Joli coup réalisé par la police bisontine. Le 5 avril, rue Larmet, à Besançon, deux jeunes hommes de 19 ans ont été interpellés, après avoir tenté de prendre la fuite. Dans la voiture, les policiers ont découvert que le passager était en possession de 495 euros en liquide et d’un sachet contenant de la résine de cannabis. Lors d’une fouille plus approfondie, et sur les indications du conducteur, près de 450 grammes de résine de cannabis ont été aperçus. Par ailleurs, au domicile d’un mis en cause, 3.780 euros en numéraire ont été saisis.
La possession d’un badge par un mis en cause a également permis d’identifier un appartement. La perquisition, menée en présence de la locataire, est à l’origine de la découverte d’un petit coffre fermé à clé, contenant des emballages, de la résine de cannabis et un téléphone portable. 84 cartouches de cigarettes étrangères ont été découvertes dans le même temps. Les deux jeunes hommes ont été présentés à la justice ce vendredi.
Jeudi soir, vers 19h, à Besançon, trois individus, qui se trouvaient dans une voiture, à hauteur de la rue du Petit Battant, étaient en possession de 855 euros, près de 3 grammes d’herbe de cannabis et 13 grammes de résine de cannabis. Ils ont été placés en garde à vue. Pour deux d’entre eux, cette dernière a été prolongée. Un classement sans suite a été décidé pour le dernier.
Une femme 37 ans et un homme de 31 ans ont été placés en garde à vue à Besançon. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à des violences avec arme, en menaçant un client dans un bureau de tabac de la rue Marulaz. Lors de leur interpellation, la femme était en possession d’un couteau à cran d’arrêt de 10 centimètres. La femme a été entendue en qualité de témoin car c’est l’homme qui serait l’auteur de cette violence. Une plaine a été déposée par la victime.
Les scolytes sont une famille de coléoptères xylophages de petite taille. Le scolyte typographe s’attaque aux Epicéas et il est particulièrement dévastateur. Les femelles fécondées creusent des galeries sous l’écorce et y déposent leurs œufs. Après l'éclosion, les larves se développent perpendiculairement de part et d’autre de la galerie principale. Le développement des insectes détruit des cellules permettant la circulation de la sève ce qui provoque la mort de l’arbre. A chaque génération les scolytes se multiplient rapidement, une femelle peut pondre jusqu’à 80 œufs. Initialement déclenchée en région Grand Est, l'épidémie de scolytes s'étend désormais sur la quasi-totalité des forêts d'épicéas, de la moitié nord de la France (Bourgogne-Franche-Comté, Hauts-de-France, Normandie) à l’Auvergne Rhône-Alpes. Le typographe est le scolyte commettant les plus gros dégâts dans les forêts d’épicéas, notamment dans le Grand-Est.
Quelles sont les causes du scolyte ?
« Nos forêts souffrent du changement climatique ce qui a pour effet de les rendre plus vulnérables, et de développer différentes maladies. Ces scolytes ont toujours existé, en revanche en période de sécheresse et de fortes températures ces populations de de scolytes ravageurs explosent, et contaminent la plupart de nos forêts. Et c'est le cas depuis 2018. On a connu dans l'histoire de la foresterie quelques pics, en revanche aucun de cette intensité et de cette durée. Depuis 2018 ce sont plusieurs centaines de milliers de mètres cubes de bois résineux que l'on a dû récolter parce que ces bois étaient morts sous les attaques répétées de de ces insectes ».
Comment reconnaître un arbre contaminé ?
Partout où l'épidémie frappe, une modification de l'aspect paysager est à prévoir. Au-delà des coupes exceptionnelles, le dépérissement des épicéas modifie l'aspect de la forêt. En effet, les arbres attaqués par les scolytes sont facilement identifiables par le changement de la couleur de leurs aiguilles, virant du vert au brun, puis par leur disparition totale. Dans le paysage, les groupes d’arbres atteints depuis un certain temps sont facilement repérables grâce à la couleur des houppiers rouges ou gris selon l’ancienneté de l’attaque. Dans ce cas, les scolytes se sont déjà envolés et ont colonisé d’autres arbres. Il est compliqué de détecter précocement les scolytes. La couleur des houppiers est un indice qui intervient trop tardivement. Des indices plus discrets comme la présence de sciure rousse par exemple permettent de détecter une attaque récente.
Qu’arrive-t-il au bois infesté par les scolytes ?
« Ces bois gardent leurs propriétés technologiques, donc peuvent être utilisés comme des bois frais en charpente en bois de construction notamment. Dès lors que nous les récoltons rapidement après qu'ils aient été contaminés. Donc ils rentrent dans le marché de marché du bois et sont valorisées comme leurs comme les bois frais, comme les bois verts »
Il faut donc récolter ces bois le plus rapidement possible après la contamination ?
