Le département du Doubs aura un nouveau préfet. Le conseil des ministres de ce vendredi a nommé Rémi Bastille à la place de Jean-François Colombet. Agé de 41 ans, Mr Bastille est né à Pontarlier. Depuis le 22 décembre 2022, il était préfet chargé d'une mission de service public auprès du haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.
La Ville de Besançon met en place une ligne directe pour appeler la police municipale. Elle fonctionne du lundi au vendredi de 7h30 à 19h. Le numéro est le 03.63.42.58.80. Il est rappelé que le 17, le numéro de la police nationale, reste le numéro d’appel d’urgence qui doit être composé en cas de situation grave et réelle. Par ailleurs, depuis 2021, la ville de Besançon a mis en place « Proxim’Cité » pour signaler des incidents sur le domaine public. Le numéro est le 03.800.25.3000. Il est ouvert du lundi au vendredi de 8h à 12h30 et de 13h30 à 17h30.
La Coupe du monde de biathlon se poursuivait ce vendredi à Ruhpolding en Allemagne avec le sprint 7,5km femmes. La Norvégienne Ingrid Tandrevold s’est imposée devant Mona Brorsson et Lisa Vittozzi. La Pontissalienne Lou Jeanmonnot échoue au pied du podium et termine 4ème. Julia Simon est 10ème et Justine Braisaz-Bouchet 12ème. Toujours leader au général, la Savoyarde conserve son dossard jaune.
En raison d’un préavis de grève de la société Mobilités Bourgogne Franche-Comté, le réseau Ginko péri-urbain sera perturbé toute la journée du lundi 15 janvier. Pour tout savoir sur les difficultés à prévoir : www.ginko.voyage ou l’appli Ginko Mobilités ( rubrique infos trafic) ou 03.70.27.71.60
La nomination de Rachida Dati à la tête du ministère de la culture en a surpris plus d’un. En premier lieu, les premiers concernés, les acteurs du monde culturel. S’ils ne veulent pas se montrer trop durs et se donner le temps nécessaire pour se forger une opinion factuelle, ils ne cachent pas leurs inquiétudes et leurs interrogations. Ils y voient un coup politique d’Emmanuel Macron, qui pourrait les desservir. Eux qui se battent au quotidien pour diffuser la culture au plus grand nombre. Conscients des valeurs qu’elle véhicule, notamment dans le vivre ensemble et l’éducation. Rencontre avec Patrick Colle, le président du cinéma Club Jacques Becker de Pontarlier.
Quel regard portez-vous sur la nomination de Rachida Dati ?
On est inquiet. On est surpris car c’est la première fois que l’on entend cette dame évoquer la problématique culturelle. L’arrivée de Rachida Dati est un questionnement très fort. Ce matin, dans son discours, elle a évoqué des choses très fortes quant à sa propre personne. Elle disait devoir tout à la France, à l’éducation et à la culture. C’est une bonne prise conscience. C’est une bonne analyse. J’ai envie de dire : « chiche ». Néanmoins, j’ai peur que ce ne soit que des mots. Cette politique répond à un enjeu de chaise musicale. On est bien loin de la culture.
Quelles sont les personnalités qui vous ont marquées ?
Pour moi, il y a deux noms qui sortent. Il y a Malraux, qui a redonné à la culture une vocation de formation de la personne et du citoyen, et Jack Lang. A un moment donné, ce dernier a été ministre de l’éducation et de la culture en même temps. On conjuguait enfin quelque chose d’intéressant. L’un ne va pas sans l’autre. Au-delà des couleurs politiques, ils ont donné à la culture toute sa dimension dans le développement de la personne et de son esprit critique. Est-ce que Rachida Dati va pouvoir s’opposer à Bolloré ? Est-ce qu’elle sera dans une certaine autonomie ? Est-ce qu’elle aura une marge de manœuvre ? Cela fait dix ans que les subventions des structures culturelles ont baissé de moitié.
Ce n’est pas un très bon signal qui a été donné par le duo Macron/ Attal ?
C’est un coup de théâtre. Si on est que sur des effets de manche et des mots, c’est n’importe quoi. La culture représente 0,5% du budget national.
Allez-vous faire remonter cette inquiétude, cet étonnement aux plus hautes instances de l’état ?
Ce matin, devant les caméras, Rachida Dati a appuyé sur ce qu’elle devait à la France et sur une éducation populaire digne de ce nom. Nous partageons à 100% le propos tenu. Comment, désormais, concrètement, ces paroles vont nous amener vers un quotidien ouvert à cette approche-là ? A notre échelle, cela fait des années que l’on parle d’éducation populaire et que l’on essaie de vivre une éducation populaire. Si nous laissons les billets d’entrée de nos spectacles à 5 ou 6 euros, et pas à 12 ou 14 euros, c’est pour permettre aux personnes les plus en difficulté d’y avoir accès. S’il n’y a pas les subventions et l’appui des politiques et de l’état, nous crèverons.
