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La seconde décision budgétaire modificative du budget 2023 a été adoptée ce lundi, en séance plénière, par les élus du Conseil Départemental du Jura. Elle s’élève à 3,9 millions d’euros supplémentaires. Rappelons que le budget global annuel du département est d’environ 388 millions d’euros, soit plus de 20 millions d’euros par rapport à 2022. Ces nouveaux moyens viennent renforcer six thématiques que sont l’agriculture, les affaires sociales, le numérique et les finances du SDIS du Jura notamment.


La première preuve de reproduction d’une femelle lynx dans le nord du département de la Haute-Saône vient d’être communiquée par le réseau Loup Lynx de l’Office Français de la Biodiversité (OFB). Pour l’organisme, cette information est « un signal positif de la santé et de la préservation des espaces naturels » du département. Rappelons que le lynx est une espèce protégée au niveau national et au niveau international. Sa destruction est passible de 150.000 euros d’amende et de trois ans d’emprisonnement.

Le CHU de Besançon a dernièrement été certifié « Haute qualité de soins » par la Haute Autorité de Santé, un organisme indépendant, qui fixe les règles sur la qualité et  la sécurité des soins. Tous les objectifs d’un référentiel portant notamment sur le patient et les équipes de soins ont été passés au crible par un collectif de neuf experts-visiteurs. Il s’agit du meilleur résultat possible. Précisons que cette certification est délivrée pour une durée de 4 ans.

Un rapport a été remis à Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, pour une TVA à 5,5% sur la remise en état de biens. Les deux experts, chargés de porter cette réflexion, proposent  de baisser la TVA sur la réparation d’électroménager, de chaussures et articles en cuir, vêtements ou encore les vélos.

L’association UFC-Que Choisir a déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour dénoncer « l’inaction » du gouvernement face aux inégalités croissantes d’accès aux soins. 83 % des Français résident dans un désert médical pour au moins une profession parmi les généralistes, pédiatres, gynécologues et ophtalmologues ne pratiquant pas de dépassements d’honoraires.  Elle propose aux Français de signer  et « partager massivement » la pétition intitulée « J’accuse l’Etat ».

La pétition : https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-petition-acces-aux-soins-j-accuse-l-etat-n113334/

Une quarantaine d’étudiants en pharmacie se sont mobilisés ce mardi après-midi à l’UFR Santé de Besançon. Ils ont été rejoints par une petite délégation en provenance de Dijon. Leurs revendications ? Faire avancer une réforme qui stagne depuis 7 ans sur les bancs de l’Assemblée nationale.

 

C’est une manifestation nationale. Les 24 facultés de de pharmacie de France se mobilisaient ce mardi 21 novembre pour répondre à l’appel l’ANEPF, l’association nationale des étudiants en pharmacie de France. En 2 semaines, les membres de l’association sont allés dans les villes comportant une faculté de pharmacie pour sensibiliser les étudiants à la cause de la réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques et les appeler à se mobiliser. « Il fallait s’y attendre, au bout de 7 ans, les étudiants en pharmacie allaient forcément devoir aller plus loin pour se faire entendre, car non, ça n’est pas comme ça que l’on traite les soignants de demain » explique l’ANEPF.

 

Parmi leurs revendications :

 

  • Le doublement de l’indemnité de stage des étudiants de 550€/mois à 1250€/mois net sur les 12 mois de DES au lieu des 6 mois de stage actuels (avec modèle « d’alternance » stages/enseignements).

 

  • La création d’indemnités forfaitaires de transport pour les étudiants exerçant loin de leur UFR/domicile (130€ bruts/mois si exercice à +15km de l’UFR/domicile).

 

  • La création d’indemnités d’hébergement en zone sous-dense (300€ bruts/mois si exercice en zone sous-dense et logement onéreux pour l’étudiant). Ainsi, les étudiants pourront être aidés pour exercer en zone sous-dense et l’alternance enseignements/stages sera plus facile.

 

  • La revalorisation du statut étudiant en statut public qui va de pair avec la revalorisation des indemnités de stage.

 

  • La création du statut de maître de stage universitaire (MSU) pour les maîtres de stage.

 

Témoignage de Lucie, en 5ème année de pharmacie filière industrie, et Rémi, en quatrième année filière officine : 

 

 

Le salon Studyrama, consacré aux études supérieures, se déroulera ce samedi 25 novembre à Besançon Micropolis. Le public pourra trouver, sur place, des réponses à toutes les questions qu’il se pose sur son orientation et son avenir professionnel. Des spécialistes des études supérieures, des professeurs et des étudiants seront présents et vous conseilleront parmi les plus de 800 formations de bac à bac +5, dans de nombreuses activités : art, sport, management, numérique, commerce, santé, … . Il sera également possible de tout savoir sur son inscription sur la plateforme Parcoursup et sur la vie étudiante à Besançon.

La commune de Morez a obtenu le label « commune sportive »,  délivré par le comité départemental olympique et sportif, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée vendredi dernier à Lons le Saunier.Ce label récompense les actions menées par les associations sportives et les communes en faveur du développement de la pratique sportive.  Six autres communes ont été labellisées dans le département du Jura.

A cette même occasion, des trophées ont été remis aux lauréats pour la meilleure performance sportive de l'année, toutes disciplines confondues.  Trois membres du club Jura Vertical et un membre de la Société de Tir du Haut-Jura ont été récompensés.


