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Les 27, 28 et 29 mai, la Citadelle de Besançon propose un week-end dédié à la biodiversité et à la conservation de la faune. Cela vient confirmer le fort engagement de la Ville de Besançon dans cette démarche. Durant ces trois jours, les visiteurs pourront participer à des rencontres, des visites et découvrir des animations. Ils pourront également échanger avec les équipes du Museum de Besançon. Une partie du prix des entrées sera reversée à deux projets de sauvegarde des espèces. Au programme de ce week-end, une rencontre avec un soigneur avec qui les visiteurs pourront échanger. Les visites du Naturalium pour découvrir les collections du musée et de la faune sauvage sont également prévues. D’autres animations comme un jeu organisé pour découvrir les actions menées par le Museum pour réintroduire le Criquet de Crau ou encore la lecture d’un conte Kamishibaï sur le lynx sont à découvrir. Plus d’informations sur www.citadelle.com.

Ce dimanche 21 mai, Besançon organise sa traditionnelle fête de la biodiversité, qui s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale de la biodiversité, qui se tient ce samedi 20 mai. Ouverte au public, cette journée est l’occasion de se familiariser avec l’écopâturage et la
protection de la biodiversité au cours d’une mini randonnée de 2 kilomètres. Le départ est prévu à 11 heures au parc urbain de Planoise. L’arrivée aura lieu aux alentours de midi au fort de Planoise.  Après un hiver passé à l’abri, les 80 chèvres et 40 brebis ont quitté leur lieu d’hivernage pour regagner leurs premières pâtures dans les collines ou prairies de la ville.

Un apéritif sera offert par la Ville de Besançon et les participants qui le souhaitent pourront prévoir de pique-niquer en veillant à trier leurs déchets. Sur place, des activités de découverte de pleine nature seront proposées entre 13 et 16 heures. En cas d’intempéries, la manifestation sera annulée. Il est conseillé de prévoir une tenue et des chaussures adaptées.

Pour de plus amples informations : https://sortir.besancon.fr/evenement/fete-de-la-biodiversite/

Mardi soir, à 21h10, France 2 diffusera le documentaire « Thomas Pesquet : objectif France ». Dans ce programme, l’astronaute français redécouvre une France sous le prisme d’enjeux environnementaux observés depuis la station spatiale internationale. Pour confronter son point de vue, pour les besoins de ce documentaire, il est parti à la rencontre de spécialistes. C’est ainsi que le public pourra le voir évoluer dans différents milieux, aux côtés de protecteurs de la biodiversité. On le verra notamment dans le Jura, avec un couple passionné, sur les traces du lynx dans son milieu naturel.

A l’occasion du 40ème anniversaire de la création de Réserves Naturelles de France, une visite était organisée ce mercredi dans la réserve naturelle nationale du ravin de Valbois à Chassagne-Saint-Denis. Un événement qui a permis de mettre en valeur toute la démarche qui est mise en œuvre pour protéger la biodiversité et préserver ces espaces naturels.

La présidente nationale de Réserves naturelles de France, Charlotte Meunier, et le président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels, Christophe Lépine, ont fait le déplacement pour cette date symbolique des 40 ans de la création de Réserves Naturelles de France. Ils ont pu, accompagnés d’élus et de responsables de la biodiversité, visiter la réserve du ravin de Valbois, son impressionnante corniche et la pelouse surplombant le tout. Sous l’œil expert et les explications captivantes de Dominique Langlois, conservateur de la réserve naturelle du ravin de Valbois.

« Les conservatoires d'espaces naturels sont des associations qui préservent des milieux naturels. On le fait de plusieurs manières. On va acheter, louer, passer des partenariats, pour préserver des sites naturels, et surtout les entretenir, les restaurer, pour qu'ils conservent toute leur faune et flore. On a différents types de sites qu'on protège, et certains sont classés en réserve naturelle nationale » indique Christophe Lépine. Le « must » de la protection de la nature en France. Des sites exceptionnels que l'Etat a décidé de classer en réserve naturelle. En suivant Dominique Langlois à travers un petit sentier discret, zigzaguant entre les arbres et menant aux Dents de Léri, des avancées de la corniche, un formidable spectacle se dévoile. D’immenses falaises où niche le faucon pèlerin, dévoilant la vallée de la Loue. En contrebas, des hêtraies, où se retrouvent désormais des espèces qui avaient disparu. « Ces milieux naturels qui auraient fini par disparaître ont été entretenus et restaurés. Cela a permis de conserver des plantes rares, des papillons rares. Le fait d'avoir mis une petite zone de quiétude, ça a permis de retrouver le hibou grand-duc, mais aussi un oiseau qui s'appelle l'engoulevent d'Europe, très sensible à tout dérangement » indique le président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels. Certains endroits ont été aménagés sur la réserve afin que les gens puissent y accéder, mais tout en respectant certaines conditions, et pas au sein de groupes trop conséquents. Au-delà de neuf personnes, il est nécessaire d’obtenir une autorisation préfectorale. Et puis, il y a des zones où personne ne peut aller, afin de d’octroyer le plus de tranquillité possible aux espèces présentes. « Tout le monde doit comprendre qu’il faut une coexistence intelligente entre les humains et la nature » souligne Christophe Lépine.

