Face à une sécheresse exceptionnelle, la préfecture du Doubs a installé, ce jeudi 13 août, une « cellule sécheresse agricole ». Elle réunit les représentants de la profession, les banques, la MSA, les assurances et les collectivités. Toutes les filières sont touchées, notamment les fourrages et le maraîchage. Des aides à la trésorerie, des allégements de cotisations et des exonérations fiscales sont demandés. Les propositions seront transmises au ministère de l’Agriculture, qui prépare un plan national d’accompagnement.
Face à la canicule et au risque élevé d’incendie, le Jura est placé en vigilance orange pour les feux de forêt et d’espaces naturels. Il est interdit d’allumer un feu ou de fumer dans les massifs forestiers. Les feux de camp, barbecues et spectacles pyrotechniques sont également proscrits. Dans les communes exposées à un risque fort, l’accès aux forêts et les activités de plein air sont interdits entre 14 heures et 6 heures. Ces mesures resteront en vigueur jusqu’à la levée de la vigilance.
Le Doubs est placé en vigilance orange canicule depuis ce lundi 10 août à 12 h, en raison des fortes températures enregistrées le jour comme la nuit. Les autorités recommandent de boire régulièrement, de maintenir son logement au frais, d’éviter les sorties aux heures les plus chaudes et de veiller sur les personnes vulnérables. En cas d’urgence, contactez le 15. La plateforme Canicule Info Service est également joignable au 0800 06 66 66.
Météo-France place le Jura en vigilance orange « canicule » à partir de ce lundi 10 août à midi, et jusqu’au vendredi 14 août inclus. Le préfet a activé le niveau 3 du plan départemental de gestion d’une canicule. Les températures pourraient atteindre 38 °C jeudi et vendredi, tandis que les nuits deviendront tropicales dès mardi, avec au moins 20 °C. Il est recommandé de boire régulièrement, de limiter les efforts physiques et d’éviter les sorties entre 11 h et 21 h.
La section bisontine du Parti communiste français a saisi cette semaine le préfet du Doubs concernant la gestion de l’eau par la Ville de Besançon, dans un contexte de sécheresse. Le PCF demande notamment l’arrêt de l’arrosage des massifs de fleurs et le retrait de l’autorisation permettant à la municipalité de prélever de l’eau dans le Doubs pour les jeunes arbres.
Il souhaite que les réserves issues de la récupération des eaux de la piscine Mallarmé soient utilisées en priorité à cette fin. Les communistes demandent également que soit réévaluée la nécessité d’arroser le terrain de football Léo-Lagrange.
La sécheresse continue de s’aggraver dans le Jura. Alors que le département traverse son quatrième épisode de canicule en moins de deux mois, les autorités constatent un assèchement inédit des cours d’eau pour cette période de l’année. Face à cette situation, le préfet a décidé de placer plusieurs secteurs en niveau « crise » et de renforcer les restrictions sur les usages de l’eau et les activités aquatiques.
Des indicateurs particulièrement inquiétants
L’indice d’humidité des sols atteint un niveau historiquement bas. Dans le même temps, les nappes phréatiques diminuent, les difficultés d’alimentation en eau potable concernent un nombre croissant de communes et les cyanobactéries prolifèrent désormais dans une majorité des lacs et plans d’eau jurassiens. La situation est particulièrement préoccupante dans la moitié sud-est du département. Dans le nord-ouest, la baisse des nappes reste moins marquée, mais les autorités appellent malgré tout à une grande vigilance. L’absence de précipitations annoncée pour les prochains jours devrait encore accentuer cette sécheresse déjà qualifiée d’historique.
Les particuliers et les collectivités placés en crise
Les usages non économiques, qui concernent les particuliers et les collectivités, passent au niveau « crise » dans les secteurs du Nord Jura, de la Seille, du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne. Ce classement entraîne notamment l’interdiction d’arroser les espaces verts et les massifs fleuris. Le remplissage et la remise à niveau des piscines sont également strictement interdits. Les habitants sont invités à limiter au maximum leur consommation d’eau et à réserver la ressource aux usages indispensables.
