La garde à vue de l’individu soupçonné d’avoir tué Thomas Mercier, ce jeune ingénieur de 30 ans, à son domicile rue de la Mouillère ce mardi, s’est terminée. Il a été interrogé ce jeudi par le magistrat instructeur. A ce stade de la procédure, le parquet a retenu la plus haute qualification pénale à son encontre : l’assassinat.
L’homme reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué, sans émotion et avec froideur qu’il s’agissait du hasard. Il n’explique pas cette pulsion violente, mais évoque tout de même des raisons plus ou moins mystiques et confuses. Des expertises psychologiques et psychiatriques vont être menées. Il est actuelelment en détention. Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon, a apporté ce soir quelques éléments concernant ce drame.
L'interview de la rédaction / Etienne Manteaux
Un incendie s’est déclaré dans la véranda d’une habitation mitoyenne à Dasle (25) ce jeudi 11 novembre. Rapidement dépêché sur place, les sapeurs-pompiers ont maîtrisé et contenu l’incendie dans la pièce, sans occasionner d’autres dégâts Une lance à eau a été nécessaire pour éteindre les flammes. Aucune victime n’est à déplorer. Les causes et les circonstances de ce sinistre restent à déterminer.
Le Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers et Solmiré s’inquiètent pour le sort d’une famille bosniaque qui vit dans la rue depuis plus d’un mois. Il s’agit d’un couple et de ses deux très jeunes enfants, âgés de 1 et 3 ans et demi.
Monsieur et Madame A. sont en possession d’une Attestation de Demande d’Asile. « Ils sont légalement autorisés à résider sur le territoire français pour la durée de la procédure » expliquent les collectifs. Ces derniers dénoncent l’attitude de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration qui ne prend pas en compte la situation de vulnérabilité de la famille ». La colère est d’autant plus grande que ces personnes ‘n’ont pas été pris en charge par le 115 ».
Leur situation est inquiétante. « Equipés d’une tente, de matelas et de couvertures, ils font du feu quand ils le peuvent, mais cela ne suffit évidemment pas à les protéger correctement du froid, de l’humidité et des rats qui rôdent autour de la tente » narre le communiqué de presse.
Dans ces conditions, « les associations demandent qu’une solution d’accueil, incluant l’hébergement, la nourriture et l’hygiène leur soit immédiatement trouvée ». Elles ont alerté les autorités.
Lors des traditionnelles questions au gouvernement du mercredi, la sénatrice jurassienne Sylvie Vermeillet a interpellé l’exécutif sur le déficit public et la dette publique de la France. La parlementaire centriste a notamment questionné le gouvernement sur « sa stratégie de désendettement ». Cette prise de parole intervient au lendemain de l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron.
Une réunion du comité de pilotage relatif au projet d’achèvement du contournement ouest de Besançon s’est déroulée ce mercredi en préfecture. Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour : la présentation d’une synthèse du bilan de la concertation inter-services, ainsi qu’un premier tour de table concernant le financement du projet. D’un point de vue financier, des discussions complémentaires doivent avoir lieu sur la base de précisions à apporter par l’État sur les montants de certains ouvrages ou aménagements. Le préfet réunira l’ensemble des financeurs potentiels du projet sous 3 semaines.
Mardi soir, vers 19h, deux individus, qui semblaient vouloir échapper à un contrôle de police, ont été interpellés rue Bersot par une patrouille de la BAC à Besançon. A la vue des policiers, les deux hommes, en voiture, ont fait demi-tour, se sont stationnés sur un parking, pour ensuite tenter d’échapper aux fonctionnaires.
Sur eux, la patrouille a découvert 785 euros ainsi qu’une multitude de sacs en plastique contenant au total 1096 grammes de résine de cannabis, 994 grammes d’herbe de cannabis et 37 grammes de cocaïne. Les deux hommes, âgés de 32 et 24 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue. Un des occupant se trouvait sous une mesure de contrôle judiciaire lui interdisant de s’absenter de son domicile. Ils étaient toujours en garde à vue ce mercredi en fin d’après-midi.
En patrouille sur la circonscription de Besançon, les policiers du Groupe de Sécurité de Proximité ont interpellé deux individus. Ils ont tout d’abord remarqué le manège d’un homme qui est descendu d’un véhicule pour se diriger vers un vers un point de deal du parking de l’Intermarché à Planoise. Il prend contact avec un vendeur, reprend sa voiture et part en direction du Boulevard Allende.