« Dès qu'ils commencent à sécher, si on attend trop, ils se déprécient et ne peuvent plus être utilisés. Ce qui fait que l'on récolte non pas les bois que l'on aurait identifié comme étant bon à récolter en période normale, mais bien les bois qui sont morts. Donc pas forcément ceux qui seraient le plus pertinent à récolter. Et derrière ces récoltes nombreuses, des efforts importants de reconstitution de boisement sont également engagés pour renouveler nos forêts. Dès lors que ces forêts sont abîmées par ces attaques de ravageurs, ça nous perturbe et nous oblige à les reconstituer avec des essences un peu plus adaptées aux nouvelles conditions climatiques que l'on rencontre aujourd'hui et qui vont se durcir à l'avenir on le sait ».
Comment lutter efficacement contre ce scolyte ?
« Il n’existe pas vraiment de méthode pour lutter. En tant que gestionnaire, on conduit des sylvicultures et qui intègrent ce nouveau risque en diversifiant les espèces d'arbres que l'on va favoriser dans nos forêts, en intégrant certaines espèces qui sont plus résistantes aux assauts du climat. Et puis en conduisant des sylvicultures plus dynamiques, pour faire en sorte que nos forêts soient plus résistantes, plus résilientes face à ce nouveau climat ».
Avez-vous souffert de cette épidémie ces dernières années ?
« C’est un vrai fléau, on sort là d'une année 2021 qui a été une année de répit, puisque la météo a été favorable en étant plus fraîche et plus humide. Donc on a eu une baisse des attaques de scolytes en 2021, mais on sait que c'est un répit avant un redémarrage que l'on espère être le plus tard possible. Mais on sait que ce que l'on a vécu de 2018 à 2020 va se reproduire dans un futur proche, c'est inévitable ».
Comment appréhendez-vous la hausse des températures, et l’approche de l’été ?
« Pour l’instant on est dans les starting-blocks. On constate que depuis le début d'année on a un déficit de pluviométrie. Les températures sont agréables en tant que citoyen, mais inquiétantes en tant que forestier. Et si on ne constate pas d'amélioration d'ici à cet été, on craint une reprise de cette épidémie de scolytes ».
La progression de l’épidémie s’est ralentie ces derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. Le taux d’incidence en population générale enregistre une augmentation inférieure à 10% par rapport à la semaine dernière. Le taux de positivité des tests progresse moins vite également, pour s’établir autour de 36% à l’échelle régionale. Rappelons que depuis le 7 avril dernier, les personnes âgées de 60 à 79 ans qui le souhaitent peuvent recevoir leur quatrième dose, dès 6 mois après l’injection du premier rappel ou après la dernière infection.
La préfecture du Doubs fait savoir que l’alerte « jaune » aux crues a été déclenchée sur les bassins de l’Allan, la Savoureuse, le Doubs, la Loue et l’Ognon en amont de la Linotte. Le plus gros des pluies est attendu aux environs d'1h du matin dans la nuit de vendredi à samedi.
Sur la Loue, le niveau des premiers débordements est attendu pour la matinée de samedi. Concernant le Doubs en amont de la loue, son niveau devrait progressivement monter pour atteindre des premiers débordements très localisés dans la matinée de samedi également.
Le syndicat FSU SNUipp du Doubs s’insurge contre la décision de la Ville de Besançon d’avoir voté, le 2 mars dernier, la fusion des écoles maternelle et élémentaire Helvétie pour la prochaine rentrée scolaire. « Blanquer en rêvait, la mairie de Besançon est sur le point de le faire » écrit le syndicat. Ce qu’il dénonce plus précisément c’est l’existence de 17 classes, 427 élèves et 8 niveaux d’enseignement de 3 à 11 ans, avec un seul directeur d’école dans une seule structure scolaire.
Créé en 1992, le Circuit de l’Enclos comprend deux pistes homologuées FFSA : une de location de 600m ainsi qu’une de compétition de 1200m. Ce circuit alterne entre des parties rapides et virages plus techniques. Depuis le début du mois de mars, des travaux ont occasionné plusieurs semaines de fermeture. Mais à l’orée du grand rendez-vous qui se projette ce week-end, tout est prêt pour accueillir les pilotes dans les meilleures conditions. Macadam entièrement refait à neuf, peinture piste neuve, run-off supplémentaires, bâtiment tout confort avec sanitaires-douches en parfait état, le tout avec accès personnes à mobilité réduite.
