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Ce mardi, dans le cadre des semaines de l’engagement et de la démocratie scolaire, les élèves élus au Conseil académique de la vie lycéenne de l’académie de Besançon ont animé un temps d’échange et de discussion au lycée professionnel Tristan Bernard dans le quartier Planoise à Besançon. Nathalie Albert Moretti, rectrice de la région académique Bourgogne-Franche-Comté, et Patrice Durant, directeur de l’inspection académique du Doubs, étaient présents.

JOURNEE ENGAGEMENT 3

L’objectif était de convaincre les adolescents présents à s’investir et à prendre des responsabilités au sein de leur établissement scolaire, et plus globalement au sein de l’Education Nationale. Les adultes, par le biais de leurs paires, déjà conscients de l’intérêt de cette démarche altruiste,  veulent inciter les jeunes à s’engager et devenir de véritables acteurs et créateurs de lien social. « Nous voulons leur montrer qu’il y a un vrai intérêt à participer à la vie de son établissement scolaire, à faire bouger les choses, à donner son avis » explique Christine Monnin, conseillère principale d’éducation et déléguée académique à la vie lycéenne et collégienne.

JOURNEE ENGAGEMENT 2

Proposer des initiatives, donner son avis sur l’établissement, organiser, argumenter, fédérer…  .  Autant de compétences à développer et à transmettre.  Une approche pédagogique  très formative, qui contribue à un meilleur climat scolaire, qui indéniablement aura des répercussions sur la réussite des jeunes et leur épanouissement. Un moyen également de participer à la formation des adultes de demain. Celles et ceux qui agiront au sein de la société et sauront mettre à profit les valeurs de partage, de travail en équipe, d’altruisme, de confiance en soi, … qu’ils auront acquis tout au long de cette expérience.

L'interview de la rédaction / Christine Monnin, conseillère principale d’éducation et déléguée académique à la vie lycéenne et collégienne.

 

Les pensions de retraite vont être revalorisées de 5,2% au 1er janvier 2024. L’annonce a été faire hier par Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, lors d’un entretien accordé au Parisien. Dans le même temps, le ministre a ajouté que les minima sociaux connaîtront une revalorisation "de 4,6 % environ", soit "28 euros par mois pour le RSA".

A l’issue d’une réunion à Matignon, ce mardi, avec les principaux distributeurs, le gouvernement a annoncé « près de 120.000 opérations » de vente de carburant à prix coûtant « dans 4.000 stations ». Les enseignes Carrefour et Leclerc devraient réaliser de telles opérations tous les jours. Casino, Cora et Intermarché se mobiliseront deux week-ends par mois. Enfin, Système U et Auchan ont prévu des actions au moins un week-end par mois.

Soyez prudents. Dans le cadre de l’augmentation du trafic sur la départementale 45, suite à la mise en place d’une déviation, en raison des travaux menés à la Cluse-Et-Mijoux, un radar mobile a été installé, ou devrait bientôt l’être, jusqu’à la fin du chantier, à hauteur du rond-point entre le Touillon et le Loutelet. Rappelons que la vitesse est limitée à 70 km/h sur cet axe du Haut-Doubs.

Un grave accident de la route s’est produit hier après-midi à Devecey (25). Il implique une voiture et une moto. Le motard, âgé de 22 ans, est grièvement blessé. Il a été transporté, médicalisé, sur le CHU Minjoz. L’automobiliste a été laissé sur place.

Trois nouvelles communes du Jura ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour les dommages causés par les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols au titre de l’année 2022. Il s’agit de Morbier, Nancuise et Pont-d'héry. Ces territoires viennent en complément des 149 communes déjà reconnues par les arrêtés de juillet et septembre 2023.

Le permis de conduire d’un homme de 25 ans a été retenu. Il est soupçonné d’être le responsable d’un accident de la route, survenu lundi soir, vers 22h30, rue de Vesoul à Besançon. Alors qu’il roulait à vive allure, à la sortie d’un rond-point, il a percuté deux autres voitures. Il n’y a pas eu de blessé. Il n’y a que des dégâts matériels. Le test d’alcoolémie, pratiqué sur les deux occupants, s’est révélé positif. L’automobiliste présentait un taux de 1,2 gramme d’alcool par litre de sang. Il a été conduit au commissariat, avant d’être remis en liberté.

Dans le cadre de la journée internationale pour le droit à l’avortement, un rassemblement se tiendra ce jeudi 28 septembre, à 17h30, place Pasteur, à Besançon. L’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires et UNSA appelle les manifestants à venir avec un cintre, symbole des douleurs et du calvaire que doivent subir des millions de femmes lorsqu’elles n’ont pas accès à une IVG médicalisée et souhaitent, à tout prix, avorter.

Le gouvernement a dévoilé son nouveau plan loup 2024-2029 ce lundi à Lyon. Un plan qui a provoqué aussi bien la colère des associations de protection de la nature et des éleveurs. A l’issue de cette présentation, les associations de l’environnement et de la biodiversité ont même décidé de quitter le Groupe National Loup (GNL).

