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A l'approche des élections présidentielles, les différents soutiens des candidats se mobilisent autour de leurs représentants. Comme c'est le cas de Jacques Vuillemin (79 ans), ancien 1er adjoint de Robert Schwint, ancien maire de Besançon, sénateur et député socialiste du Doubs, qui est aujourd'hui soutien de Jean-Luc Mélenchon.

Un engagement contre les inégalités sociales

Militant socialiste depuis près de 40 ans, c'est très jeune que Jacques Vuillemin s'est rangé derrière le parti socialiste. En effet, issu d'une famille modeste, cet homme convaincu et déterminé, « vieux con Â» se définit-il, a voulu s’engager pleinement pour combattre les inégalités sociales qui l'entouraient.

Déçu par le Parti Socialiste

Après avoir été longuement un soutien du parti socialiste, notamment celui de Robert Schwint, à la tête de la ville entre 1977 à 2001, Jacques Vuillemin s'est dit déçu de son parti de cÅ“ur. Déception qu’il explique par l’éloignement du parti avec les valeurs qui l’ont fait adhérer, il y a 40 ans. C'est donc cette amertume qui a poussé l'ancien premier adjoint de Robert Schwint à se rallier à la France Insoumise,  chez qui il a retrouvé le combat auquel il tenait.

Une crainte de l'avenir

Jacques Vuillemin déplore « une forme de déshumanisation sociale Â» que connaît la société actuellement. Selon lui, elle a été d'autant plus forte lors de la crise sanitaire, où, par exemple, « certaines personnes ne pouvaient pas assister ou voir un proche à l’hôpital »,  ce qui l'a profondément touché. L'ancien militant du parti socialiste se dit également « inquiet de la montée de certains partis d'extrême droite Â» renforçant encore plus sa volonté de s'engager, ne voulant pas assister en spectateur à celle-ci.

L'interviw de la rédaction / Jacques Vuillemin

 

Un jeune homme de 18 ans a été placé en garde à vue au commissariat de police de Besançon. Hier soir, vers 18h, en patrouille sur le secteur de Palente, les policiers de la BAC ont constaté qu’un individu, en scooter, ne respectait pas les règles élémentaires du code de la route. A la vue des forces de l’ordre, il a tenté de prendre la fuite, mais il a finalement été interpellé un plus loin. Il a été retrouvé en possession de 7 grammes de cocaïne, 5 grammes d’héroïne, 7 grammes de résine de cannabis et 290 euros.

Après une précédente édition perturbée en raison de la crise sanitaire, le festival « Ludinam Â», le festival de tous les jeux, revient dans sa version habituelle du 6 au 8 mai prochain à Besançon. 15.000 personnes sont attendues au centre-ville. En plus de pouvoir profiter des ateliers proposés et des nombreuses possibilités de se divertir, le public pourra également découvrir les lieux chargés d’histoire de la cité,  qui accueilleront cet évènement.

Cette année, un jeu de piste sera organisé en plein cÅ“ur du centre-ville historique. Le festival se veut également  inclusif. C’est-à-dire qu’il veut ouvrir ses portes à tous les publics. Parmi les grands rendez-vous de cette nouvelle édition, un concert, le 6 mai prochain, au Grand Kursaal avec Bernard Minet. Le célèbre batteur du Club Dorothée lancera à Besançon une tournée à travers toute la France.


Ce jeudi soir, la Ville de Besançon va adopter son budget primitif 2022. Un exercice comptable d’un montant de 202 millions d’euros. Anthony Poulin, l’élu en charge des finances y voit un budget d’action, « tourné vers la protection des habitants et la transformation de la ville Â». La cité comtoise veut « agir pour la justice sociale et le climat Â». Concrètement, le budget de fonctionnement s’élève à 145 millions d’euros. Celui consacré à l’investissement est de 56 millions d’euros.