Des restrictions renforcées pour les entreprises
Dans les secteurs du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne, où les ressources souterraines sont particulièrement fragilisées, les usages économiques passent également au niveau « crise ». Les industriels, les entreprises et les exploitants agricoles doivent réduire drastiquement leur consommation. Les stations de lavage automobile doivent notamment cesser leur activité. Le nettoyage des toitures et des façades est également interdit. Dans les secteurs du Nord Jura et de la Seille, les professionnels restent pour le moment placés en vigilance. Un passage au niveau « alerte » pourrait toutefois intervenir dès la semaine prochaine si la situation continue de se dégrader.
Baignade, pêche et sports de pagaie limités
Les très faibles débits observés dans les cours d’eau du premier plateau et du Haut-Jura conduisent également la préfecture à renforcer les restrictions concernant les loisirs aquatiques. La baignade, la pêche et les sports de pagaie sont désormais interdits sur certaines portions de l’Ain et de ses affluents. Les mesures déjà appliquées sur la Bienne, le Tacon et leurs affluents sont maintenues. La pratique du canyoning est interdite sur l’Ain, la Saine, la Bienne, le Tacon et leurs affluents, sauf entre 8 heures et midi. Cette limitation vise à protéger les milieux aquatiques pendant les heures les plus chaudes, lorsque les cours d’eau sont les plus vulnérables.
La préfecture du Jura appelle enfin l’ensemble des habitants, des collectivités et des professionnels à faire preuve de solidarité et à réduire autant que possible leurs usages de l’eau. Les mesures détaillées sont consultables sur le site des services de l’État dans le Jura.
La section de Besançon du Parti communiste français appelle à un rassemblement ce samedi 25 juillet, à 10 heures, au rond-point de la rue de Vesoul. Cette mobilisation vise à dénoncer les choix opérés par le maire bisontin, Ludovic Fagaut, concernant l’utilisation des réserves d’eau.
Dans un contexte marqué par la sécheresse, les communistes bisontins disent constater une inquiétude grandissante parmi les habitants. Ils rappellent que le Doubs devrait être confronté à des épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses dans les prochaines années. La section locale exprime notamment son « profond désaccord » avec les récentes décisions du maire de Besançon et du préfet du Doubs. Elle remet en cause certaines pratiques d’arrosage ainsi que la hiérarchisation des différents usages de l’eau.
Le Parti communiste réclame la mise en œuvre de politiques publiques plus responsables et respectueuses de la ressource. Il affirme défendre une autre organisation de la gestion de l’eau, considérée comme un bien commun devant être préservé et réparti selon les besoins prioritaires.
La situation hydrique continue de se dégrader dans le Jura malgré la fin de la canicule et quelques orages localisés. Le préfet place les usages économiques en alerte renforcée sur les secteurs du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne. Industriels, entreprises et exploitants agricoles doivent réduire leur consommation d’eau. Les restrictions concernant les particuliers et les collectivités restent également renforcées dans l’ensemble du département.
La préfecture du Doubs a placé, ce vendredi 17 juillet, l’ensemble du département en situation de « crise sécheresse ». Cette décision intervient après la canicule du début du mois et face à la dégradation des indicateurs hydrologiques. Plusieurs petites sources sont désormais taries et certaines communes commencent à être approvisionnées par camions-citernes.
Les restrictions d’eau sont donc renforcées. Il est notamment interdit d’arroser les espaces verts, de remplir les piscines ou de laver les véhicules, y compris dans les stations économes en eau. L’arrosage des potagers reste autorisé uniquement entre 20 heures et 8 heures. Les industries, les golfs et le secteur agricole doivent également réduire leur consommation. Des contrôles seront menés pour vérifier le respect de ces mesures.
Le Doubs est confronté à un épisode de sécheresse particulièrement précoce. Dans plusieurs communes, les ressources en eau sont désormais insuffisantes et cinq villages doivent être approvisionnés par camions-citernes pour garantir l'accès à l'eau potable. La baisse des précipitations et les fortes chaleurs inquiètent les élus, qui redoutent une aggravation de la situation dans les prochaines semaines.
Les agriculteurs sont eux aussi en difficulté. Les pâturages s'assèchent, les réserves de fourrage diminuent et les troupeaux souffrent du stress thermique, entraînant une baisse de la production laitière. En l'absence de pluies durables, les spécialistes estiment que la situation pourrait encore se dégrader au cours de l'été.