 

 

« L'importance c'est vraiment d'avoir des gens dans les territoires qui gèrent des réserves, en créer davantage, et être présent comme les conservatoires sur des sites, où par exemple on va développer des aires éducatives pour que les enfants viennent passer du temps dans la nature à côté de chez eux. C'est ce travail du quotidien qui est primordial, et qu'il faut qu'on développe, qu'on reconnaisse, et dont il faut parler pour montrer très concrètement ce qu’est protéger la biodiversité » Charlotte Meunier, la présidente nationale de Réserves naturelles de France

Un travail admirable des acteurs locaux

« On travaille avec un grand nombre de partenaires dans les territoires puisqu’il y a 357 réserves naturelles en métropole et outre-mer. On est aujourd'hui sur une des réserves naturelles de ce grand réseau, et on est venu voir concrètement ce qui se fait ici. Et puis, on est aussi venu dialoguer avec les élus locaux et tous les acteurs qui participent à la préservation de ce territoire » explique Charlotte Meunier. « On s'associe au conservatoire des espaces naturels qui est le gestionnaire local, puisque la réserve est créée par l'État, mais elle est gérée localement par les acteurs. Et donc on voulait, ensemble, montrer et faire parler ces gens, qui au quotidien depuis des années, travaillent à préserver ce patrimoine commun pour l'ensemble de la société » poursuit la présidente nationale de Réserves naturelles de France. Charlotte Meunier pointe aussi le fait qu'il serait bien d’envisager la préservation d'autres territoires, de sortir de la zone protégée pour mener des actions, notamment des chantiers nature, avec les jeunes sur les communes périphériques.

 

Une situation alarmante

Tous les médias et les experts internationaux s'en font le relais. Il y a quelques jours encore, l'indicateur du WWF (Fonds mondial pour la nature) mentionnait la perte de 39% des vertébrés depuis les années 70. Une chute énorme. « Nous sommes des vertébrés, donc prenons-en conscience. Si on protège l'ensemble de ces espèces et des milieux naturels, c'est aussi nous protéger nous, et retrouver un mode d'exploitation des ressources de vie ainsi qu’un fonctionnement économique et social qui soit à la fois plus respectueux de l'homme, mais aussi de tout le milieu qui nous entoure et qui nous permet d'être là » confie Charlotte Meunier.  

 

 

Environ 200 personnes étaient mobilisées ce vendredi dans les rues de Besançon pour le climat. Il s’agissait principalement de jeunes manifestants, se mobilisant pour agir contre le réchauffement climatique, l’effondrement de la biodiversité, et réclamant une justice climatique. Cette manifestation fait suite au mouvement « Friday for Future » lancé par Greta Thunberg, auquel ont répondu La Voix Lycéenne et les jeunes écologistes dans la cité comtoise. Le cortège a entamé sa marche de la place de la Révolution pour se diriger jusqu’à la Gare d’Eau.

Corian et Marie-Lou, deux manifestants des jeunes écologistes : 

 

Dans le cadre du Plan National d’Actions en faveur du Lynx boréal, le 8 juin dernier,  une jeune lynx femelle a été remise en liberté à proximité du lieu où elle avait été recueillie sur le territoire de la commune de Morteau. Elle avait été signalée en détresse des suites d’une collision routière. Elle avait été capturée par le Centre Athénas.  L’animal  a été équipé d’un collier VHF/GPS pour garantir sa sécurité et collecter des informations sur sa réinsertion et sa réadaptation au milieu naturel.

Sauf exceptions, la Citadelle n’est plus éclairée la nuit depuis 2020, au plus grand regret des élus de l’opposition. Une décision actée en début de mandat et reprécisée en juin 2021. La ville de Besançon a détaillé sa politique vis-à-vis de cette problèmatique. La question de la biodiversité représente un enjeu majeur. 