Contrôlés, le conducteur un homme de 44 ans est trouvé en possession de six barrettes de cannabis et quelques grammes de cocaïne. Le passager est un homme de 39 ans. Ils ont été conduits au commissariat et placés en garde à vue. Cette dernière était toujours en cours en fin d’après-midi.
Un homme de 59 ans devra s’expliquer en décembre prochain devant la justice. A deux reprises, en juillet et septembre, les policiers pontissaliens avaient constaté que cet individu circulait alors qu’il n’avait plus de point sur son permis de conduire et qu’il n’avait pas fait le nécessaire pour les récupérer.
Mardi 9 novembre, à 11h37, la police et les pompiers sont appelés par des voisins directs de la victime, ces derniers constatant qu’un homme gît dans une mare de sang, dans les parties communes de l’immeuble. Le Samu arrive très peu de temps après les policiers, et l’homme est alors encore en vie, inconscient, mais décède quelques minutes plus tard. Le médecin légiste constate de multiples plaies au niveau des jambes, des bras, du thorax et de la tête. L’ensemble de ces blessures auraient entraîné un épanchement sanguin important, causant certainement la mort de la victime. Une autopsie réalisée dans l’après-midi devrait confirmer dans les prochaines heures les circonstances exactes du décès. « La victime est un brillant ingénieur de 30 ans, originaire de Loire Atlantique, ayant travaillé durant de nombreuses années en Suisse » souligne Etienne Manteaux. Les premières constatations mettent en évidence que l’appartement n’a pas été fouillé, et qu’il est probable « que rien n’ait été volé » indique le procureur de la République de Besançon. Très rapidement, les enquêteurs du service de police judiciaire de Besançon recueillent plusieurs témoignages de personnes vivant dans la copropriété. Trois d’entre eux déclarent qu’entre 7h30 et 11h, ils entendent tambouriner à la porte, et se retrouvent face à un individu capuché, portant des lunettes de soleil, et tenant des propos qu’ils ont du mal à comprendre. La conversation étant confuse, l’individu repart. Une situation qui se répète à de nombreuses reprises de 7h30 jusqu’à 11h. L’enquête dirige alors les enquêteurs du côté l’hôtel Mercure, où ils obtiennent des éléments laissant apparaître le comportement étrange d’un individu. Grâce à la vidéosurveillance de l’établissement, ils identifient l’individu, portant une tenue vestimentaire similaire à celle de l’homme s’étant présenté le matin même au 23 rue de la Mouillère.
Les enquêteurs font alors le lien avec une autre affaire : celle du véhicule ayant percuté une voiture de la police municipale à 7h50 hier, rue Carnot, à proximité de la rue de la Mouillère. Un individu, refusant d’obtempérer a blessé plusieurs policiers municipaux, s’échappant dans la foulée. Il s’avère que cette voiture est celle avec laquelle le suspect serait venu dans cet hôtel. « A cette heure, je n’ai pas la capacité de dire que c’est lui, qui à 7h50, était au volant du véhicule, même si on a des raisons de le penser. La seule certitude, c’est que le véhicule qu’il utilisait a été impliqué dans ce refus d’obtempérer aggravé » précise Etienne Manteaux. Une surveillance est alors mise en place au niveau de l’hôtel Mercure. On apprendra que l’homme est allé se faire couper les cheveux après son crime, puis s’acheter des habits aux Galeries Lafayette, en faisant de nombreux achats. Il se dirige ensuite dans un commerce, où il va dévoiler son meutre à une vendeuse. Il explique qu’il vient de tuer quelqu’un, en lui décrivant toute la scène de crime. Il ajoute « qu’il avait tué ce matin, et que s’il voulait, il pouvait encore tuer ». Cette commerçante l’écoute une vingtaine de minute, puis l’homme repart en la remerciant « pour sa gentillesse et la qualité de son écoute ». Il prend ensuite le chemin de l’hôtel mais s’arrête au Parc Micaud, où il va s’asseoir sur un banc sur lequel se trouvent deux mineurs. A nouveau, il se confesse, et dépeint le crime qu’il vient de commettre. La commerçante, tout comme les deux jeunes, troublés par cet homme qu’ils jugent perturbé et confus, ne croient pas à la véracité de ses propos. Il est interpellé peu après, au moment de son retour à l’hôtel, aux alentours de 16h50.
