Les filles de la section sportive excellence du lycée Jules Haag à Besançon peuvent être fières d’elles. Elles ont décroché la deuxième place du championnat de France UNSS qui se disputait à Tarbes. Elles reviennent à Besançon avec le titre de vice-championnes de France.
Seulement huit équipes s’étaient octroyées le droit de participer à ce tournoi. Malheureusement, ce jeudi après-midi, après s’être brillamment qualifiées pour la finale, en battant Périgueux, sur le score de 23 à 16, elles ont été accrochées par Strasbourg (23 à 20) lors de l’ultime match de cette compétition.
Ce jeudi matin, Français Braun, le ministre de la santé, était à Besançon où il s’est rendu dans deux laboratoires privés, implantés dans le pôle Témis santé. Peu avant, il a échangé, en compagnie de Marie Guite Dufay, avec la commission santé de régions de France. Réunis en intersyndicale ce matin, une centaine de soignants de l’hôpital Minjoz de Besançon ont tenté d’interpeller François Braun pour échanger avec lui sur les moyens et la situation des hôpitaux publics en France et le prolongement de l’âge de départ à la retraite. Empêchés par les forces de l’ordre et gazés à deux reprises, les manifestants n’ont pu que rester à distance.
A l’image de Marc Paulin du syndicat Sud Santé, les syndicats et le personnel soignant de l’hôpital Minjoz dénoncent « la méprise de ce gouvernement ». Ils regrettent que François Braun n’ait pas dénié rencontrer les 7200 personnes qui travaillent au centre hospitalier dans des conditions difficiles. « Ces femmes et ces hommes qui se sont dévoués corps et âmes durant trois ans » explique M. Paulin. Et de conclure : « sans doute que le ministre avait d’autres préoccupations. Notamment la défense des laboratoires privés, qu’il a visité ce matin ».
L'interview de la rédaction : Marc Paulin ( syndicat Sud Santé)

Une prise de conscience nécessaire
Depuis deux ans, la situation de l’hôpital bisontin ne s’améliore pas. Les arrêts de travail sont une réalité. Ils atteignent plus de 10% des effectifs aujourd’hui. 149 lits sont actuellement fermés faute de personnel. Les recrutements sont difficiles et ne permettent pas de combler les départs. « Nous n’arrivons pas à reprendre une activité normale. Le pôle chirurgie fonctionne à 80% de ses capacités. Sans parler de la situation des urgences ». La réforme des retraites cristallise également la colère. Marc Paulin rappelle que « ¼ des infirmières et 1/3 des aides-soignantes, qui partent en retraite, ont développé des pathologies liées directement à leur travail ». Le responsable syndical ajoute que « l’espérance de vie d’une infirmière est de 6 à 10 ans inférieure à la moyenne nationale ». Des arguments que le gouvernement peine à entendre.
L'interview de la rédaction : Marc Paulin (syndicat Sud Santé)
Ce samedi, les musées du centre-ville de Besançon, les Musées des Beaux-Arts et d’Archéologie et du Temps, participent à la nuit européenne des musées. Cet évènement, organisé par le ministère de la Culture, s’est fixé comme objectif de s’adresser au plus grand nombre, afin que tous les publics viennent découvrir ces lieux et toute la richesse culturelle qu’ils concentrent.
Pour l’occasion, les deux établissements proposent plusieurs rendez-vous qui devraient séduire les visiteurs. Onze visites, thématiques ou plus traditionnelles, seront proposées au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie. Il y en aura douze au musée du Temps. En plus, deux ateliers en continu rythmeront la soirée. Au musée des Beaux-Arts, il sera possible de s’initier à la mosaïque romaine de 19h30 à 22h, et de composer une œuvre avec les deux médiatrices culturelles présentes. Au musée du Temps, c’est la marqueterie qui sera mise à l’honneur. Là aussi, les participants, petits ou grands, pourront repartir avec leur création.
Des visites thématiques et accessibles
Tout le monde, quelque soit ses connaissances, y trouvera son compte. Les organisateurs ont souhaité mettre en place des visites thématiques, qui répondront à toutes les attentes. Personnes valides, en situation de handicap, connaisseurs, ou non, jeunes ou moins jeunes, les approches répondront à la diversité des publics. Une démarche intellectuelle qui s’inscrit pleinement dans les valeurs défendues par la nuit européenne des musées. Visite guidée des sculptures de l’établissement, visites guidée et sensorielle, des collections archéologiques, pour explorer les émotions, … . Les propositions ne manquent pas.
