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Un automobiliste a été interpellé lundi soir, vers 23h30, Boulevard Kennedy à Besançon. La patrouille a constaté qu’il multipliait les infractions routières. Lors du contrôle, il est apparu qu’il conduisait sous l’effet de l’alcool et malgré une suspension de son permis de conduire. Il présentait un taux de 1,7 gramme d’alcool dans le sang. Il a été placé en garde à vue. Il fait l’objet d’une ordonnance pénale.

Un accident s’est produit cet après-midi, vers 15h30, à Montrond (39).  Deux voitures sont en cause. On déplore deux blessés légers qui ont été transportés sur un centre hospitalier.

En 2021, La ville de Besançon met à l’honneur « Les Bisontines ». C’est-à-dire toutes les femmes qui ont été et qui sont protagonistes de la culture artistique, littéraire, musicale et patrimoniale de la cité. Elles seront célébrées à travers une programmation variée. Au Musée des Beaux-Arts se tient jusqu’au 19 septembre l’exposition de Juliette Roche. Une rétrospective qui vise à faire découvrir une artiste femme ayant participé à plusieurs avant-gardes artistiques du XXème siècle.

 

Mettre à l’honneur « Les Bisontines »

 

Cela fait partie des grands axes du mandat d’Anne Vignot, et des ambitions qu’elle veut transmettre à la ville de Besançon. Selon la maire, il est nécessaire de lutter contre les préjugés et de promouvoir les femmes dans tous les secteurs, et celui de la culture en particulier. La Ville de Besançon est d’ailleurs partie d'un constat du ministère de la Culture qui évalue le niveau d'égalité des femmes et des hommes dans les différents domaines culturels en France. Un constat relevé aussi par l’Observatoire des inégalités, pointant des résultats qui peuvent paraître alarmants. Par exemple, dans le monde de la musique, seulement 14% des artistes programmés sont des femmes. Leur part au sein des professionnels de la culture reste minoritaire encore aujourd'hui et leurs revenus, issus de la création ou du travail salarié, demeurent inférieurs à ceux des hommes. Moins programmées dans les lieux de diffusion, moins audibles dans les médias et avec des œuvres qui souffrent souvent d'un défaut de visibilité, les femmes sont aujourd'hui encore reléguées à un rôle secondaire. « Nous n’allons pas provoquer de révolution culturelle du jour au lendemain » souligne Aline Chassagne, adjointe à la maire, déléguée à la culture, au patrimoine historique et musées, et équipements culturels. « Mais c’est une progression qui doit venir petit à petit » poursuit-elle. Une volonté et des ambitions portées par la ville de Besançon et par Anne Vignot, qui a toujours affiché son engagement dans la cause féminine. Parmi ses adjointes, Élise Aebischer est en charge notamment de l'égalité femmes-hommes au sein de l'administration de la Ville, ce qui n'avait pas jamais existé jusqu'à l'année dernière à Besançon.

 

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Parmi les temps forts :

 

L'exposition Juliette Roche, l'Insolite au musée des beaux-arts et d'archéologie qui s'achèvera le 19 septembre 2021 avec une programmation dense se terminant par les journées du "matrimoine". Le week-end "Les Bisontines à la maison Colette" les 2 et 3 octobre organisé par la Ville de Besançon, le Bastion et La Rodia permettra au public d'assister à des concerts de Komorebi et Leopoldine HH, conférences et à une pièce de théâtre inédite "Colette et ses amies" avec Jeanne Balibar dans le rôle de Colette, Hélène Babu, Julie Brochen et Marie Desgranges du metteur en scène Jacques Neefs.

L'orchestre Victor Hugo Franche-Comté donnera carte blanche le 18 novembre au Théâtre Ledoux à Dina Gilbert, jeune cheffe d'orchestre surdouée du Grand Ballet canadien de Montréal.