Parmi les grands projets évoqués : un nouveau gymnase sur le secteur Diderot à Planoise, l’ouverture d’une nouvelle crèche, la création d’un lieu pour les jeunes sur le site Pierre Bayle, la rénovation du musée de la résistance et de la déportation, des tickets culture pour favoriser l’accès à la culture des familles les plus pauvres, la reconduction du programme de rénovation énergétique des écoles et des crèches ou encore la création du jardin des sciences et la réhabilitation du quartier Planoise.

Des incertitudes pour l’avenir

Difficile pour la ville de Besançon de se projeter sereinement dans l’avenir. Le coût de l’énergie ne passe pas inaperçu. « Le montant des dérives énergétiques s’élève à 2 millions d’euros. Comme les foyers, les collectivités sont impactées dans leur fonctionnement Â» explique Anne Vignot. La Maire de Besançon constate également une hausse non négligeable du coût des matières premières qui, implicitement, va augmenter le coût des chantiers. Ce qui demande une gestion très pragmatique. Par ailleurs, les dernières prises de parole gouvernementales laissent entrevoir d’importantes restrictions financières, avec une contribution demandée à hauteur de 10 milliards d’euros aux collectivités locales pour éponger la dette du pays. Pour le moment, l’heure est au questionnement et aux interrogations. Si elle s’appliquait une telle mesure aurait des conséquences sur le fonctionnement des collectivités et la qualité du service apporté à la population.

Confiance en l’avenir

Néanmoins, même si elle reconnaît que certaines orientations pourraient être revues, au regard de la situation économique, Anne Vignot souligne que ce projet 2022 est volontariste et « dynamique Â», avec une augmentation nette de 3,5 millions d’euros, soit une hausse de 1,8%. Des moyens supplémentaires au service de l’économie et de la populations locales.

L'interview de la rédaction

En sport. L’ESBF n’a pas tremblé. Hier soir, les Engagées ont vaincu Chambray sur le score de 32 à 28 au palais des sports Ghani Yalouz dans le cadre de la 20è journée de championnat en D1 féminine.

Ce mercredi s’ouvrait le 7ème jour du procès de Nicolas Zepeda, accusé du meurtre de Narumi Kurosaki. Au programme, une journée particulièrement éprouvante émotionnellement, avec les dépositions de la mère et la sœur de Narumi cet après-midi. Ce matin, Shintaro Obata, voisin de chambre de Narumi à Besançon, Arthur Del Piccolo, son ex-petit ami, ont témoigné par visioconférence.

 "Depuis plus de 5 ans, je suis psychiquement détruite et j'ai une grande méfiance à l'égard des humains. J'ai abandonné toutes mes activités professionnelles. Je m'isole. C'est pour ça que j'ai perdu la facilité de parole. Il se peut que mon discours soit long, entrecoupé de silences. Je m'en excuse, je vous demande d'être patient pour m'écouter" Taeko Kurosaki, mère de Narumi

La mère de Narumi, est la première à s’avancer à la barre, serrant contre sa poitrine, un portrait de sa fille, sous un tissu. Dans son autre main, un mouchoir. En pleurs, elle retrace l'adolescence heureuse et le parcours scolaire de Narumi. Taeko détaille l'enfance de sa fille, son caractère, sa gentillesse, sa générosité et l'aide qu'elle a apportée au quotidien, dès son plus jeune âge, à tous ceux qui en avaient besoin. Entremêlé de sanglots, ponctué par une respiration difficile, la salle assiste au discours élogieux d’une mère qui parle de sa fille, disparue. On perçoit quelques larmes dans le public. L'une des traductrices de Nicolas Zepeda se met également à pleurer, tout comme le traducteur de Taeko Kurosaki. Ce dernier retranscrit le discours de la mère de Narumi avec une grande émotion. La salle, comble, est envahit d’un silence impressionnant. Tout le monde est suspendu aux lèvres de Taeko Kurosaki. Nicolas Zepeda, lui, fixe la mère de Narumi, droit sur son siège.

La détresse de Taeko Kurosaki, mère de Narumi

 

Au moment où elle évoque la rencontre de sa fille avec Zepeda, son attitude change, son visage se ferme, et son discours semble plus coléreux. Elle précise qu'elle a tout écrit dans son journal intime.