Pensez à réserver votre place. Pour ce faire et obtenir de plus amples informations : www.mbaabesancon.fr
L'interview de la rédaction : Nicolas Bousquet, chef du service développement culturel des musées de Besançon
Le Grand Besançon Doubs Handball fait savoir que le club bisontin et Raul Bargelli ont pris la décision commune de mettre fin à leur collaboration en fin de saison. le jeune pivot était arrivé en terre bisontine l’été dernier. Il était sous contrat jusqu’en 2024. Bargelli portera les couleurs d’une nouvelle région et d’un nouveau club la saison prochaine, puisqu’il jouera au sein du Dreux Vernouillet Handball, qui évolue en Nationale 1 élite.
Le 11 avril dernier, une enquête menée par l’IGAS a été publiée. Ce rapport relate de nombreuses situations de maltraitance dans différents établissements et propose également plusieurs directives pour tenter de remédier à cela. C’est dans ce contexte que la rédaction de Plein Air est allée à la rencontre de Lucie Troutet, chargée de communication et responsable de la vie associative à l’UDAF du Doubs, et Gil Grosperrin, directeur de la fédération Familles Rurales du Doubs, pour mieux comprendre leurs actions respectives et la manière dont ils entendent se saisir des résultats de cette enquête nationale.
Qu’est-ce que le rapport IGAS ?
Suite à une demande du ministre des Solidarités, l’inspection générale des affaires sociales a réalisé une enquête qu’elle a publiée début avril, dans un contexte tendu. En effet, en plus d’une pénurie de personnels, plusieurs mois auparavant, une jeune enfant de 11 mois mourait dans une micro-crèche lyonnaise. Prenant en compte de nombreux critères, tels que la formation des professionnels, ou encore la sécurité et le développement des jeunes enfants, les enquêteurs se sont immergés dans 36 établissements à travers la France.
Les investigations ont révélé une qualité d’accueil très hétérogène. Alors que dans plusieurs établissements, l’intérêt du tout petit est au centre des réflexions, un certain nombre de points restent inégalitaires : nombre d’effectifs, formation du personnel, état des bâtiments intérieurs et extérieurs, etc.
Zoom sur la Bourgogne-Franche-Comté
Lucie Troutet représentante de l’UDAF, reconnaît que l’offre et la demande ne sont pas en adéquation. Trop de parents rencontrent des difficultés pour trouver un mode de garde pour leur enfant. Elle dénonce également les trop faibles indemnisations des congés parentaux, qui constituent l’une des raisons pour lesquelles ces derniers reprennent plus rapidement le travail et placent leur enfant dans des structures d’accueil, déjà surchargées. La structure associative ne cesse de porter la voix des familles auprès des différentes instances qu’elle rencontre. Grâce à son engagement, elle a obtenu, par exemple, l’allongement du congé paternité. Beaucoup d’autres sont encore discutées, comme la remise en question du taux d’encadrement, la rémunération des prestations, la revalorisation du métier d’assistante maternelle, … .
L'interview de la rédaction
Soutenir le monde rural
Gil Grosperrin, directeur de la fédération Familles Rurales du Doubs, plaide, quant à lui, pour la cause des familles en zone rurale. Il défend le nombre important de structures qui fonctionnent correctement et qui sont en adéquation avec le bien-être de l’enfant. Après avoir pris connaissance du rapport de l’IGAS qu’il qualifie de « bien fait », il reconnaît des difficultés, telles que le manque de personnel. La responsabilité liée au métier, les salaires et les conditions de travail ne sont pas occultés. Il a conscience de la complexité de la situation, mais tient à rester positif quant à l’avenir de la profession. Il constate les avancés et les remises en question permanentes pour accompagner eu mieux les enfants et les familles.
L'interview de la rédaction
François Braun, le ministre de la Santé et de la Prévention est en déplacement à Besançon ce jeudi. Il est tout d’abord prévu un temps d’échanges avec la commission santé de régions de France. A 10h45, il visitera le bâtiment Bio-innovation du technopôle Témis Santé de Besançon. Il se rendra ensuite, vers 12h, à l’entreprise RD-Biotech.
Tout au long de cette journée du 10 mai, plus de 1000 participant(e)s ont répondu présent à « La Lycéenne-Collégienne UNSS », qui s’est déroulée au Complexe Sportif Michel Vautrot à Besançon. Un élan de solidarité pour mettre en lumière la mixité et l’égalité homme-femme dans le sport. Son concept est simple : une course et un village d’arrivée avec des activités et des stands thématiques.
Une journée sous le signe de la solidarité
Initialement prévue dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars, mais repoussée à cause du mauvais temps, la « Lycéenne UNSS » est une action menée sur tout le territoire. Dans l’académie de Besançon, celle-ci s’est également ouverte aux jeunes filles de 3ème pour devenir la Lycéenne-Collégienne UNSS. Les participantes avaient la possibilité d’y inviter un garçon, à condition qu’il prouve son implication dans les causes défendues, en signant une charte.