La Maison Victor Hugo proposera l'exposition Ni courtisane ni ménagère consacrée à Victor Hugo et au droit des femmes du 22 septembre au 24 janvier.

Des conférences se dérouleront dans plusieurs lieux, dont le musée des beaux-arts, les 18 et 19 septembre, à la Maison Colette le 2 octobre, à la médiathèque Nelson Mandela le 22 octobre ou encore à la bibliothèque d'étude et de conservation le 26 novembre.

 

Aline Chassagne, adjointe à la maire, déléguée à la culture, au patrimoine historique et musées, et équipements culturels : 

 

La Ville de Pontarlier indique à la population que si elle rencontre des difficultés dans la réception de la TNT, il convient de prendre contact avec l’ANFR, seul organisme compétent pour répondre aux interrogations des téléspectateurs. Différents moyens sont à votre disposition pour signaler vos dysfonctionnements :

Par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Sur le site internet www.recevoirlatnt.fr

Par téléphone au centre d’appel de l’ANFR : 0970 818 818 (du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h à 17h - appel non surtaxé) 


En cette rentrée 2021, Nikola, l’artiste bisontin, a une actualité très chargée. En plus de faire la promotion de son premier EP qui sortira en novembre prochain, il annonce sa participation à l’émission « The Artist », le nouveau rendez-vous musical de France 2, animé par Nagui. Rencontre avec le jeune homme, âgé de 20 ans, qui a été retenu cette année dans la sélection des Inouïs du printemps de Bourges

Loin des strass et des paillettes de l’émission « The Voice » sur TF1, qui semble avoir beaucoup de mal à imposer ses artistes lauréats auprès du grand public, Nikola a choisi le service public pour gagner encore plus en notoriété. Rappelons qu’à travers ce nouveau programme France Télévisions souhaite mettre en valeur la nouvelle génération d’auteurs-compositeurs et interprètes français et récompenser le meilleur. Un jury de professionnels et les téléspectateurs pourront voter ce samedi soir.

Inspiré par Gainsbourg, Ferré, Piaf, Brel

C’est depuis sa plus tendre enfance que Nikola a trouvé sa « voix ». La poésie et les beaux textes chantés par Gainsbourg, Ferré, Piaf, Brel,… lui ont donné envie de franchir le pas et de s’exposer davantage. Ecrire, composer, interpréter, autant de compétences et de cordes à son arc qui font de Nikola un artiste à part entière. Trois titres ont déjà été partagés sur les plateformes en ligne. Pour Nikola, ses compositions sont un exutoire et une thérapie . « Je fais cette musique pour apprendre à me connaître, me faire du bien et me soigner un peu. J’ai grandi avec des artistes et des chansons qui m’ont fait du bien. J’ai senti le besoin de faire cette musique. J’espère que cela va parler aux gens » conclut-il.

L'interview de la rédaction : Nikola

 

Le Général Guyot a officiellement pris ses fonctions le 3 septembre dernier à Besançon. Le militaire, à la tête de 1800 gendarmes, a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions. Il y a une trentaine d’années, le nouveau patron de la gendarmerie de Franche-Comté, exerçait déjà à Besançon. Jeune gendarme, il était alors lieutenant au 19è Régiment du Génie. Une affectation qui a duré trois ans.

Pouvez-vous en quelques mots vous présenter ?

Je suis le Général Guyot. J’ai 56 ans. Cela fait 40 ans que je porte l’uniforme. J’ai servi onze ans dans l’Armée de terre. Depuis 1994, je suis officier de gendarmerie.

Connaissiez-vous la Franche-Comté avant votre prise de fonction ?

Oui. J’ai été affecté à Besançon pendant trois ans. Il y a 30 ans. J’avais alors été affecté  au 19è Régiment du Génie pendant trois ans.

La Ville a-t-elle beaucoup changé ?