"Aujourd'hui, je parle si lentement, cherchant les mots, mais je suis bavarde de nature. Donc par l'intermédiaire de Narumi j'ai posé beaucoup de questions sur le Chili" précie-t-elle, en racontant le premier repas passé avec Nicolas Zepeda, le 21 mars 2015. "Nous l'avons à chaque fois accueilli à bras ouverts" poursuit-elle. Ensuite, elle aborde les nombreuses ruptures, à partir du moment où Nicolas a quitté le Chili. Â« Narumi avait l'habitude de me dire que malgré la séparation, elle restait amie avec Nicolas car il avait peu d'amis, et c'est pour ça qu'elle restait proche de lui Â».

Les parents de Nicolas Zepeda sont dans la salle, au premier rang, à la même place comme chaque jour. Le père est très attentif à tout ce qu’il se passe. Il secoue parfois la tête en guise de mécontentement lorsque l’avocat général, Etienne Manteaux, pose des questions incisives à son fils. Sa mère quant à elle, semble plus détachée, et pianote régulièrement sur son téléphone.

« Je sais que Zepeda ordonnait la suppression des comptes de personnes masculines du Facebook de Narumi et lui interdisait toute fréquentation avec des amis masculins. Or, lui-même était resté vivre dans l'appartement avec une fille Â» enchaîne Taeko Kurosaki. « C'est vraiment quelqu'un qui ne lâche pas le morceau, jusqu'à ce qu'il arrive à son but […] Narumi avait beaucoup de difficulté à demander quand est-ce que Nicolas allait quitter son appartement. Elle savait qu'à chaque fois qu'elle lui demandait, il se mettait en colère et il refusait d'en parler Â».

En évoquant la dernière fois où elle a vu sa fille, à l'aéroport, Taeko Kurosaki s’effondre une nouvelle fois. « Depuis la disparition de Narumi, pas une heure je n'ai passé sans cette photo Â» soupire-t-elle en dévoilant la photo qu'elle tient depuis le début du procès contre elle, dans un tissu. Elle la place sur le pupitre, face à la cour.

L'interview de la rédaction / Maître Galley

Nicolas Zepeda, un « exécrable menteur Â»

Elle se met ensuite à lire une conversation qu'elle a eu avec Narumi lorsqu'elle était en France. Narumi évoque un tourment dans lequel elle se trouve, et explique à sa mère et ses sÅ“urs la jalousie maladive de Nicolas Zepeda. Notamment le piratage de ses réseaux sociaux. « Je veux me séparer de lui" avoue-t-elle. Quelques heures après, elle passe à l’acte et confirme sa séparation avec Nicolas Zepeda. Â« Je me sens mieux. Hélas, je suis revenue à la case départ... Â» lui dira le 22 septembre Narumi Kurosaki. Le 27 septembre 2016, Narumi écrit, toujours à sa mère : Â« Je ne sais pas si j'aime Nico, mais Nico m'aime trop, de ce fait je n'ose pas me séparer de lui. J'ai pitié pour lui. Il m'assaillit de messages, de mails Â». Le lendemain, Narumi écrit à sa mère : Â« Ouf ! Nous sommes séparés, c'était trop lourd […] Nico est désespéré, il a perdu la tête. Il m'a dit qu'il viendrait lundi […] Non ne viens pas ! je lui ai dit Â».  Â« Est ce qu'il sait où tu habites ? Â» demande alors la mère à sa fille, qui lui répond affirmativement. « Méfie-toi c'est Nico, personne ne sait comment il peut agir Â» conseille alors la mère. 

La mère de Narumi dévoile que Nicolas Zepeda mentait lorsqu’il disait effectuer des recherches pour du travail au Japon. Son visa japonais était un visa touristique. Â« Je suis navrée d'avoir été aussi bête et ignorante. C'est à ce moment-là que j'ai enfin compris que depuis la première rencontre, il a continuellement trompé l'ensemble de ma famille. C'est un grand menteur. Combien de fois a-t-il menti durant ce procès ? Depuis le jour où j'ai compris que c'était lui le coupable, j'ai compris que je ne verrais plus jamais ma fille. Exécrable menteur ! Â» lance Taeko Kurosaki.

