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Depuis 10 ans, l'association « Terrasses des collines bisontines et d’ailleurs » développe des activités de nature, complémentaires de la restauration des murs en pierre sèche. Cela passe par la replantation de vigne, l'inventaire du patrimoine, la découverte de la flore, la gestion de parcelles ou encore le pâturage avec des moutons d'Ouessant. Cet hiver, sur deux parcelles à flanc de coteaux, face à la citadelle, l’association recherche des bénévoles pour lutter manuellement contre la dégradation des terrasses de culture en pierre sèche.

 

Il s’agit d’un patrimoine précieux, et antique. Une histoire qui remonterait jusqu’à l’an 1000, puisque des traces de ces murs existent dans des documents anciens, attestant de la présence de la vigne à Besançon. « On peut même imaginer, que déjà au temps des romains, qui étaient de fervents cultivateurs de la vigne, elle existait sur les collines bisontines. Et que ces murs en pierre sèches ont été édifiés au fil des siècles, pour retenir la terre, pour faciliter le travail des hommes, pour ralentir les écoulements d’eau, de manière à pouvoir rendre les collines cultivables, notamment avec la vigne, qui a été la culture principale de Besançon, jusqu’au 19ème siècle Â» souligne Luc Bardi, membre fondateur de l’association, créée en 2013, qui a pour but de protéger, de valoriser et de restaurer les anciennes terrasses viticoles sur les collines de Besançon. Des anciens documents évoquent même plus de 2000 hectares de vigne à Besançon au cours du 19ème siècle. « À titre comparatif, le vignoble jurassien aujourd’hui, c’est entre 2100 et 2200 hectares. Et nous en avions 2000 à Besançon, uniquement il y a 150 ans Â» poursuit Luc Bardi.

 

L’envie de participer à un projet autour du patrimoine

L’association recherche donc des bénévoles, cet hiver, pour occuper deux parcelles face à la citadelle, et prendre soin de ce patrimoine. En fonction des disponibilités, goûts et capacités physiques de chacun, plusieurs missions sont proposées. Déracinage des ligneux et des rejets qui détruisent les murs en pierre sèche, fauche manuelle de l’herbe sur les terrasses, désouchage des végétaux très installés ou encore constitution de petits tas de branchages. Le mot d’ordre, c’est l’envie. « L’envie d’être ensemble, parce que c’est un travail qu’on fait à plusieurs. L’envie d’être dehors, l’envie de participer à un projet autour du patrimoine. Si on ne s’en occupe pas sérieusement, tout disparaîtra puisque la végétation reprend le dessus systématiquement Â» indique Luc Bardi. « Nous allons aussi replanter des cépages anciens pour prolonger notre activité autours de la vigne, et pour cette raison on recherche des bénévoles qui acceptent de passer du temps dans la nature, en plein air, avec un petit groupe. Tout se fait à la main. C’est de cette façon qu’on fait le mieux la sélection entre ce qu’on veut conserver et ce qu’on ne veut pas conserver. Et puis en même temps, c’est beaucoup plus agréable de travailler manuellement, ça ne fait aucun bruit, on peut discuter en même temps. Bien plus agréable qu’avec une débroussailleuse, le casque sur les oreilles, où on ne voit rien et on n’entend rien. Ce qui est beaucoup moins sympa ! Â» poursuit le membre de l'association « Terrasses des collines bisontines et d’ailleurs.

 

Si vous avez envie de soutenir l'association dans son projet de valorisation écologique des terrasses en pierre sèches, ou tout simplement si vous avez envie de vous investir dans des travaux de nature, vous pouvez contacter l’association via : 06 82 96 02 29 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

La préfecture du Doubs lance un appel à la vigilance aux crues. Cela concerne la Loue, le Doubs, en amont de l’Arcier, et la Savoureuse. Ces trois rivières ont été placées en vigilance « jaune Â». L’atteinte des niveaux de débordement diffèrent en fonction de territoires. Si des craintes sont exprimées pour la mi-journée pour la Savoureuse. Les premiers débordements sont attendus en soirée pour le Doubs, en amont de l’Arcier, et au cours de la nuit pour la Loue.  

Plusieurs syndicats de Météo-France appellent à la grève ce lundi pour protester contre une réorganisation des services de prévision et la réduction des effectifs au sein de l’établissement public. Cette mobilisation, à laquelle la CFDT ne participe pas, ne devrait pas impacter la production des bulletins de vigilance, en cette période où plusieurs départements se trouvent dans cette situation pour des phénomènes de « crue Â».

Selon Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, « la crise inflationniste est derrière nous. Il  en est persuadé, « nous allons revenir à la normale Â». Il appuie son optimisme sur le niveau d’inflation qui se situe actuellement à 4,9%. Il est en baisse et, selon M. Le Maire, pourrait atteindre « 2% en 2024 Â». Le ministre de l’Économie a rappelé qu’en 2002, au début de la crise inflationniste, le niveau d’inflation avait atteint 6%.

Le FC Champagnole conserve sa place de leader à l’issue de la 8è journée de championnat en régionale 1. Le groupe jurassien devance l’USC Dijon de deux points. Samedi soir, devant 250 spectateurs, les locaux ont vaincu Mont-Sous -Vaudrey sur le score de 5 buts à 1.

L’Olympique de Besançon s’est incliné ce dimanche à Strasbourg lors de la 7è journée de championnat en fédérale 3. Score final 38 à 8. Avec quatre victoires et trois défaites, le collectif bisontin apparaît en cinquième position. Son voisin montbéliardais figure en avant dernière position, la neuvième, dans cette même compétition.

