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Après 3 ans d’absence, la coupe du monde de combiné nordique de Chaux-Neuve revient battre son plein les 21 et 22 janvier prochains. Côté Jura, après une annulation de dernière minute dans un contexte Covid difficile, la coupe du monde de ski de fond de la Station des Rousses se déroulera le week-end suivant du 27 au 29 janvier 2023. De quoi garantir une semaine du nordique au cœur des Montagnes du Jura avec l’élite mondiale du ski de fond et du combiné.

Quentin Fillon Maillet a remporté ce jeudi le sprint d'Otepää en Estonie devant le Norvégien Sturla Holm Laegreid et l'Allemand Benedikt Doll. Avec cette seizième victoire, sa troisième consécutive après ses succès à Kontiolahti, il creuse un peu plus l'écart au général sur ses poursuivants Émilien Jacquelin (32ème ce jeudi) et Sebastian Samuelsson (18ème). Le Français conforte sa place de leader de la Coupe du monde et se rapproche aussi du petit globe du sprint.

Pour la première fois, une manche de coupe du monde de ski de fond se déroulera dans la région. Cet événement majeur, qui se déroulera au Stade Nordique des Tuffes, verra les cadors de la discipline s’affronter juste avant de s’envoler pour les Jeux olympiques.

Une belle fête du ski de fond

Ce sera donc une grande première pour la station des Rousses, qui aura la lourde tâche d’organiser une épreuve de la coupe du monde de ski de fond. Une organisation titanesque certes, mais qui permettra aux amateurs de ski de fond de voir les meilleurs athlètes de la discipline s’affronter sur le Stade Nordique des Tuffes. Seulement quinze jours avant le début des Jeux olympiques d’hiver de Pékin, l’épreuve de coupe du monde des Rousses aura des allures de répétition générale pour les athlètes. Avec 121 hommes et 101 femmes inscrites, ce sont plus de 220 athlètes au total qui seront présents lors de ce week-end de compétition. Tous les spécialistes seront présents, et les favoris comptent bien profiter de cette occasion pour montrer toutes leurs qualités au public jurassien.

Un programme chargé

Trois jours de courses sont au programme, et les hostilités débuteront dès le vendredi avec les courses sprints sur 1 et 3 kilomètres. Le samedi sera dédié aux courses skate. Une course de 10 kilomètres pour les dames et 15 kilomètres pour les hommes, sur une piste de 5 kilomètres. Enfin, la poursuite en classique aura lieu le dimanche, avec une nouvelle fois, 10 kilomètres pour les dames et 15 kilomètres pour les hommes, mais cette fois-ci autour d’une boucle de 3,7 kilomètres. Un tracé qui s’annonce compliqué pour les skieurs, avec notamment une section très pentue mesurée à 20 %, le record pour cette coupe du monde. Un véritable cauchemar donc pour les athlètes, mais une aubaine pour les spectateurs qui pourront sans nul doute assister à des courses spectaculaires.

 

La 8ème manche de la Coupe du monde de cyclo-cross est organisée dans le Doubs, ce dimanche 28 novembre, sur le site du complexe sportif Michel Vautrot à Besançon. Les meilleurs coureurs de la discipline vont s’affronter sur un circuit qui s’annonce spectaculaire grâce aux conditions météorologiques.

 

Une première dans la cité comtoise

Pour la toute première fois la Coupe du Monde Cyclo-cross UCI vient à Besançon. Le site du complexe sportif Michel Vautrot est reconnu pour être un circuit des plus exigeants, c’est le terrain de jeu idéal (escaliers, buttes et dévers…) pour cette discipline particulièrement spectaculaire qu’est le cyclo-cross. Les meilleurs spécialistes de la discipline sont attendus ce dimanche 28 novembre, avec deux épreuves destinées aux Juniors le matin, puis la course Élite Femmes (13h40), avant la catégorie Élite Hommes (15h05).