« J'ai tenté de me tuer je ne sais combien de fois. Je me suis étranglée, je me suis tapé la tête contre les murs. Il m'est même arrivée de sauter depuis une voiture qui roulait, tellement je voudrais aller où se trouve Narumi maintenant. Mais j'ai encore deux filles qui me sont si chères [...] Je ne peux pas laisser ce démon en liberté. Je vais continuer à protéger toutes les femmes sur cette terre, des hommes comme Zepeda. Le prix sera ma vie. Pour l'ensemble des filles, il ne faut jamais laisser ce monstre en liberté Â» Taeko Kurosaki, mère de Narumi.

Ce mercredi après-midi, un individu, qui était en possession d’une sacoche qui contenait 67 grammes de cannabis et près de 2 grammes de cocaïne a été interpellé. Il se trouvait à proximité de la maison d’arrêt de Besançon. Ce dernier a reconnu qu’il s’apprêtait à lancer le paquet par-dessus l’enceinte de la maison d’arrêt. Sa garde à vue est toujours en cours ce  soir.

Les sapeurs-pompiers du Jura sont intervenus ce mercredi après-midi, vers 16h, au Chateley pour un accident de bûcheronnage. La victime, grièvement blessée, a été transportée par hélicoptère sur un centre hospitalier.

En raison du contexte sanitaire actuel, l’hôpital de Pontarlier a décidé de réactiver son plan blanc. Dans ce contexte,  les visites auprès des patients sont suspendues jusqu’au 30 avril inclus à compter de ce  jeudi 7 avril. Les visites par la famille seront possibles pour les fins de vie, elles seront limitées à la maternité, en pédiatrie et néonatologie au papa ou co-parent. Les visites sont également suspendues à la chambre mortuaire du site des rives du Doubs.

Pour la première depuis le lancement du projet 2018, La Rodia et la ville de Besançon ont accueilli, ce mercredi 6 avril, la finale de l’Ecole du flow. Une possibilité pour les lycéens de France et d’Allemagne de laisser parler leur créativité.

flow rodia 3

Un millier de jeunes artistes en compétition

Devant un public déjà acquis à leur cause, le duo de rappeurs franco-allemand Felix et Till de Zweierpasch se préparent à faire le show dans la grande salle de La Rodia. Grands animateurs de la journée, les deux artistes lancent les hostilités avant que les six groupes encore en course prennent le relais. Car, parmi les 1000 artistes lycéens concourant cette année, seuls quelques-uns d’entre eux peuvent toujours croire au titre suprême. A l’honneur, les villes de Champagnole, Faverney, Chazay d’Azergues, Karlsruhe, Lahr en Forêt Noire, Montbéliard et Ludwigsburg, toutes représentées par les finalistes. Ces derniers ont interprété  des chansons hip-hop sur le thème de la Liberté, puis ont été départagés par un jury. En jeu, un titre en collaboration avec Till et Félix et la fierté d’avoir partagé un moment unique.

Une union culturelle réconfortante

flow rodia benjamin

 

Organisée par le Centre Culturel Français Freiburg et les éditions Klett et Zweierpasch, l’Ecole du flow permet aux deux pays limitrophes de s’unir grâce à la musique. Et cette année plus que jamais puisque l’événement était placé sous le signe de la guerre qui se déroule actuellement en Ukraine. Alors, dans ce contexte géopolitique terrifiant, la cohésion de tous les jeunes autour d’un bien culturel aussi précieux est un motif d’espoir pour l’avenir. Les participants se sont rassemblés d’ailleurs pour effectuer une minute de silence puis prendre une photo commune afin d’hisser haut un message anti-guerre à la Russie. Leur manière à eux de s’investir dans une cause des plus importantes.