La commune d’Orchamps Vennes compte deux jeunes champions qui viennent de clore une superbe saison sportive en sports mécaniques. Camille et Sylvain Petit, âgés de 23 et 26 ans, ont décroché le titre tant convoité de champion de France en quad cross élite dans leur catégorie respective. De superbes résultats qui confirment les compétences de ces deux pilotes, soutenus par leur famille, et notamment leur papa, garagiste au village.
Sylvain peut également être triplement satisfait. Le jeune homme, qui travaille au sein de l’entreprise familiale, a enrichi son jeune palmarès cette saison. Il a remporté le mondial du quad, avec deux autres coéquipiers, à Pont-de-Vaux (01). Par ailleurs, cette saison, il a rejoint la très sélect équipe sélectionnée pour la course des nations, qui se disputait en République Tchèque. C’est grâce à son titre de meilleur français de la discipline que cette porte s’est ouverte.

Conserver le leadership
Après 13 ans de pratique, et une ascension fulgurante, Sylvain Petit aimerait encore gravir les échelons. Les championnats d’Europe de la discipline le tenteraient bien. Cependant, la seule motivation et les bons résultats ne suffisent pas. L’engagement financier et personnel est tel que cette hypothèse est peu envisageable pour le moment. Néanmoins, de beaux défis attendent encore le champion haut-doubiste la saison prochaine. Sylvain Petit sait qu’il est attendu au tournant et qu’il devra encore mener de belles batailles pour conserver son rang. L’heure de la confirmation a sonné.
L'interview de la rédaction / Sylvain Petit
Vous avez terminé 2e de cette manche de coupe du monde, un bel exploit, racontez-nous comment vous avez vécu cette journée.
Hier c'était la « Mass start », un format assez particulier qu’on ne fait quand même pas souvent en hiver. Dans ce type de compétition, on commence par le ski et ça me plaît. Ça me convient particulièrement parce que ça donne l’avantage, surtout ici sur un gros tremplin, aux bons sauteurs. Il y a moins de différences sur les skis vu qu'on part tous ensemble. Donc j'avais à cœur de réussir une belle performance sur ce format et j'avais coché cette date depuis un moment même déjà . Dès le début de la journée, j'avais des bonnes sensations, et j'ai fait une super course de ski, j'arrive quasi avec le groupe de tête à moins de moins de 10 secondes du premier. Ça ne pouvait pas être plus idéal comme situation pour commencer le saut. Après, au niveau du tremplin je sors mon meilleur saut au meilleur moment. Ça sort un saut monstrueux et du coup c'est ça joue le podium et mieux même mieux avec cette 2e place. C'était juste fabuleux !
C’était l'un des meilleurs de votre vie, vous pensez ?
Clairement oui, c’est sûr ! Pour l'instant c'est le meilleur saut que j'ai pu faire en compétition et c’est même mon record de distance. Je ne suis jamais allé plus loin de ma vie. Je savais que j’avais dépassé les 140 mètres et que j’allais un peu au-delà des 142 mètres, mais 145 mètres je ne m’y attendais pas. Au début, j’ai eu du mal à réaliser.
Il s’est passé quoi quand vous avez retrouvé votre équipe en bas ?
Franchement au début, pendant les cinq premières minutes je n’y croyais pas et je n’avais pas l'impression d'y être. C'était dur à réaliser mais après dès qu'on voit les autres sauter, on se dit que le podium se rapproche gentiment. Plus ça avançait et plus je voyais qu'en fait j'avais fait vraiment un super saut. C'est au moment où Ryota Yamamoto a sauté et qu’il est resté derrière moi que je me suis dit que j’avais fait quelque chose de très solide parce que c'est un excellent sauteur qui est très régulier. Donc quand on le bat c'est que la victoire n’est pas loin.
Vous avez dû attendre jusqu'au dernier sauteur pour savoir si c'était bien un podium ou pas. Ça a dû être stressant ?
L’attente a été vraiment très longue oui. C'était presque ça le plus dur. Une fois que j'avais sauté, j'ai dû attendre 17 passages. Je stressais énormément et j'attendais avec impatience les derniers. Après le saut de Jarl Magnus Riiber (quatre fois champion du monde) qui fait moins bien, on sait que c’est le podium assuré, et là on a tous explosé de joie. Après c'était que du bonus et j’ai même gagné encore une place pour finir 2e, c'était juste fabuleux.
Ça représente quoi pour vous cette victoire ? Parce que ça faisait longtemps qu'un français n’était pas monté sur le podium (François Braud en 2017).
Ça représente beaucoup même au sein du collectif de l'équipe de France. On a reconstruit une équipe, on travaille dur depuis quelques années et le travail paye enfin. On n’a rien à envier aux autres nations et que. Par rapport à d'autres sports c'est très intéressant aussi parce que ça peut redonner un peu de vie au combiné et de l'attention à la discipline.