C’est lors d’une réunion à huis clos, à Lyon, que ce nouveau document été officiellement présenté par la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes aux membres du Groupe national Loup, dans lequel on retrouve notamment des associations de protection de la nature, des représentants du monde agricole, des élus ou encore des chasseurs. Mais ce lundi, bon nombre d’entre eux sont sorti déçus de cette rencontre. A commencer par les associations de l’environnement et de la biodiversité qui dénoncent un « plan pour l’élevage ». Denis Doublet, vice-président de Ferus, fait part de sa consternation. « Je suis tombé des nues. C’est un document qui est bâclé, qui est déséquilibré, qui n’a rien d’un plan national d’action en faveur d’une espèce […] C’est finalement un plan en faveur de l’élevage. C’est une immense déception. »

« Que les éleveurs puissent protéger leurs troupeaux, c’est absolument nécessaire. Ferus participe d’ailleurs à cette protection depuis plus de 20 ans, avec son programme Pastoraloup. Et on accepte, peut-être du bout des lèvres, qu’il y ait des tirs dérogatoires. Mais ces tirs doivent être l’extrême limite, quand on est absolument certain que tous les moyens ont été mis en place, sans fonctionner. Eventuellement, dans ce cas, on peut tirer un loup. Mais on n’est en plus là. C’est presque de la régulation, du prélèvement » déplore Denis Doublet. Ce plan loup 2024-2029 contient 42 principales mesures, dont certaines qui ont fait bondir les défenseurs de la nature. L’une d’entre elles est la simplification des tirs. Elle prévoit notamment un renforcement des prélèvements en début de saison, de façon à limiter les attaques durant la période d’estive. Le plan national d'action donne aussi la possibilité d’avoir deux tireurs sur le tir de défense simple, voire trois de manière exceptionnelle, après autorisation du préfet, selon critères objectifs comme la taille de l’estive. Par ailleurs, les louvetiers, qui pourront être déployés dans les 48 heures après une attaque, n’auront plus l’obligation d’éclairer avant les tirs, et pourront être dotés de lunettes thermiques quelque que soit le tir. Les éleveurs et les chasseurs pourront aussi bénéficier de matériel de vision nocturne. Les éleveurs pourront même être formés à la louveterie, afin qu’ils puissent accéder à des équipements dédiés. Enfin, le plan loup prévoit une augmentation du taux de prélèvement sur la période 2024-2029, si l’évolution de la population lupine le permet (possibilité de passer à 20 ou 21% de prélèvements en plafond). Actuellement 19% de la population de loups pouvait être abattue.

« On est dans une réelle augmentation des tirs, voire des prélèvements, avec un plafond qui ne tiendra pas longtemps. On est actuellement à 209, en fonction des chiffres des services de l’OFB, avec une estimation provisoire de 1104 loups. Mais quand en début de saison, il y aura au moins 150 loups tirés, à l’aide des 2700 arrêtés préfectoraux de tirs de défenses simple, et que l’on va très vite atteindre le plafond, que se passera-t-il ensuite ? Parce que le loup n’attaque pas les troupeaux uniquement lorsqu’ils sont en estive » questionne Denis Doublet.

 

Un changement de statut du loup ?

Outre cette intensification des tirs, les associations de l’environnement et de la biodiversité s’insurgent du souhait de reclasser l’espèce de « strictement protégée » à « protégée », au niveau international et européen, pour passer d’une logique de réaction (défense) à une logique de gestion (prévention). La goutte d’eau pour l'association Ferus, qui l’a mené à claquer la porte de la présentation de ce nouveau plan loup. « Ce qui veut dire qu’ensuite, une gestion cynégétique du loup pourrait être mise en place. Le loup deviendra une espèce chassable. On marche sur la tête. Autant dire, ce n’est plus le plan national loup et activités d’élevage. C’est un plan de sauvegarde du pastoralisme. Je ne vois pas comment des associations pouvaient accepter cela. C’est un gâchis de l’Etat. Il a cassé une dynamique » déplore Denis Doublet.

 

Mieux compter, mieux indemniser, et mieux protéger ?

Ce plan prévoit, entre autres, un recensement plus efficacement la population de loups, en appliquant « une nouvelle méthode d’évaluation de la population robuste scientifiquement, susceptible de nourrir la confiance entre les acteurs concernés par le loup et adaptée à un renforcement de la coopération européenne, tout en évaluant la viabilité génétique à l’échelle européenne de la population lupine". Le plan devrait aussi permettre une meilleure prise en compte des dommages indirects subis par les éleveurs du fait des attaques (pertes génétiques, avortements, disparition, etc.) et les éleveurs seront indemnisés sous 125 jours avec un accompagnement qui leur sera proposé. Enfin, ce nouveau plan prévoit une amplification de la recherche sur les moyens de protection des troupeaux, avec un budget de 2,5M€ sur la période 2024-2029. Un statut du chien de protection de troupeaux doit voir le jour, ainsi qu'une organisation de la filière de production des chiens.