmation passe par un bon résultat ce samedi à Avignon.
L'interview de la rédaction : Joseph Kalambani
Jusqu’au 4 février, le Musée Gustave Courbet d’Ornans présente l’exposition « Delacroix s’invite chez Courbet ». Pour la première fois à Ornans, plus de 60 œuvres de Delacroix sont présentées. Une immersion dans la vie artistique et privée du peintre, à la rencontre d’œuvres souvent méconnues, qui feront toute la lumière sur la psychologie « plurielle et complexe » de ce dernier. Ce rendez-vous est également un formidable trait-d’union entre Courbet et Delacroix. Deux artistes, talentueux et majeurs du 19è siècle, qui ne s’appréciaient guère. Et ce, même si chacun d’eux reconnaissait le travail de l’autre.
Comme chaque année et pendant plusieurs semaines, les sapeurs-pompiers du Doubs sonneront à votre domicile pour vous proposer leur calendrier. Il n’y a aucune obligation de l’acheter et le montant de la participation est libre. Quelques petits rappels pour être sûr et certain qu’il s’agisse bien d’un sapeur-pompier : la personne porte l’uniforme, elle dispose d’une carte officielle indiquant son appartenance au corps des sapeurs-pompiers et vous pouvez demander à la voir, et enfin, cette personne ne cherche pas à rentrer dans votre logement. L’argent récolté revient à l’Amicale de la caserne, en servant à payer des assurances supplémentaires protégeant les sapeurs-pompiers actifs et les vétérans. Il permet aussi de financer des temps de cohésion et de loisirs, ainsi que d’améliorer les locaux utilisés quotidiennement par les agents.
L’avocat bisontin Randall Schwerdorffer publiait son troisième ouvrage mercredi dernier. Intitulé « Itinéraire d’un avocat hors norme », ce livre revient sur dix affaires criminelles qui ont secoué la région, et parfois même la France entière. On y retrouve l’assassinat d’Aurélia Varlet, la disparition de Narumi Kurosaki ou encore la célèbre affaire Jonathan Daval. La rédaction s’est entretenue avec l’avocat bisontin, qui nous explique les raisons qui l’ont poussé à écrire ce livre.
Bonjour Me Schwerdorffer. Le 25 octobre dernier sortait votre nouvel ouvrage « Itinéraire d’un avocat hors norme ». Quelles sont les raisons qui vous ont amené à écrire ce troisième livre, et comment le présenteriez-vous ?
"Les raisons sont multiples. D’abord le plaisir d’écrire et de partager l’expérience que sont les affaires criminelles. Il y a beaucoup de choses à tirer de chaque affaire criminelle, beaucoup d’enseignements. J’ai même un détenu qui m’a dit il n’y a pas longtemps : « Si j’avais lu votre premier livre, je n’aurais peut-être pas tué ma compagne ». Vous voyez, comme quoi ça provoque des réflexions. Et c’est passionnant. Deuxièmement, c’est aussi l’occasion de faire un constat de ce qui se passe dans les tribunaux. Sur la façon dont les affaires sont jugées. C’est l’occasion de dénoncer certaines choses, notamment certaines dérives sociétales. Et enfin, l’occasion de donner la parole à d’autres avocats, qui comptent beaucoup au niveau régional, qui sont très compétents, mais qu’on ne voit jamais sur les plateaux de télévision."
Vous parlez sans doute de Me Bruno Nicolle, qui a réalisé une préface, ainsi que Me Jean-Marc Florand, à la postface ?
"Exactement. Pour avoir leur vision du métier, pour avoir parfois leur analyse. Mais également d’autres confrères à qui on a posé des questions, et qui ont répondu en toute liberté, en donnant leur avis, et ce sont des confrères avec qui je travaille, donc que je connais. Ce sont des vrais professionnels de la Cour d’Assises. Parfois sur les plateaux télés on voit des gens parler d’affaires criminelles mais qui ne savent même pas ce que c’est. Là, on a des gens plongés du soir au matin dans des affaires criminelles."
Dans votre livre, on retrouve de très nombreuses affaires criminelles justement. C’était important pour vous, des les relater en apportant votre expérience et votre vécu ?
Oui. C’est important, parce que toutes ces affaires ont été suivies dans la presse au niveau régional, voire certaines au niveau national. Et je ne donne pas l’éclairage du journaliste. Je donne l’éclairage de l’avocat de la défense, avec mon analyse d’avocat de la défense, avec du recul sur l’affaire et le procès.
Les premiers chapitres de ce livre sont consacrés à différents types de crimes. Il est important, aujourd’hui, se savoir bien faire la distinction ?
Pour nous, beaucoup d’avocats pénalistes, on considère qu’on doit continuer à distinguer les mobiles qui conduisent une personne à passer à l’acte criminel. Que ce soit une femme ou un homme. On est très conscients qu’aujourd’hui, dans la société, on refuse cette discussion. Il y a une espèce de censure sur certaine discussion qu’on peut avoir. On veut tout englober dans le terme féminicide. Sans aucune analyse particulière, et c’est grotesque. Parce qu’il y a plusieurs types de mobiles qui conduisent au crime. Récemment, on a plaidé dans une affaire où on était partie civile. Un homme a tué sa femme en simulant un suicide, pour percevoir l’assurance vie, et pour mettre à sa place sa maîtresse. Ici, le mobile est crapuleux, il est extrêmement lourd. Ce n’est pas du tout le même mobile qu’un crime pulsionnel. On pense qu’il est vraiment fondamental de distinguer ces mobiles, et de ne pas tout englober dans un seul mobile générique.