 

Une météo propice au spectacle

Selon les dirigeants de l’AC Bisontine, structure organisatrice de cette manche de cyclo-cross, « pour un beau spectacle, il faut de la pluie ». La Malcombe, réputée pour être souvent gorgée d’eau, devrait proposer un spectacle d’envergure, avec des émotions et des rebondissements au vu des conditions météorologiques annoncées ce week-end. « On a une météo humide, ça va glisser, on va avoir des chutes, ça va être très spectaculaire ! » confie Romuald Lefèvre, coordinateur général. Les spectateurs situés au milieu du site auront une vue d’ensemble sur ce parcours de 3km, à condition d’être équipés du pass sanitaire. Toute personne présente de plus de 12 ans à l'événement devra être en possession d'un pass sanitaire valide pour assister à l’événement.

 

Parmi les grands noms ayant marqué cette discipline :

Peter Sagan : vice-champion du monde Juniors 2008
Julian Alaphilippe : 2 fois champion de France, et vainqueur de deux manches de Coupe du Monde (Juniors et Hommes)
Wout Van Aert : triple champion du monde en 2016, 2017 et 2018.
Mathieu van der Poel : quadruple champion du monde en 2015, 2019, 2020 et 2021

Après Abdel Ghezali et Marvin Martin, troisième épisode aujourd’hui de l’Euro de Plein Air. Cette fois, c’est l’ancien arbitre professionnel Michel Vautrot, qui s’est prêté au jeu. Ce dernier connaît bien la compétition pour y avoir notamment arbitré la finale en 1988.

Michel bonjour. Tout d’abord, comment es-tu entré dans le monde du football ? Quels en sont tes premiers souvenirs ?

Bonjour. Il faut savoir que je suis arrivé de manière un peu étrange dans le monde du foot. Enfant, j’étais malade, j’ai raté 2 ans de scolarité, et je ne pouvais pas faire de sport. J’étais autant fait pour être arbitre que pour être curé, et pourtant je me suis retrouvé arbitre international après un parcours pour le moins hors du commun.

Tu n’avais pas d’idoles ou de souvenirs de football plus jeune ?

Tu sais, j’ai grandi dans la ferme familiale avec mes grands-parents. Personne ne parlait de football à la maison. Cependant, les gens m’amenaient des revues de sport quand j’étais malade. C’est comme ça que je me suis passionné pour le football mais surtout pour le cyclisme. J’ai rêvé à travers mes lectures des idoles de l’époque.

Tu entames par la suite une brillante carrière d’arbitre qui t'amène jusqu’à la Coupe du Monde en 1982 puis en 1990. Comment as-tu vécu ces moments ?

Ce sont des événements exceptionnels qui nous marquent. Jamais je n’aurais imaginé avoir la chance de vivre ça de l’intérieur. J’ai beaucoup appris notamment en 1982, où peu le savent mais j’étais 4ème arbitre de la finale. Vivre une finale de Coupe du Monde comme ça, de l’intérieur, ce fut un souvenir extraordinaire.

Tu arbitres au total 5 matchs de Coupe du Monde dont 2 de l’Argentine en 1990. À cette époque, je crois que l’Albiceleste tient dans ses rangs un petit joueur, pas vraiment connu, du nom de Diego Maradona. Plus sérieusement, quel souvenir gardes-tu de lui ?

J’en ai un souvenir marquant puisque la demi-finale en 1990 se joue à Naples, où Diego était, et est toujours d’ailleurs, considéré comme un Dieu. Les joueurs italiens étaient particulièrement nerveux parce qu’ils étaient censés être chez eux, à domicile, mais tout le stade encourageait et vibrait pour l’Argentine de Diego Maradona, alors qu’une place en finale de Coupe du Monde était en jeu.

On connaît Maradona pour son double côté ange et démon. As-tu des anecdotes particulières sur cette légende ?