Plusieurs animations porteuses de sens
Cette journée fut rythmée en trois temps distincts, d’abord une course d’obstacles, puis des activités sportives mixtes, avec plus de 17 sports et 30 ateliers. Enfin, la traditionnelle rue de l’égalité a accueilli 30 stands d’associations, instances ou partenaires. Cet événement porte aussi d’autres valeurs, celles de la solidarité avec la présence de la banque alimentaire, de l’inclusion, avec une accessibilité aux personnes en situation de handicap, et écoresponsable, avec des actions zéro déchet.
Le reportage de la rédaction / Nathalie Albert Moretti ( rectrice de l'académie de Besançon) et deux jeunes participantes
Le Député du Doubs Eric Alauzet a accepté de répondre aux questions de Plein Air sur la situation politique en France et celle du Président de la République. Le Chef de l’état semble isolé et dans l’impasse, depuis la réforme contestée des retraites, pour gérer le pays durant les quatre prochaines années. Le Parlementaire s’est prêté au jeu des questions/réponses.
La personne d’Emmanuel Macron divise la société. Avez-vous conscience de cette situation politique ?
Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Je trouve que cela prend des proportions insensées, totalement injustifiées. Je préfèrerai que l’on s’attarde un petit peu sur la réalité des problèmes et les progrès qui ont été réalisés. On pourrait reconnaître qu’il y a un certain nombre d’avancés, liées par exemple à la rémunération du travail, sur la protection des Français durant la crise covid, l’inflation, … La France est le pays qui a le mieux maîtrisé son inflation. Elle a permis qu’il y ait le moins de perte d’espérance de vie durant la crise sanitaire. Il faudrait un petit peu d’objectivité. Je trouve tout cela excessif, démesuré et injuste.
L’image du 8 mai, à Paris, d’un Président de la République seul a pu mettre mal à l’aise et inquiétée. Qu’en pensez-vous ?
Inquiétante, il ne faut pas exagérer. Que l’on puisse regretter que ce type de manifestation ne rassemble pas la foule, je peux le comprendre. Je pense néanmoins qu’il ne faut pas trop en faire. C’est un moment de recueillement et de respect. Je pense que nous avions tout intérêt à ce que cela reste un moment de dignité. Dans le contexte actuel, où certains tentent de perturber systématiquement toutes les manifestations – d’ailleurs, je trouve que l’on en fait bien de trop écho par rapport à la réalité des perturbations - c’était assez logique que l’on veuille que cette manifestation se passe dans la dignité.
Pourquoi cette déconnexion avec la réalité de ce que vivent les gens. On a l’impression que ce Président de la République ne comprend pas la réalité du quotidien des personnes les plus défavorisées. Celles qui vivent dans des conditions très précaires.
Ce n’est pas juste ce que vous dites. L’attention a été portée aux plus en difficulté depuis 2017. Notamment, avec ce fil rouge, cette quasi-obsession du président, de la majorité et de moi-même, de tout mettre en œuvre pour faire sortir les personnes de l’ornière. Pas simplement avec des minimas sociaux. A quoi sert d’augmenter le RSA de 2, 5 ou 10%. Vous ne vivrez pas mieux. En revanche, permettre à des personnes qui sont exclues de la société de revenir dans le parcours commun, de retrouver de l’espoir, de la dignité, un travail, c’est cela l’effort qui a été fait, avec 1,7 millions d’emplois supplémentaires. C’est autant de personnes qui ont retrouvé une dignité et un pouvoir d’achat amélioré. Il est vrai que le niveau de pauvreté est à peine amélioré. Mais il ne s’est pas aggravé. Beaucoup de personnes ont vu leur situation s’améliorer. Toutes ces critiques sont tellement excessives et tellement injustes. Je combats ce dénigrement systématique. Ce pessimisme ambiant. Le niveau de pauvreté s’est amélioré par rapports aux Trente Glorieuses. Pourtant, nos concitoyens ont l’impression que cette situation se dégrade. A nourrir quotidiennement, et notamment via les extrêmes, le dénigrement pour conquérir le pouvoir, on finit par abîmer la société et confiner nos concitoyens dans le pessimisme. La colère n’amène rien de bon.
Etes-vous encore un homme de gauche ? La politique d’Emmanuel Macron est-elle de droite ou de gauche ?
