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Pontarlier : après 100 jours de mandat, Bertrand Guinchard appelle Patrick Comte à « donner un cap »

Publié le 23 Jui. 2026 à 19:06
Tags: Politique | bertrand guinchard | ville de pontarlier | patrick comte |
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Pontarlier : après 100 jours de mandat, Bertrand Guinchard appelle Patrick Comte à « donner un cap » Bertrand Guinchard

Cent jours après l'arrivée de Patrick Comte à la tête de la Ville de Pontarlier, l'opposition municipale dresse un premier bilan prudent. Conseiller municipal et chef de file d'une des minorités, Bertrand Guinchard assure ne pas vouloir « accabler » la nouvelle équipe, tout en pointant plusieurs dysfonctionnements qu'il juge préoccupants.

Une période d'observation jusqu'à la rentrée

Pour Bertrand Guinchard, l'heure n'est pas encore au procès politique. L'élu affirme laisser à la majorité municipale le temps de prendre ses marques après le départ de Patrick Genre. « Je ne souhaite pas les accabler, je souhaite au contraire accompagner », explique-t-il. Mais cette bienveillance pourrait avoir ses limites. « Jusqu'à la rentrée de septembre, nous allons encore être tolérants. Après, il faudra que les choses soient claires, qu'il y ait un cap et une organisation. »

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Une organisation jugée « brouillonne »

Le principal reproche formulé concerne le fonctionnement quotidien de la municipalité. Selon l'opposant, plusieurs événements récents témoigneraient d'un manque d'anticipation et de coordination. Il cite notamment l'inauguration de la Porte Saint-Pierre, pour laquelle les invitations auraient été envoyées tardivement, ainsi que la tenue simultanée de plusieurs réunions municipales. « Aujourd'hui, il n'y a pas d'organisation. Tout est fait au dernier moment », estime-t-il.

Des polémiques relativisées

Depuis le début du mandat, plusieurs dossiers ont suscité des réactions : hausse des indemnités des élus, suppression d'une subvention au lycée Jeanne-d'Arc, aménagement autour de la chapelle de l'Espérance ou encore critiques sur le style de communication du maire. Pour Bertrand Guinchard, ces épisodes relèvent davantage de débats politiques que de véritables crises. « Ce sont des petites polémiques, des histoires de personnalités », relativise-t-il. L'élu reconnaît toutefois une différence notable entre Patrick Comte et son prédécesseur Patrick Genre.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Une communication différente de celle de Patrick Genre

L'ancien maire était reconnu pour sa présence médiatique et sa capacité à prendre la parole publiquement. Un exercice dans lequel Patrick Comte semble, selon son opposant, moins à l'aise. « Patrick Genre avait une facilité et une expérience qui lui permettaient de s'exprimer beaucoup plus facilement », souligne Bertrand Guinchard. Il estime néanmoins que la nouvelle majorité communique abondamment, mais selon des modalités différentes et moins institutionnelles.

Le respect des minorités au cœur des attentes

Au-delà de l'organisation et de la communication, l'opposition réclame une plus grande association aux réflexions municipales. Bertrand Guinchard rappelle que les listes minoritaires représentent une part importante de l'électorat et estime qu'elles doivent être davantage consultées. « Ne pas nous consulter, ne pas nous intégrer aux réflexions ou ne pas écouter ce que nous avons à dire est dérangeant », affirme-t-il. L'élu dénonce également certaines attitudes qu'il juge parfois « méprisantes », tout en soulignant que les échanges avec plusieurs adjoints se déroulent dans un climat constructif. « Dès que l'ouverture se fait, les discussions sont courtoises et il y a une vraie volonté de construire ensemble », assure-t-il.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

La communauté de communes : un changement de gouvernance assumé

Interrogé sur la perte de la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier par la ville-centre, Bertrand Guinchard ne parle pas de risque majeur. S'il rappelle que l'alignement entre la mairie de Pontarlier et l'intercommunalité a longtemps constitué un atout pour accélérer les projets et mutualiser les services, il estime que le résultat de l'élection doit désormais être accepté. Il salue ainsi le début de mandat du nouveau président, Nicolas Barbe, avec lequel il dit vouloir travailler dans l'intérêt général. « On accepte ou on n'accepte pas les résultats des élections. Moi, je pense que c'est surtout l'intérêt général qui doit primer », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Un premier bilan encore provisoire

Cent jours après l'installation de Patrick Comte à l'hôtel de ville, l'opposition se veut donc vigilante sans être dans l'affrontement systématique. Bertrand Guinchard accorde encore quelques semaines à la nouvelle équipe pour trouver son rythme, mais prévient que la rentrée de septembre constituera un premier véritable test pour la majorité municipale.