Le sujet est récemment revenu sur la table lors d’un conseil municipal d’avril. Les élus de l’opposition ont déploré un manque d’ambition en rappelant leurs propositions, pour un « vrai » projet touristique. Un débat houleux s’en est suivi. « La ville n’a jamais su profiter du potentiel de la Citadelle », fusait du côté de l’opposition. L’élu du Modem, Laurent Croizier, l’a martelé : il souhaite le retour de l’éclairage nocturne de cet « emblème » qu’est ce site Vauban, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. « La Citadelle doit veiller sur Besançon, y compris la nuit. Éteindre la Citadelle, c’est d’une certaine façon éteindre la ville ». Propos qui ont fait réagir François Bousso, conseiller municipal en charge de la Citadelle. « L’éclairage n’est pas une politique en soi. Il vient accompagner une politique culturelle, patrimoniale, historique. C’est un outil au service du site. On ne m’a pas demandé d’éclairer la Citadelle lors de mon mandat. On m’a demandé de la faire vivre. Alors oui l’éclairage en fait partie, du moment qu’on place le curseur au bon endroit. Et à côté de ça on travaille bien d’autres choses pour que la Citadelle vive ».

 

Une biodiversité très importante

La ville de Besançon explique qu’un travail est en cours afin de concilier plusieurs exigences, notamment sur la préservation de la biodiversité. Car il n’y a pas que les animaux du zoo à la Citadelle. Le site héberge toute une faune sauvage locale de l’autre côté des remparts. Quatre hiboux grands-ducs sont nés en mars dernier, une espèce rare et protégée. Mais on retrouve aussi de très nombreuses espèces d’oiseaux, comme des faucons pèlerins, mais aussi des insectes et des chiroptères (chauve-souris). François Bousso explique que la Citadelle est située sur un corridor écologique très important, que des passerelles sont à préserver. Le conseiller municipal explique le principe de « trame noire », qui représente l'ensemble des corridors écologiques caractérisés par une certaine obscurité et empruntés par les espèces nocturnes. Des corridors qui peuvent être très impactés par la pollution lumineuse et les activités humaines, celles-ci pouvant nuire aux espèces qui s’y trouvent.

 

Faire « rayonner » la Citadelle d’une autre façon

François Bousso souligne qu’il est important de concilier trois aspects sur l’éclairage de la Citadelle. Premièrement, l’attrait touristique du site, qui passe de très nombreux projets, notamment culturels. Des rapports présentés par Aline Chassagne, adjointe en charge de la culture, ont mis en lumière les projets du plan d’attractivité et de rayonnement de la Citadelle, gérée et valorisée par la municipalité. Cinq jardins thématiques y seront créés entre 2022 et 2024. Chacun constituera un support des messages véhiculés par le Muséum, le musée Comtois, le musée de la Résistance et de la Déportation, le parc zoologique et le monument lui-même. Il s’agit aussi du développement de nombreuses autres activités culturelles au sein du site Vauban. Puis, il y a comme souligné plus haut, la question de biodiversité dans les remparts de la Citadelle, ainsi que la sécurité du site.  « On part beaucoup de l’éclairage extérieur, mais il ne faut pas oublier l’éclairage intérieur du site » indique François Bousso. « C’est très important, notamment au niveau de la sécurité, de veiller à cet aspect » poursuit l’élu. « Et nous devons consigner ces trois aspects, il n’est pas question d’en privilégier un seul, au détriment des autres. Il faut faire les 3 simultanément ».  

 

François Bousso, conseiller municipal en charge de la Citadelle : 

 

 

L’aérodrome de Pontarlier, sous la houlette de la Fédération Française Aéronautique, se lance dans une démarche responsable et écologiste : l’initiative « Aéro Biodiversité ». Portée par l’association du même nom, cette action a pour but d’évaluer la biodiversité autour des aérodromes afin de l’améliorer.

« Protéger la diversité biologique ordinaire, celle avec laquelle nous cohabitons au quotidien, c’est là un enjeu crucial pour toute la biosphère. Elle représente le réservoir génétique dans lequel nous puisons nos capacités de survie. C’est pourquoi l’initiative « Aéro Biodiversité » est si importante. Elle permet de transformer ces grandes prairies vierges que sont les zones aéroportuaires en réserves du vivant, qui peuvent enrichir et être offertes à tous les écosystèmes locaux » Pr. François Bouvier, Président du Comité Scientifique de Aéro Biodiversité.

Une démarche appliquée à l’aérodrome de Pontarlier

« Pour Pontarlier c’est une démarche intéressante, parce que l’aéroclub utilise une plateforme propriété de la ville qui représente plus de 60 hectares, dont une grande partie est en herbe. L’intérêt de la démarche est de vérifier si sur les 60 hectares, on a une préservation de la faune et de la flore intéressante en proximité de ville » explique Patrick Saint-Voirin, président de l’aéroclub de Pontarlier. Cette démarche est venue d’une formation que la fédération faisait, et l’aéroclub pontissalien a remporté un concours l’année dernière, organisé par la fédération française d’aéronautique, qui a permis d’engager cette démarche plus rapidement que prévu, et de pouvoir la mener à bien dès 2022. « C’est important pour nous de démontrer que notre activité sportive et de loisir autour de l’aviation s’inscrit dans un contexte national important autour de la préservation de l’environnement et de la transition énergétique. C’est un élément concret pour démontrer qu’au-delà de notre activité, on permette de préserver la biodiversité sur des espaces importants mis à disposition pour notre activité » souligne Patrick Saint-Voirin. Les objectifs de cette démarche s’inscrivent en 3 temps :

- Un premier diagnostic permettant de voir ce qui se trouve sur les plateformes aéronautiques, concernant la faune et la flore.