Oui. J’ai bien reconnu la Boucle, sauf la place de la Révolution. La Ville a beaucoup changé avec le Tram, mais pas seulement. Il y a tout un tas d’axes qui n’existaient pas comme la voie des Mercureaux. Par contre, cela reste une Ville à la campagne. C’est le souvenir que j’avais gardé de Besançon. Un souvenir très agréable où l’on passe de la ville à la ruralité, sans traverser des zones industrielles immenses comme dans certaines villes.  

Combien d’hommes avez-vous sous votre commandement ?

La gendarmerie en Franche-Comté compte environ 1800 gendarmes, dont 650 dans le Doubs. Au sein de la gendarmerie, on a de multiples métiers qui vont du métier standard de gendarme en brigade territoriale, qui est la cheville ouvrière de la gendarmerie, jusqu’à des compétences beaucoup plu spécialisées de techniciens dans les nouvelles technologies, en identification criminelle, les motocyclistes, les gendarmes qui interviennent en moyenne montagne, … . Ce sont des métiers très différents, souvent méconnus.

Quels sont les moyens que l’on trouve ici au sein de la caserne du Fort des Justices ?

Tout d’abord, je suis commandant de la gendarmerie du Doubs. Je commande également la gendarmerie en  Franche-Comté. Ces  quatre départements ont chacun un commandant de groupement à leur tête. Me concernant, je supervise ce qu’ils font et je leur assure les soutiens RH et logistique. Pour ce qui est du Doubs, je suis responsable au premier chef des missions de sécurité publique générale dans la zone de compétence de la gendarmerie.

Jugez-vous la délinquance en milieu rural, différente de celle qui existe en ville ?

Elle n’est pas fondamentalement différente. On peut trouver des phénomènes de violences urbaines en milieu rural. Nous avons des quartiers dans le pays de Montbéliard qui ont des caractéristiques proches des communes en zone périurbaine. Chaque secteur géographique a des enjeux de sécurité qui sont différents selon la configuration physique et humaine de la circonscription et des installations qui y sont.

Il semble qu’il est difficile d’exercer le métier de gendarme. Qu’en pensez-vous  ?

C’est un beau métier. C’est un gardien de la paix au sens noble du terme. Je suis très fier de faire ce métier. C’est le discours que je tiens à mes gendarmes. Même quand c’est difficile, il faut être fier de ce que l’on fait. Ce qui est difficile au fil des années, c’est que le gendarme n’a plus le temps de faire d’initiatives, ou très peu, il passe d’une affaire, d’une intervention, d’une enquête à l’autre. C’est une vie assez speed, avec beaucoup de social dans le métier aujourd’hui. C’est parfois assez perturbant pour certains anciens ou jeunes, qui ne se voyaient pas être des assistants sociaux. Moi, qui fut casque bleu en ex-Yougoslavie, je me rends compte que parfois  nous sommes des casques bleus au sein des familles,  pour séparer les conjoints, les parents ou les enfants. Il n’est pas rare que nous menions des opérations de maintien de la paix au quotidien. C’est une charge qui est de plus en plus croissante. On ne supporte plus l’autre. On le voit au sein des familles, au sein du travail. La civilisation, au sens noble du terme, recule un peu. A force d’avoir porté haut les valeurs individuelles, même si je suis un gardien des droits individuels de chacun, on a oublié le collectif. Le collectif, c’est aussi supporté les autres et vivre avec. On ne vit pas dans un monde tout seul. Nous ne sommes pas chacun dans notre bulle. On le voit bien dans la crise du Covid, avec la vaccination et l’application d’un certain nombre de mesures, où il faut penser et jouer collectif. Individuellement, on n’est rien face à un phénomène comme celui-là.

Quelles sont les directions que vous avez envie de donner. Quels sont également vos priorités ?

