Suite au bilan économique, en Bourgogne Franche-Comté, dressé par la Banque de France du Doubs, les chefs d’entreprise entrevoient une reprise modérée sur le territoire pontissalien.
Une conjoncture 2025 sous tension
Selon une enquête menée auprès de 1 339 entreprises régionales, l’année 2025 a été globalement négative. En cause : une forte volatilité du commerce mondial et un contexte politique et fiscal instable. Ces incertitudes ont freiné l’investissement des entreprises, en net recul dans plusieurs secteurs. Les services marchands enregistrent une chute de 37 %, suivis par la construction (-17 %) et l’industrie (-14 %). Dans ce dernier secteur, l’activité a été particulièrement affectée par les difficultés de l’automobile et de l’horlogerie. À l’inverse, certaines PME de Franche-Comté, positionnées sur l’aéronautique, ont profité d’une dynamique plus favorable.
Des défaillances contenues
Malgré ce contexte tendu, les défaillances d’entreprises sont restées globalement stables au niveau régional par rapport à 2019. Dans le Doubs, la situation apparaît même relativement mieux maîtrisée, avec un niveau de défaillances inférieur à celui observé en Côte-d’Or ou dans le Territoire de Belfort.
2026 : une reprise attendue
Pour 2026, les chefs d’entreprise affichent un optimisme mesuré. Plusieurs secteurs clés du Haut-Doubs anticipent une progression de leur activité. Dans l’industrie, les prévisions sont encourageantes, notamment dans les matériels électriques et électroniques (+7,9 %) et les matériels de transport (+2,2 %). Du côté des services marchands, une hausse du chiffre d’affaires de 1,5 % est attendue, accompagnée d’un solde d’effectifs positif.
Enfin, la construction pourrait retrouver des couleurs, avec une légère croissance tirée par le gros œuvre en seconde partie d’année. Cette reprise serait notamment liée au projet de loi de défiscalisation « Jeanbrun » en faveur des logements locatifs.
Un optimisme prudent
Si les signaux pour 2026 sont globalement encourageants, ils restent fragiles. Dans un contexte encore incertain, les entreprises avancent avec prudence, espérant une stabilisation durable de l’environnement économique.
Une hausse des soins à domicile aux conséquences invisibles
Avec le développement des soins à domicile, de plus en plus de déchets médicaux sont produits directement par les particuliers. Mais tous ne sont pas jetés correctement. Au centre de tri de Pontarlier, les agents constatent chaque jour des erreurs de tri qui peuvent avoir de graves conséquences. Depuis le début de l’année 2026, 12 piqûres ont déjà été recensées. Un chiffre jugé très préoccupant par Préval Haut-Doubs.
Des objets dangereux dans les mauvaises filières
Aiguilles, seringues, stylos à insuline ou encore matériel de tatouage se retrouvent régulièrement dans les bacs jaunes ou les ordures ménagères. Pourtant, ces déchets sont classés comme dangereux : piquants, coupants et potentiellement contaminés, ils sont manipulés à la main par les valoristes. Derrière ces accidents, les conséquences sont loin d’être anodines. Les agents concernés doivent passer par les urgences, subir des examens médicaux répétés, suivre des traitements préventifs et être accompagnés médicalement pendant plusieurs mois.
Les bons gestes à adopter
Pour limiter les risques, des règles simples existent :
Les professionnels, comme les tatoueurs ou vétérinaires, doivent quant à eux utiliser des filières réglementées adaptées.
Un geste simple, un enjeu de sécurité
Les consignes sont claires : les déchets médicaux dangereux ne doivent jamais être jetés dans les poubelles classiques ni dans le bac jaune. Un geste simple de tri peut éviter des accidents graves et protéger les agents qui manipulent nos déchets au quotidien.
À Besançon, la Citadelle propose une riche programmation pendant les vacances d’avril, du 4 au 22. Visites guidées, ateliers créatifs et exposition sont au programme pour petits et grands. Parmi les nouveautés, une visite autour des migrations en Franche-Comté et des ateliers ludiques pour les enfants.
Le public pourra aussi redécouvrir Vauban, la biodiversité ou encore l’histoire de la Résistance. La Citadelle est ouverte tous les jours de 9h à 18h. Programme complet sur citadelle.com.
À Fort‑du‑Plasne, les sapeurs‑pompiers du Jura sont intervenus ce jeudi 2 avril, au petit matin, pour un incendie touchant une maison de 250 m², comprenant un étage, totalement embrasée et inoccupée. Aucun blessé n’est signalé. Les sapeurs-pompiers jurassiens prévoyaient, ce matin, une intervention de longue durée. Une vingtaine de secouristes ont été mobilisés.
Les pompiers du Jura sont intervenus hier soir vers 22h30 pour un incendie dans une maison d'habitation sur la commune de Sirod, non loin de Champagnole. Une femme de 36 ans a été gravement brûlée et prise en charge par les secours. Elle a été transportée, par hélicoptère, au CHU Minjoz à Besançon. Son pronostic vital n’est pas engagé ce matin.