Il a alors en sa possession, un sac qui contient un pantalon maculé de sang. La perquisition de sa chambre amène la découverte d'autres éléments : un haut à capuche avec d’importantes traces de sang, une paire de ciseaux, et une carte de visite au nom de la victime, qui selon les voisins, était apposée sur la porte d’entrée de l’appartement. Et qui n’était plus là lorsque le corps a été découvert. Placé en garde à vue, il est entendu à partir de 21h, hier soir. Il admet alors immédiatement être l’auteur des coups portés à la victime, mais donne plusieurs versions différentes. La première étant qu’il explique avoir tué une personne avec qui il était en conflit. Le suspect qui a connu la prison, indique avoir été dans la même cellule que sa victime. Seulement, les enquêteurs lui font observer que la personne qu’il a tuée n’est absolument pas celle avec qui il a partagé sa cellule en tant que détenu. C’est alors qu’il fait part d’une deuxième version, et déclare que cette envie de tuer « lui est venue du cœur », et qu’il avait senti « que cet homme était une mauvaise personne ». Il annoncera aussi plus tard lors de son audition, être « la réincarnation de Jésus ». « A cette heure, il est très difficile de se prononcer sur un mobile, compte-tenu des déclarations confuses et peu cohérentes du suspect » explique Etienne Manteaux. Depuis, il refuse de s’exprimer devant les enquêteurs, et sa dernière requête datant de ce matin est qu’il souhaite être défendu par Éric Dupont-Moretti. « C'est dire le profil inquiétant de cet homme » souligne le procureur de la République.
L’homme a déjà été condamné à de très nombreuses reprises pour des faits de vols aggravés, de violences, de trafic de produits stupéfiants, et d’infractions routières, mais ne bénéficiait d’aucun antécédent psychiatrique. « Il y aura un gros travail à faire sur sa personnalité. C’est le point central de ce dossier » indique Etienne Manteaux. L’individu a été incarcéré en 2015 et a purgé une peine de 5 ans ferme pour des faits de vols avec violence commis en Saône-et-Loire. Il a été libéré en février 2020, et à la suite de sa libération il était suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation du Doubs, de février 2020 à avril 2021, qui avait noté une évolution « plutôt favorable », puisqu’il avait retrouvé du travail. Il consultait aussi un psychologue afin de combattre sa violence et son impulsivité. Il n’était plus suivi depuis avril 2021, où la dernière mesure judiciaire qu’il devait effectuer était arrivée à échéance. Il était depuis longtemps, un consommateur de cannabis et de cocaïne.
Une deuxième personne a été placée en garde à vue dans cette affaire : la compagne du suspect, âgée de 19 ans, avec laquelle il vit depuis 6 mois. Cette dernière n’a pas d’antécédent judiciaire. Interrogée, elle n’a pas pu fournir la moindre explication aux enquêteurs sur ce passage à l’acte, disant tout ignorer. Elle confirme seulement le retour de son compagnon avant 13h à l’hôtel, ses vêtements couverts de sang.
Un nouveau point presse sera donné demain à 18h30, afin d’apporter d’autres éléments plus probants à ce dossier.
Dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle installation dans les bus et les trams de Grand Besançon Métropole, Ginko recherche des béta-testeurs pour tester en avant-première la validation de leur ticket de transport, via leur carte bancaire.
Effectivement, à partir de la fin janvier prochain, la carte bancaire deviendra un titre de transport et permettra de valider son trajet directement à bord des véhicules. Plus besoin d’avoir de la monnaie, de se rendre en boutique ou sur un distributeur automatique. Il suffira alors de monter à bord et de présenter sa carte de paiement sans contact (ou son smartphone) sur le valideur comme n’importe quel autre titre de transport. En cas de contrôle, la carte bancaire sera à présenter au contrôleur.
Ainsi, afin de tester en avant-première ce nouveau service, Ginko lance une campagne de recrutement de bêta-testeurs. Leur mission : Valider avec une carte bancaire à bord des bus et trams et faire des retours réguliers sur leur expérience. Ils donneront leur avis et propositions d’amélioration via un formulaire en ligne. La phase de test se déroulera du 6 décembre au 30 janvier. En échange de leur participation, les usagers retenus se verront octroyer 15 jours de transport gratuit.
Pour candidater et devenir bêta-testeurs, l’inscription est possible en ligne sur www.ginko.voyage jusqu’au 21 novembre.
L'interview de la rédaction Fabien Pierre, directeur de projet et système informatique chez Kéolis Besançon