Je veux présenter l’image d’une gendarmerie moderne, proche de la population et réactive face à toutes les questions de sécurité. Concernant les priorités, nous déclinons celles du gouvernement. Je pense à la lutte contre les stupéfiants, à la lutte contre les violences intrafamiliales, et notamment les violences conjugales, qui a été fait grande cause nationale, contre les atteintes aux biens, et notamment les cambriolages, et les vols liés à l’automobile.

NAISSANCES

26/08/2021 – Lucine de Rémi NICOD, conseiller agricole et de Trecy BROT, assistante sociale.

25/08/2021 – Cléo de Lilyan MARQUES DA ROCHA, technicien méthode et de Julie CUYNET, chargée de projet.

28/08/2021 – Séphora de William CHARLES, manager de rayon et de Sara PARENTE, hôtesse d’accueil.

27/08/2021 – Thyam de Billy RUFENACHT, carrossier et de Gaëlle RENAUD, sans profession.

27/08/2021 – Lisa de Emmanuel GARDOT-PYOT, responsable achat et de Cécile QUINNEZ, opticienne.

27/08/2021 – Théa de Maxime MICHEL, charpentier et de Anaïs CUINET, intérimaire.

30/08/2021 – Léa de Carlos VILELA, cuisinier et de Delphine INDACO, gestionnaire en intendance.

31/08/2021 – Ilyès de Abdelhakim DAHMRI, infirmier et de Amira LACHEHEB, assistante commerciale.

30/08/2021 – Lino de Cédric BAUDURET, ferblantier et de Charlotte DELERUE, responsable accueil.

31/08/2021 – Jules de Paul RAGUIN, boucher et de Sophie PONCET, employée de commerce.

30/08/2021- Auguste de Thomas ROBICHON, dessinateur et de Pauline CASSARD, secrétaire commerciale.

31/08/2021 – Owen de Aloïs MARTIN, mécanicien de précision et de Laura GORNIAK, aide-soignante.

31/08/2021 – Ambre de Jérémy MARESCHAL, entrepreneur et de Clothilde MOUREAUX, assistante de magasin.

01/09/2021 – Ezio de Fabrice HENRIET, agent de maîtrise et de Clémence PATOZ, déléguée aux prestations familiales.

01/09/2021 – Malia de Denis CHOUX, ferblantier et de Lise PHILIPPE, sans profession.

31/08/2021 – Julian de Morgan CART, agriculteur et de Julie CHABROLLE, secrétaire.

31/08/2021 – Arthur de Yann SPAGNOL, responsable supply chain et de Meike PINARD, assistante des ventes.

31/08/2021 – Lukas de Laurent VUITTENEZ, régleur et de Aline BUET, sans profession.

01/09/2021 – Côme de Alexandre MICHAUD, chef de projet et de Léa PELLETIER, professeur des écoles.

01/09/2021 – Roni de Yann BELLOT, chef d’atelier et de Sandra NEVES, coiffeuse.

02/09/2021 – Côme de Matthieu BAUDOZ, chef de projet et de Emeline MOURAUX, sans profession.

MARIAGE

04/09/2021 – Maxime FAIVRE, horloger et Marina LOCATELLI, sans profession.

PUBLICATION

13/08/2022 – Adrien MANQUILLET, chauffeur routier et Pauline CORNEVAUX, assistante maternelle.

DECES

28/08/2021 – Rosalba RIGHETTI, 79 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs).

29/08/2021 – Lucien BÔLE, 74 ans, retraité, domicilié à Frasne (Doubs) époux de Paulette BAUD.

29/08/2021 – Odette BRESSAND, 97 ans, retraitée, domiciliée à la Rivière Drugeon (Doubs) veuve de César CART.

27/08/2021 – Henri LONCHAMPT, retraité, domicilié à Levier (Doubs) époux de Marie WAUTHY.

02/09/2021 – François CUENOT, 93 ans, domicilié à le Bélieu (Doubs) époux de Anne-Marie ROLAND

02/09/2021 – Jean-Marie FAIVRE, 75 ans, domicilié à Gilley (Doubs) époux de Yvette BOURNEL-BOSSON.