Je suis un homme de gauche, un écologiste. Mon engament initial a été l’écologie, avant d’être un engagement de gauche. D’ailleurs, si on veut régler ce problème, on doit dépasser les clivages. Dans bon nombre de cas, les clivages gauche/droite son dépassés. Cela ne veut pas dire que la droite et la gauche n’existent pas. Les valeurs sont un peu différentes. Moi, je me fais fort de dépasser les clivages politiques, même si je suis profondément de gauche. Une gauche réaliste et concrète, qui a envie d’avancer pour les concitoyens. Je ne veux pas d’une gauche de protestation matin, midi et soir, qui essaie juste d’énerver nos concitoyens pour leur expliquer comment ils doivent être malheureux et comment ce sera tellement mieux quand ils seront au pouvoir. Je réfute cette façon de cliver la société.
Ces quatre prochaines années de mandat ne risquent-elles pas d’être longues ? Le risque d’une arrivée du Rassemblement National aux responsabilités ne se profite-t-il pas pour 2027 ?
Jusqu’au débat sur les retraites, nous avons gouverné. Certes, avec une majorité relative. Une trentaine de textes ont été adoptés. Personnes ne s’est dit à ce moment-là , on ne peut pas gouverner. On peut gouverner. Il s’avère que l’on se retrouve avec ce sujet des retraites dans une situation extrêmement difficile, mais cela a toujours été le cas. Lorsqu’en 2010, on est passé de 60 à 62 ans, c’était la même chose. Tous les syndicats étaient contre. Simplement, il y avait encore une majorité absolue qui permettait, peut-être, d’adopter plus facilement le texte. Je ne suis pas devin. Je ne veux pas préjuger complètement de l’avenir. J’espère que l’intérêt de la France et des Français prévaudra et que les uns et les autres sauront se rassembler sur un certain nombre de textes : sur l’industrie verte, sur l’immigration, la réforme de la justice , … . Tous ces sujets doivent avancer. Nous n’avons pas le choix. Un remaniement ministériel n’empêcherait pas la majorité d’avoir le même problème. Une dissolution ne changerait pas les choses et les trois blocs actuels seraient sans doute confirmés. Il faudra faire avec la situation telle qu’elle est. Il faut avancer car l’immobilisme favoriserait l’arrivée de l’extrême droite, qui est souvent très pauvre en proposition. C’est vrai que pour nous, c’est un enjeu qu’à la fin de ce mandat, le camp progressiste poursuive à aider les Français et à faire prospérer le pays.
Le prochain scrutin sera les élections européennes, en juin 2024. Est-ce un enjeu important pour votre parti, la majorité présidentielle ?
Toutes les élections représentent un enjeu important. Evidemment, pour la majorité présidentielle, l’Europe est essentielle. Emmanuel Macron est reconnu comme un Européen convaincu, engagé et efficace. Se replier sur notre pays, c’est l’amener au déclin. Les grands enjeux d’aujourd’hui, qu’il s’agisse de la finance internationale, des échanges commerciaux, des fraudes, de l’immigration, du climat, … ont une dimension mondiale pour lesquels l’Europe doit pouvoir peser face aux autres continents. Nous réglerons les grands enjeux planétaires et la situation des Français qu’avec une union européenne plus forte. Le repli nationaliste est le déclin de notre pays. C’est s’exposer à des conflits, voire des guerres. On voit comment le nationalisme russe conduit à l’invasion en Ukraine.
L'interview de la rédaction
2,3 millions d’euros, c’est la somme qui a été allouée par le Conseil Départemental du Doubs au territoire du Plateau de Frasne et du Val du Drugeon pour la période 2022-2028 dans le cadre du contrat P@C.
Avec ces moyens, ce territoire veut développer des services porteurs de cohésion sociale et facilitant l’accès au numérique, aménager les espaces publics pour apaiser les circulations et favoriser les mobilités douces et rénover des bâtiments publics et les infrastructures pour contribuer à la transition écologique.
La préfecture du Jura dresse le bilan des opérations de sécurisation, menées du 6 au 9 mai dernier lors de la « free-party » qui s’est déroulée dans la commune de Crans, où près de 3000 personnes s’étaient rassemblées. Et ce, malgré un arrêté d’interdiction du préfet du Jura. Près de 200 gendarmes ont été déployés. Aucun incident grave ne s’est produit durant ce rassemblement. Plusieurs infractions ont néanmoins été relevés : conduites sous stupéfiants, usage et détention de stupéfiants, conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou encore conduite malgré une suspension de permis de conduire.
L’ensemble du mur du son, les deux poids-lourds servant au transport de matériel et un générateur électrique ont été saisis. Il est également précisé que, durant le week-end, une quarantaine d’interventions pour secours à personne ont été nécessaires, dont cinq nécessitant une évacuation vers un centre hospitalier.