L’éditeur Franck Spengler vous a accompagné dans l’écriture de ce livre, en rédigeant votre interview en avant-propos. Pourquoi ce choix ?
C’est son propre choix. La Maison Hugo, c’est beaucoup de livres aujourd’hui en lien avec la justice. Notamment un livre remarquable qui est sorti concernant les procureurs de la République qui s’expriment, sous couvert d’anonymat. Et dans mon livre, l’idée de mon éditeur était de commencer par mon interview, en expliquant pourquoi ce livre, pourquoi ce titre, qui d’ailleurs ne me convenait pas au début. C’est une interview vérité, qui était intéressante.
Où et comment se procurer cet ouvrage ?
Il est actuellement en rupture de stock, mais en réimpression. Il était édité à 8000 exemplaires et tout est parti. Aujourd’hui, mon éditeur m’a fait savoir qu’il était réimprimé, et que d’ici une petite semaine, ça devrait aller mieux. On pourra se le procurer un peu partout.
A compter de ce lundi 6 novembre, et pour une durée de deux mois, des travaux de protection contre les instabilités rocheuses seront menés sur la commune de Thoraise. Ils concerneront la départementale 107. Le montant de ce chantier s’élève à plus de 100.000 euros. Une interruption totale de la circulation sera mise en place pendant les deux mois de l’intervention. Une déviation est prévue. L’eurovéloroute sera également fermée.
Plus que quelques jours à profiter des vacances de la Toussaint. Si les intempéries étaient nécessaires pour une nature qui en avait grandement besoin, c’est un peu moins le cas pour celles et ceux qui voulaient profiter du Haut-Doubs. Néanmoins, les touristes sont au rendez-vous sur le territoire. Si les activités et visites intérieures sont plébiscitées, quelques courageux se tournent tout de même vers les randonnées et les sports de plein air.
Des activités même en cas de mauvais temps
« On a fait un point pas plus tard que mardi matin avec l’équipe et les différents professionnels. On se rend compte que la fréquentation est très météo-dépendante pour les gens de passage ou ceux qui viennent à la journée. Mais on a actuellement des clientèles qui sont en séjour. Plutôt des familles, des retraités, en provenance des régions de proximité, du secteur de Besançon, de Bourgogne-Franche-Comté, d’Alsace, du Nord de la France, et un peu de Rhône-Alpes. Il y a du monde, un peu moins que l’année dernière, certes, mais rappelez-vous, nous avion une météo beaucoup plus clémente » indique Julien Vrignon, directeur de l’office de tourisme du Pays du Haut-Doubs. Une météo capricieuse, encore plus depuis le passage de la tempête Ciaran qui frappe actuellement l’hexagone, forçant les touristes à se rabattre sur des activités intérieures. Si la Toussaint est habituellement une période avec une activité moyenne du fait de l’intersaison, avec une météo souvent pluvieuse et plus fraîche, elle est soumise à la concurrence à d’autres destinations beaucoup plus attractives sur cette même période. « On est quand même sur une fréquentation qui fluctue chaque année en fonction du facteur météo, qui nous rend très dépendant. Mais, nous avons de quoi répondre à cette demande. Que ce soient les musées, le Fort Saint-Antoine, les fromageries, et bien d’autres types de visites. Et même s’il faut passer entre les gouttes, il y aussi des demandes pour des petites randonnées, accessibles en famille. On a un large panel d’offres proposées, que ce soit en intérieur ou en extérieur » souligne Julien Vrignon.
Cap sur la saison d’hiver ?
Désormais, le prochain grand rendez-vous pour les professionnels du tourisme se tiendra cet hiver, avec les différents sites nordiques ou alpins qui vont ouvrir progressivement, en fonction des chutes de neige. « On se prépare, on est déjà en train de travailler sur notre nouveau site internet qui va passer en version hiver. Une nouvelle édition va sortir dans le courant du mois de décembre, avec toutes les activités réalisables sur l'ensemble du Haut-Doubs » explique le directeur de l’office de tourisme. Et puis, des soirées seront organisées à destination des habitants et des habitués, pour la vente des « Pass nordiques Montagne du Jura », parmi d'autres offres, qui sont proposées sur le Haut-Doubs. Rendez-vous les vendredi 3 novembre, mercredi 8 novembre et mercredi 15 novembre, de 17h00 à 20h00, dans les bureaux d'accueil de Métabief, Malbuisson, Mouthe, des Fourgs, pour ces soirées dédiées aux habitants, « afin qu'ils puissent venir en dehors de leurs heures de travail, acheter leurs précieux sésames pour pouvoir skier tout l'hiver ! » poursuit Julien Vrignon.