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La fresque qui suscite depuis plusieurs jours une vive controverse à Besançon va être recouverte. La municipalité a confirmé sa décision d’effacer au plus vite l’œuvre réalisée début octobre par l’artiste Nacle, après que le CRIF a dénoncé une représentation jugée antisémite et déposé plainte. La peinture, visible sur un mur, à  la Malcombe, mêlait notamment un chandelier juif et une tête de mort coiffée d’un foulard palestinien, un assemblage de symboles qui a rapidement enflammé le débat local.

Une décision municipale présentée comme “technique”

En pleine campagne électorale, la Ville assure qu’il ne s’agit pas d’un geste politique mais de l’application stricte de sa politique anti‑tag. Le mur concerné, bien que régulièrement utilisé par des artistes urbains, n’est pas officiellement reconnu comme espace d’expression libre. La mairie estime donc qu’elle doit intervenir comme elle le ferait pour toute autre peinture non autorisée.

L’artiste appelle à l’apaisement et demande un échange

Face à la polémique, Nacle a adressé une longue lettre aux élus et aux institutions. Il y exprime son regret de voir la situation “s’installer sans échange préalable” et demande la suspension du recouvrement afin de permettre un dialogue. L’artiste défend une démarche “de vanité contemporaine”, destinée à interroger la mort, la guerre et la mémoire à travers des symboles universels. Il affirme n’avoir jamais voulu cibler un peuple ou une religion et condamne “sans ambiguïté toute forme d’antisémitisme, de racisme ou de discrimination”.

Il rappelle également que ce mur est utilisé depuis des années par de nombreux artistes sans intervention municipale, même s’il ne bénéficie pas d’une autorisation formelle. Nacle regrette enfin de ne pas avoir été contacté par le CRIF avant la médiatisation de l’affaire, estimant qu’un échange direct aurait pu éviter les tensions actuelles.

Soutiens politiques et débat local

L’élu communiste bisontin Hasni Alem a publiquement apporté son soutien à l’artiste, saluant dans sa lettre “une hauteur d’esprit” et dénonçant les “calomnies” visant Nacle. D’autres voix, au contraire, estiment que certains symboles ne peuvent être associés sans risque d’interprétation haineuse.

Une issue désormais scellée

Malgré les appels à la médiation, la disparition de la fresque semble inévitable. La Ville n’a pas annoncé de date précise, mais l’effacement devrait intervenir rapidement. Le débat, lui, reste ouvert : entre liberté artistique, sens des symboles et gestion de l’espace public, l’affaire révèle une fois encore la sensibilité extrême des représentations liées au conflit israélo‑palestinien.

Une nouvelle mobilisation pour la Palestine est annoncée à Besançon. Les associations Palestine Amitié et l’ Union Juive Française pour la Paix de Besançon appellent à manifester, ce samedi 31 janvier, en solidarité avec le peuple palestinien. Le rassemblement débutera à l’Esplanade des Droits de l’Homme avant de rejoindre la place de la Révolution.

Samedi 6 décembre à 17h00, une manifestation est annoncée place d’Arçon à Pontarlier en soutien aux peuples Palestiniens et Soudanais. Les organisateurs entendent dénoncer les génocides et la colonisation, appeler à la paix et réclamer des sanctions.

Les Insoumis.es du Haut Doubs, Les Écologistes du Haut Doubs, le Parti Communiste Français du Haut Doubs, la CGT du Haut Doubs et la Gauche Pontissalienne participeront à ce rassemblement. Après les prises de parole, un défilé est prévu dans les rues de Pontarlier.

Plusieurs organisations du Haut-Doubs, les Insoumis, les Ecologistes, la Gauche Pontissalienne, le Parti Communiste et la CGT  appellent à manifester samedi 1er novembre à 17h, place d’Arçon à Pontarlier, en soutien au peuple palestinien. Les participants réclameront le respect du cessez-le-feu, la fin du génocide et de la colonisation, ainsi que des sanctions internationales. Des prises de parole précéderont un défilé dans les rues de la ville.

Ce samedi 4 octobre à 17h, place d’Arçon à Pontarlier, plusieurs organisations du Haut-Doubs — Les Insoumis.es, Les Écologistes, le Parti Communiste Français et la CGT — appellent à une manifestation en soutien au peuple palestinien. Objectif : dénoncer le génocide en cours et exiger des sanctions internationales. Des prises de parole précéderont un défilé dans les rues de la ville.

Le drapeau palestinien a été brièvement hissé devant la mairie, en écho à la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France. Une initiative saluée par les Insoumis de Besançon, mais vivement critiquée par plusieurs élus de droite, qui dénoncent une atteinte à la neutralité républicaine.

Les Insoumis répliquent, pointant une « hypocrisie » face au maintien du drapeau ukrainien. Ils appellent à des sanctions contre Israël et regrettent le retrait du drapeau palestinien, décidé dans la journée à la demande du préfet du Doubs.

Le groupe Besançon Maintenant dénonce la décision de la maire de Besançon de hisser le drapeau palestinien sur l’Esplanade des Droits de l’Homme, en parallèle du discours du Président de la République à l’ONU. « Cette initiative, en contradiction avec la décision du tribunal administratif de juin dernier et les rappels du ministère de l’Intérieur, constitue une provocation à visée politique et électoraliste » écrit Ludovic Fagaut. .

Et de rappeler que : « dans un contexte international tendu, nous réaffirmons que les bâtiments publics doivent rester des espaces neutres et rassembleurs, conformément au principe de neutralité des services publics. Ce geste risque d’alimenter les divisions alors que notre ville a besoin d’apaisement ».

Le groupe d’opposition centriste au conseil municipal de Besançon "Besançon Passionnément", mené par le député Laurent Croizier, dénonce une « instrumentalisation politique » du conflit israélo-palestinien après la levée du drapeau palestinien à Besançon hier soir. Il appelle la municipalité "à respecter la neutralité républicaine et à ne pas attiser les divisions locales par des gestes symboliques".

Membre du réseau international « Maires pour la Paix », la Ville de Lons-le-Saunier salue « la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par le Président Emmanuel Macron » devant l’Assemblée générale de l’ONU. Elle appelle « à l’arrêt immédiat des violences au Proche-Orient et au respect du droit international humanitaire ».

Engagée pour une culture de la paix, la collectivité souligne que « cette décision française constitue un pas vers une paix juste et durable ». En signe de soutien, la place de la Liberté sera illuminée aux couleurs des États de Palestine et d’Israël.

À l’occasion de la reconnaissance officielle de la Palestine comme État souverain par la France, les élu·e·s de la majorité municipale de Besançon annoncent la levée du drapeau palestinien ce lundi 22 septembre à 21 h 30 sur l’Esplanade des Droits de l’Homme. Ce geste fort coïncidera avec la prise de parole du Président Emmanuel Macron. La décision a été prise en concertation avec l’ensemble des groupes politiques du conseil municipal.