03/09/2021 – Denis CUENOT, 65 ans, domicilié à Pontarlier (Doubs) époux de Claudine DUBOIS.

A l’occasion de la disparition du comédien français Jean-Paul Belmondo, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma va lui rendre hommage à travers une exposition d’affiches de ses films. Celle-ci se déroulera dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier du 5 au 31 octobre.  

Jean-Paul Belmondo a attiré dans les salles, en cinquante ans de carrière, près de 160 millions de spectateurs ; entre 1969 et 1982, il a joué à quatre reprises dans les films les plus vus de l’année en France : Le Cerveau en 1969, Peur sur la ville en 1975, L’Animal en 1977 et L’As des as en 1982.

Denis Leroux, le président du Pays Horloger, ne cache pas sa satisfaction. Son territoire vient d’obtenir le label « Parc naturel régional du Doubs Horloger ». Ce secteur est le 57è Parc naturel régional de France. Il compte 94 communes, dont la plus importante est Morteau, pour une superficie de près de 104.000 hectares et une population de presque 60.000 habitants. Il englobe ainsi la haute-vallée du Doubs, la vallée du Dessoubre, le Val de Morteau et les plateaux de Maîche, le Russey et Belleherbe.

 Engagés pour une durée de 15 ans renouvelable, élus et acteurs socioprofessionnels vont pouvoir décliner leur projet qui concourt au dynamisme et à la revitalisation de ce territoire. Ainsi, de nombreuses actions sont prévues. «  C’est une stratégie globale qui sera mise en place » explique Mr Leroux. Un million d’euros par année sera apportée pour décliner les opérations envisagées, dans des domaines aussi variés que l’environnement, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, le développement économique et social, l’éducation, les mobilités, douces, le tourisme, … .

La Région Bourgogne Franche-Comté est le contributeur le plus important, mais le conseil départemental du Doubs et les communes partenaires apportent également des moyens financiers non négligeables.

L'interview de la rédaction / Denis Leroux

 

François Ruffin était à Besançon jeudi 2 septembre, afin d’assister à l’avant-première de son film « Debout les femmes », coréalisé avec Gilles Perret, et projeté au cinéma Mégarama Beaux-Arts de Besançon. Les héroïnes de ce « road-movie parlementaire » sont auxiliaires de vie, accompagnantes des élèves en situation de handicap, aides-soignantes, femmes de ménages, et bien plus encore. Elles sont ce qu’on appelle « les métiers du lien », et au cœur du premier film du député insoumis François Ruffin.

 

385 places, 385 réservations

 

Le film a fait salle comble jeudi dernier, au plus grand bonheur du directeur, Cédric Louvet. Les 385 sièges de la grande salle du Mégarama étaient occupés. Une première depuis des mois. L’un des instigateurs de ce succès ? François Ruffin, fondateur et rédacteur en chef du journal Fakir, figure de proue du mouvement Nuit debout, et député dans la première circonscription de la Somme, sous la bannière de La France Insoumise. Après avoir passé la journée dans la cité comtoise, à 20H sonnait l’avant-première de son troisième film : « Debout les femmes ». Après « Merci Patron ! », comédie documentaire, puis « J’Veux du soleil » road movie retraçant le voyage des deux réalisateurs à la rencontre des Gilets jaunes mobilisés au bord des routes du pays en 2018, « Debout les femmes » se présente comme un « road-movie parlementaire » à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, de nos malades, et de nos personnes âgées.