Oui tout à fait. Malgré la réputation sulfureuse qu’il avait, c’est un joueur qui n’usait pas de son statut de star pour mettre la pression sur l’arbitre. Je n’ai jamais eu de soucis avec lui. Je me souviens même d’un quart-de-finale de Coupe d’Europe entre Naples et le Bayern Munich où il s’est fait remplacé à la 75e minute. Il donne son brassard de capitaine à un coéquipier, sort du terrain, puis revient vers ma direction. Je me suis demandé, « Qu’est-ce qu’il veut ? Il vient ronchonner ou se plaindre ? ». Il est juste venu me serrer la main et me remercier, puis il est parti en direction du banc.

Outre la Coupe du Monde, tu as aussi arbitré à l’Euro, et notamment en 1988 lors de la finale entre les Pays-Bas et l’URSS. On parle souvent de la pression des joueurs avant une finale, mais j’imagine que c'est pareil lorsqu’on doit l’arbitrer ?

Évidemment, la pression est énorme. La marge d’erreur qu’on admet aux joueurs, on ne l’admet pas à l’arbitre. Je me souviens de l’atmosphère de ce match. Il faut savoir que l’URSS a peu de supporters qui se déplacent à l’époque, donc on se retrouve avec un stade olympique de Munich totalement orange acquis à la cause des Pays-Bas. C’était impressionnant, mais il faut tout de suite se re-mobiliser afin de faire le moins d’erreurs possibles.

33 ans plus tard, suis-tu l’Euro actuel ? Qu’en penses-tu pour le moment ?

Pour être honnête, je ne l’ai que survolé. Pour moi, la compétition ne commence toujours qu’à partir des matchs à élimination directe, encore plus depuis le passage à 24 équipes où il n’y a plus de surprises, à part la Turquie peut-être qu’on attendait bien plus forte.

Tu préférais l’ancien système à 16 avec 2 qualifiés par poule ?

Tu sais, j’ai même connu l’Euro avec 8 équipes. On disait que l’Euro était plus dur à gagner que la Coupe du Monde pour cette raison. On attaquait directement par des matchs contre les meilleures équipes. Je trouve que le passage à 24 équipes a enlevé l’intérêt de  ce premier tour.

Pour parler un peu de ton domaine de prédilection, à savoir l’arbitrage. Quel regard portes-tu sur les évolutions de ces dernières années ?

Je suis de l’ancienne génération et personnellement, je n’aurais pas aimé arbitrer avec l’oreillette et le VAR. Les arbitres sont devenus des robots formatés, sans spontanéité. Ils attendent pour signaler un hors-jeu parce qu’ils ont peur de se tromper, ils attendent qu’on leur dise quelque chose dans l’oreillette. Lors du match amical de la France contre le Pays de Galle avant l’Euro, l’arbitre a mis 4 minutes à prendre une décision sur un but. Ça tue l’esprit du jeu, et on l’a encore vu avec la Belgique qui s’est vu refuser un but pour un hors-jeu de poil de mouche contre la Finlande. Le doute devrait profiter au jeu, à l’attaque.

Quels changements faudrait-il apporter ?

J’ai une philosophie qui est qu’une erreur, c’est celle qu’on peut voir à l'œil nu. Si on a besoin de 150 ralentis avec 15 angles différents, ce n’est plus une erreur pour moi. L’arbitrage vidéo devrait servir uniquement au 4ème arbitre lorsqu’il y a une erreur énorme comme la main de Dieu de Maradona ou celle de Henry contre l’Irlande. On oublie que l’arbitrage, c’est beaucoup d’interprétation. Il n’y a pas un humain sur cette planète qui a la même interprétation, la même sensibilité, le même feeling. Ce n’est pas un radar qui peut remplacer l’humain.

Une dernière question où je te demande de te mouiller, qui sera le vainqueur de cet Euro ?

Alors c’est très simple. Étant donné que je me trompe toujours dans mes pronostics, je ne vais pas dire la France ! Très honnêtement, c’est dur à ce niveau de donner un vainqueur. Il y a l’Italie qui m’a agréablement surpris. La Belgique aussi, qui à mon sens aurait déjà dû gagner la dernière Coupe du Monde. Faire un pronostic maintenant, autant faire Pic et Pic et Colégram !