Sébastien Mizoule ne sera plus l’entraîneur de l’ESBF la saison prochaine. Arrivé à Besançon en 2016, comme responsable du centre de formation, le technicien bisontin s’est vu confier pendant trois saisons la tête de l’équipe de professionnelle. « J'ai fait le choix de décliner l'offre pour des raisons strictement personnelles et de privilégier ma vie personnelle avec ou sans handball » explique-t-il. Pour l’heure, le nom de son successeur n’a pas été communiqué.

 

Le 105è congrès de l’Association des maires de France s’est ouvert ce mardi. Il fermera ses portes jeudi. Cette année encore, cet évènement politique, très attendu, se déroule dans un contexte « de fatigue républicaine » et de malaise des élus locaux à deux années et demie du prochain scrutin municipal, qui devrait se tenir en mars 2026.  Les édiles dénoncent les lourdeurs administratives et les violences verbales et physiques de leurs administrés. Les réseaux sociaux sont notamment visés. Rencontre avec Patrick Genre, Maire de Pontarlier et président de l’association des Maires du Doubs.

Les élus sont épuisés Monsieur Genre ?

C’est la pression qui pèse sur eux, de tous bords, qui fait qu’il y a une sensation d’épuisement et de stress permanent. Les contraintes financières, administratives et normatives sont une réalité. Sans oublier, l’augmentation préoccupante des agressions. Soit 20% de plus que l’an dernier. Qu’il s’agisse d’agressions verbales  ou physiques auprès des élus et de leur famille. Tout cela créé un environnement qui pèse beaucoup sur les élus, qui se sentent parfois un peu seuls. Certes, le Maire est à porter d’engueulade – on est là pour cela, si je puis dire - mais pas toujours et pas dans tous les cas. Le Maire n’est pas responsable de tout. Même s’il peut intervenir sur beaucoup de choses. Il n’a pas toujours les réponses aux problèmes que posent les habitants. C’est vrai que cette situation produit une ambiance particulière qui pèse sur ce mandat.

Qu’attendez-vous de ce congrès ?

Le congrès nous permet d’être directement en relation avec les directeurs de l’administration centrale, les ministres, la Première ministre, … . Cela permet d’exposer, selon les thématiques, le vécu. On a l’impression, quand on est sur le terrain, que nos dirigeants parisiens  sont un peu hors sol et qu’ils ne se rendent pas compte de ce qu’est la vraie vie. La vraie vie, c’est ce que nous avons chaque jour,  lorsque nous rencontrons nos citoyennes et citoyens dans la rue. Lorsqu’ils nous exposent leurs problématiques de logement, de pouvoir d’achat, de sécurité, … . Le congrès permet aux élus de rencontrer ses gouvernants. C’est important. Les ateliers thématiques sont également très riches. Ils permettent d’apporter des réponses techniques et administratives.

Auriez-vous aimé qu’Emmanuel Macron fasse le déplacement ?

Le symbole aurait été bon et beau de voir le Président se déplacer et venir rencontrer les élus. Il ne l’a pas souhaité cette année. Je le regrette. Certes, il invitera, comme il le fait chaque année, des élus à l’Elysée, mais cela ne remplace pas sa présence sur le congrès. C’est un signe de reconnaissance et de respect par rapport aux élus, qui consacrent beaucoup de leur temps personnel, familial, parfois professionnel, pour essayer de gérer au mieux les communes dont ils ont la responsabilité.

Que dire des réseaux sociaux, qui peuvent parfois être dévastateurs ?

J’entame ma 29è année de mandat. J’ai vu l’évolution des relations entre les élus et la population et les effets néfastes des réseaux. Autant internet peut être quelque chose de très enrichissant pour sa culture personnelle, pour la découverte du monde. Autant les réseaux sociaux sont destructeurs par rapport à ce qu’ils véhiculent. Tout le monde y va de sa vérité et de son analyse, sans connaître les réalités d’un dossier.  Cela alimente ce stress et cette angoisse que les élus ont. Ils sont, à longueur de journée, critiqués. Toutes leurs décisions sont analysées et critiquées. Certes, c’est le jeu de la démocratie. Il n’est pas question de tordre cette liberté. Mais il faudrait que les gens l’utilisent de manière plus constructive. Emettre des avis différents est tout à fait louable, mais  sans détruire, sans agresser, sans insulter. S’exprimer en faisant l’effort d’avoir tous les éléments d’analyse. Ce qui n’est quasiment jamais le cas.

Craignez-vous  pour la suite, pour les échéances municipales à venir ?

Cela arrive vite désormais. Normalement, le prochain scrutin municipal se tiendra en mars 2026. L’association des Maires de France lance un cri d’alarme vigilance au niveau national. Elle interpelle le gouvernement pour desserrer l’étreinte qui pèse sur les contraintes des élus. On a un risque qu’il n’y ait pas de renouvellement chez les personnes qui acceptent de prendre cette responsabilité. Nous l’avions déjà vécu en 2020. Je crains que le mouvement ne se développe et que l’on ait des communes sans candidat ou avec une seule liste. C’est quelque chose de déplorable pour la démocratie et pour la gestion de nos communes. Il faut faire en sorte que, dans les deux années qui restent, on essaie de redonner le goût et l’envie aux personnes de s’investir et s’impliquer dans la vie publique.

L'interview de la rédaction : Patrick Genre