Une femme de 69 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer, portée disparue depuis mercredi matin, a été retrouvée place Leclerc à Besançon. Alertés par la Police nationale, les sapeurs‑pompiers du Doubs ont engagé une équipe cynotechnique du SDIS 25. Après récupération d’une odeur de référence au domicile et un départ de piste avenue du Commandant‑Marceau, le chien pisteur a permis de retracer l’itinéraire de la victime. Localisée par les forces de l’ordre, légèrement blessée et en hypothermie, elle a été transportée au CHU Minjoz.
À Pouilley‑les‑Vignes, sur la route départementale 465 en direction de Miserey‑Saline, une collision entre deux cyclistes a fait deux blessés graves en début d’après‑midi, ce mercredi. Les deux hommes, âgés de 70 ans, ont été pris en charge par les sapeurs‑pompiers puis évacués médicalisés vers le CHU Minjoz. La gendarmerie était sur place pour les constatations.
À Besançon, les retraités appellent à se mobiliser ce jeudi. Ils dénoncent les attaques répétées contre les pensions, la Sécurité sociale et l’accès aux soins, aggravé selon eux par la désertification médicale et l’augmentation des restes à charge. À l’initiative de cette mobilisation, une intersyndicale, baptisée, le « groupe des neuf », composée notamment de la FSU, de la CGT et de solidaires. Le rassemblement bisontin se tiendra ce jeudi 2 avril, à 10h30, place Pasteur.
Les élève du lycée agricole Lasalle de Levier se mobilisent pour une belle initiative solidaire. Le 6 mai prochain, une randonnée à cheval d’environ 30 kilomètres sera organisée dans les bois environnants, à l’initiative de Malaury Widmer, apprentie en formation BPJEPS éducateur sportif, option équitation.
Un projet pédagogique et solidaire
Cette action s’inscrit dans le cadre de sa formation, qui impose la mise en place d’un projet d’animation. « J’ai choisi d’organiser une randonnée solidaire avec la classe de CAP palefrenier-soigneur de deuxième année », explique la jeune apprentie. Le BPJEPS vise notamment à former de futurs moniteurs d’équitation, capables de transmettre des compétences techniques liées à la pratique du cheval, mais aussi de concevoir et encadrer des projets. Malaury Widmer suit d’ailleurs les élèves tout au long de l’année dans leur apprentissage.
Une mobilisation collective des élèves
Quinze élèves participeront à cette randonnée, organisée sur des chemins forestiers autour de Levier. Au-delà de l’aspect sportif, l’événement repose sur un principe de solidarité : chaque élève doit trouver une entreprise sponsor prête à parrainer les kilomètres parcourus. Les fonds récoltés seront intégralement reversés à la SPA de Pontarlier, association engagée dans la protection animale.
L'interview de la rédaction : Malaury Widmer
Une expérience de fin de formation
Pour ces élèves en fin de cursus, cette initiative représente aussi un moment fédérateur. « Ils arrivent au terme de leur formation, après de nombreux contrôles. C’est une manière conviviale de terminer l’année », souligne l’organisatrice. Le parcours, déjà repéré en amont, se déroulera en pleine nature, offrant un cadre idéal pour cette aventure à la fois sportive, pédagogique et solidaire. Avec ce projet, le lycée agricole de Levier illustre une nouvelle fois son engagement en faveur de l’apprentissage par l’action et de l’ouverture sur des valeurs citoyennes.
Une campagne de sensibilisation pour les 50 ans de la loi sur la nature
À l’occasion des 50 ans de la loi de protection de la nature – et alors que débute la « saison » des cuisses de grenouilles – la LPO Bourgogne‑Franche‑Comté et France Nature Environnement BFC lancent une campagne de sensibilisation. Leur objectif : informer les consommateurs sur l’origine des grenouilles servies dans les assiettes de la région. Selon les deux associations, la Bourgogne‑Franche‑Comté est la seule région de France où la mise à mort d’une espèce sauvage protégée est autorisée à des fins commerciales et alimentaires.
1,8 million de grenouilles tuées chaque année
Chaque année, près de 1,8 million de grenouilles rousses sauvages peuvent être prélevées et consommées dans la région grâce à des dérogations accordées par l’État. Un volume considérable, dénoncent les associations, d’autant qu’aucune étude d’impact n’a été menée pour mesurer l’état réel des populations. Pour la LPO et FNE BFC, cette situation constitue un cas unique en France, alors même que les amphibiens figurent parmi les groupes d’animaux les plus menacés au niveau mondial.
Un contexte écologique préoccupant
Les deux organisations rappellent que les amphibiens subissent déjà de fortes pressions : disparition des zones humides, pollution, fragmentation des habitats, maladies émergentes. Dans ce contexte, elles jugent indispensable d’évaluer précisément l’impact de la « ranaculture » – la collecte de grenouilles sauvages – sur les populations locales.
Un appel au Préfet pour une étude scientifique d’ampleur
Face à ces inquiétudes, la LPO BFC et FNE BFC ont interpellé le Préfet de Région. Elles demandent la mise en place d’une étude scientifique ambitieuse, capable de mesurer l’état des populations de grenouilles rousses et les effets des prélèvements autorisés. Les associations estiment que seule une expertise indépendante permettra d’éclairer les décisions futures et d’assurer une gestion durable de l’espèce.