 

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La genèse du projet

 

C’est parce que François Ruffin suit ces métiers depuis plus de 20 ans, d’abord en tant que journaliste, et depuis 2017 en tant que député, qu’une envie sociale l’a poussé à réaliser ce film, aux côtés de Gilles Perret. Mais aussi une envie cinématographique, instiguée par le Palais Bourbon. « L’Assemblée c’est un très beau lieu de cinéma. Il y a un décorum, des lustres, des rituels, des tambours qui sont battus. Il y aurait eu un meurtre à l’Assemblée nationale, ça m’aurait davantage arrangé, parce que j’aurais pu construire un polar autour de tout ça ! Il n’y en a pas eu et je n’en ai pas provoqué » rigole le député. « Donc quand j’ai eu la mission des métiers du lien, je me suis dit qu’il y avait quelque chose qui pouvait faire cinéma. Parce qu’on pourrait faire de l’intérieur-extérieur. On n’allait pas être enfermé dans l’Assemblée nationale où il y a du lustre mais où il ne se passe pas grand-chose. On pourrait avoir la parole des femmes dehors, regarder comment elles vivent, comment elles travaillent, puis ramener ça à l’Assemblée nationale, et voir ce qu’il se passera à l’intérieur si on remporte des victoires. Je pensais que dans ce mouvement intérieur-extérieur, il y avait une dynamique narrative », poursuit-il.

 

On essaye de se bagarrer à l’Assemblée pour leur construire un statut et un revenu. En étant basé sur la phrase d’Emmanuel Macron qui disait : « Il faudra se rappeler que notre pays repose tout entier sur ces femmes et ces hommes, que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». Un an après, rien n’a changé. On va encore se bagarrer, avec un film, avec des amendements, et une société qui, je l’espère, va se soulever » indique François Ruffin

 

Une avant-première réussie

 

Dans une salle au complet, où chaque siège carmin s’est trouvé un occupant, c’est Gérard Marion, le directeur du Festival Lumières d'Afrique de Besançon, qui joue le maître de cérémonie. Après avoir retracé brièvement la vie du natif de Calais, jonglant avec de subtils syntagmes, et au terme d’un discours fignolé, c’est sous les applaudissements que François Ruffin apparaît sur le devant de la scène. Cependant, ne souhaitant pas flâner avant la projection, et préférant échanger avec les spectateurs à la fin du film, le député se retire après quelques mots d’introduction. Les lumières s’éteignent, les premières scènes apparaissent sur le grand écran, plongeant directement les spectateurs dans le vif du sujet. A l’Assemblée nationale le 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, François Ruffin fait face à l’hémicycle. « Ce matin, on a tapoté à la porte de ma chambre-bureau, au 101 rue de l'Université. J'étais encore au lit, je n’ai pas réagi […] Comme j'étais réveillé, je suis descendu au petit déjeuner. Quand je suis remonté, les tapis de douche ne trainaient plus dans la salle de bain, la cuvette des toilettes était récurée, les serviettes changées, les poubelles vidées. Le même miracle se produit tous les jours. Ce n'est pas l'œuvre d'une fée, non, mais de femmes ».

 

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L’euphorie d’une salle pleine

 

Cela faisait quelques mois que le Mégarama des Beaux-Arts n’avait plus vu une salle entière vibrant autant au rythme d’une projection. Un public retrouvé, un auditoire captivé, des rires qui s’échappent encore et encore. Puis des railleries, du dégoût, de la colère, de la douleur, de l’émotion. Les spectateurs passent par tous les états d’âme, vivent au gré de la projection, et laissent transparaître chacune de leur réaction. Cette communion entre le public et le grand écran provoque l’euphorie générale. Les spectateurs se lâchent, ne masquent aucune émotion. La grande salle rouge renaît enfin, après plusieurs mois de désolation. Le générique de fin s’achève, et c’est sous une standing-ovation que réapparaît François Ruffin sur le devant de la scène. Après de longues minutes sous les applaudissements, le député prendra la parole, puis échangera avec une salle souhaitant lui poser une pléthore de questions. Une soirée qui battait son plein, aussi bien pour l’homme politique encensé, que pour le cinéma qui a retrouvé de belles couleurs.  

 

Interview de François Ruffin :