- Initier un plan d’action pour savoir ce qui doit être fait pour continuer à préserver cette biodiversité, et rédiger un plan d’action qui permettra de la développer.

- Inscrire cette action dans une démarche participative. L’aéroclub avec ses membres, et d’autres personnes issues d’autres milieux, vont pouvoir continuer de préserver cette démarche, et l’engager sur plusieurs années.

 

Evaluer la biodiversité par la science participative 

Le choix des méthodes scientifiques a été de s’appuyer sur les protocoles participatifs, notamment ceux développés dans le cadre de Vigie Nature par le Muséum national d’Histoire naturelle. Ceux-ci permettent de mieux connaître la biodiversité des plateformes et de sensibiliser le personnel des aéroports aux enjeux de biodiversité, notamment par l’appropriation de cette connaissance. La méthodologie, validée par le comité scientifique mis en place, s’est affinée petit à petit et continue d’évoluer en fonction des nécessités, possibilités et contraintes. Petit à petit est dressé un inventaire des espèces présentes, et tout au long de l’année, les personnels sur place peuvent assurer des suivis réguliers.

 

Améliorer la biodiversité par des actions enrichissantes

Hors zone industrielle, un aéroport et ses pistes sont composés de vastes surfaces d’espaces verts. Il s’agit souvent des prairies mais on retrouve également des milieux particuliers et originaux ou encore plus rarement des cultures réglementées. Ce sont des zones closes, protégées de nombreuses actions humaines pour des raisons de sécurité. La nature y est ainsi souvent préservée, et pour une grande part mise à l’abri du développement urbain. Rappelons que les prairies sont l’un des milieux naturels les plus menacés en Europe. « Cette biodiversité mérite d’être considérée, évaluée, améliorée, et elle peut participer au mieux-être de tous » indique l’association Aérobiodiversité. Des pratiques simples peuvent être mises en place, au cas par cas, pour enrichir la biodiversité sans jamais oublier la sécurité : diminuer le nombre et/ou retarder les fauches ; rehausser les hauteurs de tonte ; protéger les carnivores gros régulateurs de rongeurs ; diminuer l’utilisation de produits phytosanitaires, etc.

L'interview de la rédaction  / Patrick Saint-Voirin, président de l'aéroclub de Pontarlier

 

En ce début d’année 2022, le Conservatoire botanique national de Franche-Comté – Observatoire régional des Invertébrés cherche à mobiliser une nouvelle fois les amoureux de nature et de fleurs, pour atteindre un objectif ambitieux : faire l’inventaire, à grande échelle, des plantes printanières de Franche-Comté.

Pour suivre l’évolution de la biodiversité régionale et savoir si une espèce est menacée ou non, il est nécessaire de connaître l’espèce et sa répartition mais aussi l’évolution de celle-ci dans le temps. Pour certaines espèces, pourtant très communes, le Conservatoire botanique ne possède qu’un nombre limité de données et il devient alors difficile d’en faire une bonne évaluation. C’est le cas de plusieurs plantes printanières, pour lesquelles un travail d’inventaire est nécessaire.

L’enquête est présentée sur le site internet du CBNFC-ORI et chaque semaine, une espèce printanière sera mise en avant, pour maintenir une dynamique dans cet inventaire participatif.

 

Des inventaires efficaces

La saison 2021 de cet inventaire participatif a été particulièrement productive, puisque ce ne sont pas moins de 3 022 observations qui sont venues enrichir la base de données, pour 64 espèces différentes. Pour la nivéole de printemps par exemple, 238 observations ont été collectées en 2021, soit 30 % des données de l’espèce dans notre base.

 

Comment participer ?

Cette enquête est ouverte à tous ceux qui souhaitent partager leurs observations de terrain réalisées en Franche-Comté. Il est possible de transmettre très facilement ses observations en ligne, via un formulaire de saisie dédié à l’enquête. Les données seront ensuite validées par une équipe scientifique avant d’intégrer la base de données de la flore de Franche-Comté.

 

Pour en savoir plus : www.cbnfc-ori.org, rubrique "Enquêtes en cours".