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Dimanche soir, vers 22h15, à Maîche, une rixe a éclaté à la sortie d’un bar, impliquant plusieurs individus en état d’ivresse. Alertés, les sapeurs-pompiers et les gendarmes sont rapidement intervenus pour mettre fin aux échauffourées. L’un des protagonistes a été retrouvé et pris en charge, avant d’être placé en cellule de dégrisement à la gendarmerie au titre de l’ivresse publique et manifeste.

À Besançon, la mobilisation des surveillants pénitentiaires de ce lundi a reçu le soutien visible du Maire de Besançon, Ludovic Fagaut, et du député du Doubs, Laurent Croizier, venus constater une situation jugée critique.

Une présence politique remarquée

Dans un contexte de mobilisation nationale des agents pénitentiaires, le déplacement des deux élus doubistes, n’est pas passé inaperçu. Tous deux se sont rendus devant la maison d’arrêt pour afficher leur soutien aux surveillants et alerter sur la situation de l’établissement. « Il était important d’être présent ce matin », a insisté Ludovic Fagaut, évoquant un double enjeu : la protection des agents et le respect de conditions de détention dignes.

« Quelque chose ne tourne pas rond »

Face aux chiffres de la surpopulation carcérale, l’élu ne cache pas son inquiétude. « Quand vous avez près de 480 détenus pour 270 cellules, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond », déplore-t-il. Le maire pointe également l’état des infrastructures, avec des cellules inutilisables depuis plusieurs années, faute de rénovation. Une situation qui, selon lui, aggrave encore les conditions de travail des agents et de vie des détenus.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon 

Une action coordonnée entre local et national

La présence conjointe du maire et du député s’inscrit dans une stratégie assumée. « Nous travaillons main dans la main », explique Ludovic Fagaut. L’objectif : faire remonter les difficultés locales jusqu’à l’échelle nationale. Laurent Croizier, déjà venu récemment visiter l’établissement, joue ce rôle de relais à l’Assemblée nationale, tandis que le maire agit au plus près du terrain.

prison ufap unsa justice 3 CROIZIER

Porter la voix des agents

Les deux élus se sont engagés à soutenir les surveillants dans leurs revendications. « Dans la mesure de nos possibilités, nous relaierons ces problématiques », assure le maire. Une prise de position attendue par les agents, qui dénoncent depuis plusieurs mois la surpopulation carcérale, le manque d’effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail.

Une mobilisation nationale des surveillants pénitentiaires se tient ce lundi  devant plusieurs établissements en France, dont la maison d’arrêt de Besançon. À l’appel de trois syndicats majoritaires, les agents dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail, marquée notamment par une surpopulation carcérale alarmante et un manque criant de personnel.

Une surpopulation carcérale préoccupante

Au cœur des revendications, la surpopulation pénale atteint des niveaux critiques. À Besançon, l’établissement dispose de 273 places théoriques, mais accueille actuellement environ 460 détenus. Cela représente un taux d’occupation oscillant entre 150 % et 190 % depuis plusieurs mois. « La situation explose partout en France, mais particulièrement ici », souligne Christophe Vernerey, représentant local du syndicat UFAP UNSA Justice et secrétaire régional adjoint. Cette densité carcérale accroît les tensions quotidiennes et complique considérablement la gestion des détenus.

L'interview de la rédaction : Christophe Vernerey 

Un déficit important d’effectifs

À cette surcharge s’ajoute un manque significatif de personnel. Selon un audit récent, la maison d’arrêt de Besançon accuse un déficit d’au moins 26 agents. Une situation qui pèse lourdement sur les équipes en place. « Il manque énormément de personnel », explique M. Vernerey. « Cela met en difficulté les agents et augmente les risques dans l’exercice de nos missions. »

Des conditions de travail jugées dangereuses

Les surveillants alertent également sur la hausse des agressions. En 2023, près de 5 000 incidents ont été recensés à l’échelle nationale. Une tendance inquiétante qui alimente le malaise dans la profession. Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par un événement tragique : le décès de deux agents le 14 mai 2024. « Aujourd’hui, nous nous mobilisons pour éviter que de tels drames ne se reproduisent », confie le responsable syndical, évoquant une profession « de plus en plus exposée ».

Une mobilisation appelée à durer

Au niveau national, près de 100 établissements pénitentiaires seraient concernés par des blocages, plus ou moins importants selon leur taille. À Besançon, les agents se disent prêts à prolonger le mouvement sur plusieurs jours. « Nous espérons une sortie rapide de conflit, mais nous attendons des annonces fortes de la part du ministère », indiquent les syndicats. Des discussions doivent se tenir dans la journée entre les représentants nationaux et les autorités.

prison ufap unsa justice

Soutien attendu des élus locaux

Le député Laurent Croizier et Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, ont fait le déplacement devant la maison d’arrêt. Ces derniers ont eu l’occasion de visiter dernièrement l’établissement. Les surveillants appellent les responsables politiques à constater eux-mêmes la situation : « Nous les invitons à venir sur le terrain pour voir la réalité de nos conditions de travail Â».

Une situation sous haute surveillance

Alors que la mobilisation se poursuit, l’enjeu reste la sécurité, tant pour les agents que pour les détenus. Entre surpopulation, sous-effectif et tensions croissantes, la maison d’arrêt de Besançon apparaît comme un symbole des difficultés structurelles du système pénitentiaire français.

Cruelle désillusion pour BesAC ce dimanche au Palais des Sports dans le cadre d’une nouvelle journée de championnat en phase 2 de nationale 1. Après un départ convaincant et jusqu’à 14 points d’avance, les hommes de Laurent Kleefstra ont vu Chartres revenir progressivement avant de s’imposer 88 à 79. Un revers frustrant qui retarde encore l’opération maintien, alors qu’un succès aurait permis aux Bisontins de respirer définitivement.

Le CA Pontarlier Rugby s’est logiquement incliné ce dimanche après-midi sur sa pelouse dans le cadre des 32ès de finale aller de fédérale 3. Lors de cette première manche, qui en appelle une deuxième dans le Jura, le XV du Haut-Doubs a été vaincu par Grand Dole sur le score de 18 à 31. Le match retour s’annonce difficile pour les rugbymen pontissaliens.

Le Racing Besançon a signé une victoire précieuse ce dimanche sur la pelouse de la réserve du RC Strasbourg (2-0), lors de la 24e journée de National 3. Matteo Fenollar a ouvert le score à la 28e minute avant que Naim Cissokho ne scelle le succès en fin de match (87e). Avec ces trois points, les Bisontins s’assoient à la  3e place avec 42 unités, à une longueur de Chalon et à trois points du leader troyen, à deux journées de la fin du championnat.

Ce dimanche après-midi, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus à Villers-le-Lac pour porter secours à une randonneuse de 45 ans victime d’un accident. Légèrement blessée et située dans une zone difficile d’accès, elle a été hélitreuillée par les équipes de secours mobilisées sur place. Elle a été transportée sur l’hôpital de Pontarlier. 

 

À l’occasion de la Fête du travail, le réseau de transport Ginko fonctionnera en service réduit. Seules les lignes Ginko Proxi TGV 1 à 4, ainsi que Ginko Gare, Ginko Citadelle, Ginko Hôpital et Ginko Cliniques, seront assurées. Les autres lignes ne circuleront pas ce jour-là.