D’autant plus qu’il n’y a pas d’éducation sans culture
Quand je montre un film kazakh ou quand je développe l’approche d’un film des pays de l’Est, du Maghreb ou d’Afrique Noir, je permets aux gens d’apprivoiser une autre façon de concevoir le monde. C’est cette diversité qui fait société.
L'interview de la rédaction / Patrick Colle, président du cinéma Club Jacques Becker de Pontarlier
Alors que les tarifs se sont stabilisés depuis plusieurs mois et que la crise énergétique est passée, les factures d’électricité vont bondir dès le 1er février prochain. L’Etat va progressivement réintroduire les taxes. Il devrait s’agir d’une hausse de 10 % pour tous les Français. Pour cela, l’Etat va réintroduire l’une des principales taxes : la TICFE, la taxe intérieure de consommation finale sur l’électricité. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, a promis que cette hausse ne dépasserait pas les 10 %.
En basket, le BesAC reçoit Orchies ce vendredi soir dans le cadre la 19ème journée de Nationale 1 masculine. Tout va se jouer lors des huit prochains matches, les huit derniers de la Phase 1, au-delà de laquelle on saura où les deux clubs se positionneront pour la Phase 2. Soit en Poule médiane qui peut donner l’accès aux play-offs, ou alors en Poule de relégation, qu’il faut absolument éviter. Le BesAC et Orchies ont tous les deux un bilan de 7 victoires et 11 défaites. A l’aller, les bisontins d’étaient imposé 94 à 73. La rencontre débutera à 20h au Palais des Sports.
Les récentes chutes de neige et la mobilisation des équipes ont permis l’ouverture du domaine skiable alpin de Métabief cette semaine. Le secteur Super Longevilles a ouvert ce jeudi 11 janvier. Depuis ce vendredi, c’est le secteur de Métabief qui a ouvert, et demain tout sera mis en œuvre pour que celui de Piquemiette ouvre également. La météo annonçant du beau temps, les skieurs devraient pouvoir profiter de très belles conditions de ski avec de jolis paysages enneigés.
Un accident de la route s’est produit ce matin, vers 10h30, à Entre-deux-Monts, au lieu-dit Morillon. Deux voitures et un utilitaire sont impliqués. On déplore trois blessés. L’hélicoptère Dragon 25 et quatorze sapeurs-pompiers se sont rendus sur place.
La réforme de la police nationale portée par l’Etat et Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, est entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Si la nouvelle organisation de la police judiciaire a entraîné le mécontentement et le départ de nombreux agents en France, cette réforme devrait permettre une unicité de commandement et une mutualisation des moyens. Yves Cellier, désormais directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN), aux commandes des services judiciaires du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, qui regroupent plus de 750 personnes, tenait un point presse ce jeudi matin pour défendre et préciser les contours de cette réforme, et les changements qui seront apportés localement.
La police nationale qui n’avait pas été réformée depuis 1966 souffrait de son morcellement et fonctionnait trop « en tuyaux d’orgues » indique Yves Cellier. « Les choses n’étaient pas assez pyramidées, maintenant elles sont claires. On a une unicité de commandement, avec trois niveaux : central, zonal et départemental. Un décloisonnement puisque l’ensemble des filières de la police nationale sont regroupés sous l’égide d’un seul directeur dans le département », poursuit le nouveau directeur interdépartemental de la police nationale, désormais à la tête de la police judiciaire, la sécurité publique et la police aux frontières. Selon lui, cette réforme permettra donc de répondre aux enjeux de criminalité de demain, d’avoir un service public de sécurité plus efficace, en apportant une meilleure réponse aux citoyens, avec une efficacité augmentée pour l’accueil des victimes et du public.
« Ce que l’on doit retenir sur cette réforme, c’est une plus grande clarté, une plus grande lisibilité. Une mutualisation des moyens techniques et humains, et de la police judiciaire. Une organisation et une coordination des fonctions judiciaires unifiées en vue d’une efficacité restaurée » Yves Cellier, directeur interdépartemental de la police nationale
Cette réforme, lancée le 1er décembre dernier, a déjà fait couler beaucoup d’encre. La nouvelle organisation de la police judiciaire a été imposée « dans un flou et un amateurisme consternants, entérinant la mort de l’investigation » s’indignait dans une tribune au Monde, Yann Bauzin, le président de l’Association nationale de police judiciaire. Suite à cette réforme, de nombreux policiers ont quitté l’investigation de la police judiciaire en France, et à Besançon. Ils seraient au nombre de quatre selon Yves Cellier, et ont vocation à être remplacés. Ces agents de la police judiciaire craignent d’être happés par le volume des procédures. Mais si cette réorganisation de la police nationale a soulevé de nombreuses inquiétudes récemment, précisément au niveau de la police judiciaire, le nouveau DIPN se veut rassurant. « Je sais qu’ils ont le sentiment de perdre leur identité, à nous de faire en sorte qu’elle soit préservée. Il n’est pas question d’abandonner les enquêtes sur le spectre haut de la criminalité », assure Yves Cellier.
Yves Cellier, directeur interdépartemental de la police nationale :