Pontarlier a remporté ce dimanche après-midi son derby face à Grand Dole, le XV du Haut-Doubs s’est imposé sur le score de 20 à 22 dans le Jura. Victoire également pour Saint-Claude. Les rugbymen du Haut-Jura ont décroché une précieuse victoire face au Puy ( 32-28). Au classement, Pontarlier est 7è. Grand Dole se classe 9è. Saint-Claude conserve sa position de lanterne rouge.

L’ESBF a gagné la rencontre qu’il ne fallait pas perdre. Dans le cadre d’un match en retard, comptant pour la 1ère journée de championnat en D1 féminine, les Engagées ont vaincu Mérignac sur le score de 30 à 28, ce dimanche après-midi, au Palais des Sports Ghani Yalouz. Cette victoire permet au groupe de Sébastien Mizoule d’occuper la 7è place au classement. Elles ne sont plus qu’à trois points de la cinquième place.

Ce dimanche après-midi, à l’appel, de la Licra, la ligue contre le racisme et l’antisémitisme, environ 300 personnes se sont rassemblées, sur l’esplanade des Droits de l’Homme à Besançon, pour dénoncer l’antisémitisme. De nombreux élus francs-comtois ont alerté sur ces faits,  que connaît actuellement le pays, depuis les attaques du Hamas contre les civils israéliens de la Bande de Gaza. Franck Defrasne, le président de la LICRA de Besançon, a appelé « Ã  faire bloc pour faire cesser la haine, qui se propage dans le pays Â». Anne Vignot, la Maire de Besançon, dont la cité n’a pas été épargnée par les actes antisémites ces dernières semaines, a rappelé les valeurs de la République : « liberté, égalité, fraternité Â». Les piliers « pour faire rempart Â» à la propagation de la haine.

ANTISEMITISME ELUS

Réactions de personnalités

Franck Defrasne, président de la LICRA de Besançon rappelle que son mouvement, né entre les deux guerres, « porte des valeurs universalistes et lutte contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme Â». Le responsable pointe que « depuis 1945, l’antisémitisme ne s’est jamais arrêté Â». Personne ne semble avoir appris du passé. Pour Stéphane Defrasne, il est important que « le peuple silencieux Â» fasse entendre sa voix et dénonce, à son tour, « ces abjections que sont l’antisémitisme et la barbarie Â».

 

Annie Genevard, la député LR du Doubs, explique qu’il est important de se mobiliser pour dénoncer ces faits , « que l’on croyait d’un autre temps Â». « Je suis là en solidarité avec nos compatriotes de confession juive Â» explique la parlementaire. Et de poursuivre : « nous devons lutter. L’antisémitisme est une forme de racisme tout à fait particulière, qui renvoie à des évènements historiques de tentative d’extermination d’un peuple. Nous n’avons pas le droit de laisser passer de tels agissements dans notre pays Â».

Macha Woronoff, la présidente de l’université de Franche-Comté, était présente également. Mme Woronoff , qui était,  Â« tout d’abord Â»,  présente en tant que citoyenne, rappelle que le rôle de l’institution qu’elle préside est de « lutter contre toutes les formes de haine et de discrimination ». Et de continuer : « Je trouve que c’est un moment extrêmement lourd, dangereux, sur lequel, il faut être extrêmement claire dans les positions que l’on prend Â».

 

 

Le Bisontin Franck Monneur, professeur d’histoire géographie, rappelle que Besançon est l’une des villes françaises qui enregistre le triste record du nombre de tags  antisémites recensés durant cette période. Soit une trentaine. « A chaque fois qu’un tag antisémite fleurit sur les murs de notre ville, c’est la République qui est attaquée. Il faut être présent aux côtés de nos compatriotes français de confession juive et dire non à l’antisémitisme » lance-t-il. L’enseignant rappelle l’importance de l’éducation pour la transmission « des valeurs de la république et pour le partage de la tolérance Â». Et de conclure : « le respect de chaque confession est indispensable dans la République Â».

 

antisemitisme 2

Mobilisation à gauche

En marge de la manifestation, un mouvement juif, qui se présente « de gauche et d’extrême gauche Â», a pris la parole. Ces personnes ne veulent pas laisser « Ã  la droite et à l’extrême droite Â» ce combat. Les militants expliquent que «  ce sont historiquement ces gens qui ont mis leurs parents et leurs grands parents dans les trains de la mort Â». Et de poursuivre : « Il est hors de question de laisser le gouvernement récupérer la question de l’antisémitisme et de laisser le Front National, qui était fondé par d’anciens SS, et les partisans de Zemmour, qui sont des négationnistes de la Shoa, défiler contre l’antisémitisme Â». Selon eux, « la lutte contre l’antisémitisme ne pourra se faire qu’en lien contre tous les autres racismes Â».

Dans un appel publié samedi, 3.500 médecins se disent opposés à la suppression de l’aide médicale d’Etat (AME) aux sans-papiers. Ils s’engagent à « désobéir Â» et « soigner gratuitement Â» ces patients si le dispositif venait à disparaître. « La déontologie prescrit le juste soin pour chaque personne qui me consulte Â» soutiennent-ils. Cette posture fait suite à la prise de position du Sénat dans le cadre du projet de loi immigration. Ce dernier sera mis au vote mardi, avant d’atterrir à l’Assemblée nationale.