Le vainqueur de la manche d’hier Jarl Magnus Riiber est une de vos idoles. Hier vous étiez sur le podium avec lui, qu'est-ce que ça fait ?
J'étais comme un gamin, j'étais vraiment émerveillé et puis je profitais de l'instant à fond. Quand il m'a piqué la première place il m’a pris m'a dit « désolé pour ça » c'est marrant. Sur le coup je pense que je ne réalisais pas forcément mais j'étais bien-sûr en admiration et heureux d'avoir pu échanger quelques mots avec mon idole. C’était un très bon moment que je vais essayer de reproduire le plus souvent possible à l’avenir.
Propos recueillis par Benjamin Cornuez
L'interview de la rédaction
Un accident mortel s’est produit ce lundi soir, vers 19h30, à Lavancia Epercy (39). Deux véhicules se sont violemment percutés. Une personne n’a pas survécu à ses blessures. Une autre est grièvement blessée. Son pronostic vital est engagé ce soir.
Un homme de 48 ans a été placé en garde à vue ce lundi 28 novembre à Besançon. Il est soupçonné d’avoir crevé les pneus de plusieurs véhicules rue Charles Edouard Guillaume, entre le 23 et le 26 novembre. L’auteur présumé a été interpellé lorsqu’il est venu porter plainte au commissariat de police après avoir reçu un ou deux coups de poing émanant d’une victime. Le quadragénaire a reconnu les faits du 26 novembre, mais pas ceux du 23 novembre. Il a justifié son comportement par un état dépressif et un ras le bol de voir des gens stationner n’importe où.
Un automobiliste de 33 ans sera convoqué ultérieurement au commissariat de police de Pontarlier. Le 27 novembre, lors d’un contrôle, il est apparu qu’il conduisait avec 1,92 gramme d’alcool dans le sang. Le trentenaire a été remis à un tiers. Son véhicule a été immobilisé.
Un jeune homme de 22 ans devra suivre un stage portant sur les violences conjugales en janvier prochain à Besançon. Les faits se sont déroulés à Pontarlier. Ce dernier est soupçonné d’avoir commis des appels malveillants et envoyé plusieurs SMS à sa victime. Il a été interpellé ce lundi matin à son domicile. Sa garde à vue a été levée en fin d’après-midi. Il a reconnu les faits au cours de son audition.
En raison de l’absence de personnel sur les lignes périurbaines, la société kéolis indique que les horaires des lignes 66, Diabolo 323 et 324 sont adaptés. Pour obtenir de plus amples informations www.ginko.voyage ou l’Appli Ginko Mobilités.
Une bonne nouvelle pour les Jurassiens et les habitants d’Arbois. La piscine outdoor de la cité de Pasteur devrait rouvrir ses portes l’été prochain. Le site, très apprécié, avait été fermé en juillet 2021 suite aux inondations. Le montant de cette rénovation est estimé à 1,2 millions d’euros. Les travaux se déclinent en deux temps. La première intervention devrait permettre l’accueil des baigneurs cet été. La deuxième, prévue en septembre 2023, complètera le projet et donnera définitivement vie à l’espace ludique, qui serait alors livré en mai 2024.
Joséphine Pagnier, la sociétaire du Massif du Jura, débute sa saison cette semaine à Lillehammer, terre d’accueil de la première manche de la Coupe du Monde de saut à ski . Cette année, la jeune femme aura à cœur de bien figurer, mais surtout de disputer la manche française de Chaux-Neuve, dans son fief, du 27 au 29 janvier prochain. Un tremplin de la Côte Feuillée qu’elle connaît par cœur. Rappelons que l’an dernier, la sauteuse du Haut-Doubs avait décroché son premier podium en Coupe du Monde. C’était en février dernier en Autriche.
L’ALP souhaite mettre en lumière le travail des enseignants lors de la journée nationale de la laïcité. Pour ce faire, des membres de l’association évoqueront sur la scène du théâtre du Lavoir à Pontarlier le quotidien d’un professeur de lettres en difficulté face à des élèves contestant son enseignement pour des questions religieuses. Cette représentation mélangera archives, témoignages, enquêtes et documents historiques, le tout entrecoupé d’interludes musicales assurées par les élèves et professeurs du conservatoire Elie Dupont.
Pour Karine Grosjean, présidente de l’ALP, cette soirée est l’occasion de rappeler qu’en 2022 la laïcité n’est pas toujours un acquis à l’école. Un débat sera organisé sur le thème de la laïcité dans l'enseignement après la représentation avec les membres de l'association.
« Hommage à Samuel Paty par l'ALP, vendredi 9 décembre à 20h30 au théâtre du lavoir, 2 rue Jeanne d'Arc à Pontarlier ». L'entrée pour cette soirée est libre.
L'interview de la rédaction / Karine Gosjean, Présidente de l'association Laïque de Pontarlier