« La bonne surprise, la satisfaction, c’est d’avoir investi avec des nouvelles infrastructures, ce qui fait qu’on a toujours nos pilotes de la ligue Bourgogne-Franche-Comté, mais aussi une bonne trentaine de pilotes extérieurs qui viennent pour participer à la course. C’est presque plus de 120 engagés, et ça fait 4 ans qu’on n’a pas eu ça sur une course de ligue Bourgogne-Franche-Comté. C’est plutôt flatteur, et on espère que c’est en lien avec les nouvelles infrastructures du circuit de l’enclos » précise Mickael Girardet, responsable du circuit.
Effectivement, le circuit s’apprête à recevoir 120 pilotes sur cet évènement, première course de la saison sur un revêtement tout neuf. De très nombreux pilotes sont donc attendus pour venir en découdre sur la piste et marquer des points pour le championnat de Ligue. Plusieurs pilotes locaux licenciés à l’ASK de l’Enclos (Association Sportive de Karting) se réjouissent de pouvoir performer sur leurs terres. C’est notamment le cas d’Alois Girardet (vainqueur de la ligue BFC 2021 en minimes) qui passe en catégorie Cadet cette saison, de Noé Munnier (vainqueur 2021 en nationale) qui passe en catégorie KZ (karting à vitesse), de Kevin Bejeannin et guillaume Maugain, respectivement vainqueur et troisième en 2021. Le pilote Emmanuel Ducrot (KZ), vainqueur en 2021 également affrontera les plus jeunes lors de cette course. Les pilotes Munnier, Nowak et Weiss en catégorie KZ Gentleman, ainsi que les pilotes Adrien Girard, Anthony Grutner et Alexandre Guillemard seront également de la partie.
« C’est un foyer de pilotes importants, certains d’entre eux ayant déjà obtenu de bons résultats au niveau national. On peut parler de Kevin Bejeannin qui a été champion de France 2017, Emmanuel Ducrot champion de France 2018 dans la catégorie majeure kart à vitesse. Mais aussi le jeune Alois Girardet champion de ligue en minime en Bourgogne-Franche-Comté l’année dernière et qui doit réaliser sa 3ème course dans la catégorie cadet. Aussi la victoire étincelante de Noé Munnier qui a gagné la première manche de ligue pour sa première participation dans la catégorie reine en KZ à l’âge de 16 ans. Ce sont les têtes d’affiche à suivre pour ce week-end, en tout cas pour les licenciés de l’ASK de l’Enclos » Mickael Girardet
Même si les courses se réalisent que la météo soit pluvieuse ou ensoleillée, une des cartes majeures de l'événement devrait être le soleil prévu dimanche après-midi. « Ça nous aide pour faciliter l’organisation, et la venue du public, qui pourra venir regarder la course dans de bonnes conditions, avec une température avoisinant les 11° et sous un beau soleil » affirme Mickael Girardet.
Après deux années d’interruption, la Transju’Trail revient dans le calendrier des trails. Elle se déroulera les 4 et 5 juin prochains. Les organisateurs innovent afin de proposer un événement sportif dans les Montagnes du Jura et pour tous les niveaux. Des parcours de 5 à 80 kilomètres seront proposés. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes sur le site www.latransju.com.
C'est dimanche 3 avril que les joueuses du Basket Club Champagnole ont réalisé la prouesse d'obtenir leur place pour la Nationale 3, une première historique pour le club.
De nombreux efforts mis à contribution
« Ce qui a permis cette montée, c'est le fruit de beaucoup de travail émanant de tout le club » affirme Thibaut Faillard, président du Basket Club de Champagnole. La montée en Nationale 3 a demandé à l'équipe une grande préparation physique qui est passée par un renforcement du staff que ce soit au niveau des coaches, des bénévoles ou des entraîneurs, mais également avec l'arrivée de sept nouvelles joueuses.
Revenir avec de nouveaux objectifs
Avec cette ascension, les objectifs du club ont gravi une marche eux aussi. Notamment, un nouveau projet global afin d'avoir une équipe senior au niveau national, allant de pair avec le rayonnement du club lui aussi à l'échelle nationale. En réalisant l'objectif que le club s'était fixé en début de saison, en accédant à la Nationale 3, le staff se dit préparer à aborder cette nouvelle saison avec des modes de fonctionnement différents afin de permettre au club d'exister dans ce nouveau championnat. « C'est avec beaucoup d'appétit et d'ambition que nous allons aborder cette nouvelle saison », ces mots du président du Basket Club de Champagnole se veulent encourageant et de bon présage pour l'avenir du club.
Vers le titre régional
Malgré l'euphorie que l'arrivée du club en Nationale 3 a pu provoquer, les joueuses champagnolaises ont encore un dernier coup de pouce à fournir pour concrétiser leurs nombreux efforts. C'est dimanche 10 avril contre Monéteau que l'équipe va tenter d'obtenir le titre de championne de Bourgogne Franche-Comté, match qu’elle « va aborder avec beaucoup de sérieux ».
Entretien avec Thibaut Faillard :